L’Ethiopie déterminée à réduire drastiquement le taux de mortalité maternelle et infantile
L’Ethiopie est déterminée à réduire drastiquement le taux de mortalité maternelle et infantile au cours des cinq prochaines années, a annoncé le ministère de la Santé.
Le pays prévoit de réduire le taux de mortalité maternelle de 590 à 276 pour 100 000 en 2014, précise le département de la santé, rappelant que l’Ethiopie a réussi à baisser le taux de mortalité maternelle de 870 pour 100 000 en 2005 à 590 pour 100 000 actuellement.
L’Ethiopie se trouve dans une meilleure phase de la santé maternelle par rapport aux pays subsahariens où la mortalité maternelle est de 620 pour 100 000.
Quant au taux de mortalité infantile, il sera réduit de 101 à 68 ‰ durant les cinq prochaines années, estime le ministère.
Pour parvenir à cet objectif, le ministère de la santé va assurer la formation de 3 000 professionnels de la santé au cours des cinq prochaines années et plusieurs médecins.
Plus de 1 000 médecins devront décrocher leur diplôme chaque année à compter de cette année, ce qui permettra d’augmenter de 5 fois leur nombre. De même, un total de 600 centres de santé sera construit prochainement, ce qui portera leur nombre à 3 200. Ils seront équipés du matériel moderne pour leur permettre de contribuer à la réduction du taux de mortalité maternelle et infantile, souligne le ministère.
L’Ethiopie, un des pays les plus pauvres du monde, est classée au 27ème rang des taux de mortalité maternelle et infantile les plus élevés par l’UNICEF (119/1 000 décès des moins de cinq ans), même si elle a fait baisser ce taux de 40 % depuis 1990.
En 2007, 381 000 enfants de moins de cinq ans sont morts, dont 120 000 au cours du premier mois tandis que 26 000 femmes meurent annuellement suite à des grossesses, indique l’Unicef, précisant que plus de 300 nouveaux nés décèdent chaque jour en Ethiopie, la plupart de causes que l’on peut prévenir.
Selon l’Unicef, en Afrique environ un million de bébés meurent chaque année à la naissance, un demi-million décèdent au cours de leur première journée, et un million de plus meurent avant un mois.
Dans le monde, 500 000 femmes décèdent chaque année en donnant la vie, et la majorité d’entre elles sur le continent africain. Si aucune action n’est entreprise, dans les dix années à venir ce sont 2,5 millions de décès qui seront imputables à la mortalité maternelle et autant à la mortalité infantile. Sans solutions, 49 millions de femmes souffriront d’un handicap post-partum.
Source : Casafree, 24 janvier 2011
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En dépit des pluies torrentielles du mois d’avril, des dizaines de milliers d’enfants de bergers sont toujours confrontés à la mort, dans l’une des régions les plus inhospitalières du monde.