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Borena | Toi qui viens d'Ethiopie...

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« En Éthiopie, même les chameaux meurent de soif »


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« Une aide internationale d’urgence » a été demandée lundi par la FAO pour la Corne de l’Afrique en proie à la famine. Sur place, Audrey Montpetit, conseillère qualité Care en Éthiopie estime que « la situation est sans précédent ».

Troupeau, Vaches, Borena, Ethiopie, EthiopiaLors d’une réunion ministérielle d’urgence organisée lundi, la FAO chiffre à 1,1 milliards d’euros le montant de l’aide à apporter à la Corne de l’Afrique. Qu’en pensez-vous ?

Ce chiffre peut paraître énorme mais il ne me surprend pas. L’aide alimentaire est l’une des actions humanitaires qui coûtent le plus cher. Tout d’abord parce que la prise en charge médicale de personnes en malnutrition sévère demande des moyens spécifiques et aussi parce que la famine apporte un lot important de réfugiés qu’il faut prendre en charge dans de bonnes conditions d’hygiène. Nous, Care, nous avons chiffré nos besoins spécifiques pour répondre à la crise dans la Corne de l’Afrique. Ils s’élèvent déjà à prêt de 30 millions d’euros.

Comment aidez-vous les populations ? L’Éthiopie est-elle touchée aussi sévèrement par la sécheresse ?

Le sud du pays est très sévèrement touché. J’étais par exemple vendredi dernier dans la zone Borena, pour réfléchir avec mes équipes à quelle réponse adopter. L’action humanitaire ne consiste pas à arriver les bras chargés de sacs de riz dans un village et repartir. Nous réfléchissons avec les populations locales à leurs besoins. Par exemple, au village de Dambi, nous achetons les vaches mourantes 50 dollars pièce et nous fournissons de la nourriture pour le reste du troupeau.

Nous menons aussi des actions plus “classiques”, comme la distribution de tablettes de purification de l’eau, de denrée alimentaires, etc. Nous prenons en charge les enfants en malnutrition sévère.

Comment percevez-vous que la situation est grave ?

J’entends des choses que je n’ai jamais entendu avant. Un villageois de Dambi m’a expliqué vendredi que même les chameaux mouraient de soif, alors que lors de la grande sécheresse de 1991 les chameaux avaient tenu le coup. Toujours dans la zone Borena, il faut marcher six heures aller-retour pour avoir accès à un point d’eau. C’est du jamais vu. Il n’y a ni eau, ni herbe, les vaches tombent comme des mouches. 220 000 animaux nourriciers sont morts dans le sud de l’Éthiopie sur un total de 700 000 bêtes environ. Un autre villageois de Dambi m’a alpagué, et m’a dit, sa voix affaiblie par la faim : « Moi j’ai 55 ans, je sais que je vais mourir. Mais si vous le pouvez, essayez de sauver les jeunes. » C’est très rare qu’on vous dise ce genre de chose sur le terrain. Dans la plupart des cas, les populations veulent vous montrer leur courage. Je n’ai jamais vu ça.

Source : Le Figaro, 26 juillet 2011

La zone Borena se prépare à nouveau au manque de pluies


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En octobre dernier, les anciens de la zone Borena, située dans la région Oromia, au sud de l’Éthiopie, ont prédit que les grandes pluies ne seraient pas suffisantes, mais certaines personnes ne les ont pas pris au sérieux. La même chose s’est produite en février.

« Certains les croyaient et ont vendu leur bétail, acheté des chèvres et mis de l’argent de côté », a indiqué Uka Dida, le chef du kebele de Dembi. « Je ne les ai pas crus et j’ai perdu la totalité de mon bétail – cette leçon m’a coûté cher ».

Sécheresse, Insécurité alimentaire, Famine, Borena, Ethiopie, Ethiopia

Aujourd’hui, les anciens annoncent que les secondes pluies seront également insuffisantes en octobre. Leurs calculs sont basés sur les phases de la lune et la position des étoiles. Cette fois, les responsables locaux accordent du crédit à ces prévisions.

« Nous ne disposons pas de services météorologiques efficaces ici – les anciens font leurs propres calculs et leurs résultats ne sont pas encourageants », a dit Ephrem Ombosho, le directeur de l’un des bureaux de l’Agence de préparation et de prévention des catastrophes de Borena. Lui et son équipe procèdent à une évaluation des besoins locaux.

Comme d’autres éleveurs de la région, ceux de Borena disposent d’un éventail de techniques qui leur permettent d’anticiper et même de prévoir la sécheresse ; certaines de ces techniques sont basées sur l’observation de phénomènes naturels, comme la croissance des pousses de certaines plantes à des périodes précises de l’année. Leur système de calendrier, qui est fondé sur l’observation de la lune et des étoiles, et dont l’utilisation remonterait à 200 ans avant J.C. selon les chercheurs, inclut une forme d’astrologie et des prévisions météorologiques.

A la recherche de pâturages

Selon les Nations Unies, la zone Borena, située au sud du pays, tout comme d’autres régions de la Corne de l’Afrique, se trouve dans une situation proche de la famine, sur une échelle de cinq points.

« Nous réfléchissons à la possibilité de créer des coopératives afin de mettre notre argent en commun et de pouvoir faire face aux situations difficiles comme celle que nous traversons actuellement », a dit M. Uka. « Nous conseillons également aux populations d’acheter des chèvres, qui sont plus résistantes en cas de sécheresse, et peut-être de se séparer de leur bétail maintenant ».

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La zone Borena


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(Autre nom : Borana)

Borena est une des 12 zones de la région Oromia d’Ethiopie. Cette zone est bordée au sud par le Kenya, à l’ouest par la région Peuples du Sud, au nord par le fleuve Ganale Dorya (qui le sépare de la zone Bale) et à l’est par la région Somali. Elle tire son nom d’une tribu du peuple Oromo qui y réside.

Les principales villes de la zone sont Moyale, Negele Boran et Yabelo. Le point culminant est le mont Juldessa.

L’Agence Centrale de la Statistique éthiopienne (CSA) estime qu’en 2005, 13 533 tonnes de café ont été produites dans la zone Borena. Cela représente 11,8 % de la production de la région Oromia et 6 % de la production éthiopienne totale.

Le 22 mai 2006, les situations de sécheresse dans la zone ont accentué les tensions entre les Borena et les Guji et ont dégénéré dans la violence une semaine plus tard. Les anciens des clans réussirent à ramener la paix, mais seulement après 10 jours de combats dans lesquels entre 100 et 150 personnes furent tuées et des milliers déplacées.

WOREDAS

La zone Borena se décompose en 12 woredas :
– Adolana Wadera
– Arero
– Bore
– Dire
– Gelana Abaya
– Hagere Mariam
– Liben
– Moyale
– Odo Shakiso
– Teltele
– Uraga
– Yabelo

DEMOGRAPHIE

Selon les estimations de 2005 de l’Agence Centrale de la Statistique éthiopienne (CSA), la zone Borena compte 2 019 383 habitants (1 025 393 hommes et 993 990 femmes) dont 234 391 (11, 6%) résident en ville. Avec une superficie de 95 740 km2, la zone a une densité de 21,09 habitants par km2.

D’après un rapport de la Banque Mondiale datant de mai 2004, 4 % des habitants de la zone Borena ont accès à l’électricité. On compte 27,5 km de route pour 1 000 km2. En moyenne, une famille rurale possède 0,5 hectare de terre et l’équivalent de 0,6 tête de bétail. 14,4 % de la population exerce un emploi non-agricole. 53 % des enfants en âge d’aller à l’école primaire sont scolarisés, ce taux est de 9 % pour l’enseignement secondaire. 35 % de la zone est exposée à la malaria mais on n’y rencontre pas de mouche tsé-tsé. En outre, le rapport attribue à la zone Borena un indice de risque de sécheresse de 410.

Source : Wikipedia

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