Archives de la catégorie 'Région Tigré'

Avec le Projet Boswellia, sauver l’encens d’Ethiopie

Avec l’encens solidaire du Projet Boswellia, Julien Charbonnier espère sauver une ressource naturelle en voie de disparition, tout en garantissant aux communautés chrétiennes de la région Tigré, en Ethiopie, des revenus et des conditions de travail justes. Il lance un appel aux diocèses français.

Julien CharbonnierJulien Charbonnier, 26 ans, est fier de présenter l’encens du Projet Boswellia. Ces petits amas résineux et irréguliers, offerts par les mages à Jésus qui vient de naître, ont pris une place considérable dans sa vie depuis novembre 2011.

Un voyage en Afrique aura été déterminant pour que ce diplômé de l’Institut d’Etudes Politiques (IEP) de Toulouse comprenne ce qui l’intéresse vraiment : « la recherche et la gestion de la forêt ». Un cas retient alors son attention, celui de la surexploitation du Boswellia papyrifera au Nord de l’Ethiopie.

Entaillé, le tronc de cet arbre souple, à l’écorce qui pèle, “pleure” une résine laiteuse. Séchée à l’abri de la lumière, celle-ci donnera l’encens qui parfume nos églises lorsqu’entre en scène le thuriféraire balançant l’encensoir.

Mais le prix d’achat de la résine millénaire étant tombé très bas, l’arbre est devenu un combustible quotidien pour les populations rurales. Or l’épuisement de cette ressource est catastrophique pour les sols pauvres, menacés de désertification.

Au Tigré, 30 000 arbres répartis sur 300 hectares

Après avoir rencontré les villageois de la région Tigré – et bu chez eux beaucoup de café – Julien décide d’agir concrètement pour contribuer à « la sauvegarde de ce patrimoine naturel en danger ».

Il entend surtout “relier” dans le mot “religion”. En démarchant les diocèses, il souhaite rappeler aux catholiques français l’existence de chrétiens orthodoxes dans ce pays isolé, perché à 2 500 mètres d’altitude. Il décrit les (très) longues liturgies dominicales, l’ascèse pratiquée dans les monastères dont certains sont d’ailleurs inaccessibles aux femmes…

Avec 2 contacts en France et 3 autres en Ethiopie, l’équipe s’est donnée pour mission de fournir directement aux diocèses un encens naturel « aux légères notes d’agrumes », récolté à la main, séché, calibré et empaqueté sur place dans des sacs en toile de fabrication locale.

« L’objectif est aussi de créer une pépinière et de préserver les repousses des arbres » complète Julien. L’équipe cherche également à apporter des solutions techniques, notamment du matériel agricole devenu obsolète en France, comme des tamis et des cylindres de tri, qui seraient bien utiles pour calibrer la résine. A terme, l’encens du Projet Boswellia devrait obtenir les certifications “Ecocert” (agriculture biologique) – puisqu’il ne contient aucun colorant de synthèse – et “Max Haavelar” (commerce équitable) – puisqu’il est déjà acheté aux récoltants à un prix supérieur aux cours du marché.

Disponible symboliquement depuis la fête de l’Epiphanie, plusieurs diocèses ont déjà accueilli favorablement le Projet Boswellia, comme ceux de La Rochelle, Bordeaux ou encore Cambrai. Et le vôtre ?

Source : Conférence des Evêques de France, 15 février 2013

Voir aussi :

Comme le café, l’encens a son commerce solidaire
Ethiopie : sur la route de l’encens solidaire (autre article sur le Projet Boswellia)
Site officiel du Projet Boswellia (pour en savoir plus et commander)

Mékélé
መቐለ

(Autres noms : Mekelle, Makele, Maqale)

Mékélé (13°29′N, 39°28′E) est une ville située à 2 060 m d’altitude et à 780 km au nord d’Addis Abeba. Elle jouit d’un statut administratif particulier puisqu’elle est considérée comme une zone spéciale de la région Tigré, dont elle est la capitale.

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Partiellement détruite pendant la guerre contre Mengistu, Mékélé a largement bénéficié des programmes de réhabilitation d’après-guerre qui en font une ville très agréable à vivre et où il fait bon flâner. C’est aujourd’hui un centre très actif, intéressant par ses monuments et plus encore par son marché bigarré du lundi qui réunit une foule innombrable. On y trouve également un aéroport et le quartier général de la mission de l’ONU en Ethiopie et Erythrée. Quelques petites auberges locales, dont certaines très propres, permettent de rayonner à partir de cette cité.

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DÉMOGRAPHIE

Selon les estimations de 2005 de l’Agence Centrale de la Statistique éthiopienne (CSA), Mékélé compte 169 207 habitants (85 876 hommes et 83 331 femmes). Le woreda s’étend sur une superficie de 24,44 km2 et a donc une densité de 6 923,4 habitants par km2. Ces estimations sont basées sur le recensement de 1994. A cette époque, la population était de 96 938 habitants.

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Vidéos : Mékélé

Mékélé (1)

Mékélé (2)

Mékélé (3)

Mékélé (4)

Voir aussi :

Mékélé
Album photo de Mékélé
Photo satellite de Mékélé
 Site officiel de Mékélé

Le monastère Abba Pantaleon

(Autre nom : Abba Pantalewon, Abba Pentaleon, Abba Pentalewon)

Saint Pantaleon était l’un des neuf saints syriens fondateurs de l’Eglise d’Ethiopie. L’excursion qui mène à l’église et au monastère où se retira jadis l’empereur Khaleb est maintenant facilitée par une petite route qui permet d’accéder à proximité du sommet de la colline en véhicule 4×4. Une brève montée à pied (15 min) permet ensuite d’arriver au monastère.

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Le sentier qui s’accroche aux flancs abrupts du pic passe à proximité de maisonnettes entourées de murs en pierre et de magnifiques euphorbes. En reprenant son souffle, on peut admirer de splendides vues sur la plaine d’Axoum et les monts d’Adwa. Il est possible de pénétrer à l’intérieur du monastère après avoir annoncé sa présence aux moines, toujours prêts à montrer aux visiteurs leurs trésors anciens (livres sacrés, couronnes, dont celle de Khaleb). L’église est située légèrement au-dessus du monastère, au sommet du piton solitaire où, selon la légende, le saint resta pendant 45 ans debout, en prières.

Ici vécurent aussi, aux côtés de saint Pantaleon, Abba Garima et Abba Guba, deux autres saints fondateurs de l’Eglise d’Ethiopie. Issu d’une famille noble syrienne, Abba Garima naquit miraculeusement d’une mère stérile grâce à l’intercession de la Vierge Marie. La légende raconte qu’après des études de théologie, il fut transporté en trois heures seulement de Syrie à Axoum par l’Archange Gabriel, où il se retira pendant 5 ans avec saint Pantaleon. Il fonda ensuite le monastère de Madara où il mourut 23 ans plus tard, le 24 janvier. Abba Guba, originaire de Cilicie, vécut de longues années avec Pantaleon avant de se retirer dans le désert de Baraka où il disparut.

Source : Ethiopie : Au fabuleux pays du Prêtre Jean (Edition 2003)

Voir aussi :

Album photo du monastère Abba Pantaleon
Axoum

RÉGION TIGRÉ : Sommaire

LA RÉGION TIGRÉ +

LA ZONE TIGRÉ CENTRE (MEHAKELEGNAW) +

Abiy Addi +

Adwa +

Axoum +

Le woreda Abergele

Yechila +

Le woreda Adwa

Yeha + +

Le woreda Degua Tembien

Le woreda Enticho

Enticho +

Debré Damo + + +

Le woreda Kola Tembien

Le woreda Laelay Maychew

Le woreda Mereb Lehe

Rama +

Le woreda Naeder Adet

Le woreda Tahtay Maychew

Le woreda Werie Lehe

LA ZONE TIGRÉ EST (MISRAQAWI) +

Adigrat + +

Le woreda Atsbi Wenberta

Atsbi + +

Le woreda Ganta Afeshum

Le woreda Gulomahda

Zalambessa

Le woreda Hawzen

Hawzen + +

Megab  +

L’église Abuna Yemata Guh + +

Le woreda Irob

Le woreda Kilte Awlalo

Wukro (ville autonome) +

Le woreda Saesi Tsaeda Emba

LA ZONE TIGRÉ NORD-OUEST (SIMIEN MIRABAWI) +

Le woreda Asegede Tsimbela

Le woreda Laelay Adiyabo

Le woreda Medebay Zana

Seleh Leha

Le woreda Tahtay Adiyabo

Badmé +

Shiraro (ville autonome) +

Le woreda Tahtay Koraro

Shire (ville autonome) +

Le woreda Tselemti

Dima

LA ZONE TIGRÉ OUEST (MIRABAWI) +

Le woreda Kafta Humera

Humera (ville autonome) +

Le woreda Tsegede

Idaga Hamus

Le woreda Welkait

LA ZONE TIGRÉ SUD (DEBUBAWI) +

Le woreda Alaje

Le woreda Alamata

Alamata (ville autonome)

Waja

Le woreda Endamehoni

Maychew (ville autonome) + +

Le woreda Enderta

Kuha

Chalacot

Le woreda Hintalo Wajirat

Hintalo

Le woreda Ofla

Korem (ville autonome)

Le lac Ashangué + +

Le woreda Raya Azebo

Le woreda Samre

LA ZONE SPÉCIALE MÉKÉLÉ

Mékélé + +

Comme le café, l’encens a son commerce solidaire

par Hugues-Olivier Dumez

Dans la région Tigré, en Éthiopie, une société coopérative développe l’encens solidaire à destination des Églises européennes.

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L’encens qui parfume nos églises lors des célébrations pourrait voir un jour ses réserves épuisées. Cette résine aromatique est issue de l’écorce du Boswellia, lequel ne pousse que dans la région de la Corne de l’Afrique et est actuellement victime d’une surexploitation alarmante. C’est le constat que fait Julien Charbonnier, fraîchement diplômé de l’Institut d’études politiques (IEP) de Toulouse. Le Français s’appuie sur les dernières recherches scientifiques concernant l’état des forêts de Boswellia dans la région du Tigré. Fin novembre 2011, le jeune homme décide avec plusieurs amis de monter le projet Boswellia.

Il se donne pour mission de fournir à l’Église catholique un encens à un prix équitable, c’est-à-dire convenant à la fois aux acheteurs et aux communautés chrétiennes de producteurs. « L’utilisation d’un encens naturel est cohérente avec les principes de la liturgie catholique, dans le respect des valeurs du travail décent et de la justice sociale promues par le conseil pontifical Justice et Paix », revendique Julien.

« Si rien n’est fait, l’encens aura pratiquement disparu d’Éthiopie »

L’équipe du projet est actuellement dans la région du Tigré, au nord de l’Éthiopie afin de « négocier directement avec les producteurs » et de distribuer en circuit court l’encens auprès des diocèses et des paroisses de France. Les produits d’encens consommés dans les églises, entièrement composés de myrrhe et d’oliban, sont des résines naturelles que l’on retrouve essentiellement en Éthiopie, en Érythrée, en Somalie et au Yémen.

« Actuellement, l’encens est importé massivement par des entreprises de transformation industrielle qui ne répondent à aucun critère de préservation de l’environnement, ni de soutien à l’agriculture ou à la sylviculture durable », observe Julien. « Si rien n’est fait pour augmenter les revenus des producteurs et préserver la ressource forestière, dans les cinquante prochaines années, l’encens aura pratiquement disparu d’Éthiopie ».

L’encens issu du projet sera disponible en 2013

Une société coopérative et participative a donc été montée afin de distribuer en France un encens biologique « de haute qualité à un prix équitable et compétitif ». Objectif : assurer l’approvisionnement de l’encens auprès des paroisses et des diocèses d’ici à 2013. Généralement, les églises se fournissent en encens de manière dispersée, des contacts ont donc directement été pris.

Les diocèses de Toulouse, Bordeaux et La Rochelle ont déjà accueilli favorablement ce projet. Le responsable est plein d’ambition : « La capacité de production s’établit à plusieurs dizaines de tonnes par an et répond à une demande en hausse dans toute l’Europe ». L’encens issu du projet Boswellia sera disponible en France en janvier 2013 pour la célébration de l’Épiphanie, lorsque le Messie reçut des Rois mages de l’or, de la myrrhe et… de l’encens.

Source : La Croix, 10 août 2012

Voir aussi :

Avec le Projet Boswellia, sauver l’encens d’Ethiopie
Ethiopie : sur la route de l’encens solidaire (autre article sur le Projet Boswellia)
Site officiel du Projet Boswellia (pour en savoir plus et commander)

Le miel blanc du Tigré

Trois types de miel sont produits, de couleur rouge, jaune et blanc. 90% de la production consiste en un miel de couleur blanche, avec une bonne consistance et de gros grains sans homogénéité. Connu et apprécié dans toute l’Éthiopie, le miel blanc est traditionnellement servi lors des fêtes avec du pain blanc, cuit à la vapeur, à base de blé.

Miel, Tigré, Tigray, Tigrai, Ethiopie, Ethiopia

Situé sur un plateau à 2 000 mètres d’altitude, le Tigré est la région la plus au nord de l’Ethiopie, à la frontière avec l’Erythrée au Nord et à l’Est avec la plaine du Danakil. Le paysage est ponctué par d’impressionnantes montagnes rouges et des canyons spectaculaires où, selon un dicton local, « les montagnes se regroupent pour une réunion ». La zone est connue pour ses nombreuses églises rupestres : ce sont des structures monolithiques datant des années 1200, accrochées aux pentes raides et creusées dans le grès.

Après la saison des pluies, le paysage change et devient plus vert. C’est dans cette période que les abeilles vont butiner sur les fleurs. Malgré la sécheresse de la région, la production de miel est très élevé chaque année en raison de la généralisation de l’apiculture. Le miel est récolté deux fois par an : la première fois, avec un rendement plus élevé, tout de suite après la pluie (septembre à décembre), tandis que le second a lieu seulement dans les années particulièrement pluvieuses, de mai à juin.

Le miel blanc

Trois types de miel sont produits, de couleur rouge, jaune et blanc. 90 % de la production consiste en un miel de couleur blanche, avec une bonne consistance et de gros grains sans homogénéité. Sa saveur n’est pas très douce et il a un arrière-goût intense. Sa couleur est due à la flore de la zone : une étude doit être effectuée afin de déterminer les espèces, mais on peut présumer qu’elles appartiennent principalement à la famille des labiées ou labiacées (comme la sauge), et dans une moindre mesure, à celle des figues de Barbarie. Connu et apprécié dans toute l’Éthiopie, le miel blanc est traditionnellement servi lors des fêtes avec du pain blanc, cuit à la vapeur, à base de blé. Avant la création du Présidium, les producteurs vendaient le miel à des intermédiaires qui le mélangeaient souvent avec des miels de moindre qualité puis revendaient un produit qui ne ressemblait plus à celui d’origine.

Le Présidium est un groupe de 16 apiculteurs qui ont formé l’association Selam dans la ville de Wukro. En utilisant plus de 420 ruches, il produit environ 30 quintaux de miel par an et est progressivement devenu indépendant de la chaîne des intermédiaires en vendant directement à travers un petit magasin de détail sur un terrain fourni par l’autorité locale. Le Miel Blanc du Tigray Présidium a deux traits distinctifs. Premièrement, le produit lui-même, qui est de haute qualité et ne nécessite pas d’importantes améliorations. Deuxièmement, la gestion et la coordination qui s’élargit à de nouvelles communautés. Le Présidium a également fourni des bocaux en verre – offert par Saint-Gobain (maintenant Verallia) – et les étiquettes pour mieux présenter et vendre le produit. En outre, des experts techniques de CONAPI (Consortium italien des apiculteurs et des agriculteurs biologiques) vont aider à élaborer la réglementation des produits afin de garantir l’authenticité et la qualité du miel.

Source : Afrik, 8 août 2012

Voir aussi :

Plus d’informations sur le site Slow Food, initiateur du projet

Adwa
አድዋ

(Autres noms : Adoua, Adua, Adowa, Aduwa)

Adwa (14°10′N, 38°54′E) est une ville autonome qui se situe à 1 907 m d’altitude et à 110 km d’Adigrat, dans la zone Tigré Centre de la région Tigré d’Ethiopie.

Adwa, Adoua, Adua, Adowa, Aduwa, Carte, Map, Ethiopie, Ethiopia

Cette petite ville, à la forte croissance industrielle et démographique, est située dans une profonde cuvette entourée de collines spectaculaires et de pics solitaires, typiques du Tigré.

Adwa est d’un intérêt limité pour les touristes étrangers mais a une énorme signification pour les Ethiopiens : c’est en effet dans les collines avoisinantes que l’Empereur Menelik II écrasa l’armée italienne le 1er mars 1896, s’assurant ainsi que son empire resterait le seul état africain à entrer dans le 20ème siècle en tant qu’entité pleinement indépendante.

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POINTS D’INTÉRÊT

L’église Inda Selassié (église de la Sainte-Trinité), qui fut construite par l’empereur Yohannes IV, est ornée de superbes peintures murales du 19ème siècle.

L’église Medhane Alem (église du Sauveur du Monde) est un magnifique exemple d’église circulaire fortifiée typique du Tigré.

DÉMOGRAPHIE

Adwa, Adoua, Adua, Adowa, AduwaD’après les estimations de l’Agence Centrale de la Statistique éthiopienne (CSA) pour 2010, Adwa compte 43 784 habitants (19 792 hommes et 23 992 femmes).

Avec une superficie de 182,27 km², la ville a une densité de 240,2 habitants par km².

TRANSPORTS

Bus
Liaisons fréquentes avec Axoum et Adigrat.

HÉBERGEMENT

Teferi
Près de la station de bus. Tel : (04) 71 18 28.
Chambres simples avec douche (40 birr) ou avec douche commune (35 birr).

Dejen
Tel : (04) 71 11 11.
Chambres simples avec douche commune (15 birr).

Sources : Le Petit Futé : Ethiopie (Edition 2005/2006)
Ethiopie : Au fabuleux pays du Prêtre Jean (Edition 2003)
Bradt Travel Guide Ethiopia (Edition 2005)
Guide Lonely planet Ethiopia & Eritrea (Edition 2009)

Voir aussi :

Album photo d’Adwa
La région Tigré
La zone Tigré Centre

Vidéos : L’église Abuna Yemata Guh

L’église Abuna Yemata Guh (1)

Extrait du documentaire “Les montagnes du monde : Ethiopie”

L’église Abuna Yemata Guh (2)

Extrait du documentaire “L’Ethiopie : La Terre Sainte enfouie”

Voir aussi :

L’église Abuna Yemata Guh
Album photo de l’église Abuna Yemata Guh
Documentaire “L’Ethiopie : La Terre Sainte enfouie”

L’église Abuna Yemata Guh

L’église Abuna Yemata Guh se situe au cœur du massif du Gheralta, dans la région Tigré d’Ethiopie (zone Tigré Estworeda Hawzen). Cette fascinante petite église troglodyte est sans doute celle qui jouit de la situation la plus spectaculaire d’Ethiopie. En effet, elle a été taillée dans l’une des grandes aiguilles rocheuses qui dominent l’horizon au sud-ouest de Megab.

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L’église porte le nom d’un des neuf saints syriens (Yemata, aussi appelé Libanos) arrivé dans le Tigré au 6ème siècle. La tradition raconte que, la première fois qu’Abuna Yemata arriva ici, les villageois des alentours se méfiaient de lui et essayèrent de le chasser avec des massues et des lances. En représailles, il transforma leurs armes en lions et en léopards qui les dévorèrent aussitôt. Après cela, pour prouver qu’il n’était pas un mauvais voisin, Abuna Yemata ressuscita tous ses agresseurs et les baptisa. Dix des villageois ressuscités décidèrent de rester à ses côtés au sommet de la montagne et de consacrer leur vie à Dieu. Yemata leur dit que, pour y arriver, ils ne devaient plus jamais voir le visage ou entendre la voix d’une femme. Mais ce n’est pas Yemata et ses disciples qui bâtirent l’église. Jésus descendit du ciel et leur dit que quatre rochers géants étaient en train de lutter avec acharnement pour avoir l’honneur d’être l’église de Yemata. Le vainqueur apparut ensuite miraculeusement avec son église entièrement formé.

Abuna Yemata Guh, Eglise, Church, Gheralta, Ethiopie, EthiopiaPour se rendre à l’église Abuna Yemata Guh, depuis Megab, il faut d’abord suivre la piste balisée qui bifurque de la route de Dugem, vers le sud-ouest, près du Fitsum Bar. Après 3,5 km, on trouve le sentier qui mène à l’église, qui se trouve encore à 45 minutes de marche ou à 10 minutes en voiture. Il faut ensuite entreprendre une ascension difficile et vertigineuse d’environ 500 m d’altitude. Après une bonne heure d’escalade, nombreux sont ceux qui abandonnent dans la dernière ligne droite. Les derniers mètres sont en effet les plus impressionnants : un paroi à pic d’environ 200 m, percée de trous irréguliers où il faut s’agripper, pieds et mains, et quelques branches mortes servant accessoirement de rampe. Cet ascension ne présente pas de réel danger pour les personnes assez en forme et agile, et qui n’ont pas trop le vertige. Mais elle ne doit surtout pas être tentée par ceux qui ont des doutes sur leur agilité, ou qui sont (même moyennement) sujet au vertige. Il serait en effet très périlleux de se retrouver paniqué ou paralysé sur cette paroi.

Ceux qui passent l’obstacle ne le regrettent pas. Abuna Yemata Guh, Plafond, Eglise, Church, Gheralta, Ethiopie, EthiopiaL’intérieur de l’église est remarquable. Ses vastes fresques aux murs et au plafond sont parfaitement préservées et ont été décrites comme les plus raffinées jamais découvertes dans la région du Tigré. La fraîcheur des couleurs est un indice permettant de dater approximativement ces peintures au 15ème siècle. Au plafond, deux dômes peints représentent des personnages disposés en cercle. Le premier représente neuf des douze apôtres. Sur l’autre dôme, huit personnages dans la même posture représentent huit des neuf saints syriens, responsables, selon la tradition, de l’évangélisation du pays. Le neuvième, Abuna Yemata lui-même, est représenté à cheval sur l’un des murs.

Sources : Le Petit Futé : Ethiopie (Edition 2005/2006)
Ethiopie : Au fabuleux pays du Prêtre Jean (Edition 2003)
Bradt Travel Guide Ethiopia (Edition 2005)
Guide Lonely planet Ethiopia & Eritrea (Edition 2009)

Voir aussi :

Album photo de l’église Abuna Yemata Guh
Vidéos de l’église Abuna Yemata Guh
La région Tigré
La zone Tigré Est
Le woreda Hawzen

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