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L'Ethiopie, la piste aux étoiles | Toi qui viens d'Ethiopie...

L’Ethiopie, la piste aux étoiles


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Cette année, l’Ethiopie a brillé sur les podiums mondiaux d’athlétisme. Metro est allé à la rencontre des champions de demain.

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Ils courent. Il est 6 heures du matin et ils sont tous sur le terrain. Rythme rapide puis lent, en côte ou en pente… Les coureurs passent devant des ados menant des ânes chargés de marchandises ou des ouvriers chinois sur les chantiers de construction. L’élite de l’athlétisme éthiopien s’entraîne.

« Je veux me développer et devenir célèbre, nous explique Edao Weliy après sa séance de trois heures d’entraînement matinal. Je veux améliorer mon temps, car le temps, c’est de l’argent. » D’ailleurs, Edao, timide athlète de 22 ans, avance dans ce sens : il a remporté les 10 000 mètres de Bristol et d’Oxford (Royaume-Uni).
Edao et ses coéquipiers sont membres de Running Across Borders (RAB). Cette organisation non gouvernementale a été fondée il y a trois ans par un Britannique, Malcolm Anderson, et un Américain, Garrett Ash, dans le but d’aider les athlètes éthiopiens à obtenir de bonnes conditions d’entraînement.

Pourquoi l’Ethiopie ? Car courir est ici dans les mœurs. Tout Addis Abeba court. « Les Ethiopiens ont la course dans le sang », explique Malcolm Anderson. « Ils sont ambitieux et ont des modèles de réussite. Ils sont très disciplinés. De plus, nous sommes en altitude (2 300 mètres). S’entraîner ici, c’est comme dans une chambre d’oxygène. » Gefyel Fisseha, un coureur inscrit à RAB, est plus terre-à-terre : « On court pour des raisons économiques. C’est pour cela que les Ethiopiens sont les meilleurs au monde. »

Un lien social

Certes, l’Ethiopie domine la scène mondiale de la course. Même le Kenya, pourtant habitué des podiums, ne suit pas. Et le fer de lance n’est autre que Haïlé Gebreselassié, 27 records du monde au compteur et roi sur les distances 5 000 et 10 000 mètres. Gebreselassié, qui a levé le pied cette année, est considéré comme l’un des plus grands coureurs de l’histoire. « 95 % des Ethiopiens ne deviendront pas des athlètes professionnels », avance Malcolm Anderson. « Mais ils continuent de courir car c’est un lien social. Dans beaucoup de pays, les gens se retrouvent dans un lieu de culte. Ici, ils se retrouvent sur la piste de course. »

Le gouvernement n’est pas en reste. Et la fédération sportive d’Ethiopie soutient depuis longtemps les athlètes prometteurs. Mais elle ne peut pas dénicher tous les espoirs de la piste. De plus, selon certains, seuls les sportifs étant politiquement corrects sont sélectionnés. Pour rappel, l’ONG Freedom House, qui note les avancées de la démocratie et des droits de l’homme dans le monde, l’Ethiopie n’est pas un pays “libre”.

RAB, de son côté, entraîne et loge quinze athlètes. Un salaire leur est reversé, couvrant le loyer et les dépenses courantes, en attendant qu’ils remportent des courses à l’étranger. Le but de l’organisation est d’ailleurs d’aider les athlètes à transformer leur talent en job bien rémunéré. Car le produit intérieur brut par habitant en Ethiopie est de 851 euros.

Urga Negewo, l’athlète à suivre

A l’image d’Edao Weliy, la plupart de jeunes inscrits à RAB viennent de la région Oromia et vivent seuls à Addis Abeba. Ils sont souvent colocataires. Et courir est leur métier. « Je veux être en bonne santé et gagner de l’argent, précise Gudesa Tolosa. Etre coureur est le meilleur métier qu’on puisse avoir ici. » Ce jour-là, il fêtait son anniversaire. Il estime avoir 20 ans, mais rien n’est sûr, le pays n’utilisant pas le calendrier grégorien. Son coach, Mersha Ashrat, tempère l’enthousiasme de Gudesa : « Il veut émigrer, mais ce n’est pas une bonne idée. Il devrait juste participer à des courses à l’étranger. »

Urga Negewo, 21 ans, est l’athlète le plus accompli du groupe. Il a déjà remporté le marathon de Belfast (Irlande du nord) deux fois et vise une place dans l’équipe nationale. Il est l’étoile montante de la course en Ethiopie. Mais qu’adviendra-t-il après ? « Je continuerai de courir », s’exclame Urga.

Selon le blog The Science of Sport (La Science du sport), le succès des Ethiopiens réside dans leur finish très rapide. Et pour y arriver, ils s’entraînent durement en montant et descendant sans cesse des collines. Et ils courent, toujours.

Source : Metro, 4 octobre 2012

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