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"Toi qui viens d'Ethiopie..."

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Une loi retire aux journalistes le droit à la protection des sources

Une loi éthiopienne de 2009 sur la lutte contre le terrorisme retire dans certains cas aux journalistes le droit de protéger leurs sources, a indiqué le secrétaire d’Etat éthiopien à la communication, Shimeles Kemal.

Dans un communiqué diffusé samedi par l’Agence éthiopienne d’information (Ena, officielle), M. Shimeles a affirmé que « selon la nouvelle loi les journalistes doivent dévoiler leur source d’information quand ils font des reportages sur le terrorisme ».

Le ministre a mis en avant « la gravité et l’ampleur des désastres causés par le terrorisme », reprochant au médias de ne pas assez « tenir compte des victimes du terrorisme ».

Le parlement éthiopien a adopté le 7 juillet 2009 un nouvel arsenal juridique contre le terrorisme. Elle autorise notamment des arrestations et des fouilles par les forces de sécurité sans le mandat d’un juge. Ce texte avait, dès son adoption, été jugé liberticide par des membres de l’opposition et des groupes de défense des droits de l’Homme.

L’organisation Human Rights Watch (HRW) s’était alarmée de ce texte, en estimant qu’il « viole les droits de l’Homme » et peut permettre de « punir discours politiques et manifestations pacifiques comme des actes terroristes et encourager des procès injustes ».

Source : Le Monde, 6 février 2010

Concert : Mahmoud Ahmed, Alèmayèhu Eshèté & Badume’s Band à Nanterre (92)

Dans le cadre du festival “Chorus des Hauts de Seine”, Mahmoud Ahmed, Alèmayèhu Eshèté et le Badume’s Band se produiront à Nanterre.

Dimanche 21 mars 2010 à 16h30

Maison de la musique
8, rue des Anciennes-Mairies
92000 Nanterre

Tarif : de 9 à 22 Euros

Plus d’informations :
www.chorus92.fr
Tel : 01 47 74 64 64

Voir aussi :

Mahmoud Ahmed
Alèmayèhu Eshèté
Le groove impérial d’Ethiopie (récit d’un précédent concert de Mahmoud Ahmed, Alèmayèhu Eshèté et le Badume’s Band)

Des Juifs Falashas se réjouissent de la reprise du programme de rapatriement vers Israël

L’annonce de la reprise par l’Etat hébreu de son programme de rapatriement des Falashas en Israël a été favorablement accueillie par les milliers de Juifs éthiopiens Falashas.

« Nous espérons que le gouvernement israélien va nous aider à retrouver nos familles parties en Israël. Nous nous battons pour cela depuis plusieurs années », affirme un membre de la communauté.

L’annonce de cette reprise intervient un an après la suspension par Israël du programme de rapatriement des Falashas en raison des doutes sur la judaïté des personnes qui demandent à aller en Israël. Ils sont environ 8 000 Falashas à attendre d’être transférés en Israël.

Quelque 100 000 Juifs éthiopiens vivent actuellement en Israël.

Source : Les Afriques, 27 janvier 2010

Le gouvernement éthiopien renouvelle son soutien à Ethiopian Airlines

Le Premier ministre éthiopien Meles Zenawi a renouvelé mercredi son soutien à la compagnie nationale éthiopienne, Ethiopian Airlines, dont un appareil s’est écrasé lundi près des côtes du Liban.

« Le gouvernement fournira le soutien nécessaire à Ethiopian Airlines pour permettre à la compagnie nationale de continuer à être une fierté non seulement pour l’Ethiopie, mais aussi pour l’Afrique », selon les propos de M. Zenawi cités par l’agence éthiopienne d’information (ENA, officielle).

L’Etat éthiopien est majoritaire dans cette compagnie aérienne mise en service en 1946 et considérée comme l’une des plus fiables du continent africain.

M. Meles a assuré que le gouvernement éthiopien, qui a envoyé une délégation ministérielle mardi au Liban, « déploie tous les efforts pour faire la lumière sur les circonstance de cet accident », qui a coûté la vie aux 90 personnes qui se trouvaient à bord.

« Le gouvernement a évité de diffuser des informations qui ne seraient que des suppositions jusqu’à ce que les boîtes noires de l’appareil soient retrouvées », a-t-il précisé, soulignant que la recherche des dépouilles des victimes se poursuivait.

M. Meles a salué « le gouvernement et le peuple libanais pour leur coopération dans l’enquête et pour la recherche des corps des victimes, ainsi que leur soutien au moment de l’accident fatal », et remercié la France, les Etats-Unis, Chypre et les troupes de l’ONU au Liban qui ont participé aux secours.

Les équipes de recherches ont fait des progrès dans la localisation de l’épave du Boeing 737-800 d’Ethiopian Airlines, a indiqué mercredi à l’AFP un porte-parole de l’armée libanaise précisant que les boîtes noires n’avaient pas encore été localisées.

Source : AFP, 27 janvier 2010

Plus de 19 millions de dollars de l’UE pour des projets de sécurité alimentaire en Ethiopie

L’Union européenne a alloué mardi 19,7 millions d’euros à l’Ethiopie pour la réalisation de projets de sécurité alimentaire, a appris APA auprès de la délégation de l’UE.

Ces fonds octroyés par l’UE dans le cadre de sa “Facilité-alimentaire”, sont destinées aux projets de sécurité alimentaire qui seront mis en œuvre par 13 organisations non gouvernementales de janvier 2010 à octobre 2011. Les populations ciblées sont celles des régions Oromia, Amhara et Tigré.

« Un total d’environ 1 million de personnes devraient bénéficier des interventions de ces projets de même que 78 agriculteurs des coopératives primaires et trois instituts régionaux de recherche agricole », a déclaré l’UE.

En décembre 2008, le Parlement européen et le Conseil de l’Europe avaient adopté une réglementation relative à la Facilité alimentaire pour soutenir les mesures supplémentaires visant à s’attaquer rapidement aux effets négatifs de la situation explosive des prix des denrées alimentaires dans 50 pays sélectionnés, notamment l’Éthiopie.

La décision d’accorder les fonds aux ONG a été faite sur la base d’un appel d’offre lancé au cours de l’année 2009 avec une enveloppe globale de 200 millions d’euros pour 35 pays, dont l’Ethiopie.

Des fonds supplémentaires ont été réservés pour l’Ethiopie (23,1 millions d’euros) au titre de la Facilité alimentaire “Productive Safety Net Program” par l’intermédiaire du ministère fédéral des Finances et du Développement économique.

En 2009, l’Union européenne a alloué 157,7 million d’euros pour la sécurité alimentaire et les activités humanitaires de “Productive Safety Net Program”.

Source : Agence de Presse Africaine, 26 janvier 2010

Crash d’un avion d’Ethiopian Airlines au large du Liban

Un avion d’Ethiopian Airlines s’est abîmé en mer Méditerranée dans la nuit de dimanche à lundi 25 janvier 2010, peu après son décollage de l’aéroport de Beyrouth. Parmi les 90 passagers du vol 409 à destination d’Addis Abeba se trouvait l’épouse de l’ambassadeur de France au Liban.

Selon les documents de vol, l’avion comptait 90 personnes. Quatre-vingt-deux passagers et huit membres d’équipage se trouvaient à bord du vol 409 d’Ethiopian Airlines. Une chaîne de télévision libanaise locale avait précédemment fait état de 59 personnes à bord.

Le vol 409 d’Ethiopian Airlines a décollé à 02h10 (00h10 Temps universel) de l’aéroport de Beyrouth à destination d’Addis Abeba. L’appareil, un Boeing 737-800, a disparu des écrans radar environ cinq minutes après son départ. Selon les premiers témoignages, « une boule de feu » a été aperçue au moment du crash au large du village de Na’ameh, situé à quelques kilomètres au sud de Beyrouth.

Les opérations de recherches sont en cours, mais de très violents orages frappent la ville depuis le soir du 24 janvier, ce qui ne facilite pas le travail des secouristes.

Il est trop tôt pour déterminer la cause de l’accident. Le ministre libanais des Transports a annoncé l’ouverture d’une enquête. Ghazi Aridi a déclaré que l’appareil transportait 54 Libanais, 22 Ethiopiens, deux Libano-Britanniques, un Libano-Canadien, un Libano-Russe, une Française, un Irakien et un Syrien. L’épouse de l’ambassadeur de France au Liban était à bord de l’appareil, selon un responsable du gouvernement libanais.

Dès l’annonce de la disparition de l’avion, des sauveteurs se sont précipités sur les lieux du crash pour tenter de retrouver des survivants. L’armée libanaise a dépêché sur place ses vedettes de sauvetages et demandé l’aide des navires de la Finul, la Force de maintien de la paix de l’ONU.

Plusieurs hauts responsables libanais et des proches de passagers se sont rendus à l’aéroport international Rafic Hariri.

Source : RFI, 25 janvier 2010

“Du fond des temps” de Bernard Mathieu

Par Nicolas Michel

Avec un roman ethnologique très documenté, l’écrivain français Bernard Mathieu explore l’univers complexe des Surmas d’Éthiopie.

Les Surmas vivent dans le sud-ouest de l’Éthiopie, sur les rives de la rivière Kibish, près de la frontière avec le Soudan et fort loin de la capitale, Addis Abeba. Leurs peintures corporelles et scarifications, les labrets que les femmes insèrent dans leur lèvre inférieure, les colliers colorés qu’ils portent sont connus, sans doute parce que nombre de photographes ont rapporté de cette région minérale de beaux clichés, prompts à satisfaire l’insatiable besoin d’exotisme occidental… Point d’exotisme pourtant dans le nouveau livre du français Bernard Mathieu, Du fond des temps. Et l’on ne s’en plaindra pas.

Les quelque quatre cents pages de ce “roman noir” très documenté représentent une somme passionnante sur l’environnement, le quotidien et le mode de vie des Surmas. Mieux qu’une thèse d’ethnologie ? Bernard Mathieu, qui s’est inspiré des travaux de Serge Tornay, défend la complémentarité des regards : « Il y a toujours plusieurs manières de raconter le réel. Il y a l’approche scientifique et l’approche magique, celle de la fiction. Pour autant, le romancier ne peut pas se permettre d’être désinvolte quand il traite du réel. » Sa démarche, en tout cas, n’a rien eu de désinvolte.

Parcours initiatique

Pour bâtir son roman, Mathieu a passé environ six mois sur le terrain, au cours de séjours de cinq à six semaines, dans des conditions « très pénibles ». Le premier a eu lieu en 2004, lorsque le cinéaste Jean Queyrat l’a entraîné en Éthiopie pour participer au repérage du film Les Samouraïs noirs, sur le donga, un duel rituel au bâton qui a pour but d’unifier le clan en période difficile. Mais Mathieu ne s’est pas contenté de ce qu’il voyait : de nombreuses lectures lui ont permis d’approfondir son savoir sur les Surmas et les Nyangatoms.

Du fond des temps raconte l’installation à Kibish d’une Française originaire d’Auvergne, Hélène, et de son mari éthiopien, Hailou, hanté par les années qu’il a passées en prison sous le règne du “Négus rouge”, Mengistu Haïlé Mariam. Disons-le tout net : en dépit des nombreux cadavres qui jonchent le cours du récit, ce n’est pas un roman policier avec intrigue, rebondissements et révélations fracassantes. Non, il s’agit plutôt du parcours initiatique d’une femme qui se découvre à travers le regard d’hommes et d’autres femmes qui, tout en ayant une histoire et des traditions très différentes des siennes, peuvent aussi se révéler très proches.

De l’autre côté de la barrière

« Je voulais raconter l’histoire à travers un regard européen qui ne soit ni exotique ni compassionnel. Hélène n’a rien à voir avec les touristes qu’elle croise : le fait qu’elle soit l’épouse d’un Éthiopien la place de l’autre côté de la barrière », explique Mathieu. Et pour elle, les choses sont d’autant plus complexes que son mari dépressif, qui vient d’Addis, a lui-même du mal à comprendre les Surmas et les Nyangatoms…

Dans l’ombre du mont Chologoé, le long de la Kibish et jusque dans la plaine de Nankua, l’errance d’Hélène la conduit vers une impasse où une seule solution s’offre à elle : embrasser la mort pour renaître, différente. Bernard Mathieu, qui a arpenté les mêmes chemins, résume ainsi son voyage : « Nous sommes allés à la rencontre de nous-mêmes. »

Ecouter l’interview de Bernard Mathieu à propos de son livre “Du fond des temps”

Source : Jeune Afrique, 25 janvier 2010
RFI, 21 novembre 2009

Voir aussi :

Livre de Bernard Mathieu “Du fond des temps” (2009)
Le peuple Surma

La Chine accorde une aide de 32 millions de dollars à l’Ethiopie

La Chine a accordé une aide de 32,5 millions de dollars, dans le cadre de la nouvelle initiative des deux pays pour renforcer leur coopération économique et commerciale.

Un montant de 7,3 millions de dollars sera utilisé dans des projets qui seront définis d’un commun accord.

Les 25,2 millions de dollars restants serviront à l’achat de véhicules et d’équipements de balayage électronique pour les postes de contrôle import-export.

Source : Les Afriques, 21 janvier 2010

Les rebelles de l’OLF persistent

La rébellion en Ethiopie du Front de Libération Oromo (OLF) a affirmé jeudi que la reddition cette semaine de plusieurs de ses dirigeants n’affectera pas ses opérations.

L’OLF a qualifié ceux qui se sont rendus de « traîtres » et de « conspirateurs ». Ils « avaient établis des contacts avec le réseau d’espions du régime éthiopien et tenté de former un groupe dissident de l’OLF. Ils en avaient donc été exclus en octobre 2008 », affirme l’organisation.

« Leur reddition ne fait que rendre officielle leur collaboration » avec les autorités éthiopiennes, est-il souligné dans le communiqué daté d’Asmara, la capitale érythréenne.

Source : TF1, 21 janvier 2010

Voir aussi :

L’Ethiopie annonce la reddition de chefs rebelles Oromo

Le woreda Goncha

Goncha est un des 13 woredas de la zone Gojam Ouest, située dans la région Amhara d’Ethiopie.

DÉMOGRAPHIE

Selon le dernier recensement de 2007, le woreda Goncha compte 106 656 habitants (53 669 hommes et 52 987 femmes).

La population urbaine représente 3,98 % de la population totale (4 252 personnes).

Source : Agence Centrale de la Statistique éthiopienne

Voir aussi :

La région Amhara
La zone Gojam Ouest

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