Les négociations sur la frontière éthiopio-soudanaise à la une à Addis Abeba

Les médias éthiopiens ont mis l’accent, cette semaine, sur les négociations en cours pour résoudre une dispute frontalière entre le pays et le Soudan cette semaine, à la suite de spéculations dans les médias soudanais qu’Addis Abeba avait cédé une partie de son territoire au Soudan.

Dans son principal article de la semaine, le quotidien national, The Ethiopian Herald, a souligné les relations commerciales grandissantes entre l’Ethiopie et le Soudan, tout en notant qu’une dispute frontalière, qui a résulté de la non démarcation de la frontière commune, ne constituait pas une menace sur les relations.

« Des incompréhensions peu fréquentes qui surgissent entre les pays (l’Ethiopie et le Soudan) ne constituent pas un obstacle aux relations de longue date », a écrit le journal dans un article intitulé : « Les liens éthiopio-soudanais, les questions frontalières ».

Le journal a aussi déclaré que même si le problème de la frontière provient d’un accord passé entre les deux états en 1906, dans lequel l’officier militaire britannique avait clairement délimité la frontière entre l’Ethiopie et le Soudan, des désaccords ont émané des groupuscules tribaux autour de la région qui ont fréquemment utilisé les terres appartenant à l’autre état des deux côtés de la frontière.

« Il y a de nombreuses revendications territoriales qui peuvent se faire jour à tout moment, encore qu’elles ne puissent pas être aussi précaires que les problèmes de frontière avec la Somalie et l’Erythrée », a écrit un chroniqueur dans l’édition du 15 janvier qui mettait en exergue les commentaires du Premier ministre Meles Zenawi sur la question.

Le journal a écrit que de vastes zones autour de la frontière restaient n’appartenir a aucun état du fait de l’absence d’administration des deux côtés, ce qui en fait des zones poreuses.

« Comme nous le savons, des rivalités inter-états sont la cause de soulèvements dans le voisinage qui découlent de problèmes économiques et politiques partagés » écrit The Herald.

Ces guerres frontalières, note le journal, sont le fait de communautés de pasteurs utilisant les ressources des deux côtés de la frontière, et qui revendiquent souvent une propriété sur les terres.

Selon le journal, un accord a été trouvé entre l’Ethiopie et le Soudan pour résoudre de tels problèmes, en permettant à ceux qui s’étaient installés le long de la frontière entre les deux pays d’occuper les terres épargnées par le nouvel accord.

« Quand nous disons que nous sommes parvenus à un accord selon lequel les Soudanais peuvent labourer les terres, nous parlons des terres à la frontière soudanaise qui sont clairement démarquées par la ligne de Guyen », a déclaré Mr Meles sur la question.

Le Major Guyen est l’officier britannique qui a délimité la frontière et dont la décision, dit le gouvernement éthiopien, doit être respectée par les deux parties.

Le journal a expliqué que les Ethiopiens qui utilisaient les terres autour de la frontière après que les troupes éthiopiennes ont pris le contrôle de la région seront autorisés à rester propriétaires de leurs terres et ne peuvent pas être déplacés de la zone par les forces soudanaises.

L’accord signé par les deux parties permet aux citoyens des deux côtés de garder leurs terres, même après qu’une nouvelle délimitation sera opérée sur la frontière.

Source : Afrique en ligne, 17 janvier 2009

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