Archives de la catégorie 'Environnement'

Un trek au secours de la forêt

par Emmanuel Leroux-Nega

En Éthiopie, dans les montagnes du Balé, une région autrefois ignorée des touristes, une association de guides touristiques locaux tente de préserver ce qui reste de la forêt en proposant des treks écoresponsables.

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Voilà, près de trois heures que l’on marche. Le souffle coupé par l’altitude, nous peinons à franchir les derniers mètres qui nous séparent du sommet. L’air est frais, mais le soleil des montagnes nous terrasse. Ayano, le guide du trek, fait un signe : c’est la pause.

Autour de nous, les sommets nus des montagnes du Balé surplombent les magnifiques forêts tropicales que l’association Bale Trek travaille à préserver. Située à 400 km au sud-est d’Addis Abeba, la capitale éthiopienne, la chaîne de montagnes s’étend sur plus de 2 000 km². Il s’agit de la plus importante étendue alpine du continent et un des derniers grands poumons verts du pays.

« Quand j’étais jeune, il n’y avait que de la forêt ici, se désole Ayano en pointant une série de champs à flanc de montagne. Les habitants utilisent le bois des arbres pour se chauffer, cuisiner, construire leurs clôtures ou le vendre au marché de la ville. »

Trek, Marche, Balé, Ethiopie, EthiopiaLes montagnes ressemblent, en effet, à un grand fromage gruyère. Séparées les unes des autres de quelques kilomètres, des clairières viennent trouer la forêt. Elles abritent des habitations isolées, huttes de terre et de paille entourées d’une sommaire clôture de bois, mais surtout des champs et des pâturages. Des familles, que la surpopulation de la vallée pousse à s’établir toujours plus haut dans la montagne, y cultivent de quoi survivre, entraînant peu à peu la disparition de la forêt.

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Avec le Projet Boswellia, sauver l’encens d’Ethiopie

Avec l’encens solidaire du Projet Boswellia, Julien Charbonnier espère sauver une ressource naturelle en voie de disparition, tout en garantissant aux communautés chrétiennes de la région Tigré, en Ethiopie, des revenus et des conditions de travail justes. Il lance un appel aux diocèses français.

Julien CharbonnierJulien Charbonnier, 26 ans, est fier de présenter l’encens du Projet Boswellia. Ces petits amas résineux et irréguliers, offerts par les mages à Jésus qui vient de naître, ont pris une place considérable dans sa vie depuis novembre 2011.

Un voyage en Afrique aura été déterminant pour que ce diplômé de l’Institut d’Etudes Politiques (IEP) de Toulouse comprenne ce qui l’intéresse vraiment : « la recherche et la gestion de la forêt ». Un cas retient alors son attention, celui de la surexploitation du Boswellia papyrifera au Nord de l’Ethiopie.

Entaillé, le tronc de cet arbre souple, à l’écorce qui pèle, “pleure” une résine laiteuse. Séchée à l’abri de la lumière, celle-ci donnera l’encens qui parfume nos églises lorsqu’entre en scène le thuriféraire balançant l’encensoir.

Mais le prix d’achat de la résine millénaire étant tombé très bas, l’arbre est devenu un combustible quotidien pour les populations rurales. Or l’épuisement de cette ressource est catastrophique pour les sols pauvres, menacés de désertification.

Au Tigré, 30 000 arbres répartis sur 300 hectares

Après avoir rencontré les villageois de la région Tigré – et bu chez eux beaucoup de café – Julien décide d’agir concrètement pour contribuer à « la sauvegarde de ce patrimoine naturel en danger ».

Il entend surtout “relier” dans le mot “religion”. En démarchant les diocèses, il souhaite rappeler aux catholiques français l’existence de chrétiens orthodoxes dans ce pays isolé, perché à 2 500 mètres d’altitude. Il décrit les (très) longues liturgies dominicales, l’ascèse pratiquée dans les monastères dont certains sont d’ailleurs inaccessibles aux femmes…

Avec 2 contacts en France et 3 autres en Ethiopie, l’équipe s’est donnée pour mission de fournir directement aux diocèses un encens naturel « aux légères notes d’agrumes », récolté à la main, séché, calibré et empaqueté sur place dans des sacs en toile de fabrication locale.

« L’objectif est aussi de créer une pépinière et de préserver les repousses des arbres » complète Julien. L’équipe cherche également à apporter des solutions techniques, notamment du matériel agricole devenu obsolète en France, comme des tamis et des cylindres de tri, qui seraient bien utiles pour calibrer la résine. A terme, l’encens du Projet Boswellia devrait obtenir les certifications “Ecocert” (agriculture biologique) – puisqu’il ne contient aucun colorant de synthèse – et “Max Haavelar” (commerce équitable) – puisqu’il est déjà acheté aux récoltants à un prix supérieur aux cours du marché.

Disponible symboliquement depuis la fête de l’Epiphanie, plusieurs diocèses ont déjà accueilli favorablement le Projet Boswellia, comme ceux de La Rochelle, Bordeaux ou encore Cambrai. Et le vôtre ?

Source : Conférence des Evêques de France, 15 février 2013

Voir aussi :

Comme le café, l’encens a son commerce solidaire
Ethiopie : sur la route de l’encens solidaire (autre article sur le Projet Boswellia)
Site officiel du Projet Boswellia (pour en savoir plus et commander)

Un projet forestier en Ethiopie obtient les premiers crédits carbone dans le cadre du MDP

Le Projet de régénération naturelle assistée de Humbo dans le sud-ouest de l’Ethiopie est le premier projet forestier de grande ampleur en Afrique à être homologué dans le cadre du Mécanisme de développement propre (MDP) du Protocole de Kyoto. Le 5 octobre dernier, 73 000 crédits ont été émis en vertu du MDP. Ces crédits ont été achetés par le Fond Biocarbon de la Banque mondiale, générant une source de revenus pour la collectivité.

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« Les revenus sont réinvestis… financer des micro-entreprises comme l’apiculture, l’élevage et la construction d’un moulin à farine et des installations de stockage de céréales, remplacer les activités traditionnelles comme la collecte de combustible, qui était la principale source de revenus pour de nombreux habitants d’Humbo », indique la Banque mondiale dans un communiqué. Avec des prix des crédits au plus bas, autour de 1,75 €, les ventes devraient rapport environ 130 000 €.

Mise en œuvre par World Vision, en partenariat avec la Banque Mondiale et les autorités locales, le projet a permis de restaurer plus de 2 700 hectares de terres dégradées à Humbo depuis 2007. Dans ce projet, plus de 90 % de la zone d’implantation du projet Humbo a été reboisé en recourant à la Régénération naturelle des forêts gérée par les exploitants (FMNR), qui encourage les repousses à partir de souches d’arbres déjà abattus, mais encore vivants.

D’ici à 2017, la vente de crédit carbone représentera plus de 339 000 tonnes, dont l’équivalent de 165 000 tonnes sera acheté par la Banque mondiale sous forme de crédit carbone, indique la Banque mondiale.

Le Fonds BioCarbon est une initiative bénéficiant de contributions venant du secteur public et du secteur privé. Il achète des réductions d’émissions à des projets de boisement et de reboisement dans le cadre du MDP, ainsi qu’à des projets sectoriels portant sur l’aménagement des terres hors du cadre du MDP, comme les projets qui contribuent à la Réduction des émissions résultant du déboisement et de la dégradation des sols (REDD) et à l’accroissement des quantités de carbone piégées dans les sols par l’emploi de pratiques agricoles améliorées.

Source : Ecofin, 22 octobre 2012

Comme le café, l’encens a son commerce solidaire

par Hugues-Olivier Dumez

Dans la région Tigré, en Éthiopie, une société coopérative développe l’encens solidaire à destination des Églises européennes.

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L’encens qui parfume nos églises lors des célébrations pourrait voir un jour ses réserves épuisées. Cette résine aromatique est issue de l’écorce du Boswellia, lequel ne pousse que dans la région de la Corne de l’Afrique et est actuellement victime d’une surexploitation alarmante. C’est le constat que fait Julien Charbonnier, fraîchement diplômé de l’Institut d’études politiques (IEP) de Toulouse. Le Français s’appuie sur les dernières recherches scientifiques concernant l’état des forêts de Boswellia dans la région du Tigré. Fin novembre 2011, le jeune homme décide avec plusieurs amis de monter le projet Boswellia.

Il se donne pour mission de fournir à l’Église catholique un encens à un prix équitable, c’est-à-dire convenant à la fois aux acheteurs et aux communautés chrétiennes de producteurs. « L’utilisation d’un encens naturel est cohérente avec les principes de la liturgie catholique, dans le respect des valeurs du travail décent et de la justice sociale promues par le conseil pontifical Justice et Paix », revendique Julien.

« Si rien n’est fait, l’encens aura pratiquement disparu d’Éthiopie »

L’équipe du projet est actuellement dans la région du Tigré, au nord de l’Éthiopie afin de « négocier directement avec les producteurs » et de distribuer en circuit court l’encens auprès des diocèses et des paroisses de France. Les produits d’encens consommés dans les églises, entièrement composés de myrrhe et d’oliban, sont des résines naturelles que l’on retrouve essentiellement en Éthiopie, en Érythrée, en Somalie et au Yémen.

« Actuellement, l’encens est importé massivement par des entreprises de transformation industrielle qui ne répondent à aucun critère de préservation de l’environnement, ni de soutien à l’agriculture ou à la sylviculture durable », observe Julien. « Si rien n’est fait pour augmenter les revenus des producteurs et préserver la ressource forestière, dans les cinquante prochaines années, l’encens aura pratiquement disparu d’Éthiopie ».

L’encens issu du projet sera disponible en 2013

Une société coopérative et participative a donc été montée afin de distribuer en France un encens biologique « de haute qualité à un prix équitable et compétitif ». Objectif : assurer l’approvisionnement de l’encens auprès des paroisses et des diocèses d’ici à 2013. Généralement, les églises se fournissent en encens de manière dispersée, des contacts ont donc directement été pris.

Les diocèses de Toulouse, Bordeaux et La Rochelle ont déjà accueilli favorablement ce projet. Le responsable est plein d’ambition : « La capacité de production s’établit à plusieurs dizaines de tonnes par an et répond à une demande en hausse dans toute l’Europe ». L’encens issu du projet Boswellia sera disponible en France en janvier 2013 pour la célébration de l’Épiphanie, lorsque le Messie reçut des Rois mages de l’or, de la myrrhe et… de l’encens.

Source : La Croix, 10 août 2012

Voir aussi :

Avec le Projet Boswellia, sauver l’encens d’Ethiopie
Ethiopie : sur la route de l’encens solidaire (autre article sur le Projet Boswellia)
Site officiel du Projet Boswellia (pour en savoir plus et commander)

Stratégie de croissance verte
pour un développement durable

L’Ethiopie a lancé vendredi une ambitieuse stratégie de croissance économique verte pour un développement durable dont la mise en œuvre requiert 150 milliards de dollars américains sur 20 ans.

Dénommée économie verte résistant aux phénomènes climatiques (CRGE, sigle en anglais), l’initiative prévoit le double objectif de hisser l’Ethiopie au rang des économies à revenu intermédiaire d’ici à 2025, tout en maintenant le même niveau d’émissions de gaz à effet de serre.

Le CRGE fait de l’Ethiopie le premier pays africain à être doté d’une telle stratégie de mise en œuvre.

« Le problème que nous avons en Afrique c’est la mise en œuvre, mais le CRGE pourrait être reproduit dans d’autres pays africains afin de résoudre ce problème », a déclaré à la PANA, le directeur du Département de l’économie rurale et de l’agriculture de l’UA, Abeba Haïlé-Gabriel.

L’Ethiopie est appréciée pour sa croissance verte pionnière en Afrique, tandis que son Premier ministre est considéré comme le leader des discussions sur le changement climatique sur le continent et dirige le Comité des chefs d’Etat et de gouvernement sur les changements climatiques (CAHOSCC).

Seul représentant de l’Afrique lors des négociations concernant les changements climatiques, le CAHOSCC s’est réuni mercredi à Addis Abeba et a mis à jour la position continentale pour le sommet de Durban, en Afrique du Sud, qui doit se tenir à la fin de ce mois.

« Comme les autres pays, l’Ethiopie doit prendre des mesures pour s’adapter à l’inévitable réalité du changement climatique, mais nous allons beaucoup plus loin que cela. Nous démontrons que nous pouvons offrir un programme ambitieux de croissance économique, tout en le faisant de manière verte », a déclaré le directeur général de l’Autorité éthiopienne de protection de l’environnement (EPA), Tewolde G. Egziabher.

Le plan a pour but l’améliorer l’agriculture et l’élevage, le reboisement et la gestion efficace des forêts, l’expansion de la production d’électricité et la progression rapide des technologies de transport modernes et économes en énergie.

Source : Afrique en ligne, 19 novembre 2011

Reforestation dans la région Oromia

par Gaëlle Laleix

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Comme le reste de la Corne de l’Afrique, l’Ethiopie affronte la sécheresse. La petite saison des pluies du mois d’avril n’a pratiquement pas existé et même les pluies de la grande ne suffisent pas à sauver les cultures. Les régions les plus touchées se trouvent au sud et à l’est du pays, notamment dans la région Oromia. Mais les mauvaises pluies ne sont pas les seules responsables, la déforestation et l’érosion des sols jouent aussi leur rôle dans la sécheresse.

Source : RFI, 18 août 2011

Les églises, planches de salut des forêts éthiopiennes

Ces dernières décennies, une très grande partie des forêts éthiopiennes a été sacrifiée sur l’autel de l’agriculture. Pourtant, au milieu des kilomètres de terres arables, quelques oasis vertes résistent : les forêts sacrées qui entourent les églises orthodoxes éthiopiennes.

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Il y aurait près de 35 000 forêts sacrées en Ethiopie, dont la plupart se situent aux alentours du lac Tana. Leur taille varie entre un et 300 hectares. Selon les croyances des fidèles de l’église orthodoxe locale, toutes les créatures de dieu doivent pouvoir bénéficier d’un refuge aux abords des lieux sacrés. Ces forêts sacrées, qui abritent des espèces végétales en voie de disparition, représentent pour eux le jardin d’Eden sur terre.

Cette partie de la forêt éthiopienne est elle aussi menacée – non pas par des éléments extérieurs, mais par les fidèles eux-mêmes et le clergé de l’Église. Ces derniers utilisent les branches d’arbres comme du petit bois pour faire du feu, réparer l’église, fabriquer des objets sacrés. Ils cueillent également les plantes qui poussent dans ces forêts pour élaborer des teintures. Ils n’ont pas conscience de l’impact de leurs actions sur l’environnement.

Selon l’Institut des ressources mondiales, les forêts éthiopiennes ne représentent aujourd’hui que 5 % du territoire national. Certains experts prévoient que, sans une protection adaptée, les derniers arbres d’Ethiopie auront disparu d’ici une dizaine d’années.

Pour enrayer ce phénomène, la biologiste américaine Margaret Lowman a mis en place un partenariat avec le clergé de l’Église orthodoxe ainsi qu’avec le chercheur éthiopien Alemayehu Wassie Esheter afin d’impliquer les populations locales dans une protection durable des forêts sacrées.

Margaret Lowman, surnommée “Canopy Meg” (Meg des cimes, NDLR), par ses collègues est biologiste. Elle dirige le centre de recherche environnementale du musée de sciences naturelles de Caroline du nord. En août 2010, elle a passé plusieurs semaines en Ethiopie pour étudier les forêts sacrées.

« Le rôle des forêts sacrées est primordial dans la préservation de la très fragile biodiversité éthiopienne, pourtant la disparition de ces espaces constituent probablement la question environnementale la moins étudiée de notre époque. La déforestation est un problème majeur en Ethiopie comme dans beaucoup de pays d’Afrique de l’Est.

Depuis des dizaines d’années, les arbres sont coupés pour laisser la place aux surfaces agricoles, aux pâturages et aux habitations. En conseillant au gouvernement de planter des milliers d’eucalyptus à croissance rapide pour résoudre le problème, des organisations environnementales, certainement bien intentionnées, n’ont fait qu’empirer les choses. Les eucalyptus sont connus pour être des arbres nécessitant beaucoup d’eau, bien plus que les espèces présentes sur le sol éthiopien. Ces plantations ont contribué à assécher le sol, à le rendre moins fertile, ce qui a eu des conséquences autant sur les cultures de blé que sur les rares espaces de forêts.

Les forêts sacrées comptent parmi les derniers vestiges de la très ancienne forêt afromontane d’Ethiopie dont l’origine remonte au 4ème siècle. Leur existence est primordiale pour trois raisons :
– Elles constituent la seule pépinière d’espèces endémiques éthiopiennes
– Elles accueillent les oiseaux et les insectes qui jouent un rôle fondamental dans la pollinisation des campagnes et notamment dans la croissance du blé
– Elles abritent souvent des sources d’eau. Leur disparition serait un désastre pour le fragile écosystème rural éthiopien.

Protéger ces forêts est, malgré tout, facile. Pour cela, il faut construire des barrières autour de la végétation en laissant une trentaine de mètres entre le premier arbre et les champs de blé. Ce système permet d’éviter que la terre cultivée ne grignote la lisière de la forêt mais aussi empêche les villageois de venir y ramasser du bois. La meilleure des solutions serait évidemment de pouvoir relier toutes ces forêts fragmentées entre elles, mais ce serait pour l’instant impossible sans prendre le risque d’affamer une partie de la population dont l’alimentation dépend exclusivement de l’agriculture locale.

Quand je suis retournée en Ethiopie l’été dernier après ma première visite de sensibilisation en 2008, les prêtres locaux et les habitants étaient fiers de me montrer les barrières de pierres qu’ils avaient érigées. De nouveaux buissons et arbustes avaient même commencé à pousser à la lisière de la forêt. Ils ont aussi attiré mon attention sur un point auquel je n’avais jamais pensé : la nécessité d’avoir des toilettes à proximité de l’église. Quand nous avions étudié les insectes de la forêt, nous avions remarqué un nombre anormalement élevé de bousiers [scarabées qui se regroupent autour d’excréments]. Nous avons ensuite compris que c’était parce que les fidèles avaient pris l’habitude de se soulager dans la forêt. Donc maintenant, en plus d’étudier la biologie, j’étudie la construction des latrines et les questions de santé publique.

Les Ethiopiens aiment sincèrement leur forêt car elle a une signification spirituelle très forte. Notre objectif est que l’Église, et notamment les élèves en catéchisme, s’impliquent totalement dans les initiatives locales de préservation de l’environnement. Nous espérons que les générations futures seront les gardiens de ces forêts sacrées. »

Afin de financer la construction de barrières et de latrines, la biologiste et le programme américain “Tree Foundation” ont mis en place un système de levée de fond qui permettrait aux donateurs de voir leur nom attribué aux espèces d’insectes découvertes.

Voir le site www.canopymeg.com

Source : France 24, 17 mars 2011

L’Ethiopie augmente de 9 % sa couverture forestière

L’Ethiopie a augmenté de 9 % sa couverture forestière, a annoncé le ministère éthiopien de l’Agriculture et du développement rural.

Cette performance est le résultat d’une vaste campagne de reboisement lancée dans l’ensemble des régions de ce pays depuis près de dix ans, a fait savoir le ministère, ajoutant que près de 2,5 milliards de divers plants seront transplantés en cette saison pluviale, couvrant une superficie d’1 million d’hectares.

Selon le ministère, les travaux de conservation des ressources naturelles ont ciblé 4,8 millions d’hectares durant cette année, soulignant que quelque 1,2 million d’hectares de terres à travers le pays ont été consacrées à la couverture forestière.

L’Ethiopie avait lancé un programme visant à contribuer à la gestion durable des forêts éthiopiennes pour améliorer la sécurité alimentaire, renforcer l’économie rurale et réduire la dégradation de l’environnement et promouvoir les Produits forestiers non ligneux (PNFL).

Face à l’action des populations habitant les zones forestières sur l’environnement, l’urgence s’impose d’étudier d’autres options pour concilier productivité et consommation. Il s’agit de la domestication des espèces à fortes valeurs économiques car, en tant que richesses naturelles, les PFNL représentent une source de nourriture, de remède et de revenus pour la population rurale.

Le projet se planche sur la mise en place d’une gestion forestière participative et la production et la commercialisation des PFNL dans le souci de préserver les ressources forestière de l’Ethiopie.

La préservation des forêts est l’enjeu environnemental majeur de l’Ethiopie. Selon l’Autorité de Protection de l’Environnement, 77 % des forêts éthiopiennes ont été décimées au cours de ces 25 dernières années pour répondre aux besoins de combustible et de bois de construction de la population.

Pour assurer un meilleur équilibre naturel, les actions, encore sporadiques, de reboisement tentent de miser sur la diversité des espèces et la recolonisation des espèces autochtones. Mais, ce sera sans compter les besoins exponentiels d’un pays en forte croissance démographique (près de 80 millions d’habitants).

Source : Casafree, 15 juillet 2010

Pour la réduction des émissions de C02 en Ethiopie

Le Programme alimentaire mondial (PAM) et la plus grande banque de développement allemande, Bankengruppe (KFW), ont annoncé ce vendredi un programme de mobilisation de fonds en vue de financer des initiatives contre les changements climatiques par la promotion de réchauds à basse consommation en Ethiopie.

Les réchauds à basse consommation énergétique réduisent les émissions de dioxyde de carbone (CO2) et dans le cadre d’un schéma novateur, vont donner droit à un “crédit de carbone” qui pourra être monnayé sur le marché international de crédit de carbone.

Le directeur national adjoint du PAM en Ethiopie, Felix Gomez, a indiqué que ce plan visait à réduire la dépendance vis-à-vis du bois de chauffe comme principale source d’énergie pour une meilleure protection de l’environnement.

« Les communautés vont non seulement bénéficier de la réduction de la consommation de bois de chauffe grâce aux réchauds à basse consommation mais elles vont aussi recevoir des crédits de carbone pour investir dans d’autres initiatives contre les changements climatiques », a lancé M. Gomez.

A ce jour, 4 500 réchauds à basse consommation ont été installés dans des foyers frappés par l’insécurité alimentaire dans le cadre du projet pour la réhabilitation de l’environnement, ont indiqué le PAM et la banque allemande KFW dans un communiqué conjoint.

Le projet, intitulé “Gestion des ressources environnementales pour faciliter la transition” (MERET), a pour cible les petits agriculteurs dans les régions Amhara, Oromia et Tigré pour créer une société sans carbone.

A travers ce nouveau projet, les réchauds à basse consommation vont générer des revenus à partir des crédits de carbone pour les communautés ciblées.

Selon les estimations, chaque nouveau réchaud va réduire les émissions de dioxyde de carbone d’une tonne et générer un crédit de carbone d’une valeur de 5 euros sur le marché mondial du crédit de carbone tous les ans.

Le revenu tiré de l’investissement sera réutilisé pour acheter jusqu’à 200 000 réchauds supplémentaires dans les deux années à venir.

Le PAM a commencé à promouvoir l’usage des réchauds à faible consommation en Ethiopie en 2009, rappelle-t-on.

Source : Afrique en ligne, 5 juin 2010

Réserves de biosphère en Ethiopie

Le Conseil international de coordination du Programme de l’UNESCO sur l’homme et la biosphère (MAB) a désigné pour la première fois des sites en Ethiopie au Réseau mondial de réserves de biosphère lors de sa 22ème session, qui se tient au siège de l’organisation à Paris.

Les nouveaux sites désignés sont le Kafa et le Yayu.

Le Kafa, qui s’étend sur plus de 700 000 hectares, est considéré comme un véritable trésor scientifique, économique, esthétique et culturel et est le berceau du caféier d’Arabie (Coffea Arabica), espèce rare et dangereusement menacée.

Le Yayu, situé au sud-ouest de l’Ethiopie, fait partie de la zone de grande diversité biologique de l’une des 34 zones au monde qui, bien qu’indispensables à la conservation de la biodiversité, sont sérieusement menacées.

« Les réserves de biosphère sont des zones désignées dans le cadre du Programme MAB de l’UNESCO, dans le but d’y tester différentes approches de gestion intégrée des ressources et de la biodiversité terrestres, qu’elles soient d’eau douce, côtières ou marines. Des expériences sur le développement durable y sont donc menées afin d’en tirer des enseignements », a précisé l’UNESCO.

Source : Afrique en ligne, 4 juin 2010

Voir aussi :

Site “Kafa Coffee Biosphere Reserve”

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