Archives de la catégorie 'La Jeunesse'

L’Ethiopie déterminée à réduire drastiquement le taux de mortalité maternelle et infantile

L’Ethiopie est déterminée à réduire drastiquement le taux de mortalité maternelle et infantile au cours des cinq prochaines années, a annoncé le ministère de la Santé.

Ethiopie, Ethiopia, Femme, EnfantLe pays prévoit de réduire le taux de mortalité maternelle de 590 à 276 pour 100 000 en 2014, précise le département de la santé, rappelant que l’Ethiopie a réussi à baisser le taux de mortalité maternelle de 870 pour 100 000 en 2005 à 590 pour 100 000 actuellement.

L’Ethiopie se trouve dans une meilleure phase de la santé maternelle par rapport aux pays subsahariens où la mortalité maternelle est de 620 pour 100 000.

Quant au taux de mortalité infantile, il sera réduit de 101 à 68 ‰ durant les cinq prochaines années, estime le ministère.

Pour parvenir à cet objectif, le ministère de la santé va assurer la formation de 3 000 professionnels de la santé au cours des cinq prochaines années et plusieurs médecins.

Plus de 1 000 médecins devront décrocher leur diplôme chaque année à compter de cette année, ce qui permettra d’augmenter de 5 fois leur nombre. De même, un total de 600 centres de santé sera construit prochainement, ce qui portera leur nombre à 3 200. Ils seront équipés du matériel moderne pour leur permettre de contribuer à la réduction du taux de mortalité maternelle et infantile, souligne le ministère.

L’Ethiopie, un des pays les plus pauvres du monde, est classée au 27ème rang des taux de mortalité maternelle et infantile les plus élevés par l’UNICEF (119/1 000 décès des moins de cinq ans), même si elle a fait baisser ce taux de 40 % depuis 1990.

En 2007, 381 000 enfants de moins de cinq ans sont morts, dont 120 000 au cours du premier mois tandis que 26 000 femmes meurent annuellement suite à des grossesses, indique l’Unicef, précisant que plus de 300 nouveaux nés décèdent chaque jour en Ethiopie, la plupart de causes que l’on peut prévenir.

Selon l’Unicef, en Afrique environ un million de bébés meurent chaque année à la naissance, un demi-million décèdent au cours de leur première journée, et un million de plus meurent avant un mois.

Dans le monde, 500 000 femmes décèdent chaque année en donnant la vie, et la majorité d’entre elles sur le continent africain. Si aucune action n’est entreprise, dans les dix années à venir ce sont 2,5 millions de décès qui seront imputables à la mortalité maternelle et autant à la mortalité infantile. Sans solutions, 49 millions de femmes souffriront d’un handicap post-partum.

Source : Casafree, 24 janvier 2011

Éveiller l’espoir dans le nord de l’Éthiopie en gardant les adolescentes à l’école

par Abraham Gelaw

Un récit sur la façon dont le Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA) permet de garder les jeunes filles à l’école en Éthiopie.

Le jour où elle devait recevoir son diplôme au projet Berhane Hewan, Yideneku Chanie s’est levée particulièrement tôt. Après avoir assisté pendant 18 mois aux classes, elle s’est vu remettre un certificat et une brebis pleine pour avoir achevé avec succès son éducation.

« J’aime tellement Berhane Hewan. Il m’a évité d’être donnée en mariage », dit Yideneku, âgée de 12 ans, un éclair illuminant ses yeux noirs. Autour d’elle, des centaines de filles et leurs familles remplissaient la grande cour en terre de l’Association du quartier Mosobo (Mosobo Kebele), parlant avec animation de la cérémonie de remise des prix à laquelle elles venaient d’assister.

Terme amharique qui signifie “lumière du soir”, Berhane Hewan a pour fonction de dispenser aux adolescentes des zones rurales les connaissances, aptitudes et ressources dont elles ont besoin pour éviter un mariage précoce, en prêtant un soutien additionnel aux filles déjà mariées. Le projet est financé par l’UNFPA, Fonds des Nations Unies pour la population, par l’entremise de la Fondation Nike, avec l’appui technique du Population Council. Le Ministère de la jeunesse et des sports et le Bureau de la jeunesse et des sports de la région Amhara exécutent le projet.

Le projet a été mis au point à la suite de consultations approfondies avec la communauté locale de Mosobo, quartier (kebele) de Yilimana Densa, agglomération située à une quarantaine de kilomètres au nord de Bahir Dar, capitale de la région Amhara. Il incorpore des enseignements tirés de programmes antérieurs pour mettre fin aux mariages précoces et offre aux familles des possibilités de stopper la pratique.

En Éthiopie, on compte 850 décès maternels pour 100 000 naissances vivantes. Le mariage précoce a un immense impact sur les femmes et les familles dans le monde entier. Sans parler d’un certain nombre de problèmes de santé liés au mariage précoce, comme les fistules ou les décès maternels, les filles mariées dès l’enfance sont très généralement privées d’une éducation et donc condamnées à dépendre toute leur vie de leur mari et de la famille de celui-ci.

« La pratique traditionnelle du mariage précoce est l’un des principaux facteurs qui ont contribué à la situation effrayante des femmes éthiopiennes en matière de santé procréative », a déclaré Ayalew Gobezie, Président de l’État régional Amhara, dans son allocution devant la communauté.

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Un projet de reforestation qui vise aussi l’autonomisation de la jeunesse

De retour dans son Éthiopie natale après un long séjour à l’étranger, M. Gashaw Tahir contemple, atterré, le niveau de dégradation des sols et l’effet du déboisement sur le climat et sur la vie quotidienne des membres de sa collectivité, qui tirent leur subsistance surtout de l’agriculture.

« Autrefois, on ne pouvait pas voir le ciel » tant la forêt était dense, dit-il, mais maintenant le paysage est devenu rocheux. Quand il était enfant, une douzaine de rivières coulaient aux alentours de sa ville natale. « Il en reste peut-être une ou deux aujourd’hui. C’est épouvantable. » En outre, la faune se fait rare, les températures moyennes ont nettement augmenté, et cela contribue à des poussées de paludisme. « De nos jours, cette maladie cause plus de décès que le sida. »

La solution est de reboiser la montagne. Mais M. Tahir a décidé que son projet de réhabilitation écologique devait aussi profiter à sa collectivité accablée de difficultés économiques et permettre aux jeunes de découvrir leur potentiel et d’en tirer parti. En recrutant des jeunes des communautés tant musulmane que chrétienne pour planter les pousses d’arbres, M. Tahir voulait aussi promouvoir la coexistence des religions tout en donnant aux jeunes la possibilité de gagner de l’argent pour acheter des vêtements et des manuels scolaires.

M. Tahir a demandé d’abord au conseil municipal de lui céder un hectare de terrain ; puis il a embauché 450 enfants pour une période de deux à cinq mois au cours de laquelle ils ont collecté de l’engrais pour le mélanger au sol épuisé avant d’y planter les jeunes pousses qu’il avait fait démarrer à temps pour la saison des pluies d’été.

Le projet, connu sous le nom de Greenland Development Foundation, s’est développé à vive allure tandis que M. Tahir ajoutait des terres et employait toujours plus de jeunes travailleurs. À ce jour, M. Tahir et ses équipes ont planté plus d’un million d’arbres et la couverture médiatique dont ils ont fait l’objet a inspiré le lancement de plusieurs projets semblables dans d’autres régions de l’Éthiopie.

Le gouvernement éthiopien a reconnu M. Tahir comme un « héros vert national », mais celui-ci affirme que son rôle le plus important consiste simplement à « servir de modèle ». M. Tahir prévoit d’élargir encore ce projet maintenant que près de 4 500 nouveaux hectares lui ont été octroyés. Il a l’intention d’embaucher jusqu’à un millier de jeunes pour planter des arbres fruitiers, tels des orangers, des papayers et des manguiers.

Outre le fait que ces arbres fruitiers serviront à contrer l’érosion du sol, ils fourniront de la nourriture et des revenus supplémentaires à la population. Dans un pays qui continue à faire face à l’insécurité alimentaire, dit M. Tahir, ces arbres seront plus durables parce que la population sera réticente à les couper pour vendre leur bois afin d’acheter à manger.

« Ma devise est que je veux que l’Afrique soit verte de nouveau, non seulement en plantant des arbres, mais aussi des arbres fruitiers qui seront durables et qui amélioreront la vie des gens », explique M. Tahir. « Les gens en prendront soin parce qu’ils leur rapporteront de l’argent, et cela sera bénéfique à l’environnement. Les arbres serviront deux objectifs. »

M. Tahir a aussi établi un centre de recherche agricole où les jeunes et leurs parents peuvent apprendre les techniques modernes et les meilleures pratiques. D’après M. Tahir, environ 80 % des membres de sa collectivité travaillent dans les champs. Mais un grand nombre d’entre eux ne produisent même pas assez pour se nourrir.

Le centre de recherche fournit des semences hybrides et enseigne des techniques modernes pour les cultures traditionnelles, tel le sésame, ainsi que pour des cultures nouvelles, comme le coton et le maïs. « Maintenant, ils peuvent faire ce qui leur convient le mieux », dit M. Tahir. « Ils n’ont plus à se demander quelle culture donnera le meilleur rendement ou quand planter leurs champs. » Quelque 800 jeunes tirent profit du centre de recherche, de même que plusieurs centaines de leurs parents.

M. Tahir souligne que depuis son retour en Éthiopie et le lancement de la Greenland Development Foundation en 2006, il a déjà constaté des changements positifs au plan de l’environnement, tel un renouveau des pâturages et des zones d’ombrage, de même qu’une baisse des températures moyennes.

Les Éthiopiens sont aujourd’hui conscients des enjeux écologiques, qui ont des conséquences sur leur économie et sur la qualité de leur vie. La prochaine étape pour eux est d’avoir la volonté d’agir, affirme M. Tahir, et il est heureux de pouvoir leur donner l’exemple. « Ces jeunes gens, quand je leur donne du travail, quand je leur donne de l’espoir, quand ils gagnent de l’argent, ils ont la possibilité d’être autonomes. Et cela, ils le comprennent bien. »

Source : America.gov, 4 janvier 2010

L’Ethiopie lance le Parlement des enfants

Le gouvernement éthiopien a lancé dimanche le Parlement des enfants, une institution dont l’objectif est de promouvoir leurs droits, dans le cadre d’une initiative mondiale.

Le Parlement des enfants a été lancé en vue de participer aux affaires environnementales et économiques du pays et de promouvoir leur rôle dans la société.

Le porte-parole de l’administration de la ville d’Addis Abeba, Atsede Assefa, a déclaré que le lancement du Parlement contribuera à la sauvegarde des droits des enfants et leur donnera de nombreuses occasions pour faire entendre leur voix dans divers domaines.

Elle a promis le soutien financier et technique au Parlement qui a élu son président et vice-président ainsi que son secrétaire, pour l’aider à atteindre ses objectifs.

Les enfants issus de différentes écoles et instituts se réuniront deux fois par an afin de discuter des questions liées à leurs droits et leur rôle dans la société.

Jusqu’ici, des parlements similaires ont été installés dans 9 régions de l’Éthiopie ainsi que dans l’administration de la ville de Diré Dawa.

L’Éthiopie est un des rares pays africains à établir des Parlements des enfants dans le cadre de l’initiative mondiale. Environ 15 % de la population éthiopienne, estimée à 77 millions d’habitants, sont des enfants.

Source : Agence de Presse Africaine, 28 décembre 2009

Sauver les enfants tant qu’il est temps

Ted Chaiban, représentant de l’Unicef en Ethiopie, présente le réseau d’agents de santé mis en place avec le gouvernement et les ONG partenaires pour déceler la malnutrition avant que l’enfant ne tombe dans la phase aiguë sévère.

Comment se caractérise la sécheresse qui frappe actuellement la Corne de l’Afrique ?

La région manque de pluies depuis dix-huit mois. Les précipitations de février-mars n’ont pas été bonnes, celles de l’été sont arrivées en retard : tout cela a affecté les récoltes, qui pour l’année 2009 seront au-dessous de la moyenne. 500 000 enfants de moins de cinq ans sont en état de malnutrition aiguë sévère dans la Corne de l’Afrique. 270 000 rien que pour l’Ethiopie. La situation de certaines familles est chaque année très fragile : certaines ont moins d’un hectare à cultiver (d’autres n’en ont pas du tout), c’est insuffisant pour vivre, et quand les pluies sont mauvaises on ne peut même pas vendre sa force de travail chez le voisin. Ces familles sont dépendantes de l’aide humanitaire.

Existe-t-il une réponse organisée pour y faire face ?

Depuis 2008, 32 000 agents de santé communautaires sont déployés dans les villages. Ils ont été formés sur la malnutrition aiguë sévère et se sont déployés en 2009 sur plus de 3 200 sites. La moitié de leurs temps est consacrée au porte à porte, afin d’identifier les personnes vulnérables auxquelles ils donnent des conseils de nutrition. Ils peuvent recommander aux mères de se rendre au poste de santé le plus proche pour être renseignées sur le statut nutritionnel de leurs enfants. Des aliments thérapeutiques comme le Plumpy’nut sont distribués. En cas de complications, l’enfant doit être pris en charge plus loin, en centre de santé, mais ce ne sont que 3 à 4 % des cas de figure : le réseau d’agents de santé payés par le gouvernement permet la plupart du temps de détecter les enfants en danger avant les complications. C’est très efficace. Cependant nous manquons de moyens. Les 2 800 tonnes de Plumpy nut que nous avons prépositionnées dans le pays en 2009 seront épuisés d’ici la fin de l’année. L’UNICEF Ethiopie a évalué à 33 millions de $ la somme nécessaire pour répondre aux besoins de santé et de protection des enfants d’ici juin 2010, dont 19 millions pour la nutrition. Le Programme Alimentaire Mondial distribue des rations alimentaires en amont, pour que les familles arrivent à s’en sortir : lui aussi manque de ressources.

Ce système permet-il de couvrir tout le territoire ?

Nous ne sommes pas freinés par des problèmes d’insécurité. Mais nous discutons avec le gouvernement pour que l’accès aux services soit le même dans la zone somalienne de l’Ethiopie que dans le reste du pays. Lutter contre la malnutrition, tout comme vacciner, prévenir le paludisme, fournir de l’eau potable, sont là-bas plus difficiles. Le gouvernement éthiopien est fortement mobilisé auprès de sa population et, après quelques réticences, travaille maintenant activement avec les ONG partenaires, notamment pour de l’appui technique.

Y a-t-il une réflexion de long terme pour éviter que, chaque année, la survie des enfants ne soit menacée par les aléas climatiques ?

L’Ethiopie connaît une croissance de près de 10 % sur les dix dernières années (PNB de 250 $ par habitant en 2009). On partait de si bas qu’il y a encore du chemin à faire pour que la population soit en sécurité. L’agriculture doit être plus performante, il faut diversifier l’économie. Il y a des discussions avec le gouvernement, notamment sur un programme de réduction de la pauvreté, pour mettre les enfants à l’abri de la malnutrition de façon durable. Pour répondre aux crises nutritionnelles récurrentes du pays, l’UNICEF est notamment en discussion avec le gouvernement pour mettre en œuvre un système de surveillance nutritionnelle, qui viendrait compléter le système existant qui permet déjà de suivre la production agricole et l’état des pluies. L’enjeu est de disposer d’un système d’alerte d’urgence qui soit opérationnel et partagé.

Source : UNICEF, 5 novembre 2009

Un nouveau programme de “radio réalité” touche les jeunes

Yehualshet Getu, 22 ans, se rafraîchit fébrilement et change de vêtements : aujourd’hui est un grand jour. « J’ai mon premier rendez-vous avec une fille ! Je la connais depuis longtemps, à l’école », dit-il à son meilleur ami. « Après lui avoir parlé pendant un moment, je l’embrasserai ».

La jeune fille qu’il doit retrouver, Elizabeth Denberu, 20 ans, est aussi fébrile que lui, essayant de choisir quelle robe elle va porter pour son grand rendez-vous nocturne. « J’ai hâte d’entendre ce qu’il va me dire », dit-elle à sa meilleure amie. « Aujourd’hui, on va discuter et rigoler, mais je ne veux rien d’autre de plus ».

Ces conversations, ainsi que, plus tard, le rendez-vous, sont enregistrés et diffusés chaque semaine sur une radio locale éthiopienne, Sheger FM, lors d’un nouveau programme de 30 minutes destiné aux jeunes et intitulé Dagu Addis.

Lors de leur rendez-vous, Yehualshet et Elizabeth jouent le jeu de la séduction mais finissent par être en désaccord sur un point – s’ils doivent ou non s’embrasser à la fin de la soirée. Elizabeth refuse catégoriquement et le laisse en plan.

L’idée est d’encourager les jeunes à discuter des questions liées à la sexualité, la santé de la reproduction, la pression des pairs et le VIH/SIDA dans une culture où parler de tels sujets est généralement tabou.

« Notre cible principale est la catégorie des jeunes âgés entre 15 et 20 ans », a expliqué Liqu Teshome, chargé de communication pour le changement de comportement auprès de l’AIDS resource centre (Centre de ressources sur le Sida), une organisation non gouvernementale locale. « Ce groupe se trouve dans la catégorie de population la plus exposée au risque VIH/SIDA ».

Selon une étude du Federal HIV/AIDS prevention and control office (Bureau fédéral de prévention et de lutte contre le VIH/SIDA), publiée en mars 2008, les jeunes, et tout particulièrement les jeunes filles célibataires sexuellement actives, courent un grand risque d’infection au VIH en Ethiopie.

L’étude a également révélé que parmi les jeunes âgés entre 15 et 24 ans, seuls un garçon sur trois et une fille sur cinq possédaient des connaissances complètes sur l’épidémie. « On devrait délivrer un message de qualité à ce groupe. Le principal but de notre programme radio est de retarder le moment de leur première expérience sexuelle », a expliqué M. Teshome.

« Dans notre culture, il n’y a pas tellement de liberté de discussion au sein de la famille », a dit Gashaw Mengistu, coordinateur de l’AIDS resource centre. « Les [jeunes] apprennent la plupart des choses par leurs amis et ce qu’ils entendent peut ne pas être vrai ; si nous leur parlons à cet âge-là, ils ne feront pas de grosses erreurs ».

Une enquête nationale démographique et sanitaire menée en 2005 a montré que 16 % des filles et deux % des garçons étaient déjà sexuellement actifs à 15 ans.

UN FORUM POUR PARLER LIBREMENT

Pour attirer l’attention des jeunes et maintenir l’intérêt du programme radio, les producteurs utilisent un mélange de radio réalité, de discussions de groupe entre auditeurs, de témoignages personnels et de jeux.

Abraham Gizaw, âgé d’une vingtaine d’années, est un auditeur assidu qui a aussi participé aux discussions : pour lui, le caractère unique de ce programme permet de continuer à capter l’attention des jeunes.

« Sa liberté de dialogue avec les jeunes différencie [ce programme] des autres émissions radios », a-t-il dit. « Ce [programme] donne un large espace aux jeunes pour parler librement de leurs amis, de leurs relations sexuelles et amoureuses ».

« Il n’y a rien dont on ne puisse parler dans [l’émission] Dagu Addis », a dit Fasil Gebreyohannes, le producteur du programme. « Si nous travaillons dur et que nous continuons ainsi, cela aura un impact important ».

La radio Sheger FM diffuse à Addis Abeba, la capitale éthiopienne, et dans ses environs, touchant une audience d’environ cinq millions de personnes.

Source : IRIN, 4 février 2009

Baisse spectaculaire de la mortalité des enfants atteints du Sida en Ethiopie

Le taux de mortalité chez les enfants atteints du Sida en Ethiopie est passé de 25 % en 2004 à 1 % en 2008, a déclaré à la PANA à Paris un responsable de l’ONG internationale Haddassah, Béatrice Birnbaum.

« Sous la direction du Professeur Engelhard du département de Pédiatrie et de lutte contre le Sida de l’hôpital Haddassah à Jérusalem, sur la base de son expérience avec les enfants israéliens, un programme avait démarré en 2004 en faveur des enfants d’Ethiopie », a indiqué Mme Birnbaum, directrice de Développement pour l’Europe de Haddassah, une ONG qui revendique 300 000 membres.

Dans deux orphelinats créés près d’Addis Abeba par la religieuse Mère Teresa, l’équipe de l’hôpital Haddassah de Jérusalem assure la prise en charge d’enfants éthiopiens atteints du SIDA suivant une stratégie dite “ART-Joy-Love”, qui associe traitement et accompagnement affectif pour les jeunes malades.

« Dès le début de 2005, et pendant un an et demi, plus de 170 orphelins ont été traités à l’orphelinat d’Asco. En 2006, le programme s’est étendu à l’orphelinat de Debré Markos avec un total de plus de 200 orphelins traités pour les deux orphelinats », a-t-elle souligné.

Des volontaires israéliens dont des infirmières et des clowns de cirque sont « sélectionnés et préparés au préalable à l’hôpital Haddassah avant de venir en Ethiopie participer au Programme pédiatrique de lutte contre le Sida ».

« Dans ce cas, comme dans d’autres, la stratégie de Haddassah est de mettre en place des infrastructures permettant aux bénéficiaires de se prendre en charge. En Ethiopie, par exemple, nous travaillons sous le patronage du ministère de la Santé. La présence des volontaires israéliens disposant d’une expérience acquise avec les enfants malades du Sida en Israël, renforce l’efficacité du programme », s’est réjouie Mme Birnbaum.

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Le nombre d’orphelins chargés de famille devrait exploser

Le nombre d’orphelins éthiopiens chargés de famille devrait être multiplié par quatre d’ici 2010, une situation problématique provoquée par le sida, la pauvreté et les conflits, a annoncé vendredi une ONG éthiopienne.

Quelque 225 000 foyers auront à leur tête un enfant âgé entre 9 et 19 ans, contre 77 000 en 2005, a expliqué dans un rapport l’African Child Policy Forum (ACPF), une ONG basée à Addis Abeba.

« La situation va devenir explosive », a déclaré Assefa Bequele, le directeur de l’organisation. « Dans certains foyers, l’aîné est aussi celui qui s’occupe d’un parent malade en phase terminale », ajoute le rapport, qui a étudié la situation de foyers constitués d’un enfant vivant seul, et de familles où l’aîné peut avoir en charge jusqu’à six frères et sœurs.

L’Ethiopie, qui compte 19,8 millions de foyers, est un des pays les plus pauvres du monde avec 80 % de la population vivant dans des zones rurales. Selon le gouvernement, 1,5 million d’Ethiopiens sont contaminés par le virus du sida, une estimation portée à 2,8 millions de personnes par l’Organisation Mondiale de la Santé.

Source : AFP, 7 novembre 2008

La jeunesse éthiopienne peut donner à la nation un air différent

Un cliché de la jeunesse éthiopienne à un moment donné en dit long sur les exploits qu’elle ne cesse de réaliser sur les pistes internationales.

De temps à autre, les titres des journaux y reviennent: “Un Ethiopien pulvérise le record du monde”, “…Reçoit les honneurs comme marathonien”, “… Désigné athlète de l’Année”, mais dans les rues d’Addis Abeba, la capitale éthiopienne, la réalité est toute autre.

Sauf une couverture occasionnelle dans la presse locale, les compétitions sportives ne donnent que peu de visibilité à la jeunesse de ce pays, qui court plutôt après sa survie.

Contrairement aux stars de la piste, la plupart des jeunes Ethiopiens sont marginalisés par la presse, simplement parce qu’ils font souvent un mauvais départ dans le contexte d’une pauvreté extrême.

Avec 40 % de sa population de près de 80 millions d’habitants composée de jeunes de moins de 15 ans, l’Ethiopie est confrontée à une multitude de problèmes sociaux, économiques et même politiques. La Banque mondiale estime que 47 % de la population vit en-dessous du seuil de pauvreté.

Selon le Fonds des Nations unies pour la population (FNUAP), 30 % des jeunes Ethiopiennes urbaines de 10 à 14 ans ne vivent pas avec leurs parents.

Il ne s’agit pas d’un choix personnel de vivre seule, mais la pauvreté, les conflits au sein de la famille, la violence, la négligence, l’alcoolisme ou la toxicomanie dans leurs foyers font partie des facteurs qui poussent les adolescentes à la marginalisation, où les choses peuvent mal tourner pour le restant de leur vie.

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L’UNICEF au secours des enfants de la Corne de l’Afrique

Malgré les pluies, 40 000 enfants sont encore menacés de mort. Et ce sont des centaines de milliers d’enfants qui sont malnutris parmi les communautés de bergers nomades de la Corne de l’Afrique. En lançant son rapport “SOS Enfants : Corne de l’Afrique”, l’UNICEF et sa directrice adjointe Rima Salah, indiquent que la pluie a en fait aggravé la crise dans certaines régions et apporté une aide limitée dans d’autres.

En dépit des pluies torrentielles du mois d’avril, des dizaines de milliers d’enfants de bergers sont toujours confrontés à la mort, dans l’une des régions les plus inhospitalières du monde.

En lançant son rapport “SOS Enfants : Corne de l’Afrique”, ainsi qu’un appel pour les 54 millions de dollars manquant encore sur les 80 réclamés, l’UNICEF et sa directrice adjointe Rima Salah, indiquent que la pluie a en fait aggravé la crise dans certaines régions et apporté une aide limitée dans d’autres.

« Cette sécheresse a tué jusqu’à la moitié des têtes de bétail des bergers de la Corne de l’Afrique », a expliqué Rima Salah, « La pluie ne les ramènera pas. Un berger sans troupeau est comme un fermier sans grain – ce n’est plus un berger, juste un homme qui se bat pour trouver de la nourriture, de l’eau saine, un abri et un moyen de gagner de l’argent pour garder ses enfants en vie ».

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