Archives de la catégorie 'RÉGIONS & TERRITOIRES'

L’Ethiopie dévoile un projet d’énergie éolienne construit dans la ville d’Adama

L’Ethiopie a dévoilé, le week-end dernier, un projet d’énergie éolienne construit dans la ville d’Adama, au centre du pays, pour un coût global de 117 millions de dollars.

Eoliennes

La presse locale rapporte mardi que ce projet baptisé “Parc éolien Adama 1” est doté d’une capacité de production énergétique de 51 Mégawatts.

Selon la même source, le coût de réalisation du projet a été couvert à hauteur de 85 % par des prêts accordés par la Chine, le reste étant financé par le gouvernement éthiopien.

S’exprimant lors d’une cérémonie organisée samedi à l’occasion de l’inauguration du site, le Premier ministre éthiopien, Hailemariam Desalegn, a souligné que le pays ambitionne de porter la production du parc à 10 000 MW à l’horizon 2015 et ce dans le cadre du Plan de croissance et de transformation (Growth and Transformation Plan- GTP) lancé par l’Ethiopie en 2010 avec pour objectif de développer des sources alternatives renouvelables comme l’éolien, le solaire ou la géothermie.

Pour sa part, le responsable du site, Fikadu Abraham, a mis en exergue la rentabilité du projet tant au niveau économique qu’écologique, soulignant que le projet n’aura aucun impact négatif sur l’environnement et les habitants des localités avoisinantes. Et d’ajouter que le parc éolien Adama 1 a été déjà connecté au réseau électrique du pays.

Le potentiel hydroélectrique de l’Ethiopie est estimé à 45 000 MW et celui de l’énergie géothermique à 5 000 MW.

Source : Atlas Info, 4 décembre 2012

La construction du barrage “Renaissance” et ses enjeux

par Anne-Sophie Sebban

Après l’historique barrage égyptien d’Assouan, voici que se prépare le plus grand barrage d’Afrique, cette fois en amont du Nil, en Ethiopie. Un projet avec de grands enjeux environnementaux et géo-politiques.

Barrage, Renaissance, Nil, Ethiopie, Ethiopia

Le 2 avril 2011, le gouvernement éthiopien a lancé les travaux de construction d’un nouveau barrage sur les eaux du Nil Bleu, dans la région Benishangul-Gumuz, située à 40 km de la frontière soudanaise.

L’ampleur du projet et sa position stratégique ont des implications géopolitiques pour la région, d’abord pour l’Éthiopie qui verra son poids s’accroître par rapport à ses voisins, ensuite pour l’Égypte et le Soudan qui craignent une perte de leurs prérogatives sur le fleuve.

Au terme de sa construction – prévu pour 2016, le barrage du “Millénaire” ou barrage de la “Renaissance” sera le premier barrage hydroélectrique d’Afrique et le dixième du monde en termes de puissance. Ses objectifs sont doubles : prévenir les inondations (il permettra de retenir 62 milliards de m3 d’eau), et augmenter la production d’énergie électrique (sa puissance électrique devrait atteindre 5 250 mégawatts).

Pas de soutien international

Ainsi, l’Éthiopie pourra à la fois satisfaire ses propres besoins énergétiques et commencer à exporter de l’électricité aux pays voisins. Le projet s’inscrit dans le plan quinquennal de croissance et transformation (GTP) lancé en septembre dernier par le gouvernement éthiopien : une augmentation de la capacité de production d’électricité de 2 000 à 8 000 mégawatts à l’horizon 2015 (et jusqu’à 10 000 mégawatts d’ici 2018) est prévue, pour un coût total de 14 milliards de dollars.

Le barrage Renaissance, dont la construction a été confiée à la compagnie italienne Salini Costruttori, représente à lui seul 4,8 milliards de dollars. Les organismes internationaux se sont désolidarisés du projet car ils reprochent à l’Éthiopie l’absence de prise en compte des conséquences environnementales : aucun rapport d’évaluation des risques n’a été fourni alors qu’une vaste zone pourrait être inondée et une partie de l’écosystème disparaître. C’est donc l’État éthiopien qui finance entièrement le projet : outre les fonds publics, la Banque éthiopienne de Développement émet des bons du Trésor afin que la population participe également au financement du projet. Il est néanmoins prévu que la Chine finance les turbines et les systèmes électriques pour un total d’1,8 milliard de dollars ; de son côté Djibouti a versé un million de dollars au gouvernement éthiopien en avril dernier, devenant ainsi le seul pays contributeur de la région.

Des inquiétudes en aval

En revanche, l’Égypte et le Soudan, pays d’aval, ne se montrent pas aussi enthousiastes. Pourtant, une rivalité liée au barrage lui-même n’a pas vraiment de sens. Techniquement, un barrage ne barre rien : il retient l’eau, récupère l’eau des crues, et l’énergie de l’eau des crues. Le barrage Renaissance permettra de réduire l’évaporation de l’eau des barrages d’Assouan en Égypte et de Djebel Aulia au Soudan. Il sera bien plus un bienfait qu’un tort causé à ces deux pays.

En réalité, leur frilosité est antérieure à la construction du barrage, et liée à la signature en mai 2010 d’un accord-cadre (CFA) sur le partage des eaux du Nil entre le Rwanda, la Tanzanie, le Kenya, et le Burundi. L’Éthiopie a pris une position de leader pour fédérer les pays de l’amont contre Khartoum et Le Caire, qui voient cet accord comme une atteinte à leurs droits historiques sur le fleuve . Des projets d’irrigation ou de barrages hydroélectriques peuvent désormais être développés sans que le Caire n’ait son mot à dire.

L’Égypte craint pour son autorité sur la région et sur le Nil en particulier, et ne voit pas d’un très bon œil la concurrence grandissante exercée par l’Ethiopie. Dès lors, la visite du nouveau chef de la diplomatie égyptienne Mohamed Amr en janvier dernier à Addis Abeba intervient comme un signal positif pour rompre avec l’ère Moubarak et ouvrir la perspective d’un apaisement des relations entre les deux Etats. Cependant, si la mise en place d’une stratégie “gagnant-gagnant” sur les eaux Nil a été suggérée par les deux parties, la question particulière du désaccord lié au CFA est restée en suspens.

Source : L’Expansion, 12 novembre 2012

Les chutes du Nil bleu

Louées au 18ème siècle pour leur beauté par l’explorateur écossais James Bruce et longtemps considérées comme étant parmi les plus belles du continent, voire du monde, les chutes du Nil bleu (appelées Tis Isat, “l’eau qui fume”) ont aujourd’hui perdu de leur superbe. Depuis quelques années, l’alimentation d’un barrage, certes utile mais malencontreusement situé, détourne une grande partie des eaux du fleuve laissant les chutes, de 400 m de long sur 45 m de haut, aux trois quart nues. Le passage du pont portugais, bâti sous le règne de Fasilades (qui marque la frontière entre Gondar et Gojam) et qui n’enjambe plus qu’une profonde faille au fond de laquelle s’écoule un maigre filet d’eau, donne une idée du changement de débit.

Chutes du Nil bleu, Tis Isat, Tiss Issat, Ethiopie, Ethiopia

A partir du parking, 1 km après le village d’où s’amorce la descente vers le pont, il faut compter environ une demi-heure de marche pour accéder au point de vue qui domine les chutes. Un bateau assure théoriquement la traversée du fleuve en amont. Si tel est le cas le jour de la visite, il est possible de faire le tour complet et de rejoindre le village en bateau, sans revenir sur ses pas ou même d’accéder aux chutes dans ce sens.

S’il faut s’attendre à être un peu déçu (à moins d’avoir la chance de tomber un jour de fermeture du barrage), cela ne doit pas remettre en cause cette excursion dans un site majestueux.

A noter que le camping est autorisé sur le site. Une bonne occasion d’assister au lever de soleil sur les chutes.

Source : Le Petit Futé : Ethiopie (Edition 2005/2006)

Voir aussi :

Album photo des chutes du Nil bleu
Vidéos des chutes du Nil bleu
Affiches des chutes du Nil bleu
La région Amhara
La zone Gojam Ouest

Le monastère Abba Pantaleon

(Autre nom : Abba Pantalewon, Abba Pentaleon, Abba Pentalewon)

Saint Pantaleon était l’un des neuf saints syriens fondateurs de l’Eglise d’Ethiopie. L’excursion qui mène à l’église et au monastère où se retira jadis l’empereur Khaleb est maintenant facilitée par une petite route qui permet d’accéder à proximité du sommet de la colline en véhicule 4×4. Une brève montée à pied (15 min) permet ensuite d’arriver au monastère.

Abba Pantaleon, Abba Pantalewon, Abba Pentaleon, Abba Pentalewon, Ethiopie, Ethiopia, Monastère

Le sentier qui s’accroche aux flancs abrupts du pic passe à proximité de maisonnettes entourées de murs en pierre et de magnifiques euphorbes. En reprenant son souffle, on peut admirer de splendides vues sur la plaine d’Axoum et les monts d’Adwa. Il est possible de pénétrer à l’intérieur du monastère après avoir annoncé sa présence aux moines, toujours prêts à montrer aux visiteurs leurs trésors anciens (livres sacrés, couronnes, dont celle de Khaleb). L’église est située légèrement au-dessus du monastère, au sommet du piton solitaire où, selon la légende, le saint resta pendant 45 ans debout, en prières.

Ici vécurent aussi, aux côtés de saint Pantaleon, Abba Garima et Abba Guba, deux autres saints fondateurs de l’Eglise d’Ethiopie. Issu d’une famille noble syrienne, Abba Garima naquit miraculeusement d’une mère stérile grâce à l’intercession de la Vierge Marie. La légende raconte qu’après des études de théologie, il fut transporté en trois heures seulement de Syrie à Axoum par l’Archange Gabriel, où il se retira pendant 5 ans avec saint Pantaleon. Il fonda ensuite le monastère de Madara où il mourut 23 ans plus tard, le 24 janvier. Abba Guba, originaire de Cilicie, vécut de longues années avec Pantaleon avant de se retirer dans le désert de Baraka où il disparut.

Source : Ethiopie : Au fabuleux pays du Prêtre Jean (Edition 2003)

Voir aussi :

Album photo du monastère Abba Pantaleon
Axoum

Vidéos : Les chutes du Nil bleu

Chutes du Nil bleu (1)

Chutes du Nil bleu (2)

Voir aussi :

Les chutes du Nil bleu
Album photo des chutes du Nil bleu
Affiches des chutes du Nil bleu

Photo satellite de Nekemté


Agrandir le plan

Voir aussi :

Nekemté
Album photo de Nekemté
Vidéos de Nekemté

Nekemté
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(Autres noms : Lekemt, Naqamtee)

Nekemté (9°5′N, 36°33′E) est une ville autonome qui se situe à 2 088 m d’altitude et à 340 km d’Addis Abeba, dans la zone Welega Est de la région Oromia d’Ethiopie.

Nekemté, Lekemt, Naqamtee, Carte, Map, Ethiopie, Ethiopia

Nekemté, qui fut la capitale de l’ancienne province du Welega, n’est aujourd’hui qu’un gros bourg qui s’étend autour de la place principale où trône encore l’étoile rouge, symbole du régime marxiste du Derg, que personne n’a songé à déboulonner.

L’identité oromo, ici très marquée, trouve son expression dans un musée consacré à la culture de ce peuple qui constitue la majorité de la population éthiopienne. Outre les marchés du jeudi et du samedi, ce musée représente l’attraction majeure de la ville.

Nekemté, Ethiopie, Ethiopia

POINTS D’INTÉRÊT

Le musée Muziiyema Wallaggaa
Ouvert du mardi au dimanche, de 8h30 à 12h30 et de 14h à 18h. Entrée : 25 birr.
Complet et bien présenté, ce musée est indéniablement le plus intéressant, en dehors du Musée ethnologique d’Addis Abeba.
Objets et outils de culture traditionnelle oromo nous renseignent sur les activités regroupant le travail du coton, du bois, du cuir, de la corne, de la pierre ou de la terre. On y apprend que la région du Welega est particulièrement riche en essences d’arbres très diversifiées, mais aussi en ressources minières (or, platine, fer…).
Une des salles expose les habits traditionnels et les instruments de musique oromo ainsi que de l’ethnie jebelawi, cette population musulmane vivant autour d’Asosa. Parmi les objets religieux est conservée la première Bible traduite en oromo par Anismos Neciv au 19ème siècle. La lecture de certains panneaux explicatifs confirme, par l’idéologie des textes, qu’ils ont été réalisés à l’époque du Derg et non renouvelés depuis. Les commentaires du guide sont vivants et rendent cette visite agréable.

DÉMOGRAPHIE

D’après les estimations de l’Agence Centrale de la Statistique éthiopienne (CSA) pour 2010, Nekemté compte 84 111 habitants (42 886 hommes et 41 225 femmes).

Avec une superficie de 29,50 km², la ville a une densité de 2 851 habitants par km².

TRANSPORTS

Bus
Addis Abeba (30 birr – 9 h), Ambo (18 birr – 6/7 h), Jimma (17 birr – 6/7 h), Bédélé (20 birr – 5 h), Dembidolo (39 birr – 12 h). Pour Gambela, il faut se rendre à Métu via Bédélé.

HÉBERGEMENT – RESTAURANTS

Millifoli
Près de la place centrale, sur la route de Bahir Dar.
Chambres (20 à 25 birr).
Le meilleur rapport qualité-prix. Le rez-de-chaussée est occupé par une pâtisserie au décor rétro étonnamment soigné et idéale pour un petit déjeuner.

Ethiopia
Dans la même rue que le Millifoli, un peu plus bas. Tel : (07) 61 10 88.
Chambres avec douche (60 birr).
Hôtel gouvernemental typique par son mobilier et ses prix un peu exagérés. Le restaurant propose une bonne cuisine à des prix très corrects.

Wugagen
Sur la route d’Addis Abeba. Tel : (07) 61 18 08.
Chambres avec douche (54 à 60 birr).
Dans un grand bâtiment d’apparence moderne. Le restaurant propose un choix de plats varié.

Anger
Plus bas, sur la route de Bahir Dar. Tel : (07) 61 37 67.
Chambres avec douche commune (15 à 20 birr) ou privée (25 à 40 birr).
Les chambres les moins chères sont d’un confort minimal. Celles avec douche privée sont un peu mieux tenues. Grand restaurant traditionnel pour les adeptes de tej.

La ville compte de nombreuses pâtisseries servant gâteaux et jus de fruit frais.

Sources : Wikipedia
Agence Centrale de la Statistique éthiopienne
Le Petit Futé : Ethiopie (Edition 2005/2006)
Ethiopie : Au fabuleux pays du Prêtre Jean (Edition 2003)

Voir aussi :

Album photo de Nekemté
Photo satellite de Nekemté
Vidéos de Nekemté
La région Oromia
La zone Welega Est

Vidéos : Nekemté

Nekemté (1)

Nekemté (2)

Voir aussi :

Nekemté
Album photo de Nekemté
Photo satellite de Nekemté

Le musée de l’origine de l’humanité dédié au monde entier

par Grégoire Pourtier

Musée, Museum, Addis Abeba, Ethiopie, Ethiopia

Ecouter le reportage

L’Ethiopie est souvent considérée comme le berceau de l’humanité, des découvertes archéologiques fondamentales y ont été réalisées dont le fameux squelette de Lucie, notre ancêtre vieille de 3,2 millions d’années.

Au musée d’Addis Abeba, une section est évidemment consacrée à cet héritage fondamental de l’histoire de l’humanité. Mais le lieu est exigu et vieillissant, et depuis une dizaine d’année, une équipe de chercheurs éthiopiens et européens se bat pour la création d’un nouvelle espace, plus vaste et plus moderne.

Une étape décisive a justement été franchie ces derniers jours : la mairie de la capitale éthiopienne a accepté de céder un terrain pour que soit érigé un bâtiment dédié tout entier aux origines de l’humanité.

Source : RFI, 26 octobre 2012

RÉGION TIGRÉ : Sommaire

LA RÉGION TIGRÉ +

LA ZONE TIGRÉ CENTRE (MEHAKELEGNAW) +

Abiy Addi +

Adwa +

Axoum +

Le woreda Abergele

Yechila +

Le woreda Adwa

Yeha + +

Le woreda Degua Tembien

Le woreda Enticho

Enticho +

Debré Damo + + +

Le woreda Kola Tembien

Le woreda Laelay Maychew

Le woreda Mereb Lehe

Rama +

Le woreda Naeder Adet

Le woreda Tahtay Maychew

Le woreda Werie Lehe

LA ZONE TIGRÉ EST (MISRAQAWI) +

Adigrat + +

Le woreda Atsbi Wenberta

Atsbi + +

Le woreda Ganta Afeshum

Le woreda Gulomahda

Zalambessa

Le woreda Hawzen

Hawzen + +

Megab  +

L’église Abuna Yemata Guh + +

Le woreda Irob

Le woreda Kilte Awlalo

Wukro (ville autonome) +

Le woreda Saesi Tsaeda Emba

LA ZONE TIGRÉ NORD-OUEST (SIMIEN MIRABAWI) +

Le woreda Asegede Tsimbela

Le woreda Laelay Adiyabo

Le woreda Medebay Zana

Seleh Leha

Le woreda Tahtay Adiyabo

Badmé +

Shiraro (ville autonome) +

Le woreda Tahtay Koraro

Shire (ville autonome) +

Le woreda Tselemti

Dima

LA ZONE TIGRÉ OUEST (MIRABAWI) +

Le woreda Kafta Humera

Humera (ville autonome) +

Le woreda Tsegede

Idaga Hamus

Le woreda Welkait

LA ZONE TIGRÉ SUD (DEBUBAWI) +

Le woreda Alaje

Le woreda Alamata

Alamata (ville autonome)

Waja

Le woreda Endamehoni

Maychew (ville autonome) + +

Le woreda Enderta

Kuha

Chalacot

Le woreda Hintalo Wajirat

Hintalo

Le woreda Ofla

Korem (ville autonome)

Le lac Ashangué + +

Le woreda Raya Azebo

Le woreda Samre

LA ZONE SPÉCIALE MÉKÉLÉ

Mékélé + +

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