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Diaspora éthiopienne | Toi qui viens d'Ethiopie... - Part 2

Archives de la catégorie 'Diaspora éthiopienne'

Les Mille et une histoires de Dinaw Mengestu


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par Tirthankar Chanda

Avec son deuxième roman Ce qu’on peut lire dans l’air, l’Ethiopien-Américain Dinaw Mengestu confirme son talent de conteur. A travers deux récits habilement superposés de couples d’émigrés africains dérivant dans une Amérique moderne où le racisme et la xénophobie n’ont pas dit leur dernier mot, il raconte une fable identitaire moderne et complexe.

Dinaw Mengestu

Dinaw Mengestu est un romancier américain d’origine éthiopienne. Il s’est fait connaître en 2007 en publiant son premier roman au titre poétique emprunté à Dante : Les belles choses que porte le ciel. Ce récit des heurs et malheurs de la diaspora africaine aux Etats-Unis a valu à son jeune auteur, né à Addis Abeba en 1978, d’être sélectionné par le New Yorker comme l’un des auteurs américains de moins de 40 ans les plus prometteurs.

Ce qui a tant plu dans ce roman inaugural, c’était la voix originale, à mi-chemin entre l’élégiaque et le parodique, la désespérance et la distanciation lucide. Une tonalité que l’on retrouve dans le second roman de Mengestu que les éditions Albin Michel viennent de traduire en français. Ce qu’on peut lire dans l’air est l’un des ouvrages les plus attendus de cette rentrée.

Un récit autobiographique

Un roman en grande partie autobiographique. Son action se déroule à Peoria dans l’Illinois. Une ville que l’auteur connaît bien car c’est ici que les Mengestu se sont installés dans les années 1980. Dinaw avait 2 ans lorsqu’il est arrivé aux Etats-Unis pour rejoindre son père qui avait fui les exactions des communistes arrivés au pouvoir après la chute de l’empereur Haïlé Selassié. La famille a aussi vécu à Chicago et les enfants ont grandi comme n’importe quels enfants américains, tout en intériorisant leur identité éthiopienne.

Dinaw Mengestu a souvent évoqué la difficulté de revendiquer ses origines éthiopiennes dans une Amérique blanche et conservatrice, sans être réduit à des stéréotypes. Il faudra attendre son premier voyage au pays natal pour qu’il puisse assumer au plein jour cette double identité. C’est à l’âge de 28 ans qu’il mit les pieds pour la première fois dans son pays natal. Depuis, il retourne régulièrement en Afrique pour revoir sa famille, mais aussi pour réaliser des reportages publiés dans des magazines et des journaux anglophones.

Ces retours au bercail se passent plus ou moins bien. Ainsi, il y a deux ans, lorsque Mengestu s’est retrouvé au Congo oriental pour les besoins d’un reportage, il a failli se faire lyncher par des exilés rwandais. « J’avais beau leur parler couramment en anglais, à leurs yeux ma physionomie trahissait mon appartenance tutsie. Cette perception faisait peser de graves menaces sur ma sécurité », a-t-il expliqué lors d’une interview au New York Times. « Chaque fois que mes interlocuteurs me regardaient, mon traducteur devait leur rappeler que j’étais Américain. A moi, il n’avait de cesse de répéter : “Attention, tu vas les embrouiller en leur répétant que tu es éthiopien. Dis leur simplement que tu es américain. Ajouter une couche identitaire supplémentaire ne fait que compliquer les choses…”. »

Exilés, réfugiés et émigrés

Ces “couches identitaires supplémentaires” qui n’étaient guère du goût de l’interprète congolais de Mengestu, sont justement le thème des romans qui ont fait la réputation de ce jeune et magistral romancier. Ses récits sont peuplés d’exilés, de réfugiés, d’émigrés de fraîche date ou installés depuis belle lurette, s’interrogeant sur leurs identités plurielles sources de tant d’angoisses et de confusions.

Ce sont surtout de formidables résistants qui refusent de jouer le rôle qui leur est imposé par leur société d’accueil. C’est le cas de l’épicier Sépha Stéphanos, protagoniste du premier roman de Dinaw Mengestu. Mais la société majoritaire finit par étouffer sa résistance. Chemin faisant, on voit le personnage se marginaliser progressivement, au fur et à mesure que l’espace alentour s’embourgeoise et se réhabilite. Enfermé dans son épicerie délabrée où la vie stagne, l’émigré est réduit à son « inquiétante étrangeté ».

Les Mille et une histoires

Un destin que le protagoniste de Ce qu’on peut lire dans l’air souhaiterait éviter à tout prix. Plus audacieux, ce second roman va plus loin dans son exploration de la résistance de la victime. Son héros Jonas Woldemariam est un émigré de seconde génération. Il est né aux Etats-Unis et a grandi sur le sol américain. La discrimination dont il est victime est subtile, mais n’en est pas moins destructrice. Pour se préserver, le jeune homme déploie une panoplie de stratégies dont la plus impressionnante est sa capacité à inventer des histoires. Employé dans un centre de réfugiés, ce Shéhérazade au masculin réécrit les dossiers des demandeurs d’asile pour rendre leurs récits plus crédibles. Il va jusqu’à réinventer l’histoire du départ d’Ethiopie de son père, mêlant réalité et fiction, inquiétudes et mythologies. Cela donne quelques-unes des plus belles pages de ce roman original et particulièrement abouti.

Le meilleur exemple de cet aboutissement est sans doute la construction gémellaire du récit, alternant passé et présent. Le roman s’ouvre sur un trajet en voiture que le narrateur-protagoniste a entrepris, roulant dans les pas de ses parents qui avaient emprunté il y a une trentaine d’années la même route, qui relie Peoria à Nashville. Pour Yosef et Maria, les parents du narrateur, le voyage s’était révélé calamiteux et avait débouché sur la fin de leurs espérances américaines. Séparé lui aussi de son épouse, Jonas tente de reconstituer le parcours de ses parents pour se préserver de la dérive qui le guette.

Empreint d’une mélancolie mêlée d’un sentiment d’apaisement, ce beau second roman de Dinaw Mengestu témoigne de la maturité de ce jeune auteur qui semble avoir trouvé le secret des « espaces où nous prenons souffle » dont parlent les vers des Elégies de Duino cités en exergue. L’installation du romancier à Paris où il a trouvé l’amour et écrit l’essentiel de son nouvel opus, n’est peut-être pas étrangère à sa vision aujourd’hui apaisée du monde d’où il vient.

Source : RFI, 7 septembre 2011

Voir aussi :

“Ce qu’on peut lire dans l’air” de Dinaw Mengestu
“Les belles choses que porte le ciel” de Dinaw Mengestu
“Tous nos noms” de Dinaw Mengestu

L’Ethiopie exprime sa “profonde déception” suite au traitement cruel infligé à une femme éthiopienne par la famille Kadhafi


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Le gouvernement éthiopien a exprimé sa « profonde déception » suite au traitement cruel et inhumain infligé à une femme éthiopienne par la famille Kadhafi, rapporte jeudi l’Agence de presse éthiopienne Waltainfo.

Mollah Shwygar

Mollah Shwygar, gouvernante des enfants de Hannibal Kadhafi, a été brûlée vive par la compagne de ce dernier.

Fatiguée par les cris de sa propre fille, elle s’en serait prise à Shwygar, une Ethiopienne de 30 ans employée depuis un an par la famille. Elle lui aurait versé de l’eau bouillante sur la tête lui causant de profondes blessures.

Aline Kadhafi lui aurait ensuite interdit de se rendre à l’hôpital. Mullah, qui dit ne jamais avoir été payée, n’a même pas les moyens d’aller à l’hôpital pour soigner ses blessures.

Le porte-parole du ministre éthiopien des Affaires étrangères, Dina Mufti a indiqué que le gouvernement éthiopien a reçu des informations de la femme éthiopienne et tenu des discussions avec sa famille.

« Le gouvernement éthiopien fera tout ce qui est nécessaire pour rapatrier la victime de la Libye et obtenir une indemnisation effective de son préjudice », a-t-il dit.

Source : Au fait, 1er septembre 2011

Stage de culture éthiopienne pour familles adoptives


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Elever un enfant est un défi de tous les jours, d’autant plus lorsqu’il est d’origine étrangère et adopté. Cherchant comment éduquer au mieux son enfant, Mekdes Bekele, une mère éthiopienne émigrée aux Etats-Unis a décidé de l’aider à renouer avec ses racines africaines « au pays du Big Mac et de la Nintendo ». Comment ? En créant un camp de vacances un peu spécial, raconte le quotidien américain The Washington Post.

A deux heures de route du district de Washington, en Virginie, on y vient avec frères, sœurs, parents et même grands-parents. Et on y vit à l’éthiopienne. Car les 60 familles qui ont fait le déplacement sont majoritairement les parents d’enfants adoptés en Ethiopie.

La communauté éthiopienne du secteur de Washington est une des plus importantes au monde. Et récemment, les adoptions d’enfants issus de ce pays de la Corne africaine sont montées en flèche : 2 500 pour l’année 2010. Sur son site, l’Ethiopian Heritage & Culture Camp affiche sa mission : « Maintenir le lien entre les enfants et leur culture d’origine, afin qu’ils grandissent en ayant une image positive d’eux-mêmes et un attachement à la communauté de leurs pairs. »

Car adopter ne revient pas simplement « à ramener un enfant dans la famille », estime David Baber, 32 ans. « Nous avons changé la culture de toute notre famille ».

Au camp de vacances, la plongée au cœur de la culture éthiopienne est immédiate. Chacun troque ses vêtements occidentaux pour un costume habesha (du nom que se donnent eux-mêmes les Ethiopiens) en coton blanc vaporeux. Le buffet offre de l’injera (pain plat, un peu spongieux) et du doro-wat (blanquette de poulet). Tout cela sur fond de Krar, sorte de lyre éthiopienne.

Les enfants apprennent à hausser leurs épaules en rythme pour danser l’Esketa. Mais le séjour ne se résume pas à une découverte, il se veut aussi une initiation. Les familles prennent des cours de langue amharique, de cuisine et de musique éthiopienne. On leur apprend également à s’occuper des cheveux et de la peau noire de leurs enfants.

« On a pensé que c’était important pour nous d’apprendre la culture de notre fille et de l’aider à conserver son identité », explique Mark Boucher, venu avec sa famille dont Lidia, adoptée à l’âge de 3 ans.

Suri, 9 ans, arrivée aux Etats-Unis il y a trois ans, a adoré son séjour : « Je ne vois pas souvent de gens à la peau foncée où je vis. Ici, il y a des enfants et des familles qui me ressemblent. Je sais que je ne suis pas seule ».

Source : Slate Afrique, 29 juillet 2011

Voir aussi :

Site officiel de l’Ethiopian Heritage & Culture Camp

Un village d’Ethiopie dans le Néguev d’Israël


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Le gouvernement israélien envisage de créer un nouveau village de style éthiopien dans le Néguev, où des immigrants volontaires de la nation africaine vivront, auront leur propre terrain et exploiteront des chambres d’hôtes, dans le but de s’intégrer parfaitement à leurs nouvelles vies dans l’Etat Juif et de vivre en travaillant sans dépendre d’aides économiques données aux chômeurs.

Village, Ethiopie, EthiopiaLe Premier ministre Benjamin Netanyahu a exprimé son soutien pour l’idée, qui a été mis en avant par le ministre des Transports Yisrael Katz, et a demandé à ses conseillers à la recherche des moyens pour donner vie à cette initiative. Une discussion sur la question devrait être tenue dans les prochaines semaines par les autorités qui seront responsables de la mise en place du village. Après la réunion, le projet sera soumis à l’approbation finale des administrations publiques.

Le village devrait être construit près de la région de Halutziyot, où des juifs qui vivaient à Gaza ont été réinstallés après le retrait unilatéral organisé par Ariel Sharon.

Selon le plan, chaque habitant du village éthiopien recevra une parcelle de terrain, où il pourra y construire un logis touristique, une attraction ou de quoi faire de l’agriculture. Le gouvernement restera très présent puisqu’il dispensera des conseils sur tous les sujets demandés par les futurs habitants du villages. Quelque 100 familles devraient être installées dans le village dans un premier temps, en attendant une possible expansion de ce dernier.

« Le but est de donner les caractéristiques d’un village qui sont propres à la culture éthiopienne, y compris un musée éthiopien, un centre culturel, un restaurant éthiopien, des plantations agricoles et des chambres d’hôtes », a dit Katz. « Jusqu’à présent, les immigrants d’Éthiopie ont été dispersés dans les centres d’absorption. Ici vous pouvez avoir un village éthiopien avec tout son patrimoine culturel. Je veux que ce village soit la fenêtre des immigrants éthiopiens, un lieu dont ils peuvent être fiers ».

Source : JSS News, 11 mai 2011

Israela Avtau : La première mannequin noire juive d’Israël


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Israela Avtau, Israël, Falashas, Ethiopie, MannequinParmi les 120 000 juifs venus d’Ethiopie (les mal-nommés Falashas) vivant en Israël, Israela Avtau, 23 ans, est la première mannequin noire issue de cette minorité. Depuis leur arrivée dans le pays, voici près de trente ans, les juifs noirs d’Ethiopie sont encore considérés aujourd’hui comme un sous-prolétariat. Comme le souligne la sublime jeune femme dans une récente interview au Jerusalem Post, « contrairement aux Etats-Unis, où la réussite d’un avocat noir est banale, en Israël, ce n’est pas encore le cas ».

La carrière d’Israela, promise selon les spécialistes au même destin que Naomi Campbell, est un rêve pour ses parents, qui ont quitté l’Ethiopie pour Israël en 1984 après trois années d’un long et dangereux voyage. Aujourd’hui, leur fille, après des études brillantes, est l’une des égéries d’Avon aux Etats-Unis.

Du haut de ses 1,75 cms, Israela Avtau explique qu’aux USA, « tout le monde la considère d’abord comme Noire. Personne ne pense qu’elle est israélienne » confessant même qu’il lui arrive de rencontrer des américains et des israéliens surpris de l’entendre parler hébreu. A 16 ans, recrutée par la filiale israélienne de l’agence Elite, elle fit pour l’occasion un discours impressionnant de conscience politique, expliquant que « les gens me disent que le Noir ne fait pas vendre, mais je crois que c’est la beauté qui compte, pas la couleur. Je rêve de prouver que c’est vrai ».

Un rêve devenu aujourd’hui réalité pour Israela Avtau, qui vient de réaliser une campagne de pub qui a fait sensation en Israël pour la chaîne de boutiques Factory 54. Entre deux avions pour Honolulu ou Cape Town, la superbe top model avoue être fière et heureuse d’être « de retour en Israël de cette manière ».

Source : JSS, 29 avril 2011

Le drame des migrants


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par Yannick Vely

Au moins 43 personnes ont trouvé la mort, par noyade, lundi, alors qu’elles tentaient de rejoindre le Yémen. Une seconde embarcation transportant une quarantaine d’Ethiopiens est elle portée disparue.

Le 15 décembre dernier, le naufrage d’un bateau aux larges de l’Ile Christmas, dans l’Océan indien, avait fait au moins 27 morts, des réfugiés irakiens et iraniens qui tentaient de rejoindre l’Eldorado australien. Lundi, ce sont au moins 43 Somaliens et Ethiopiens qui ont péri dans la traversée du golfe d’Aden, au sud du Yémen. Selon le site internet du ministère de l’Intérieur yéménite, seuls trois Somaliens ont pu être secourus après le naufrage d’un bateau où se trouvaient 46 personnes venues pour la plupart d’Ethiopie. Un second bateau transportant des familles de réfugiés a lui disparu dans les eaux déchaînés. « On ignore dans quelle direction les a poussés le vent et on ne sait rien de leur sort », ont déclaré les gardes-côtes yéménites. De 35 à 40 Ethiopiens dont des femmes et des enfants se trouvaient à son bord, ont également affirmé les autorités. Pays de la Péninsule arabique le plus proche de l’Afrique, le Yémen est une porte d’entrée pour de nombreux Africains qui cherchent à fuir les combats et la misère en Ethiopie, en Somalie ou au Soudan.

Le 23 décembre dernier, l’agence des Nations unies pour les réfugiés (UNCHR) évoquait la tragédie humaine vécue par de nombreux migrants. Entre janvier et octobre de cette année, quelque 43 000 personnes – 13 000 Somaliens et presque 30 000 Ethiopiens – ont entrepris la dangereuse traversée de la Mer rouge ou du golfe d’Aden le plus souvent dans des embarcations de fortune, un décompte établi par le personnel du Conseil danois pour les réfugiés (DRC), qui suit le ballet quotidien des arrivées. Le nombre des victimes , lui, reste inconnu.

A l’arrivée au Yémen, les réfugiés sont pris en charge par le HCR et le Croissant-Rouge yéménite qui fournit les premiers secours, de l’eau et des biscuits à haute teneur calorique aux nouveaux arrivants, Interrogé par William Spindler du UNCHR, un migrant revenu de l’enfer a témoigné. Pour prendre un bateau à Djibouti, l’homme, un Ethiopien a marché deux jours dans le désert depuis la frontière, accompagnés d’hommes, de femmes et d’enfants. Retenus par des passeurs, rackettés pour avoir de l’eau et de la nourriture – ceux qui ne pouvaient pas payer devaient boire une eau non-portable. « Chaque jour, pendant que j’y étais, quatre à cinq personnes mourraient de faim ou de diarrhée », racontait-il.

Une fois sur place, après une traversée périlleuse et souvent mortelle, il faut encore rejoindre l’Arabie saoudite pour travailler comme ouvriers, maçons ou femmes de chambre. Payer un nouveau passeur, parfois de son corps. Et l’UNCHR de rappeler que le 25 septembre, un tribunal d’Aden avait condamné deux hommes et une femme à 10 ans de prison pour avoir vendu une jeune fille somalienne pour servir d’esclave sexuelle dans une maison close en Arabie saoudite et que ce trafic d’êtres humains affectent plus de 12 millions de personnes à travers le monde.

Source : Paris Match, 4 janvier 2011

Cinq Ethiopiens périssent dans un centre de déportation en Arabie saoudite


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Cinq Ethiopiens ont trouvé la mort dans un centre, surpeuplé, de déportation d’étrangers en situation irrégulière en Arabie saoudite, a indiqué lundi le quotidien saoudien Arab News.

Les Ethiopiens sont morts « asphyxiés » en raison du surnombre de personnes retenues dans ce centre situé à Jizan, dans le sud-ouest de l’Arabie saoudite, a précisé le journal en citant la police locale.

Le consul d’Ethiopie à Jeddah n’a pas été en mesure de confirmer ces morts qui se sont produits au cours de ce mois d’août, selon Arab News. « Nous suivons cette affaire », s’est-t-il contenté de déclarer au téléphone à l’AFP.

Les responsables saoudiens n’étaient pas joignables dans l’immédiat pour commenter cette information.

Une campagne est en cours en Arabie saoudite, notamment dans la région de Jeddah (ouest), contre les étrangers en situation irrégulière, particulièrement ceux originaires d’Afrique de l’est. Des milliers d’entre eux ont été arrêtés et conduits vers des centres de déportation, selon la presse saoudienne.

Le 30 juillet, le Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) avait appelé Ryad à cesser l’expulsion de réfugiés somaliens.

Le HCR, qui avait dit ne pas avoir d’accès aux centres de déportation saoudiens, avait néanmoins indiqué que près de 2 000 Somaliens, en majorité des femmes, avaient été expulsés durant les mois de juin et de juillet.

Source : AFP, 30 août 2010

Impériale Sheba Sahlemariam


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De la famille de Haïlé Selassié, la chanteuse est en tête des charts éthiopiens avec son single “Love This Lifetime”.

Sheba Sahlemariam aurait pu devenir réalisatrice : elle a terminé, à la fin des années 1990, des études de cinéma à la célèbre université Cornell, à New York. Elle a pourtant choisi la musique comme mode d’expression. Rien de surprenant : c’est un rêve qu’elle caressait depuis l’enfance. Un choix dont on se réjouit à l’écoute de son premier single, “Love This Lifetime”. Chanté en duo avec le Jamaïcain Bounty Killer, ce morceau révèle le talent de cette fille d’exilés, qui a vécu au Kenya, en Allemagne, en Jamaïque, en Guyana, avant de se fixer aux États-Unis.

Numéro un des ventes en Éthiopie, 6ème en Jamaïque et 10ème dans les charts des musiques urbaines au Royaume-Uni, “Love This Lifetime” est né de multiples influences : jazz éthiopien, afrobeat, R’nB, reggae, hip-hop, dancehall, calypso, soka… Compositrice et productrice – Sheba Sahlemariam a son propre label, (S)onic Dynasty – elle travaille sur son album, “The Lion of Sheba”, depuis bientôt six ans. Chanter n’est pas seulement une façon de gagner sa vie. C’est l’occasion d’un partage pour celle qui sent « la nécessité de faire quelque chose de positif pour l’Afrique ».

Enthousiaste, spontanée, Sheba dit appartenir à la famille de l’ancien empereur Haïlé Selassié, renversé en 1974. Elle aimerait d’ailleurs passer plus de temps dans son pays d’origine pour découvrir la musique et les instruments traditionnels. Elle souhaite également donner des concerts en Afrique. En attendant, sa maison de production doit lui permettre de donner une chance à tous ceux qui ont du talent.

Source : Jeune Afrique, 23 avril 2010

Voir aussi :

Page Myspace de Sheba Sahlemariam

Les trafiquants exploitent la fièvre de la Coupe du monde


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En Éthiopie, les trafiquants d’êtres humains et les passeurs utilisent la Coupe du monde à venir pour faire croire à leurs victimes que les perspectives d’emploi sont excellentes en Afrique du Sud, selon un rapport du gouvernement intitulé “Illegal Migration : Causes, Consequences and Solutions to human trafficking and smuggling in Ethiopia” (Migration illégale : causes, conséquences et solutions face à la traite et au trafic d’êtres humains en Éthiopie).

Chaque année, entre 20 000 et 25 000 Éthiopiens sont emmenés dans d’autres pays, estime le rapport, publié en janvier. La traite et le trafic d’êtres humains en provenance de la Somalie brasse chaque année jusqu’à 40 millions de dollars, selon l’Organisation internationale pour les migrations (OIM). Dans les grandes villes, les trafiquants travaillent en groupes organisés de 8 à 25 personnes.

« Les trafiquants d’êtres humains ont plusieurs trucs, notamment celui de faire croire que l’Afrique du Sud a créé des emplois », a dit Zenebu Tadesse, ministre d’État pour le Travail et les Affaires sociales.

Lors d’une conférence nationale sur la traite et le trafic d’êtres humains, elle a dit que le gouvernement avait l’intention d’adopter des mesures pour en finir avec ces problèmes, notamment en rapatriant des milliers d’Éthiopiens qui ont été emmenés à l’extérieur de leur pays et en protégeant les droits de ceux qui vivent dans d’autres pays.

Jusqu’à présent, a-t-elle ajouté, 2 000 Éthiopiens ont été rapatriés de la Tanzanie, du Yémen, de la Lybie et d’autres pays du Golfe grâce au soutien de l’OIM, du Haut commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) et d’autres parties prenantes.

Certains trafiquants et passeurs ont également été traduits en justice. « La police éthiopienne a récemment arrêté huit trafiquants et passeurs et les a condamné à 5 à 12 ans d’emprisonnement », a indiqué Moni Mengesha, chef du département de la police fédérale éthiopienne chargé des affaires de traite d’êtres humains et de drogues illégales.

PLEIN SUD

Alemu (nom d’emprunt), un homme d’affaire de 27 ans, est parti pour l’Afrique du Sud en 2009. Il a fini dans un camp de migrants au Malawi.

« Un soir, j’ai assisté à l’une des réunions d’information secrètes organisées par des passeurs à Hosaena (à 400 km au sud d’Addis Abeba] », a-t-il dit. « Cette nuit-là, j’ai décidé de vendre tout ce que je possédais, de fermer ma petite boutique et de partir pour l’Afrique du Sud ».

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Al Amoudi se donne cinq ans pour tirer l’Ethiopie de la pauvreté


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par Hance Guèye

43ème fortune mondiale, évaluée à 9 milliards de dollars, Mohammed Hussein Al Amoudi veut tirer son pays natal, l’Ethiopie, de la pauvreté dans les cinq ans.

Le 4 décembre 2009 à Shekiso Wareda, en Ethiopie, des étudiants ont manifesté dans la rue pour protester contre la décision de l’entreprise Midroc de déplacer son exploitation aurifère de Lega Dembi au site de Sakaro. En douze ans d’opérations dans la zone, Midroc n’a construit ni routes, ni écoles, ni ponts, ni cliniques, déploraient les manifestants. Le 7 décembre, le relais était pris par les étudiants de l’Université d’Addis Abeba, qui se sont plaints auprès du bureau de l’Organisation démocratique du peuple, membre du Front populaire révolutionnaire démocratique éthiopien, EPRDF, au pouvoir. Les étudiants ont également soulevé le problème de l’indemnisation de deux mille paysans déplacés pour les besoins de l’exploitation aurifère.

Le représentant du parti au pouvoir n’a pas partagé l’avis des étudiants. Sans se prononcer sur la question de l’indemnisation, il a soutenu, au contraire, que Midroc mérite plutôt leur gratitude pour être l’un des plus gros investisseurs d’Ethiopie.

Ailleurs, une telle manifestation relèverait du simple fait divers, normal dans la vie d’une grande entreprise qui entend se désengager d’une région pour une autre. Mais le fait se déroule en Ethiopie, pays sous contrôle strict du pouvoir. Le chef de l’opposition, Birtukan Mideksa, y purge, depuis décembre 2008, une condamnation à perpétuité. Le 22 décembre 2009, de nouvelles lourdes peines ont été prononcées. Cinq condamnations à mort et trente-trois autres à la prison à perpétuité contre des opposants ou de simples manifestants.

Volontariste ou démagogique ?

Lui-même, choisissant plutôt la sobriété, a répondu : « Travaillons ensemble pour tirer ce pays de la pauvreté dans les cinq prochaines années. »

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