Archives du mot-clé 'Addis Abeba'

« Le métro d’Addis est le plus confortable
que j’ai jamais vu »

Addis Abeba a inauguré le 20 septembre sa première ligne de métro urbain, 17 km du nord au sud qui seront très bientôt doublés par un trajet est-ouest. 60 000 passagers par jour sont attendus. Reportage dans des wagons bondés.

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Ce lundi 21 septembre au matin, Addis Abeba ressemblait à un gigantesque parc d’attraction dans lequel on inaugure un nouveau manège : du nord au sud de la ville, d’immenses files d’attente pour acheter son ticket, une attente fébrile, et enfin, le grand frisson. La capitale éthiopienne vient de lancer sa première ligne de métro urbain (un équivalent du tramway), et c’est forcément un évènement après trois ans de travaux (menés par China Railway Engineering Corporation) et de désagréments pour la circulation en ville.

« Je suis là juste pour le fun », sourit Getachew, la vingtaine, qui n’est jamais monté dans un quelconque wagon. Comme lui, tous les passagers du jour semblent là pour la découverte. Et heureusement, car ce « light train », comme on dit ici, doit encore trouver son rythme de croisière. Alors qu’une fréquence de six minutes est annoncé, il faut patienter presque une demi-heure entre chaque rame. Et pour rallier le terminus de Menelik II Square, au nord, jusqu’au Stadium, en plein centre-ville, c’est une demi-heure aussi – en spectaculaire surplomb de la ville sur cette portion.

Mais le trajet devrait bientôt être plus court. Car pour ce démarrage, les wagons sont bondés, et chaque station est l’occasion d’une foire d’empoigne entre ceux qui veulent monter et ceux qui veulent descendre. Des policiers tentent de mettre un peu d’ordre, mais ils sont débordés par l’enthousiasme des passagers. « Ecartez-vous ! Un autre train va arriver », crie désespérément le conducteur chinois (aucun Ethiopien n’était visible aux commandes le 21 septembre) pour pouvoir refermer les portes.

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Tramway : Addis Abeba roulera chinois

par Olivier Caslin

Addis Abeba, la capitale éthiopienne, a signé avec le fabricant chinois CNR Corporation pour la fourniture de 41 tramways. Prévu pour entrer en service début 2015, le futur réseau urbain comprendra deux lignes de 17 km chacune.

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C’est une première sur le continent : les tramways qui équiperont Addis Abeba seront d’origine chinoise. Le fabricant CNR Corporation a annoncé le 17 mars dernier avoir signé un contrat avec la municipalité de la capitale éthiopienne pour fournir 41 tramways à partir de la fin 2014. Constitués de trois rames et pouvant rouler à une vitesse de 70 km/h maximum, les véhicules seront adaptés aux conditions locales, notamment concernant la résistance des matériaux aux rayons ultraviolets, parmi les plus forts de la planète. Ils seront équipés de vitres teintées pendant que le toit sera dessiné pour faire face aux pluies torrentielles qui arrosent l’Ethiopie durant la saison humide.

Démarrage du service en 2015

CNR Corporation n’a pas indiqué le montant du contrat, mais la fourniture de ces véhicules rentre dans l’enveloppe de 475 millions de dollars annoncée par le gouvernement éthiopien lors du lancement des travaux en juin 2012. Prévu pour démarrer ses services début 2015, le futur réseau urbain sera constitué de deux lignes de 17 km chacune capables de transporter un maximum de 60 000 passagers par jour.

Les travaux ont été confié à la China Railway Engineering Corporation (CREC) et le projet est financé à hauteur de 87 % par l’EximBank of China, le solde étant à la charge du gouvernement local.

Source : Jeune Afrique, 25 mars 2014

La construction des “condominiums” à Addis Abeba

par Gaëlle Laleix

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Addis AbebaCela fait sept ans que le gouvernement éthiopien a lancé son plan de développement urbain. L’objectif est de répondre à la demande de logements croissante dans les villes et particulièrement à Addis Abeba. Pour ce faire, le gouvernement construit à tours de bras des “condominiums”, c’est-à-dire des quartiers entiers d’immeubles de trois ou quatre étages, souvent à la périphérie des villes. Un peu comme sur le modèle urbain des banlieues en France ou en Angleterre. Ces logements sont ensuite distribués aux Ethiopiens pauvres par loterie. Depuis le début du programme près de 50 000 familles ont pu bénéficier de ces logements.

Source : RFI, 18 février 2012

Addis Abeba dispose d’une quinzaine de salles de cinéma

par Gaëlle Laleix

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L’Ethiopie se targue d’être le premier pays du continent africain à avoir importé le cinéma sur son sol. C’était en 1896, l’empereur Ménélik II venait de faire venir le premier projecteur pour visionner un film sur les miracles de Jésus. Depuis, les Ethiopiens font plus que regarder des films ; ils en produisent aussi. Depuis 2010, la production tourne autour des 75-80 films par an. Tous en amharique, la langue officielle éthiopienne.

Source : RFI, 21 janvier 2012

Vidéo : Addis Abeba (1)

Vidéo : Addis Abeba – Meskel Square

Plan d’Addis Abeba

(Cliquez sur l’image pour la voir en plus grand)

Addis Abeba : Historique et situation générale

En juillet et août, le voyageur qui foule pour la toute première fois le sol de la capitale éthiopienne est surpris par le froid humide, les bourrasques de vent et les cumulus qui déversent des pluies diluviennes. Par contre, à la belle saison, d’octobre à juin, Addis Abeba, perchée à 2 400 m d’altitude au centre de la province du Choa et entourée de collines verdoyantes plantées d’eucalyptus, se découvre sous un ciel bleu de montagne. La température annuelle oscille entre 15°C et 25°C la journée et les nuits y sont fraîches.

En quittant l’aéroport en direction du centre-ville, le voyageur emprunte une large avenue à 4 voies (Bole Road, 6 km environ). Officiellement nommée Afrika Avenue, elle est bordée d’immeubles locatifs et de centres commerciaux. Cette avenue mène au Masqal Square (Place de la Croix).

Ne cherchez pas à apercevoir ne serait-ce qu’un seul vestige de la civilisation abyssine passée ; Addis Abeba est une ville récente, jeune de cent ans à peine (Addis Abeba signifie la “nouvelle fleur” en amharique). Elle vit le jour à la fin du siècle passé sous l’impulsion de l’épouse de l’empereur Ménélik II, l’impératrice Taitu.

Ménélik II, ex-négus de Choa, couronné roi des rois et empereur d’Ethiopie le 3 novembre 1889, était, comme ses prédécesseurs, un chef de guerre itinérant. Ses pérégrinations à travers le pays étaient motivées par des ambitions militaires, politiques et stratégiques – affaiblir ses rivaux, repousser les agressions étrangères et développer l’administration de son empire. Avant d’établir, de 1881 à 1891, son campement au centre du Choa sur les collines d’Entoto, il aménagea ses quartiers généraux à Ankober, sur le bord de l’escarpement de la vallée du Rift, à Leche dans le nord du Choa, à Warra Illu dans le sud du Wollo et sur le mont Wuchacha, non loin d’Addis Abeba.

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Vidéo : Addis Abeba – Churchill Road

Le trajet en train d’Addis Abeba à Diré Dawa

Hormis les nombreux commerçants éthiopiens et djiboutiens, seuls quelques rares voyageurs étrangers en quête d’aventure se hasardent dans cette odyssée. A l’aube précédant leur départ, les voyageurs de 2ème et 3ème classes attendent l’ouverture du guichet de la gare d’Addis Abeba, qui trône majestueusement au bas de Churchill Avenue.

Le jour du départ, les passagers arrivent dans la fraîcheur vive de l’aube, le visage et les épaules enveloppés dans le traditionnel chamma blanc et attendent, armés de patience, accroupis sur l’unique quai jonché de marchandises, de valises et de cartons défoncés, l’entrée en gare du monorail.

Le départ est annoncé pour six heures, mais rien ne s’ébranle à l’heure annoncée. Sans renâcler, les passagers attendent parfois plus de dix heures avant de grimper dans les wagons.

Une fois le train en gare, les voyageurs, enfants sur le dos et paquets sous le bras, jouent des coudes et s’engouffrent dans le train. Certains wagons de 3ème classe n’ont plus de sièges et les passagers s’agglutinent tant bien que mal à même le plancher. Les passagers qui désirent voyager en première classe n’ont aucune peine à se procurer des billets. Il suffit de se rendre au guichet le jour précédant le départ. Son coût, bien que modique pour une bourse occidentale, est nettement supérieur au billet de 2ème et 3ème classes ; il n’est accessible que pour les citoyens les plus fortunés et les touristes. Ces derniers tuent le temps jusqu’à l’heure du départ au Club des Cheminots, situé à côté de la gare. Il abrite le buffet de la gare, une des meilleures tables de la capitale, où chacun s’empresse de déguster un bon repas.

En première classe, les passagers jouissent d’un confort très relatif ; des boissons gazeuses sont en vente, les sièges sont moins défoncés qu’en deuxième classe ; toutefois, les toilettes souillées empestent et durant la nuit les wagons sont plongés dans le soir.

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