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Un trek au secours de la forêt

par Emmanuel Leroux-Nega

En Éthiopie, dans les montagnes du Balé, une région autrefois ignorée des touristes, une association de guides touristiques locaux tente de préserver ce qui reste de la forêt en proposant des treks écoresponsables.

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Voilà, près de trois heures que l’on marche. Le souffle coupé par l’altitude, nous peinons à franchir les derniers mètres qui nous séparent du sommet. L’air est frais, mais le soleil des montagnes nous terrasse. Ayano, le guide du trek, fait un signe : c’est la pause.

Autour de nous, les sommets nus des montagnes du Balé surplombent les magnifiques forêts tropicales que l’association Bale Trek travaille à préserver. Située à 400 km au sud-est d’Addis Abeba, la capitale éthiopienne, la chaîne de montagnes s’étend sur plus de 2 000 km². Il s’agit de la plus importante étendue alpine du continent et un des derniers grands poumons verts du pays.

« Quand j’étais jeune, il n’y avait que de la forêt ici, se désole Ayano en pointant une série de champs à flanc de montagne. Les habitants utilisent le bois des arbres pour se chauffer, cuisiner, construire leurs clôtures ou le vendre au marché de la ville. »

Trek, Marche, Balé, Ethiopie, EthiopiaLes montagnes ressemblent, en effet, à un grand fromage gruyère. Séparées les unes des autres de quelques kilomètres, des clairières viennent trouer la forêt. Elles abritent des habitations isolées, huttes de terre et de paille entourées d’une sommaire clôture de bois, mais surtout des champs et des pâturages. Des familles, que la surpopulation de la vallée pousse à s’établir toujours plus haut dans la montagne, y cultivent de quoi survivre, entraînant peu à peu la disparition de la forêt.

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Une économie salafie de la prière dans la région du Balé en Éthiopie

par Terje Østebø

Cet article est consacré aux processus de transformation religieuse et au développement d’une économie de la prière salafie dans la localité de Balé en Éthiopie. En observant l’évolution de ce mouvement des années 1960 à nos jours, l’article révèle la corrélation existant entre la poursuite de la réforme religieuse d’une part et la modification des structures socio-économiques et l’émergence de nouveaux schémas d’échanges translocaux d’autre part. Partant d’une description de l’économie de la prière traditionnelle en pays oromo, il étudie l’incidence de la mutation des structures socio-économiques sur ces pratiques. Il se penche aussi sur la fragmentation du salafisme à Balé et sur l’émergence du mouvement Ahl al-Sounna.

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Source : Afrique contemporaine, n°231 (2009)

La zone Bale

Bale est une des 12 zones de la région Oromia d’Ethiopie. Cette zone est bordée au sud par le fleuve Ganale Dorya (qui le sépare de la zone Borena), au sud-ouest par la région Peuples du Sud, au nord-ouest par la zone Arsi, au nord-est par le fleuve Shebelle (qui le sépare des zones Hararghe Est et Ouest et à l’est par la région Somali. Elle tire son nom de l’ancienne province du Bale, qui couvrait approximativement le même territoire.

Les principales villes de la zone sont Dodola, Ginir, Goba et Robe. Les autres points d’intérêts sont le village de Scheik Hussein et les grottes de Sof Omar. Le point culminant de la zone Bale (mais aussi de la région Oromia) est le mont Batu (4 307 m) qui se trouve dans le massif du Bale. On y trouve d’autres sommets tels que le mont Tulu Deemtu, le mont Darkeena et le mont Gaysay.

L’Agence Centrale de la Statistique éthiopienne (CSA) estime qu’en 2005, 5 130 tonnes de café ont été produites dans cette zone. Cela représente 4,46 % de la production de la région Oromia et 2,2 % de la production éthiopienne totale. C’est dans la zone du Bale que l’on trouve également 3 des plus importantes mines d’Ethiopie : la mine d’or de Kebre Mangest, celle de Lega Dembi et les mines de tantale de Kenticha, près de Shakiso.

WOREDAS

La zone Bale se décompose en 17 woredas :
– Adaba
– Agarfa
– Berbere
– Dodola
– Gaserana Gololcha
– Ginir
– Goba
– Goro
– Guradamole
– Kokosa
– Legehida
– Meda Welabu
– Mennana Harena Buluk
– Nensebo
– Raytu
– Seweyna
– Sinanana Dinsho

DEMOGRAPHIE

Selon les estimations de 2005 de l’Agence Centrale de la Statistique éthiopienne (CSA), la zone Bale compte 1 727 306 habitants (854 584 hommes et 872 722 femmes) dont 233 013 (13,5 %) résident en ville. Avec une superficie de 63 917 km2, la zone a une densité de 27,02 habitants par km2.

D’après un rapport de la Banque Mondiale datant de mai 2004, 11% des habitants de la zone Bale ont accès à l’électricité. On compte 11,4 km de route pour 1 000 km2. En moyenne, une famille rurale possède 1 hectare de terre et l’équivalent de 1 tête de bétail. 19,5 % de la population exerce un emploi non-agricole . 66 % des enfants en âge d’aller à l’école primaire sont scolarisés, ce taux est de 21 % pour l’enseignement secondaire. 53 % de la zone est exposée à la malaria mais on n’y rencontre pas de mouche tsé-tsé. En outre, le rapport attribue à la zone Bale un indice de risque de sécheresse de 555.

Source : Wikipedia

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