Appel à l’aide pour les régions pastorales

Des pluies insuffisantes, particulièrement dans les régions Somali et Oromia en Ethiopie, ont entraîné des pénuries alimentaires et poussé le gouvernement, ainsi que ses partenaires internationaux, à demander 226,5 millions de dollars en aide humanitaire pour près de trois millions de personnes, selon un responsable du gouvernement.

« Bien que l’amélioration générale de la sécurité alimentaire dans le pays ait conduit à la réduction du nombre de bénéficiaires pour 2011 – 2,8 millions contre 5,2 millions en janvier 2010 – cela reste toujours 18 % plus élevé que l’estimation de novembre 2010 », a dit Mitiku Kassa, ministre d’état de l’Agriculture, lors de l’appel lancé le 7 février.

« Les rendements insuffisants de la petite saison des pluies ont conduit à une augmentation du nombre de bénéficiaires dans les zones agro-pastorales des régions sud et sud-est du pays, surtout dans l’état régional de Somali », a ajouté M. Mitiku. « Il existe un problème critique causé par l’absence des pluies “Deyr” et “Hagaya” [courtes précipitations allant d’octobre à décembre] en Somali, Borena et Guji ».

La moitié des gens qui ont besoin d’aide alimentaire viennent des régions Somali et Oromia, et 14 % viennent de la région Amhara. Dans toutes ces régions, les pluies attendues entre octobre et décembre ont été faibles – une situation attribuée par les experts au phénomène météorologique d’El Niña.

« La sécheresse persiste », a dit à IRIN Félix Gomez, directeur pays adjoint du Programme alimentaire mondial. « Nous avons observé des migrations précoces du bétail [qui ont] commencé à faire pression sur les points d’eau et les pâturages ».

La sécheresse a également entraîné des pénuries d’eau dans des régions comme celle d’Oromia, où le nombre de districts touchés est passé de 25 à 33, selon le Bureau de la Coordination des Affaires Humanitaires des Nations Unies.

Dans les régions Peuples du Sud, Somali et Oromia, le manque quasi-total de pluies d’octobre à décembre a épuisé environ 80 % des sources d’eau traditionnelles, qui couvrent normalement 80 % des besoins dans les zones pastorales, a indiqué le Réseau des systèmes d’alerte précoce contre la famine.

Dans beaucoup de ces régions, la disponibilité des pâturages est devenue limitée, déclenchant une migration précoce du bétail vers les zones de réserves de pâturages pour la saison sèche. « L’afflux continu des communautés pastorales de Somalie centrale, du nord-est et du nord du Kenya dans les zones voisines des régions Somali et Oromia a été signalé », a noté le réseau.

« Des mouvements inhabituels du bétail se déroulent également dans ces zones. La condition physique du bétail, surtout parmi les vaches et les porcelets a considérablement baissé, comparé à la normale, dans la majeure partie des basses-terres de Somali-Sud, du Sud-Omo, de Balé et de Borena ».

Source : IRIN, 9 février 2011

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