L’Ethiopie augmente de 9 % sa couverture forestière

L’Ethiopie a augmenté de 9 % sa couverture forestière, a annoncé le ministère éthiopien de l’Agriculture et du développement rural.

Cette performance est le résultat d’une vaste campagne de reboisement lancée dans l’ensemble des régions de ce pays depuis près de dix ans, a fait savoir le ministère, ajoutant que près de 2,5 milliards de divers plants seront transplantés en cette saison pluviale, couvrant une superficie d’1 million d’hectares.

Selon le ministère, les travaux de conservation des ressources naturelles ont ciblé 4,8 millions d’hectares durant cette année, soulignant que quelque 1,2 million d’hectares de terres à travers le pays ont été consacrées à la couverture forestière.

L’Ethiopie avait lancé un programme visant à contribuer à la gestion durable des forêts éthiopiennes pour améliorer la sécurité alimentaire, renforcer l’économie rurale et réduire la dégradation de l’environnement et promouvoir les Produits forestiers non ligneux (PNFL).

Face à l’action des populations habitant les zones forestières sur l’environnement, l’urgence s’impose d’étudier d’autres options pour concilier productivité et consommation. Il s’agit de la domestication des espèces à fortes valeurs économiques car, en tant que richesses naturelles, les PFNL représentent une source de nourriture, de remède et de revenus pour la population rurale.

Le projet se planche sur la mise en place d’une gestion forestière participative et la production et la commercialisation des PFNL dans le souci de préserver les ressources forestière de l’Ethiopie.

La préservation des forêts est l’enjeu environnemental majeur de l’Ethiopie. Selon l’Autorité de Protection de l’Environnement, 77 % des forêts éthiopiennes ont été décimées au cours de ces 25 dernières années pour répondre aux besoins de combustible et de bois de construction de la population.

Pour assurer un meilleur équilibre naturel, les actions, encore sporadiques, de reboisement tentent de miser sur la diversité des espèces et la recolonisation des espèces autochtones. Mais, ce sera sans compter les besoins exponentiels d’un pays en forte croissance démographique (près de 80 millions d’habitants).

Source : Casafree, 15 juillet 2010

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