Vidéo : La guerre italo-éthiopienne
Reportage sur le conflit qui opposa l’Italie à l’Ethiopie de 1935 à 1936.
Reportage sur le conflit qui opposa l’Italie à l’Ethiopie de 1935 à 1936.
Emission “La marche du monde” par Valérie Nivelon
Figure mythique de l’histoire de l’Afrique et du monde, Haïlé Selassié est déposé le 12 Septembre 1974 par la junte militaire dont fait parti Mengistu. C’est la fin d’une époque pour l’Ethiopie, berceau de l’organisation de l’unité africaine, l’OUA, symbole de la lutte contre le fascisme, le colonialisme et l’apartheid. La chute d’Haïlé Selassié, est-ce la chute d’un despote démagogue ou d’un monarque éclairé ?
Avec le témoignage de Beide Mariam Mekonnem, petit-fils de l’empereur. Des sons d’archives d’Haïlé Selassié ainsi que l’analyse de Gérard Prunier, chercheur au CNRS, historien et politologue, qui a dirigé entre 2001 et 2006 le Centre français d’études éthiopiennes à Addis Abeba.
Source : RFI, 12 septembre 2008
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La dernière phase des travaux de réinstallation du célèbre obélisque d’Axoum, stèle géante datée du 3ème-4ème siècle après J.-C. et emmenée par les troupes de l’Italie mussolinienne en 1937, a débuté mercredi à son emplacement d’origine.
« Les ingénieurs sont arrivés aujourd’hui (mercredi) et ont terminé leurs travaux de vérification. Le premier bloc sera posé sur ses fondations demain à l’aide de grues et de câbles », a déclaré Nada Al Hassan, qui supervise l’opération pour l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO).
Après avoir été démonté en trois tronçons en janvier 2005 à Rome, l’obélisque, de plus de 150 tonnes et de 24 mètres de haut, a été ramené en Ethiopie en avril 2005, près de 70 ans après avoir été emporté en Italie en 1937, lors de la conquête de l’Ethiopie par les troupes mussoliniennes.
Il gisait alors au sol, brisé en trois morceaux durant une attaque des musulmans au 16ème siècle, près d’un obélisque quasiment identique, toujours intact sur le site.
« C’est un édifice très délicat et nous essayons d’éviter tout écueil. Le deuxième et le troisième bloc devraient être réinstallés au milieu et à la fin du mois de juillet mais l’inauguration se tiendra le 10 septembre de cette année », a ajouté Mme Al Hassan.
L’obélisque avait été emmené à Naples dans un premier temps puis installé à la demande de Benito Mussolini à Rome devant le ministère des Colonies.
Depuis son enlèvement par les Italiens, Addis Abeba n’avait cessé de réclamer la restitution de cet important vestige historique, témoignage de la grandeur passée de la civilisation d’Axoum qui, du 3ème siècle avant J.-C. au 8ème siècle, a rayonné dans toute la Corne de l’Afrique.
La ville d’Axoum, inscrite au Patrimoine mondial de l’humanité par l’UNESCO en 1980, était la capitale de ce royaume connu pour son commerce de tissus, d’encens et de bijoux.
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par Alain Foka
Ecouter le reportage (1ère partie)
Ecouter le reportage (2ème partie)
Dernier empereur d’Ethiopie considéré comme le “dirigeant légal de la Terre” par le mouvement Rastafari, Haïlé Selassié a marqué l’histoire de son pays mais aussi de l’Afrique en œuvrant à la mise en place de l’Organisation de l’Unité Africaine (OUA) en 1963. Renversé par un coup d’Etat en 1974, il meurt en prison l’année suivante.
Source : RFI actualité, 21 septembre 2007
par Pierre Prier
Le président éthiopien ne veut pas habiter le palais de l’empereur. Girma Woldé, aimable vieux monsieur francophone, se contente de quelques pièces dans l’aile gauche. « C’est trop grand pour moi, et puis je n’aimais pas tout ce luxe », assure le chef d’État en chandail, qui reçoit sans façon devant un whisky-soda, dans son petit bureau orné d’un Christ saint-sulpicien. Sous l’empereur, Girma Woldé dirigeait un Parlement sans pouvoir. Aujourd’hui, il respecte la demeure d’Hailé Selassié, ultime roi des rois, élu de Dieu, Lion de Juda. Le temps s’est arrêté il y a trente-deux ans dans les 200 pièces du bâtiment aux faux airs de Buckingham dessiné par l’architecte suisse Pierret. Rien n’a bougé. Comme si l’empereur était parti il y a une heure, et non le 12 septembre 1974, le jour où il fut emmené par des jeunes militaires du comité révolutionnaire, le Derg, dans une Volkswagen Coccinelle. Le spectre d’Hailé Selassié hante les enfilades de salons dorés remplis de meubles Louis XV et de paravents japonais. Dans la pénombre, des lions semblent dormir, alanguis sur des pianos dans une odeur d’encens. C’étaient les animaux de compagnie de l’empereur. Une lionne est installée sur un tapis. Elle est morte récemment, explique le guide. Elle a aussitôt été naturalisée, comme les autres félins. Les descendants des lions du Négus continuent de rejoindre leurs parents pour régner sur ce palais fantôme. Une sorte de crainte sacrée semble avoir arrêté les assassins du roi des rois. Le colonel Mengistu, surnommé le Négus rouge, a probablement fait étouffer Hailé Selassié entre deux matelas, un an après son éviction. Le chef révolutionnaire avait fait enterrer le corps du dernier empereur sous son propre bureau, comme pour le surveiller encore. Mais il n’a jamais osé prendre sa place, ni détruire le cadre de la vie de l’ancien monarque. Trois mille ans d’histoire ne s’effacent pas d’un coup. Le gouvernement actuel, qui a renversé le Derg en 1991, est lui aussi resté à la porte du palais. Il hésite encore sur le destin des lieux. « Peut-être un musée et une maison pour les hôtes de marque », dit le président. En attendant la décision, 300 employés font la chasse au moindre grain de poussière. « Nous avons fait en sorte de tout conserver », dit fièrement le général Fresenbet Amdé, ancien aide de camp de l’empereur, aujourd’hui administrateur officiel de la demeure. Pas un bouton de porte, pas un verre, pas une petite cuiller, pas un sous-main en cuir ne manque dans les chambres, les bureaux et les salons, surveillés par une armée de femmes de chambre en uniforme beige.
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