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Chaussures | Toi qui viens d'Ethiopie...

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Sawa, des chaussures 100 % made in Africa


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La marque de chaussures Sawa, commercialisée en Europe et aux États-Unis, est 100 % made in Africa.

Sawa, Chaussure, Shoes

Sawa : retenez bien ce nom ! C’est celui des baskets que portera Oxmo Puccino, le rappeur malien installé en France, à l’occasion de la sortie, en septembre, de son album Roi sans carrosse. Particularité de cette marque de chaussures commercialisée en Europe et aux États-Unis ? Elle est 100 % made in Africa. Son nom est celui de l’une des principales ethnies de Douala, au Cameroun. Son cuir, son coton et son caoutchouc viennent des quatre coins du continent : Niger, Égypte, Tunisie… Et le produit fini sort des chaînes de montage d’une usine implantée à Addis Abeba, en Éthiopie. Après deux ans au Cameroun, les fondateurs de la jeune marque ­panafricaine (trois hommes d’affaires, dont le Franco-Algérien Mehdi Slimani) ont décidé, en mai 2011, de délocaliser la production au pays d’Haïlé Selassié, fuyant un environnement peu propice aux affaires.

Haut lieu de l’industrie de la chaussure

Économie la plus dynamique de la Corne de l’Afrique, l’Éthiopie s’impose progressivement comme un haut lieu de l’industrie de la chaussure. Les investisseurs affluent, attirés par une main-d’œuvre bon marché (le salaire mensuel moyen est de 65 euros, contre plus de 365 euros en Chine) et l’abondance de la principale matière première, le cuir.

Avant Sawa, le chinois Huajian, l’un des principaux fabricants de chaussures de son pays, s’était installé à Dukem, à 30 km au sud d’Addis Abeba, dans une zone industrielle en plein développement. Le chinois, qui compte investir à terme 2 milliards de dollars (1,6 milliard d’euros) en Éthiopie, y fabrique lui aussi des souliers destinés aux marchés européen et nord-américain.

Interview de Mehdi Slimani, co-fondateur de la marque Sawa

Sources : Jeune Afrique, 2 août 2012
RFI, 3 juillet 2012

Voir aussi :

Site officiel de Sawa

La Chine délocalise des entreprises en Ethiopie pour réduire ses coûts


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Dans le ronronnement continu des machines, une centaine d’ouvriers éthiopiens découpent sans relâche du cuir, enfilent des lacets et collent des semelles, sous la supervision de contremaîtres chinois. Avec cette usine, des entrepreneurs chinois entendent bénéficier du faible coût de la main d’œuvre africaine et de la matière première, le cuir, pour fabriquer des chaussures qui seront vendues en Europe et aux Etats-Unis.

Ouvriers, Délocalisation, Chaussures, Chine, Ethiopie, Ethiopia

L’usine de Huajian est installée à Dukem, à 30 km au sud d’Addis Abeba, dans une zone industrielle en plein développement, la première construite en Ethiopie par des capitaux chinois. Après s’être concentrée sur la construction d’infrastructures et l’exploitation des matières premières, notamment le pétrole, en Afrique, la Chine commence à y chercher des coûts salariaux avantageux pour son industrie. Quant à l’Ethiopie, elle y gagne une diversification bienvenue pour son économie largement agricole. Un marché gagnant-gagnant, donc, selon Qian Guoqing, vice-directeur de la East Industry Zone: « les deux parties ont un engagement réciproque, elles disent “tu devrais avoir quelque chose, je devrais obtenir quelque chose” ».

Une fois achevée en 2014, pour un coût de 250 millions de dollars, la zone industrielle, dont la construction a commencé en 2009, doit regrouper plus de 80 usines et créer 20 000 emplois. Pour l’heure, elle compte plusieurs rangées de bâtiments de trois étages abritant six usines à capitaux chinois, dont, outre celle de Huajian, une chaîne de montage automobile et une fabrique de plastique.

Huajian, un des plus importants fabricants chinois de chaussures, prévoit d’investir jusqu’à 2 milliards de dollars en Ethiopie pour fabriquer des souliers destinés à l’exportation vers l’Europe et l’Amérique du Nord. Afin d’attirer les investisseurs étrangers dans le cadre d’un “plan de croissance” destiné à faire de leur nation un pays à revenu intermédiaire d’ici 2025, les autorités éthiopiennes offrent quatre ans d’exonérations fiscales, des terrains bons marchés et l’électricité gratuite aux occupants de la zone industrielle.

Main d’oeuvre peu chère

Mais investir en Ethiopie « n’est pas une stratégie sans risque », prévient Stefan Dercon, économiste spécialisé dans le développement à l’Université britannique d’Oxford. L’Ethiopie va devoir maintenir des taux de croissance élevés afin de rembourser les investissements de départ. « Si cela ne fonctionne pas, les espoirs vont s’évanouir très rapidement, les deux ou trois prochaines années sont donc cruciales pour le processus dans son ensemble », selon lui.

« Nous devons avancer rapidement, notre ennemi est la pauvreté », rétorque le ministre d’Etat éthiopien à l’Industrie, Tadesse Haile, « quiconque nous demande de ralentir accepte la pauvreté ». Avec un PIB par habitant estimé à 325 dollars par l’ONU, l’Ethiopie figure toujours parmi les plus pays africains les plus pauvres, en dépit d’une croissance parmi les plus dynamiques du continent (+11 % au cours de chacune des six dernières années selon la Banque mondiale). Les investissements étrangers « génèrent de la croissance, de l’emploi […] cela nous permet aussi de fabriquer des produits pouvant être exportés, ce qui amène des devises et des transferts de technologie », soutient M. Tedesse.

Mais de nombreux problèmes subsistent : réseaux de télécommunications déplorables, bureaucratie pesante et absence de port dans ce pays enclavé, sans accès à la mer. Paul Lu, directeur des ressources humaines de Huajian, recense, lui, les différences culturelles, la barrière de la langue et le manque de conscience professionnelle d’une bonne partie du personnel local. Mais ces obstacles sont compensés par l’abondance de matière première et de main d’œuvre, peu chère alors que les salaires augmentent en Chine. « Nous sommes venus fabriquer des chaussures et […] l’Ethiopie produit beaucoup de cuir », poursuit-il devant l’entrée de l’usine où une vingtaine de personnes attendent pour un entretien d’embauche.

Dans l’usine, Teju Edek, 22 ans, contrôleur qualité, payé 30 dollars par mois, se plaint que « le salaire est trop bas ». Il dit travailler ici surtout pour « développer ses connaissances technologiques » et ajoute que, s’il pourrait gagner plus dans des usines éthiopiennes, il n’y apprendrait pas autant. Pour Tafere Getie, gestionnaire d’une des usines de la zone, le vrai bénéfice de ces investissements se verra à long terme : « J’espère que les Ethiopiens qui travaillent dans les usines étrangères aujourd’hui possèderont leur propre industrie d’ici 20 ans ».

Source : Le Parisien, 20 mai 2012

Ramsay signe un contrat de 1,3 million $ pour des chaussures italiennes


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Suite à l’accord de 1 300 000 dollars, signé le 16 juillet 2010 avec Geox, fabricant italien de chaussures et de vêtements, Ramsay Shoe Factory, entreprise éthiopienne, entamera la production de 60 000 paires de chaussures, à expédier à partir du 31 novembre.

Les modèles à produire, Geox Respira, sont conçus pour respirer. Elles seront commercialisées dans les points de Geox, portant le label “Made in Ethiopia par Ramsay”.

Si la société, créée en 1990, a la capacité de produire 2 000 paires par jour, Zelalem Habte, directeur général de Ramsay, a déclaré qu’en raison des spécifications de conception de ce type de produits, la production sera de seulement 1 500 paires.

Source : Les Afriques, 25 octobre 2010

Des chaussures “vertes” pour le développement durable


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Quand elle a lancé son entreprise, Bethlehem Tilahun Alemu, voulait juste améliorer les conditions de vie dans son village. Mais aujourd’hui elle fait vivre 40 employés, plus de 75 fournisseurs et vend ses chaussures “vertes” dans le monde entier.

« Les pneus usés sont utilisés depuis longtemps ici pour faire des sandales traditionnelles, j’ai décidé de prendre cette idée et de la développer avec des tissus traditionnels éthiopiens en coton organique ou en cuir local », explique la jeune femme de 30 ans qui dirige la société SoleRebels, créée il y a cinq ans.

« Quand j’étais jeune, il y avait la guerre et les rebelles, qui portaient ce genre de sandales à la semelle en pneus usés, donnaient de l’espoir au gens, c’est pourquoi nous avons choisi ce nom », confie cette mère de deux enfants qui se vante de produire des chaussures « sans émission de carbone ».

Installée dans un petite villa du village de Zenabework, dans la banlieue d’Addis Abeba, SoleRebels ressemble à une ruche où retentissent les coups de marteaux des cordonniers, hommes et femmes mélangés, dans une ambiance détendue, saturée d’odeur de colle. Les baskets, sandales et autres tongs aux couleurs vives s’amoncellent sur les établis, avant d’être emballées dans des sacs plastiques et des cartons pour être expédiées aux Etats-Unis, aux Pays-Bas, en Pologne ou en Grande-Bretagne. Bethlehem assure qu’elle peut produire jusqu’à 500 paires de sandales par jour ou 200 paires de chaussures facturées entre 15 et 30 dollars, uniquement pour l’exportation.

« Dans mon village, j’avais remarqué qu’il y avait beaucoup de gens talentueux, mais pas d’opportunité de travail. J’ai grandi dans ce village, je sais combien ils souffrent et je voulais aider les gens », explique-t-elle ajoutant que « quand on dit qu’on veut changer la vie des gens on doit leur donner un bon salaire ». A la production de chaussures écologiques entièrement faites à la main, SoleRebels ajoute la dimension commerce équitable et appartient à un réseau, la Fair trade organisation, qui a participé au développement de la compagnie.

« Je gagne 3 000 birr par mois (240 USD, presque quatre fois le salaire moyen en Ethiopie). La compagnie nous assure une couverture médicale pour nous et notre famille, paie les frais de scolarité des enfants et parfois donne des bonus », déclare Gesachew Sherefa, 27 ans, superviseur. « Si je pouvais toujours travailler ici ce serait bien parce qu’il y a la stabilité et la sécurité », confie l’ancien tâcheron.

Pour Webayu Legasse, mère célibataire de 30 ans, « les conditions sont bien meilleures ici » que dans l’association où elle travaillait avant : « je gagnais 350 birr par mois, je ne pouvais pas survivre et en plus de mon travail je devais aller de maison en maison pour laver et repasser le linge ».

SoleRebels encourage aussi ses employés à monter leur propre société : « c’est aussi notre but et ceux qui l’ont fait gagnent bien plus maintenant », indique Mme Bethlehem.

Enfin, SoleRebels utilise internet pour sa promotion et ses ventes. « Grâce à notre site (http://solerebelsfootwear.weebly.com), nous avons beaucoup de retours des clients et nous gérons nos commandes, c’est rapide et fiable », assure la jeune femme. Avec ses différents modèles aux noms évocateurs : Urban runner, Purelove, Freedom edition ou Gruuverebel, Bethlehem compte bien poursuivre son développement et espère gagner « 500 000 USD l’année prochaine et devenir les Timberland, Adidas ou Nike de l’Afrique ».

Source : Romandie News, 22 septembre 2009

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