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Diré Dawa
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Diré Dawa

(Autre nom : Diré Daoua)

Diré Dawa (9°36’N, 41°52’E) est une “ville-région” qui se situe à 1 220 m d’altitude et à 455 km à l’est d’Addis Abeba. Elle doit sa création au chemin de fer djibouto-éthiopien et est devenue, après seulement un peu plus d’un siècle d’existence, la deuxième ville la plus peuplée d’Ethiopie.

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L’oued Detachu, large rivière asséchée qui traverse la ville, peut devenir meurtrière à la saison des pluies. Régulièrement, alors que le soleil brille de tout son éclat, des trombes d’eau dévalent des montagnes, s’engouffrent dans le lit du cours d’eau et innondent l’oued en un clin d’oeil, emportant et noyant les malheureux pris au piège. Les victimes, enfants ou adultes, sont nombreuses et les dégâts matériels considérables.

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POINTS D’INTÉRÊT

Contrairement à la plupart des villes éthiopiennes, Diré Dawa est bâtie sur un plan d’urbanisme harmonieux. La ville s’étend de part et d’autre de l’oued Detachu, en deux parties aux influences architecturales marquées.

Diré Dawa, Diré Daoua, Ethiopie, EthiopiaAu nord et à l’est, la ville moderne, ou “Kezira”, a été dessinée par les ingénieurs du chemin de fer. La gare et ses ateliers trônent en lisière d’une vaste place d’où rayonnent de larges avenues bordées de jacarandas, de lauriers et de flamboyants. De part et d’autre sont érigées de belles demeures en pierre de plusieurs étages, autrefois occupées par les ingénieurs du chemin de fer, des notables éthiopiens et par de puissants marchands arméniens, grecs ou indiens, qui délaissèrent Harar pour cette ville moderne où ils transférèrent leur commerce. C’est ici que fut érigée l’église orthodoxe de la Sainte-Trinité, symbole de la richesse de la communauté grecque, qui trône dans une large cour plantée de citronniers. Occupant une belle demeure, l’Alliance française est toujours très active. Son école a été longtemps le passage obligé des futurs cheminots.

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Le train : Le poumon de Diré Dawa

La construction du chemin de fer djibouto-éthiopien fut jalonnée de péripéties et d’intrigues et fut une pomme de discorde entre les puissances coloniales qui se disputaient la domination de la corne de l’Afrique, l’empereur Ménélik II qui prônait l’indépendance du pays et les tribus somali qui voyaient dans ce monstre d’acier une menace pour le transport caravanier.

Le projet d’une ligne ferroviaire reliant la petite république portuaire de Djibouti aux collines d’Entoto qui surplombent Addis Abeba, germa dans l’imagination d’un ingénieur suisse, Alfred Ilg, futur conseiller technique, puis ministre des Affaires étrangères de l’empereur Ménélik II.

Le rail devait devenir le symbole de la modernité occidentale sur lequel l’empereur souhaitait bâtir son empire. Il devait remédier au trop lent et périlleux transport caravanier, stimuler l’exportation des peaux et du café et encourager l’importation d’armes et de biens manufacturés dans l’empire.

Convoitant le soutien technique et financier de la France, l’empereur sollicita, sans succès, les autorités françaises. Ménélik dut se résoudre à accorder, en mars 1894, la concession du chemin de fer à une compagnie privée, la Compagnie Impériale de Chemins de Fers Ethiopiens, fondée par Ilg en association avec un commerçant français, Léon Chefneux.

Trois tronçons étaient prévus : de Djibouti à la très commerciale ville de Harar ; de Harar aux collines d’Entoto ; d’Entoto aux rives du Nil blanc. Cependant, la construction du premier tronçon, dans les montagnes escarpées d’Ahmar, exigeait des travaux colossaux et trop coûteux.

L’empereur accepta de modifier le tracé de Djibouti à Diré Dawa qui, à l’époque, n’était qu’un point de passage à l’orée du désert somali et des contreforts verdoyants du plateau abyssin.

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Le trajet en train d’Addis Abeba à Diré Dawa

Hormis les nombreux commerçants éthiopiens et djiboutiens, seuls quelques rares voyageurs étrangers en quête d’aventure se hasardent dans cette odyssée. A l’aube précédant leur départ, les voyageurs de 2ème et 3ème classes attendent l’ouverture du guichet de la gare d’Addis Abeba, qui trône majestueusement au bas de Churchill Avenue.

Le jour du départ, les passagers arrivent dans la fraîcheur vive de l’aube, le visage et les épaules enveloppés dans le traditionnel chamma blanc et attendent, armés de patience, accroupis sur l’unique quai jonché de marchandises, de valises et de cartons défoncés, l’entrée en gare du monorail.

Le départ est annoncé pour six heures, mais rien ne s’ébranle à l’heure annoncée. Sans renâcler, les passagers attendent parfois plus de dix heures avant de grimper dans les wagons.

Une fois le train en gare, les voyageurs, enfants sur le dos et paquets sous le bras, jouent des coudes et s’engouffrent dans le train. Certains wagons de 3ème classe n’ont plus de sièges et les passagers s’agglutinent tant bien que mal à même le plancher. Les passagers qui désirent voyager en première classe n’ont aucune peine à se procurer des billets. Il suffit de se rendre au guichet le jour précédant le départ. Son coût, bien que modique pour une bourse occidentale, est nettement supérieur au billet de 2ème et 3ème classes ; il n’est accessible que pour les citoyens les plus fortunés et les touristes. Ces derniers tuent le temps jusqu’à l’heure du départ au Club des Cheminots, situé à côté de la gare. Il abrite le buffet de la gare, une des meilleures tables de la capitale, où chacun s’empresse de déguster un bon repas.

En première classe, les passagers jouissent d’un confort très relatif ; des boissons gazeuses sont en vente, les sièges sont moins défoncés qu’en deuxième classe ; toutefois, les toilettes souillées empestent et durant la nuit les wagons sont plongés dans le soir.

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Addis Abeba – Diré Dawa : Un chemin de fer mythique et vétuste

« Cela fait 106 ans que cette entreprise est en activité ». Le patron de la compagnie de chemin de fer éthio-djiboutienne pèse ses mots quand il raconte l’histoire de la société. « C’est seulement quand les Italiens sont venus dans les années 30 que la route éthiopienne a été construite –pour leur bénéfice-, mais avant cela le chemin de fer était le seul moyen de communication vers le monde extérieur… ». Elle reste toujours d’une grande importance économique pour le pays. Les rails ont mal vieilli (un partenariat international futur doit permettre leur modernisation), mais la compagnie est toujours là, et continue à transporter les Ethiopiens d’Addis à Dire Dawa. Vingt arrêts. Une fin d’après-midi, une soirée, une nuit.

Le carnet de voyage de notre envoyé spécial.

15h00. Gare d’Addis Abeba. Le train ne doit partir que dans une heure trente, mais les passagers commencent à arriver. Une trentaine de voyageurs sont installés sous les arches de la gare. Une jeune femme porte son enfant dans le dos. Une femme plus âgée, drapée dans des voiles noir et blanc s’est assise sur le rebord d’un massif de fleurs. Les sacs de voyage sont méthodiquement alignés le long du mur de la gare. Le panneau « Guichet billets » est libellé en français et en amharique. « Tous les gens qui travaillent ici parlent français » explique de façon très posée un cheminot à petite moustache. Il est venu acheter un billet pour un membre de sa famille et parle au guichetier en mêlant les deux langues. Trois types de billets : 1ère classe, 75 birrs ; 2ème classe, 55 birrs ; 3ème classe, 41 birrs. Une fois l’argent donné, on se fait enregistrer au guichet d’à côté dans un grand cahier.

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Diré Dawa – Djibouti : L’idylle ?

Principale destination touristique des estivants djiboutiens, la ville de Diré Dawa pourrait devenir aussi celle dans la quelle les opérateurs économiques de la place de Djibouti pourraient investir et profiter de la croissance éthiopienne. C’est le thème des discussions entre les hommes d’affaires djiboutiens et éthiopiens réunis à la chambre de commerce le temps d’un forum.

Un forum axé sur les opportunités d’investissements à Diré Dawa s’est ouvert hier à la Chambre de Commerce de Djibouti où ont pris part côte à côte une délégation éthiopienne conduite par l’Ambassadeur de la République Fédérale et Démocratique d’Ethiopie, M. Shemsudin Ahmed Robleh, et une délégation d’hommes d’affaires djiboutiens menée par le Président de la Chambre de Commerce de Djibouti, M. Said Omar Moussa.

Principale initiatrice de ce forum en collaboration avec la CCD, l’Administration Provisoire de Diré Dawa vise à attirer par le biais de cette rencontre les investissements des opérateurs économiques du secteur privé djiboutien dans la ville de Diré Dawa. Le Maire de d’Administration Provisoire de Diré Dawa, M. Abdoulaziz Mohamed, et son équipe ont présenté les principaux secteurs économiques représentant des opportunités d’investissements pour les hommes d’affaires djiboutiens comme l’agriculture, avec l’élevage et la culture maraîchère, la santé, l’éducation, l’industrie avec l’agro-alimentaire et l’industrie minière, l’hôtellerie, le transport et enfin le tourisme. Pour le président de la CCD, l’interdépendance des économies djiboutienne et éthiopienne en matière de commerce est imminente, « Ce n’est un secret pour personne, l’Ethiopie est notre 1er partenaire économique, et ce en grande partie grâce aux échanges commerciaux que nous entretenons avec Diré Dawa et sa région » a-t-il déclaré lors de ce forum. Mais d’un autre côté, M. Said Omar Moussa en sa qualité de porte-parole des commerçants djiboutiens a ajouté « qu’il est un fait certain que les djiboutiens seront encore plus enclins à investir davantage en Ethiopie et plus précisément dans la région de Diré Dawa lorsqu’ils verront résolus à jamais les problèmes actuels qui se posent à eux dans les relations d’affaires avec leurs partenaires éthiopiens, notamment dans l’importation du khat, des fruits et des légumes. »

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Diré Dawa : Des inondations instantanées endommagent des habitations

Des inondations provoquées par de fortes pluies, ont endommagées plusieurs habitations dans la ville de Diré Dawa située à 515 km de la capitale de l’Ethiopie.

Les inondations ont fortement touché les secteurs de Ketema, Dechtu et Addis mais sans faire de victime. Le fortes pluies ont martelé tout le secteur pendant au moins 3 heures et en pleine nuit. Les services de polices ont déclenché les alarmes afin de réveiller et d’évacuer tous les habitants. Un barrage a cédé sous la pression de l’eau qui a par la suite envahi le secteur de Decahtu.

Les services météorologiques sont pessimistes et prévoient encore de fortes pluies pendant les dix prochains jours.

C’est la deuxième fois que la ville de Diré Dawa subit des inondations en 1 an. En août, au moins 250 personnes sont mortes et presque 10 000 ont été forcées d’abandonner leurs maisons, quelques 5 524 personnes vivent toujours dans des tentes dans la région.

Source : Météo World, 13 avril 2007

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