Archives de la catégorie 'Région Benishangul-Gumuz'

La construction du barrage “Renaissance” et ses enjeux

par Anne-Sophie Sebban

Après l’historique barrage égyptien d’Assouan, voici que se prépare le plus grand barrage d’Afrique, cette fois en amont du Nil, en Ethiopie. Un projet avec de grands enjeux environnementaux et géo-politiques.

Barrage, Renaissance, Nil, Ethiopie, Ethiopia

Le 2 avril 2011, le gouvernement éthiopien a lancé les travaux de construction d’un nouveau barrage sur les eaux du Nil Bleu, dans la région Benishangul-Gumuz, située à 40 km de la frontière soudanaise.

L’ampleur du projet et sa position stratégique ont des implications géopolitiques pour la région, d’abord pour l’Éthiopie qui verra son poids s’accroître par rapport à ses voisins, ensuite pour l’Égypte et le Soudan qui craignent une perte de leurs prérogatives sur le fleuve.

Au terme de sa construction – prévu pour 2016, le barrage du “Millénaire” ou barrage de la “Renaissance” sera le premier barrage hydroélectrique d’Afrique et le dixième du monde en termes de puissance. Ses objectifs sont doubles : prévenir les inondations (il permettra de retenir 62 milliards de m3 d’eau), et augmenter la production d’énergie électrique (sa puissance électrique devrait atteindre 5 250 mégawatts).

Pas de soutien international

Ainsi, l’Éthiopie pourra à la fois satisfaire ses propres besoins énergétiques et commencer à exporter de l’électricité aux pays voisins. Le projet s’inscrit dans le plan quinquennal de croissance et transformation (GTP) lancé en septembre dernier par le gouvernement éthiopien : une augmentation de la capacité de production d’électricité de 2 000 à 8 000 mégawatts à l’horizon 2015 (et jusqu’à 10 000 mégawatts d’ici 2018) est prévue, pour un coût total de 14 milliards de dollars.

Le barrage Renaissance, dont la construction a été confiée à la compagnie italienne Salini Costruttori, représente à lui seul 4,8 milliards de dollars. Les organismes internationaux se sont désolidarisés du projet car ils reprochent à l’Éthiopie l’absence de prise en compte des conséquences environnementales : aucun rapport d’évaluation des risques n’a été fourni alors qu’une vaste zone pourrait être inondée et une partie de l’écosystème disparaître. C’est donc l’État éthiopien qui finance entièrement le projet : outre les fonds publics, la Banque éthiopienne de Développement émet des bons du Trésor afin que la population participe également au financement du projet. Il est néanmoins prévu que la Chine finance les turbines et les systèmes électriques pour un total d’1,8 milliard de dollars ; de son côté Djibouti a versé un million de dollars au gouvernement éthiopien en avril dernier, devenant ainsi le seul pays contributeur de la région.

Des inquiétudes en aval

En revanche, l’Égypte et le Soudan, pays d’aval, ne se montrent pas aussi enthousiastes. Pourtant, une rivalité liée au barrage lui-même n’a pas vraiment de sens. Techniquement, un barrage ne barre rien : il retient l’eau, récupère l’eau des crues, et l’énergie de l’eau des crues. Le barrage Renaissance permettra de réduire l’évaporation de l’eau des barrages d’Assouan en Égypte et de Djebel Aulia au Soudan. Il sera bien plus un bienfait qu’un tort causé à ces deux pays.

En réalité, leur frilosité est antérieure à la construction du barrage, et liée à la signature en mai 2010 d’un accord-cadre (CFA) sur le partage des eaux du Nil entre le Rwanda, la Tanzanie, le Kenya, et le Burundi. L’Éthiopie a pris une position de leader pour fédérer les pays de l’amont contre Khartoum et Le Caire, qui voient cet accord comme une atteinte à leurs droits historiques sur le fleuve . Des projets d’irrigation ou de barrages hydroélectriques peuvent désormais être développés sans que le Caire n’ait son mot à dire.

L’Égypte craint pour son autorité sur la région et sur le Nil en particulier, et ne voit pas d’un très bon œil la concurrence grandissante exercée par l’Ethiopie. Dès lors, la visite du nouveau chef de la diplomatie égyptienne Mohamed Amr en janvier dernier à Addis Abeba intervient comme un signal positif pour rompre avec l’ère Moubarak et ouvrir la perspective d’un apaisement des relations entre les deux Etats. Cependant, si la mise en place d’une stratégie “gagnant-gagnant” sur les eaux Nil a été suggérée par les deux parties, la question particulière du désaccord lié au CFA est restée en suspens.

Source : L’Expansion, 12 novembre 2012

RÉGION BENISHANGUL-GUMUZ : Sommaire

LA RÉGION BENISHANGUL-GUMUZ +

LA ZONE ASOSA

Le woreda Asosa

Asosa

Le woreda Bambasi

Bambasi

Le woreda Begi

Le woreda Komesha

Le woreda Kurmuk

Kurmuk

Le woreda Menge

Menge

Le woreda Sherkole

LA ZONE KAMASHI

Le woreda Agalo Mite

Le woreda Belo Jegonfoy

Le woreda Kamashi

Le woreda Oda Godere

Le woreda Sirba Abbay

Le woreda Yaso

LA ZONE METEKEL

Le woreda Bulen

Bulen

Le woreda Dangur

Manbuk

Le woreda Dibate

Dibate

Le woreda Guba

Mankush

Le woreda Mandura

Genete Mariam

Le woreda Wembera

Debre Zeyit

LE WOREDA SPECIAL PAWE

Almu

Felege Selam

Ketema

Poursuite du chantier du Grand barrage de la Renaissance sur le Nil bleu

par Gaëlle Laleix

Barrage, Energie hydroélectrique, Nil bleu, Benishangul-Gumuz, Ethiopie, Ethiopia Ecouter le reportage

Le chantier du Grand barrage de la Renaissance se poursuit sur le Nil bleu, dans la région Benishangul-Gumuz (nord-ouest), à une trentaine de kilomètres de la frontière soudanaise. Les travaux ont été lancés au début du mois d’avril. L’Ethiopie entend construire le 4ème plus important barrage d’Afrique. Les besoins en électricité ont augmenté en moyenne de 25 % par an, ces cinq dernières années. D’ici 2015, l’Ethiopie devrait fournir près de 10 000 mégawatts pour satisfaire cette demande croissante. Le barrage de la Renaissance serait une partie de la solution, mais l’Ethiopie en paie le prix fort.

Source : RFI, 14 juillet 2011

La région Benishangul-Gumuz
ቤንሻንጉል-ጉምዝ

(Autre nom : Benshangul-Gumaz)

La région Benishangul-Gumuz est l’une des 9 divisons ethniques (kililoch) de l’Ethiopie. Elle est issue du découpage administratif éthiopien de 1994-1995, qui eut lieu lors de la mise en place de République fédérale démocratique d’Éthiopie. La capitale de cette région est Asosa.

ZONES

La région Benishangul-Gumuz se décompose en 3 zones :
Asosa
Kamashi
Metekel
+ Pawe (woreda spécial, inclus dans aucune zone)

DEMOGRAPHIE

Selon les estimations de 2005 de l’Agence Centrale de la Statistique éthiopienne (CSA), la région Benishangul-Gumuz compte 625 000 habitants (315 000 hommes et 310 000 femmes). Parmi cette population, 90,1 % (563 000 habitants) est rurale alors que 9,92 % (62 000 habitants) est urbaine. Avec une superficie de 49 289 km2, la région a une densité de 12,68 habitants par km2.

Ces estimations sont basées sur le recensement de 1994. A cette époque, la population était de 460 459 habitants (233 013 hommes et 227 446 femmes). La population urbaine comptait 36 027 personnes alors que 424 432 personnes étaient rurales.

Les populations indigènes de la région, parmi lesquelles les Berta, les Gumaz et les Shinasha, présentent davantage de points communs avec leurs voisins Soudanais qu’avec les autres peuples éthiopiens. Durant le règne du Derg, de nombreux Habesha (habitants des hauts plateaux : Amhara, Tigréens…) s’installèrent dans la région.

AGRICULTURE

L’Agence Centrale de la Statistique éthiopienne (CSA) estime qu’en 2005, les agriculteurs de la région Benishangul-Gumuz possédaient 307 820 bovins (soit 0,79 % du cheptel total éthiopien), 65 800 moutons (0,38 %), 244 570 chèvres (1,88 %), 1 770 mules (1,2 %), 37 520 ânes (1,5 %), 732 270 volailles de toutes espèces (2,37 %) et 166 130 ruches (3,82 %).

Source : Wikipedia

Benishangul-Gumuz, une contrée mystérieuse

Cette région fédérale au nom étrange s’étire sur plus de 2 000 km le long de la frontière soudanaise. Inconnue car pratiquement jamais visitée, cette province demeure encore aujourd’hui un véritable terrain d’exploration.

Un timide projet de mise en valeur de cette province semble s’être amorcé au cours de l’année 2004, mais il faudra sans doute encore du temps pour en définir les véritables atouts touristiques dont la culture très particulière des populations qui l’habitent (Gumuz, Berta, Mao, Komo et Shinasha) semble être l’un des points forts.

La pauvreté du réseau routier ne facilite pas la pénétration dans cette contrée, pénétration qui peut s’effectuer au nord à partir de la route qui, de Gondar, mène à la frontière soudanaise ou, au sud de Bahir Dar, à partir de la ville d’Injibara vers Guba. Seule Asosa, la capitale régionale, reste facilement accessible depuis Nekemté via Ghimbi et Mendi.

Ce parcours de 347 km, parsemé de vastes plantations de manguiers, traverse, à partir de la ville de Nejo, une région connue pour ses filons aurifères. Certaines mines exploitées depuis la nuit des temps n’en finissent pas d’éveiller les fantasmes de ceux qui cherchent à identifier les légendaires “mines du roi Salomon”, dont les richesses auraient contribué à asseoir le pouvoir du mythique souverain.

Source : Le Petit Futé : Ethiopie (Edition 2005/2006)

Ketema

(Autre nom : Ketena, Mender 7, Addis Alem)

Ketema (11°03′N, 36°19′E) est une ville située dans le woreda spécial Pawe de la région Benishangul-Gumuz d’Ethiopie. Elle tire son nom du mot ketema, qui signifie campement fortifié en amharique.

Ketema, Ketena, Mender 7, Carte, Map, Ethiopie, Ethiopia

HISTOIRE

La ville de Ketema fut fondée en 1984-1986. Il s’agissait d’un projet de repeuplement voulu par le régime du Derg. Elle fut alors baptisée Mender 7 (qui signifie Gauche 7), car elle se situe sur le côté gauche de la rivière Beles.

DÉMOGRAPHIE

D’après les estimations de l’Agence Centrale de la Statistique éthiopienne (CSA) pour 2005, Ketema compte 3 262 habitants (1 540 hommes et 1 722 femmes).

Ces estimations sont basées sur le recensement de 1994. A cette époque, la population était de 1 896 habitants (891 hommes et 841 femmes).

Source : Wikipedia

Felege Selam

(Autre nom : Mender Arat, Mender 4)

Felege Selam (11°20′N, 36°27′E) est une ville située à 2 054 m d’altitude, dans le woreda spécial Pawe de la région Benishangul-Gumuz d’Ethiopie.

Felege Selam, Mender Arat, Mender 4, Carte, Map, Ethiopie, Ethiopia

HISTOIRE

La ville de Felege Selam fut fondée en 1984-1986. Il s’agissait d’un projet de repeuplement voulu par le régime du Derg. Elle fut alors baptisée Mender 4 (qui signifie Gauche 4), car elle se situe sur le côté gauche de la rivière Beles.

La ville fut le théâtre de violents affrontements entre la tribu indigène Gumuz et les nouveaux arrivants amenés par le projet de repeuplement. Le premier de ses affrontements eut lieu le 18 décembre 1991, quand plusieurs Gumuz attaquèrent la ville en représailles de la mort accidentelle d’un membre de leur tribu et tuèrent 58 habitants originaires des zones Hadiya et Kembata Tembaro (dans la région Peuples du Sud). Puis, le 1er septembre 1993, des hommes Gumuz attaquèrent le marché de Felege Selam, tuant 20 personnes et en blessant plusieurs autres. Le 12 septembre de la même année, les habitants de la ville s’organisèrent et ripostèrent en tuant plusieurs Gumuz. Les autorités décidèrent alors d’intervenir et imposèrent un cessez-le-feu aux deux parties.

Malgré ces conflits, les relations entre les nouveaux arrivants et les Gumuz sont relativement bonnes. Ils interagissent et échangent des biens sur les marchés de Felege Selam et Ketema et les enfants des deux communautés fréquentent les mêmes écoles.

DÉMOGRAPHIE

D’après les estimations de l’Agence Centrale de la Statistique éthiopienne (CSA) pour 2005, Felege Selam compte 2 907 habitants (1 395 hommes et 1 512 femmes).

Ces estimations sont basées sur le recensement de 1994. A cette époque, la population était de 1 689 habitants (807 hommes et 882 femmes).

Source : Wikipedia

Almu

Almu est une ville située dans le woreda spécial Pawe de la région Benishangul-Gumuz d’Ethiopie.

DÉMOGRAPHIE

D’après les estimations de l’Agence Centrale de la Statistique éthiopienne (CSA) pour 2005, Almu compte 3 419 habitants (1 702 hommes et 1 717 femmes), ce qui en fait la plus grande ville du woreda Pawe.

Ces estimations sont basées sur le recensement de 1994. A cette époque, la population était de 1 987 habitants (985 hommes et 1 002 femmes).

Source : Wikipedia

Le woreda spécial Pawe

Pawe est un des 21 woredas de la région Benishangul-Gumuz d’Ethiopie. Etant donné qu’il ne fait partie d’aucune zone, il est considéré comme un woreda spécial.

Les principales villes de ce woreda sont Almu, Felege Selam et Ketema.

HISTOIRE

Pawe a une connotation négative pour les Ethiopiens car c’est là que s’est tenu le plus grand programme de déplacement de population sous le régime du Derg, dans les années 1985-86. Alors que les objectifs de ce déplacement étaient respectables (déplacer des gens des régions du nord surpeuplées et exposées à la famine jusqu’aux régions du sud très peu peuplées et plus fertiles), ce déplacement fut organisé de manière arbitraire et désastreuse. Environ 125 000 personnes furent déplacées à Pawe et beaucoup moururent. En outre, le site devint la cible de l’EPRP (Ethiopian People’s Revolutionary Party).

DÉMOGRAPHIE

D’après les estimations de l’Agence Centrale de la Statistique éthiopienne (CSA) pour 2010, le woreda spécial Pawe compte 41 342 habitants (21 030 hommes et 20 312 femmes).

Avec une superficie de 614,86 km², la ville a une densité de 67,2 habitants par km².

Ces estimations sont basées sur le recensement de 2007. A cette époque, la population était de 45 552 habitants (23 265 hommes et 22 287 femmes), dont 10 068 (22,1 %) résidaient en ville.

Source : Wikipedia

Pour aller plus loin :

# ABBUTE Wolde-Selassie : The dynamics of socio-economic differentiation and change in the Beles-Valley/Pawe/resettlement area, north western Ethiopia. Addis Ababa University, School of Graduate Studies, 1997. Lire le document

Debré Zeyit (région Benishangul-Gumuz)

Attention ! Ne pas confondre cette ville avec celle, du même nom, qui se trouve dans la région Oromia

(Autre nom : Wembera)

Debré Zeyit (10°35′N, 35°48′E) est une ville qui se situe dans la région Benishangul-Gumuz d’Ethiopie (zone Metekelworeda Wembera).

Selon les estimations de 2005 de l’Agence Centrale de la Statistique éthiopienne (CSA), la ville de Debré Zeyit compte 2 243 habitants.

Source : Wikipedia

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