Archives de la catégorie 'Energie'

Le barrage de Gilgel Gibe III a débuté sa production d’électricité

La centrale hydroélectrique de Gilgel Gibe III en Ethiopie a démarré sa production d’électricité. D’une capacité de 1870 MW et d’un coût de 1,8 milliard $, elle a été construite sur la rivière Omo située en amont du lac Turkana.

Energie hydroélectrique, Barrage, Gilgel Gibe III, Ethiopie, EthiopiaDotée d’un réservoir pouvant contenir 14 700 millions de mètres cubes d’eau, Gibe III est la troisième centrale d’une série de cinq que l’Ethiopie prévoit d’installer sur le fleuve. Gibe I et Gibe II, de capacités respectives 184 MW et 420 MW, ont été installées, et Gibe IV et Gibe V devraient bientôt suivre.

La moitié de l’énergie produite par cette centrale sera utilisée pour la satisfaction des besoins de l’Ethiopie tandis que l’autre moitié sera exportée. Le Kenya recevra 500 MW d’énergie provenant de la centrale, le Soudan 200 MW et Djibouti, les 200 MW restant.

Une ligne de transmission de haute tension reliant l’Ethiopie au Kenya et devant permettre cette exportation est d’ailleurs en construction. Elle sera achevée en 2018.

Source : Ecofin, 14 octobre 2015

L’Ethiopie dévoile un projet d’énergie éolienne construit dans la ville d’Adama

L’Ethiopie a dévoilé, le week-end dernier, un projet d’énergie éolienne construit dans la ville d’Adama, au centre du pays, pour un coût global de 117 millions de dollars.

Eoliennes

La presse locale rapporte mardi que ce projet baptisé “Parc éolien Adama 1” est doté d’une capacité de production énergétique de 51 Mégawatts.

Selon la même source, le coût de réalisation du projet a été couvert à hauteur de 85 % par des prêts accordés par la Chine, le reste étant financé par le gouvernement éthiopien.

S’exprimant lors d’une cérémonie organisée samedi à l’occasion de l’inauguration du site, le Premier ministre éthiopien, Hailemariam Desalegn, a souligné que le pays ambitionne de porter la production du parc à 10 000 MW à l’horizon 2015 et ce dans le cadre du Plan de croissance et de transformation (Growth and Transformation Plan- GTP) lancé par l’Ethiopie en 2010 avec pour objectif de développer des sources alternatives renouvelables comme l’éolien, le solaire ou la géothermie.

Pour sa part, le responsable du site, Fikadu Abraham, a mis en exergue la rentabilité du projet tant au niveau économique qu’écologique, soulignant que le projet n’aura aucun impact négatif sur l’environnement et les habitants des localités avoisinantes. Et d’ajouter que le parc éolien Adama 1 a été déjà connecté au réseau électrique du pays.

Le potentiel hydroélectrique de l’Ethiopie est estimé à 45 000 MW et celui de l’énergie géothermique à 5 000 MW.

Source : Atlas Info, 4 décembre 2012

L’Ethiopie veut développer elle-même ses ressources pétrolières

Le gouvernement éthiopien a annoncé ce jeudi 13 septembre son intention de créer une compagnie nationale de pétrole et de gaz. Celle-ci aura pour mission d’explorer et d’exploiter les gisements d’hydrocarbures du pays, en partenariat avec des entreprises privées éthiopiennes ou étrangères.

PétroleL’Ethiopie ne produit pour le moment ni de pétrole ni de gaz, mais dispose de réserves, principalement dans l’est du pays, dans la région d’Ogaden. Cette zone est cependant instable politiquement, puisque des groupes se battent depuis plusieurs décennies pour obtenir leur indépendance. Ils accusent le gouvernement central de dilapider les ressources naturelles.

Les réserves pétrolières du pays ne sont pas connues avec précisions, mais South West Energy, une compagnie privée éthiopiennes, les estime entre deux et trois milliards de barils. Celles de gaz avoisineraient les 25 milliards de mètres cubes.

En juillet dernier, le gouvernement avait annulé des contrats de partage de production que possédait PetroTrans, une firme de Hong Kong, jugeant le développement des gisements pas assez rapide.

L’Ethiopie, le deuxième pays le plus peuplé d’Afrique avec 91 millions d’habitants, consomme 50 000 barils de pétrole par jour, selon le département américain de l’Energie.

Source : Zonebourse, 17 septembre 2012

Des barrages titanesques

Addis Adeba met le paquet sur sa production hydroélectrique grâce à plusieurs barrages. Celui de la Renaissance, le plus gros du continent, sera livré en 2014.

“Château d’eau de l’Afrique” : de la Guinée à la RD Congo, le titre est revendiqué par plusieurs pays. Mais s’il en est un qui peut légitimement y prétendre, c’est bien ­l’Éthiopie. Le pays, d’une altitude moyenne de plus de 2 000 m, connaît une très généreuse saison des pluies. L’énorme potentiel hydro­électrique qui en découle (estimé à 45 gigawatts-GW) pourrait donc fournir une partie de l’énergie nécessaire à une Afrique de l’Est en plein essor (le continent dans sa totalité consomme 488 GW par an).

C’est toute la stratégie adoptée par Addis Abeba en 2005, et qui devrait lui permettre de multiplier par sept sa production hydro­électrique lors des cinq prochaines années. Le barrage de Gilgel Gibe III, sur la rivière Omo (qui coule des hauts plateaux vers le Kenya, un de ses futurs clients), devrait être achevé courant 2013 et plus que doubler la puissance installée. Les ONG craignent toutefois son impact sur le mode de vie de la population en contrebas, étroitement lié au niveau du lac Turkana qu’il alimente.

63 milliards de mètres cubes

Mais la pièce maîtresse du dispositif éthiopien reste le gigantesque barrage de la Renaissance, sur le Nil Bleu (principal affluent du Nil), à mi-chemin entre Addis Abeba et Khartoum et dont la construction devrait s’achever en 2014. Les chiffres du futur barrage, le plus puissant du continent, donnent le tournis : il devrait avoir une capacité de 6 GW (soit la puissance de près de quatre réacteurs nucléaires de dernière génération), coûter quelque 5 milliards de dollars (4 milliards d’euros, qu’Addis Abeba a prévu de financer seul, s’appuyant notamment sur un grand emprunt), mesurer 145 m de haut et 1 800 m de long, et enfin retenir un bassin de 63 milliards de mètres cubes, soit le double du lac Tana, le plus grand du pays.

Le projet suscite des tensions avec l’Égypte, qui craint que les évaporations d’eau et autres usages agricoles de la retenue ne rognent sur ses “droits historiques” à l’utilisation des eaux. Mais le Premier ministre éthiopien, Meles Zenawi, a affiché sa détermination : « Nous mettrons toutes nos forces et chaque centime de nos économies dans l’achèvement de notre programme ».

Source : Jeune Afrique, 29 août 2012

Des kiosques solaires pour les villages sans électricité d’Éthiopie

Le concept du kiosque à énergie solaire a été imaginé par l’entreprise Solarkiosk GmbH, basée à Berlin, en Allemagne. Le premier prototype a été construit en novembre 2011 et un programme pilote a été lancé en mars 2012 à Addis Abeba, capitale de l’Éthiopie.

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D’après le site du fabricant, le kiosque solaire est destiné à des zones où, « pour charger leur téléphone, les habitants peuvent avoir à voyager pendant plusieurs jours ». Le principe : un toit en panneaux solaires qui permet de produire de l’électricité, soit « assez d’énergie pour que le kiosque produise son propre éclairage, charge un téléphone portable, une batterie de voiture, un ordinateur et un réfrigérateur ».

Le premier kiosque solaire a été monté le 5 juillet à proximité du lac Langano, en Éthiopie. En voici les photos postées sur le blog de l’entreprise :

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Tous les kiosques sont présentés sous forme de kit et assemblés à leur arrivée. La compagnie précise que les paquets sont légers et facilement transportables « même sur le dos d’un âne ». Par ailleurs, certaines composantes du kiosque peuvent être trouvées localement comme le bambou, le bois ou le métal.

Source : France 24, 2 août 2012

Poursuite du chantier du Grand barrage de la Renaissance sur le Nil bleu

par Gaëlle Laleix

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Le chantier du Grand barrage de la Renaissance se poursuit sur le Nil bleu, dans la région Benishangul-Gumuz (nord-ouest), à une trentaine de kilomètres de la frontière soudanaise. Les travaux ont été lancés au début du mois d’avril. L’Ethiopie entend construire le 4ème plus important barrage d’Afrique. Les besoins en électricité ont augmenté en moyenne de 25 % par an, ces cinq dernières années. D’ici 2015, l’Ethiopie devrait fournir près de 10 000 mégawatts pour satisfaire cette demande croissante. Le barrage de la Renaissance serait une partie de la solution, mais l’Ethiopie en paie le prix fort.

Source : RFI, 14 juillet 2011

Polémique autour du barrage du Millenium

par Gaëlle Laleix

Ecouter le reportage

L’Ethiopie a lancé, depuis le 2 avril, les travaux de son grand barrage Millenium. Il s’agit de la construction d’un barrage hydroélectrique monumental, sur le Nil bleu, dans la région Benishangul-Gumuz, à 40 kilomètres de la frontière soudanaise. Selon les plans, d’ici quatre ans, le barrage Millénium deviendrait le premier barrage d’Afrique et le 10ème du monde. Mais le projet fait polémique notamment dans les autres Etats du bassin du Nil.

Source : RFI, 28 avril 2011

Voir aussi :

Le partage des eaux du Nil
La construction d’un grand barrage sur le Nil sera “bénéfique” pour les pays en aval
Grand barrage du Millénaire en Ethiopie : Appel à souscription
Le ton monte entre l’Egypte et l’Ethiopie à propos du Nil

La construction d’un grand barrage sur le Nil sera “bénéfique” pour les pays en aval

Le vice-premier ministre éthiopien et ministre des Affaires étrangères, Dessalegn Hailemariam a affirmé que la construction par son pays d’un grand barrage sur le Nil sera « bénéfique » pour les pays en aval de ce fleuve.

« Les pays en aval du Nil, notamment l’Egypte et le Soudan, tireront profit du Grand barrage du millénaire que l’Ethiopie compte construire sur le Nil bleu », a-t-il assuré lors d’une conférence de presse avec les médias étrangers accrédités en Ethiopie.

L’Ethiopie a lancé courant de ce mois les travaux pour la construction d’un grand barrage hydroélectrique d’une puissance électrique de 5 250 MW.

Baptisé le “barrage du millénaire”, cet ouvrage, dont le coût est de 4,8 milliards de dollars (80 milliards de birr), sera financé entièrement par le gouvernement éthiopien.

Le chef de la diplomatie éthiopienne a précisé que la construction de ce barrage aidera à prévenir les inondations et à augmenter la production d’énergie électrique. Elle permettra également de réduire l’évaporation de l’eau dans les barrages d’Assouan en Egypte et de Djebel Aulia au Soudan.

Il a souligné « la nécessité pour le Soudan et l’Egypte de contribuer à la réussite de ce projet qui ne portera pas atteinte aux quotas des eaux du Nil des pays en aval ». « Aucun préjudice aux intérêts de l’Egypte ne se produira de la construction de ce barrage », a-t-il encore assuré.

L’Ethiopie, l’Ouganda, le Rwanda, la Tanzanie, le Kenya et le Burundi ont signé un accord sur le partage des eaux du Nil (CFA), vivement contesté par l’Egypte et le Soudan qui y voient une atteinte à leurs « droits historiques » sur ce fleuve.

Ce nouvel accord est destiné à revenir sur deux traités précédents datant de l’époque coloniale (1929 et 1959) et accordant à l’Egypte (55,5 milliards de m3) et au Soudan (18,5 milliards de m3), soit 87 % au total du débit du Nil.

L’Egypte et le Soudan demandent la préservation de leurs revendications historiques, alors que les autres pays souhaitent l’amendement de l’accord de 1929 signé entre l’Egypte et la Grande-Bretagne signataire au nom de ses colonies africaines arrosées par le Nil, qui accordait au Caire un droit de veto sur les projets construits en amont.

Concernant les relations entre l’Ethiopie et l’Egypte, le ministre éthiopien a souligné qu’un « nouveau chapitre » dans les relations entre les deux pays s’ouvrira avec la prochaine visite du Premier ministre égyptien, Issam Charaf à Addis Abeba.

« Cette visite ouvrira un nouveau chapitre dans les relations entre les deux pays et nous permettra de développer la coopération dans plusieurs domaines et de travailler ensemble pour notre intérêt commun », a-t-il dit.

Source : Aufait Maroc, 22 avril 2011

Grand barrage du Millénaire en Ethiopie :
Appel à souscription

Le gouvernement éthiopien a appelé les citoyens à participer financièrement à la réalisation du projet du “Grand barrage du Millénaire”, soit par l’achat de bons de trésor ou l’octroi de dons.

Barrage, Millénaire, Millénium, Nil bleu, Benishangul-Gumuz, Ethiopie, EthiopiaDes SMS sont transmis par le ministère éthiopien de l’énergie et des mines aux citoyens pour les inciter à contribuer au « succès » de ce projet dont le coût est de 4,8 milliards de dollars (80 milliards de Birr).

Lancé samedi dernier, le Grand barrage du Millénaire en Ethiopie, sera construit sur le Nil bleu dans la région Benishangul-Gumuz et permettra de retenir une quantité de 62 milliards de mètres cubes d’eau.

Cet ouvrage gigantesque pourrait produire 5 250 MW d’énergie électrique, ce qui permet à l’Ethiopie de satisfaire ses besoins et d’exporter l’électricité aux pays voisins.

Selon les estimations du ministère, les deux premières phases de construction de ce projet devraient être finalisées dans 44 mois.

Le Premier ministre éthiopien, Meles Zenawi a souligné que ce grand ouvrage sera bénéfique pour les pays en aval du Nil à savoir l’Egypte et le Soudan.

« L’Egypte doit reconnaitre que la construction de ce barrage ne portera pas atteinte à son quota des eaux du Nil, mais lui sera par contre bénéfique. Aucun préjudice aux intérêts de l’Egypte ne se produira de la construction de ce barrage », a-t-il affirmé.

L’Ethiopie, l’Ouganda, le Rwanda, la Tanzanie, le Kenya et le Burundi ont signé un accord sur le partage des eaux du Nil (CFA), vivement contesté par l’Egypte et le Soudan qui y voient une atteinte à leurs « droits historiques » sur ce fleuve.

Le plan quinquennal de croissance et transformation (GTP), lancé en septembre dernier par le gouvernement éthiopien, prévoit une augmentation de la capacité de production d’électricité de 2 000 MW actuellement à 8 000 MW à l’horizon 2015 et à 10 000 MW en 2018, pour un coût total de 14 milliards de dollars.

Source : Aufait Maroc, 8 avril 2011

Inauguration d’un nouveau barrage hydroélectrique en Ethiopie

Le barrage hydroélectrique Fincha Amerti Neshe dans la région Oromia d’Ethiopie sera bientôt inauguré, a annoncé le ministre éthiopien de l’Eau et de l’énergie, Alemayehu Tegenu.

Construit pour un coût de 138,5 millions de dollars, ce projet devra générer, une fois mis en service, une capacité de production de 97 MW, a-t-il dit, ajoutant que les travaux de construction de cet ouvrage sont à 82 %.

Le plan quinquennal de croissance et transformation (GTP), lancé en septembre dernier, prévoit de porter la capacité de production d’électricité à 10 000 MW en 2018, pour un coût total de 14 milliards de dollars.

La consommation d’électricité per capita est de 50 KWh, un chiffre qui reste bien au-dessous de la consommation par habitant des pays de l’Afrique subsaharienne qui s’élève à 500 KWh. Cependant, la capacité maximale de production de l’énergie électrique d’EEPCO est de 1 200 MW, dont 80 % en hydroélectrique et le reste en géothermique.

Pour pallier ce déficit, le pays a renforcé l’approvisionnement en hydroélectricité avec la mise en service de deux grands barrages permettant au pays d’avoir une grande capacité de production d’électricité.

L’Ethiopie construit également quatre grands barrages avec un investissement de plusieurs milliards de dollars, ce qui devrait aider Addis Abeba à vendre l’électricité aux pays voisins comme le Soudan, le Kenya et Djibouti.

L’Ethiopie, pays pauvre de la Corne de l’Afrique qui compte près de 80 millions d’habitants, a l’un des taux d’électrification les plus bas d’Afrique subsaharienne, selon la Banque mondiale. Moins de 2 % de la population des zones rurales (où vivent plus de 85 % de la population) dispose d’accès à l’électricité.

Source : Aufait Maroc, 9 février 2011

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