Archives de la catégorie 'Tourisme'

Un trek au secours de la forêt

par Emmanuel Leroux-Nega

En Éthiopie, dans les montagnes du Balé, une région autrefois ignorée des touristes, une association de guides touristiques locaux tente de préserver ce qui reste de la forêt en proposant des treks écoresponsables.

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Voilà, près de trois heures que l’on marche. Le souffle coupé par l’altitude, nous peinons à franchir les derniers mètres qui nous séparent du sommet. L’air est frais, mais le soleil des montagnes nous terrasse. Ayano, le guide du trek, fait un signe : c’est la pause.

Autour de nous, les sommets nus des montagnes du Balé surplombent les magnifiques forêts tropicales que l’association Bale Trek travaille à préserver. Située à 400 km au sud-est d’Addis Abeba, la capitale éthiopienne, la chaîne de montagnes s’étend sur plus de 2 000 km². Il s’agit de la plus importante étendue alpine du continent et un des derniers grands poumons verts du pays.

« Quand j’étais jeune, il n’y avait que de la forêt ici, se désole Ayano en pointant une série de champs à flanc de montagne. Les habitants utilisent le bois des arbres pour se chauffer, cuisiner, construire leurs clôtures ou le vendre au marché de la ville. »

Trek, Marche, Balé, Ethiopie, EthiopiaLes montagnes ressemblent, en effet, à un grand fromage gruyère. Séparées les unes des autres de quelques kilomètres, des clairières viennent trouer la forêt. Elles abritent des habitations isolées, huttes de terre et de paille entourées d’une sommaire clôture de bois, mais surtout des champs et des pâturages. Des familles, que la surpopulation de la vallée pousse à s’établir toujours plus haut dans la montagne, y cultivent de quoi survivre, entraînant peu à peu la disparition de la forêt.

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Un Autrichien de 27 ans tué en Ethiopie lors d’une attaque

Un touriste autrichien de 27 ans a été tué dimanche matin par des braqueurs en Éthiopie, a annoncé lundi le ministère autrichien des Affaires étrangères.

L’homme se trouvait en compagnie de trois concitoyens lors de l’attaque, qui s’est déroulée à près de 570 km de la capitale Addis Abeba, a indiqué le porte-parole du ministère, Martin Weiss, à l’agence de presse autrichienne APA. Ils faisaient partie d’un groupe de dix Autrichiens partis en Ethiopie pour un séjour de rafting sur le Nil.

Ses trois compatriotes n’ont pas été blessés au cours de l’attaque et se trouvent en sécurité, a-t-il précisé. Les auteurs n’ont pour le moment pas été arrêtés. Selon les premier éléments, ils ont surpris les quatre membres du groupe, qui avaient passé la nuit de samedi à dimanche sur les bords du Nil.

Source : RFI, 7 janvier 2013

L’industrie touristique éthiopienne touchée par le meurtre de cinq Européens

Cinq touristes européens ont été tués ce lundi 16 janvier 2011 en Ethiopie dans la région Afar, dans le nord-est du pays. Deux autres étrangers ont été enlevés, ainsi que trois Ethiopiens. Ces touristes étaient de nationalité allemande, autrichienne et hongroise. Deux Belges ont également été blessés. Le groupe de vingt-deux vacanciers se trouvait vers le volcan Erta Alé, une étape classique des circuits dans l’Afar. Cette attaque porte un coup sévère à l’industrie touristique éthiopienne encore balbutiante mais sur laquelle mise le gouvernement pour développer le pays.

Danakil, Somali, Ethiopie, EthiopiaPour l’heure, le tourisme ne représente que 5,5 % du PIB éthiopien. Cinq cent mille touristes ont visité l’Ethiopie en 2010 et d’ici 2020, le pays espère en recevoir le double. L’Ethiopie a plus de quatre-vingts ethnies différentes, une richesse culturelle immense mais aussi une faiblesse politique qui coûte chère au secteur.

En Afar au nord-est du pays, en Ogaden à l’est, en Omo au sud, beaucoup de tribus refusent l’autorité du pouvoir central et se rebellent avec violence. En 2004, un touriste français avait disparu en Afar sans laisser de trace, en 2007 cinq touristes européens y avaient été enlevés.

Voyager dans ces régions devient donc une affaire de têtes brûlées, mais aux portefeuilles bien garnis, car pour voir le désert du Danakil par exemple, il faut louer deux 4×4, un guide, des gardes armés, le tout pour 800 à 1 200 dollars. « Nous avons déjà peu de clients et maintenant nous devons annuler tous nos voyages pour l’Afar car les gens ont peur », explique Omer Tadesse de l’agence de voyage Foot print.

Le gouvernement a l’intention de gagner près de 370 millions de dollars par an grâce au tourisme d’ici 2014 et ne compte pas laisser ces ethnies rebelles l’en empêcher, quitte à user de la force.

Source : RFI, 19 janvier 2012

Le secteur de la faune sauvage pourrait rapporter plus de 2 milliards de dollars à l’Ethiopie

Le secteur de la faune sauvage pourrait rapporter des fonds annuels évalués à plus de 2 milliards de dollars (40 milliards de Birr) à l’Etat éthiopien, estime l’Autorité éthiopienne pour le Développement et la Conservation de la Faune sauvage (EWDCA).

Selon le coordinateur des services au sein de l’Autorité, Cherie Enawgaw, cité vendredi par l’Agence de presse WALTA, les revenus du secteur de la faune sauvage devraient provenir des différents parcs nationaux et des réserves fauniques, dont dispose le pays.

Les recettes provenant du secteur ces dernières années n’ont pas été à la hauteur des attentes, du fait que ce secteur n’a pas fait l’objet de stratégies de développement, a-t-il fait remarquer, soulignant que le nombre de touristes visitant la faune en Ethiopie est très limité par rapport à ceux qui fréquentent les différents sites historiques.

Il a ajouté que l’Autorité est en liaison avec les organismes internationaux en vue de promouvoir et de valoriser ce secteur, source de revenus potentiels.

L’Ethiopie renferme de nombreuses variétés d’oiseaux qui, tel le gypaète, sont réputés pour se laisser facilement approcher car ils n’ont pas été chassés par l’homme à travers l’histoire. Les espèces les plus nombreuses se rencontrent autour des lacs de la vallée du Rift, à 200 km environ au sud d’Addis Abeba : des aigles pêcheurs, des flamants roses, des ibis et des marabouts y vivent.

La faune classique d’Afrique (lions, girafes, éléphants, crocodiles, hippopotames) peuple le parc de la vallée de l’Omo et le parc d’Awash, tous deux propices à des safaris.

De même, le récent recensement de la faune éthiopienne a révélé une croissance de l’ibex avec une population atteignant 740. Le nombre d’ibex walia, l’une des espèces endémiques de l’Ethiopie, se serait multipliée par cinq, passant de 150 à 740 en seulement dix ans.

Source : Aufait Maroc, 24 décembre 2010

L’Ethiopie table sur des recettes touristiques de plus de 370 millions de dollars d’ici 2014

L’Ethiopie table sur des recettes touristiques de plus de 370 millions de dollars d’ici 2014, a précisé le ministère de la Culture et du Tourisme.

Selon la responsable des relations publiques et internationales au département du tourisme, Mme Zinabu Tunu, le nombre de touristes étrangers va afficher une augmentation substantielle au cours des cinq prochaines années pour atteindre plus de 740 000 touristes.

Le développement des infrastructures routières et touristiques et l’augmentation du nombre d’hôtels au cours des cinq prochaines années sont des atouts potentiels qui permettraient d’attirer davantage de touristes étrangers.

De même, les campagnes de promotion touristiques menées par les ambassades éthiopiennes jouent un rôle de premier plan dans l’attrait des touristes pour visiter l’Ethiopie, un pays riche par ses monuments et sa diversité culturelle.

« Actuellement la durée moyenne du séjour des touristes étrangers en Ethiopie est à seulement cinq jours, mais à fin 2014, nous prévoyons de l’augmenter à neuf jours », a-t-elle fait savoir, ajoutant que le ministère prévoit plus de 3 millions de touristes au cours des cinq prochaines années.

L’Ethiopie a, récemment, mis en œuvre une nouvelle stratégie touristique visant à promouvoir la richesse et le potentiel culturel et naturel de l’Ethiopie et à ériger le pays en une destination touristique par excellence en Afrique. Le pays présente un large éventail d’attractions touristiques, qui renvoient à divers centres d’intérêt : paléoanthropologique, historique, naturel et culturel.

Parmi les attractions paléoanthropologiques, on trouve de célèbres hominidés tels que Lucy ou l’Australopithecus Afarensis, l’Ardipithecus Ramidus, le Ramidus-Ramidus-Kadaba, et le Bodoman, qui remontent à 5,8 millions d’années dans l’histoire des origines de l’humanité.

Les stèles d’Axoum font partie des sept sites en Ethiopie classés patrimoine de l’humanité par l’Unesco et le site archéologique s’est considérablement enrichi en 2005 avec la découverte d’une importante nécropole royale, antérieure à l’ère chrétienne. Des tombes avaient déjà été découvertes à Axoum dans les années 70, mais plusieurs avaient été pillées et seule “la tombe de la fausse porte” était ouverte aux visiteurs.

Source : Casafree, 26 novembre 2010

L’Ethiopie vise un million de touristes en 2020

La nouvelle stratégie touristique de l’Ethiopie vise à atteindre un million de touristes en 2020, a annoncé lundi le ministre de la Culture et du tourisme, Mahmoud Drir.

Cette stratégie se propose de promouvoir la richesse et le potentiel culturel et naturel de l’Ethiopie et à ériger le pays en une destination touristique par excellence en Afrique. L’Ethiopie regorge en effet de magnifiques sites pour attirer les touristes dont huit d’entre eux sont classés patrimoines mondiaux de l’UNESCO. « La nouvelle politique va se concentrer sur la diversité culturelle et le patrimoine historique, social et religieux du pays », a expliqué le ministre.

Selon lui, les recettes touristiques de l’Ethiopie sont estimées à 222,2 millions de dollars (3 milliards de birr) durant l’actuel exercice fiscal qui s’est achevé en juillet dernier. L’année budgétaire éthiopienne débute le 12 septembre de chaque année, l’Ethiopie étant le seul pays au monde qui applique le calendrier julien. Ainsi, le nombre de touristes ayant visité le pays au cours de cette année s’élève à 500 000 personnes, soit une hausse de 13,5 % par rapport à l’année écoulée, a-t-il précisé, soulignant que cette performance est due aux différentes activités de promotion touristique menées par le ministère et à l’amélioration des infrastructures touristiques.

« Le développement des infrastructures a significativement contribué à l’expansion de l’industrie du tourisme dans le pays. A cet égard, le gouvernement a accordé une attention particulière au secteur privé si bien que le nombre d’établissements hôteliers et d’agences de voyage ne cesse de s’accroître », a expliqué M. Dirir.

Plusieurs projets sont entrain d’être mis en œuvre en vue de promouvoir l’industrie touristique d’autant que la Banque Mondiale a débloqué en 2009 un octroi à hauteur de 35 millions USD pour relancer le secteur.

Sources : Casafree, 30 août 2010
Agence de Presse Africaine, 31 août 2010

Le tourisme rapporte 177 millions de dollars en neuf mois

Le tourisme a rapporté plus de 177 millions de dollars à l’Ethiopie pendant les neuf derniers mois, a annoncé dimanche le ministère éthiopien de la Culture et du Tourisme.

Zinabu Tunu, directeur chargé des relations publiques et internationales, a ajouté que le revenu du secteur et le nombre des touristes avaient augmenté au cours des 3 dernières années.

Il a rappelé que le ministère de la Culture et du Tourisme mène diverses activités pour stimuler le tourisme du pays, dont des activités de promotion des attractions touristiques et l’amélioration des infrastructures.

L’Ethiopie a participé à des foires touristiques au Japon, en Angleterre, aux Pays-Bas, en Espagne et en Chine, a affirmé Zinabu Tunu.

Source : Xinhua, 3 mai 2010

Le sud de l’Éthiopie s’ouvre de plus en plus au tourisme

Chaque jour, ils sont des dizaines de touristes rosis par le soleil à débarquer à bord de 4×4 poussiéreux dans la cour de l’hôtel d’État Bekele Molla, à Konso. Auparavant, seule cette chaîne d’hôtels d’État fournissait un service de logement et de restauration à peu près correct aux rares voyageurs s’aventurant ici.

Depuis quelques années, le nombre de touristes a tellement augmenté que de nouveaux investisseurs, privés cette fois, ont décidé de prendre le risque : les “lodges” se multiplient dans le pays, particulièrement sur la route des tribus du sud éthiopien, dont certaines vivent encore comme à l’âge de fer.

« La région (…) est en train de se développer. C’est pourquoi on a investi ici à Konso, on pense à l’avenir », explique à l’AFP Freddy Hess, patron d’un tour-opérateur.

Il a investi 4 millions de birr (200 000 euros environ) dans la construction d’un hôtel qui, à terme, doit compter 70 chambres, trois restaurants et un centre de conférence.

« On espère attirer aussi le tourisme d’affaires », souligne-t-il devant les bungalows construits dans les matériaux locaux : pierres brutes et toits de chaume.

« Les statistiques montrent que le nombre de touristes a augmenté dans le sud éthiopien. Au cours des deux dernières années, les touristes ont commencé à combiner la visite du nord historique de l’Éthiopie, avec la visite du sud », ajoute M. Hess.

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L’Ethiopie souhaite attirer davantage de touristes russes

La représentation diplomatique éthiopienne à Moscou entend accroître de de 2 000 à 5 000 le nombre de touristes russes qui visiteront l’Ethiopie dans les années à venir, a annoncé lundi à APA, Amha Hailegeorgis, le troisième secrétaire de l’ambassade d’Ethiopie à Moscou.

Dans le but de réaliser cet objectif à court terme, la chancellerie éthiopienne a mis en place un “club éthiopien”, qui comprend plus de 30 voyagistes locaux, a précisé Amha Hailegeorgis.

Le gouvernement éthiopien a débloqué des fonds pour financer les déplacements de la presse, a-t-il indiqué.

« Actuellement, plus de 30 voyagistes russes ont manifesté de l’intérêt pour promouvoir l’Ethiopie sur le marché russe du tourisme. Le club éthiopien a déjà enregistré l’adhésion de dix membres », a précisé M. Hailegeorgis.

Il a ajouté que le nombre de touristes russes qui visitent l’Ethiopie chaque année est d’environ 2 000 individus tout en espérant que ce nombre atteindra 5 000 touristes dans les années à venir.

« Par comparaison à d’autres pays africains qui bénéficient d’une forte promotion sur le marché russe du tourisme, le Kenya compte 3 000 visiteurs russes et l’Afrique du Sud environ 5 000, y compris les voyages d’affaires », a estimé Marina Katkova, la directrice générale de l’agence de voyages Kilimandjaro.

Par ailleurs, Mme Katkova a souligné que l’Ethiopie doit, de son côté, promouvoir son tourisme pour stimuler la demande. Cette année, l’agence Kilimandjaro a déjà organisé plusieurs excursions en vue de promouvoir les destinations africaines, ce qui est bien inhabituel pour l’Afrique.

« Les potentialités de ce pays en matière de tourisme sont énormes, parce qu’il a de nombreuses attractions. En plus, la plupart de la population sont des chrétiens orthodoxes, c’est un aspect que nous avons en commun », a renchérit Mme Katkova.

L’ambassade d’Ethiopie à Moscou, de concert avec la direction éthiopienne du tourisme, a déjà confirmé sa participation au salon international du tourisme de Moscou-MITT en 2010, avec un grand stand et 12 exposants.

Source : Agence de Presse Africaine, 28 décembre 2009

La Banque mondiale accorde à l’Ethiopie 35 millions de dollars pour le développement du tourisme

La banque a déclaré que le crédit a été accordé pour permettre au tourisme de contribuer au développement global tout en préservant et renforçant les actifs social, culturel et environnemental.

« Le secteur du tourisme éthiopien, qui représente environ 15 % des recettes en devises, représente la troisième source de recettes d’exportation et a un potentiel de croissance important », a déclaré la banque.

Depuis 2005, le gouvernement a accordé une attention accrue pour le secteur et aspire à faire de l’Ethiopie l’une des 10 premières destinations touristiques d’Afrique d’ici l’an 2020, précise la banque.

L’objectif du projet de développement durable du tourisme est d’améliorer la qualité et la variété des produits et services touristiques dans des destinations de manière à augmenter le volume du tourisme, les recettes en devises et l’emploi. Le projet sera mis en œuvre par le Ministère de la Culture et du Tourisme, sur une période de cinq ans.

Source : Réussir, 3 juillet 2009

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