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Addis Abeba, bientôt référence mondiale du sésame ?

Pour la première fois, les graines de sésame ont été négociées sur la Bourse de commerce éthiopienne (ECX), vendredi 5 novembre 2010.

Du coup, des employés à ECX ont laissé transparaître l’espoir que cette place éthiopienne allait devenir la référence des prix pour le marché international. A l’image de New York, référence mondiale pour le café arabica, et Chicago pour le maïs, Addis Abeba pourrait devenir la référence mondiale pour le sésame.

Eleni Gabre Madhin (PhD), directeur général de l’ECX, a souligné, au cours de la première négociation, que : « Avec le début de la négociation de sésame sur ECX, notre objectif est d’inclure le sésame de l’Ethiopie comme la référence du marché mondial ».

Il est utile de noter que l’introduction du sésame, parmi les produits négociés par la ECX (café, maïs), a commencé en 2006, mais le manque d’entrepôts et d’assurance qualité l’a retardée.

Source : Les Afriques, 22 novembre 2010

Les transactions commerciales de la Bourse éthiopienne des matières premières estimées à plus de 400 millions de dollars

Les transactions commerciales de la Bourse éthiopienne des matières premières (ECX) sont estimées à plus de 400 millions de dollars (6,7 milliards de Birr) durant l’exercice budgétaire actuel 2009/2010, soit une hausse de 142 % par rapport l’année écoulée.

Selon l’hebdomadaire The Reporte, l’ECX a commercialisé une quantité de 221,9 tonnes de marchandises durant l’année considérée, dont 99 % de café destiné à l’exportation et au marché local, selon la Directrice de la Bourse, Mme Eleni Gebremedhine.

La Bourse prévoit la commercialisation de 250 000 tonnes de haricots rouges et de sésame durant l’année prochaine et d’augmenter la quantité de café destinée à l’exportation, a-t-elle fait savoir.

Lancée en 2008, l’ECX est un marché où les acheteurs et les vendeurs se rencontrent pour échanger, avec une assurance sur la qualité, des livraisons et des paiements. Il s’agit d’une structure visant à aider les paysans éthiopiens à se familiariser avec les marchés modernes.

L’Ethiopie table sur des recettes totales à l’exportation de deux milliards de dollars durant l’année en cours. Le café vient en tête des exportations éthiopiennes avec plus de 60 % des recettes à l’exportation de l’Ethiopie. Le pays a gagné plus de 330 millions de dollars lors de la saison 2008/2009 en exportant près de 170 000 tonnes de café.

Outre le café, l’Ethiopie exporte des huiles de graines, des peaux et cuirs, des animaux, de la viande, de l’or, du textile et du khat.

Source : Casafree, 24 octobre 2010

Début prometteur pour la Bourse des matières premières

par Hance Guèye

L’Ethiopie expérimente avec succès une Bourse des matières premières. Elle a enregistré 1,7 milliard de dollars de transactions en une année.

La Bourse des matières premières serait-elle la solution à la commercialisation des produits de base en Afrique ? Susceptible d’assurer une meilleure rémunération aux producteurs agricoles, par exemple, qui, la plupart du temps, récoltent des miettes de leurs investissements au profit d’intermédiaires, l’Etat ou les commerçants ?

La question ne se pose plus pour Mme Eleni Gabre-Madhin, fondatrice et présidente de l’Ethiopia Commodity Exchange (ECX), la Bourse de matières premières d’Ethiopie. Le bilan qu’elle présente des seize premiers mois d’activité de l’ECX est des plus flatteurs. « Nous avons commencé en avril 2008 et nous avons maintenant 450 membres. »

Rien que pour le café, révèle-t-elle, les transactions ont atteint plus de 300 millions de dollars en un an. Pour les cinq produits de base échangés à travers la Bourse, le maïs, le blé, les haricots et les graines de sésame, qui s’ajoutent au café, la valeur commerciale échangée s’est élevée cette année à 1,7 milliard de dollars. Sept banques sont impliquées, pour un total de marchandises de 150 000, répartis dans 14 entrepôts en Éthiopie.

VALEURS ACTIVES

Pour ses promoteurs, la Bourse des matières premières constitue, ainsi, « un système de commercialisation dynamique, efficace et transparent, utile à tous et [qui] transforme les marchandises en ressources de grande valeur ». Si un produit de base, tel que le café, peut-être titrisé de manière transparente, explique-t-on à la Bourse, il devient une valeur active et chaque entrepôt où il est emmagasiné devient une banque.

L’intérêt pour les exploitants agricoles est évident. Avant même d’être effectivement vendu, leur produit acquiert de la valeur, explique Mme Gabre-Madhin. « L’objectif fondamental est de prendre l’ensemble hétérogène des produits de base, de les normaliser et de les transformer en valeurs actives et en liquidités fongibles, afin de fournir des financements aux agriculteurs, qui s’en serviront pour améliorer leurs exploitations. En somme, les agriculteurs sont des hommes et des femmes d’affaires. » L’exploitant en mal de ressources financières n’est ainsi plus tenté de brader ses produits. Les agriculteurs ne sont pas seuls à tirer profit de la Bourse. Les courtiers et les exportateurs sont également concernés.

TRANSPARENCE ET FIABILITÉ

Encore faut-il que le système soit transparent et fiable. Pour l’assurer, les prix des marchandises et les données relatives aux transactions sont affichés en temps réel sur des tableaux électroniques dans 19 sites différents en Éthiopie et sur Internet. Quant à la fiabilité, la présidente de l’ECX est particulièrement fière du système. « Le point principal à retenir dans tout cela est que nous n’avons pas eu une seule interruption du mécanisme d’échange en raison d’une défaillance quelconque du système. Il n’y a eu aucune transaction non exécutée, ni aucun défaut de paiement ou de livraison. Nous avons donc un système qui fonctionne bien et qui prouve qu’une Bourse de marchandises moderne peut être établie dans un pays en développement. »

C’est peut-être ce qui explique que la Bourse ait séduit, selon les chiffres fournis par la Bourse, environ 850 000 petits agriculteurs éthiopiens, soit 12 % du total, qui travaillent désormais avec l’ECX. Le site Internet traduit également le succès de la Bourse. Le nombre des visites est passé de 77 par jour, au cours des premiers mois, à 1 000 par jour. Ce qui en ferait le deuxième site africain le plus visité sur Reuters, juste derrière la Bourse des valeurs sud-africaine. Le fameux site financier Bloomberg, assure Mme Gabre-Madhin, reçoit désormais les données de la Bourse éthiopienne.

EXTENSION

L’ECX n’entend pas dormir sur ses lauriers. Il se prépare à inclure d’autres marchandises et de nouveaux services. Des entrepôts et tableaux d’affichage des prix vont être implantés en zones rurales, pour accroître le nombre de ses adhérents. Des transactions à terme vont également commencer à se faire, les prix courants seront distribués par SMS sur les téléphones portables.

L’intervention de l’Etat s’est souvent traduite par un “détournement” inconsidéré des fruits du labeur des exploitants agricoles. Peut-être, la Bourse des matières premières constituera-t-elle une véritable alternative, qui offrira une meilleure rémunération et donc une amélioration de l’agriculture, du commerce et de la sécurité alimentaire. Si dans l’économie étatisée de l’Ethiopie, la Bourse peut ainsi rendre service, elle a peut avoir de beaux jours sur le reste du continent.

Source : Les Afriques, 17 novembre 2009

Voir aussi :

Site de l’Ethiopia Commodity Exchange

Le café éthiopien rapporte plus de 200 millions de dollars de recettes

L’Ethiopie a engrangé plus de 200 millions de dollars grâce au commerce de café au cours des 12 derniers mois, a appris APA lundi auprès de la Bourse éthiopienne des matières premières (ECX).

S’exprimant face à la presse à Addis Abeba, le directeur général de ECX, Dr. Eleni Gabremedhin, a indiqué que cette somme provient des exportations de 136 000 tonnes de café par sa structure vers différents pays.

La Bourse éthiopienne des matières premières a été créée cette année pour commercialiser le café à travers une opération commerciale moderne, au lieu de maintenir le système de canaux traditionnels.

Selon Dr. Eleni, l’introduction du café dans le marché boursier enregistre des résultats encourageants et devrait augmenter la production de café que l’Ethiopie commercialise sur le marché international.

« Il y avait beaucoup de problèmes pour lancer la commercialisation du café à la Bourse éthiopienne des matières premières, mais maintenant les problèmes sont résolus après des séries de discussions avec les membres », a expliqué Dr. Eleni.

La Bourse des matières premières est un marché où acheteurs et vendeurs se rencontrent pour des transactions commerciales.

L’Ethiopie, le berceau du café, est le principal producteur et exportateur africain de café vers le marché international.

Source : Afrique Avenir, 8 septembre 2009

Les exportations de café estimées à 177 millions de dollars

Les exportations éthiopiennes de café sont estimées à 177 millions de dollars (2 milliards de Birr) durant les huit derniers mois, a annoncé la Bourse éthiopienne des matières premières (ECX).

Lors d’un atelier sur la promotion des exportations du café éthiopien, tenue jeudi à Addis Abeba, le Directeur de l’ECX, Adissalem Balema a indiqué que la Bourse éthiopienne des matières premières était en train de réaliser d’excellents résultats en matière de promotion, d’export et d’accès aux marchés extérieurs pour écouler les produits éthiopiens et à leur tête le café.

Il a souligné que le gouvernement a entrepris diverses initiatives pour promouvoir le système de marché moderne dans le secteur du café, appelant les professionnels du secteur à redoubler d’efforts pour le développement de ce système qui est de nature à booster les exportations du café.

La Bourse éthiopienne des matières premières est un marché où les acheteurs et les vendeurs se rencontrent pour échanger, avec une assurance sur la qualité, des livraisons et des paiements. L’ECX a été lancée pour aider les paysans éthiopiens à sortir de la pauvreté en les aidant à se familiariser aux marchés modernes.

La production annuelle de café en Ethiopie est estimée à plus de 330 000 tonnes. Le café représente plus de 60 % des recettes à l’exportation de l’Ethiopie. Le pays a gagné plus de 525 millions de dollars lors de la saison 2007-2008 en exportant près de 171 000 tonnes de café, soit près de 15 % de la production mondiale, selon les chiffres officiels. Outre le café, l’Ethiopie exporte des huiles de graines, des peaux et cuirs, des animaux, de la viande, de l’or, du textile et du khat.

Source : Le Matin, 3 juillet 2009

Une nouvelle Bourse des matières premières a ouvert en Ethiopie

par Dominique Baillard

Du lundi au vendredi, à la toute nouvelle Bourse éthiopienne des matières premières, on vend à la criée du maïs et des haricots pour une livraison immédiate. Bientôt le teff, la céréale locale, le blé, les graines de sésame et bien sûr le café, la première culture d’exportation du pays, seront également cotés.

C’est une véritable révolution dans un pays rendu tristement célèbre par la famine. Un pays où les structures commerciales sont archaïques : on ne vend ou on n’achète qu’entre personnes connues, en gardant toujours un œil sur la marchandise pour vérifier si elle correspond bien aux termes du contrat. Touchés de plein fouet par la hausse récente des prix agricoles, les Ethiopiens ont accusé les commerçants du Mercato, le plus grand marché ouvert d’Addis Abeba, de faire grimper les prix. C’est justement pour mettre fin à ce genre de dérapage que le gouvernement travaille, depuis deux ans, sur cette Bourse.

Avec les dépôts dispersés à travers le pays, où les agriculteurs iront faire peser et certifier leur production, l’institution garantit par contrat la qualité, la quantité, la livraison et le paiement des marchandises. Les cotations seront relayées par la radio, la télévision et par les médias électroniques. Avec ce nouvel instrument, le gouvernement espère instaurer la confiance et, par extension, encourager les paysans à produire davantage. Aujourd’hui, concentrés sur l’organisation du marché physique, les concepteurs pensent introduire ultérieurement des cotations à terme, fixant le prix d’une marchandise pour une livraison lointaine. Une évolution qui projette l’Ethiopie au cœur du marché global.

Il n’existe, pour l’instant, qu’une seule Bourse des matières premières agricoles sur le continent africain, à Johannesburg. Addis pourrait la concurrencer pour le maïs blanc produit, en grande quantité, par les Ethiopiens comme par les Sud-Africains. Mais aussi devenir la place financière de référence pour la fixation du prix de la graine de sésame, et pourquoi pas rivaliser avec New York pour la fixation du prix de l’arabica.

Source : RFI Actualité, 1er mai 2008

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