Un jeune réalisateur éthiopien primé au festival de courts d’Addis Abeba

Le jeune réalisateur éthiopien Towfik Hussen a reçu samedi soir le premier prix du premier festival international de courts métrages d’Addis Abeba, pour son film Gareta. Le film raconte l’histoire de quatre petits camarades passionnés de football, terrorisés par un vieux gardien qui les empêche de jouer, jusqu’au jour où ils transportent la petite cahute de tôle dans laquelle il dort dans un cimetière.

Le Prix Dabol (lionceau en amharique) a été remis à M. Towfik par l’ex-top model d’origine somalienne Waris Dirié. Le prix du jury, présidé par le réalisateur marocain Daoud Aoulad Syad, a été decerné à la jeune Efrata Getachew pour son film A mother’s death is her rest, et le prix du public est revenu à la Britannique Charlotte Metcalf pour Welcome to womanhood.

Ce festival de courts métrages, une première en Afrique, au cours duquel plus d’une centaine d’œuvres ont été projetées en cinq jours, a été organisé par l’association “Images that matter”, dirigée par Maji-Da Abdi. Le festival vise à développer la production cinématographique en Afrique de l’Est mais aussi à augmenter le niveau d’éveil des jeunes Africains par le cinéma, selon les organisateurs.

Pour le réalisateur mauritanien Abderrahmane Sissako, « très peu de films se font en Afrique, et la production est quasiment inexistante à part quelques pays comme l’Egypte, le Maroc, l’Afrique du Sud ou le Nigeria ».

En Ethiopie, « les films produits localement dominent le marché des cinémas depuis deux ans », se félicite le vice-président de l’association des producteurs de films éthiopiens, Thomas Getachew. « Le nombre de spectateurs des films éthiopiens est passé de moins de 200 000 il y a sept ans à environ 2,7 millions », et « l’année dernière, 75 films ont été produits (en Ethiopie) et projetés contre seulement 194 au cours des six années précédentes », a-t-il ajouté.

Principalement financé par l’agence CultureFrance, et par les ambassades de France et d’Espagne en Ethiopie, ce festival proposait aussi une dizaine d’ateliers de formation pour les réalisateurs éthiopiens.

“Images that matter” a noué des partenariats avec le Festival de Cannes et avec les festivals de courts métrages de Melbourne, Sao Paulo et Clermont-Ferrand.

Source : Comme au cinéma, 20 juin 2010

Voir aussi :

L’Éthiopie initie son premier festival international de courts métrages
Premier festival international de court métrage du 14 au 19 juin à Addis Abeba
Maji-da Abdi : « Je crois au développement rapide du cinéma éthiopien »
Site du festival “Images that matter”

Trackback this Post | Feed on comments to this Post

Laissez un commentaire sur cet article

web development