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Junaid Jemal, danseur éthiopien

par Grégoire Pourtier

Junaid Jemal

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Junaid Jemal s’est produit ce vendredi soir à l’Alliance éthio-française d’Addis Abeba, avec une partie de sa troupe de danse contemporaine, Adugna. Adugna est la seule compagnie de ce type en Ethiopie. Tout a démarré il y a une quinzaine d’années, quand un programme a décidé de former à la danse une vingtaine d’adolescents défavorisés. Ainsi, alors que son destin était sans doute de vivre de petits travaux dans la rue, Junaid voyage aujourd’hui à travers le monde pour présenter ses spectacles et aide son pays à faire passer un certain nombre de messages grâce à la danse.

Source : RFI, 16 février 2013

La salsa séduit de plus en plus d’Éthiopiens

Le club est plein à craquer, la musique à fond : en attendant le début de la première compétition de salsa de l’histoire d’Addis Abeba, les danseurs s’échauffent espérant pouvoir rapidement démontrer leurs nouvelles aptitudes.

« Je suis venu pour gagner et je suis bien préparé pour ça », confie juste avant de monter sur les planches Daniel Nigussie, qui dirige en temps normal une société d’importation d’ordinateurs. Pas de danse complexes et véroniques enchantent ses fans, tous de nouveaux passionnés de ce rythme latino-américain qui mêle plusieurs style afro-cubains, et connaît un succès grandissant dans la capitale de l’antique et traditionnelle d’Éthiopie.

Il y a cinq ans, un seul cours de salsa vivotait sous la houlette d’un entrepreneur qui avait étudié aux États-Unis. Aujourd’hui une dizaine d’écoles rassemblent chacune une cinquantaine d’apprentis salseros dans la capitale. Les boîtes de nuit proposant des soirées spéciales salsa sont aussi de plus en plus nombreuses, du Bailamos, où se tient la compétition, au Club Alizé ou Black Rose.

Chemise de satin immaculée et casquette noire en arrière, Daniel raconte qu’il est passionné par la salsa depuis plus d’un an, et assure progresser chaque jour : « plus que tout, on aime la synergie et l’intimité (de cette danse), même si ce n’est pas facile parce qu’il faut rester en symbiose avec votre partenaire. C’est aussi très intéressant pour ceux qui regardent ».

Seble Asrat, la partenaire de Daniel pour la compétition, ne s’attendait pas à cette passion: « j’y suis venue par accident il y a trois ans dans une soirée où j’ai découvert que la plupart de mes amis dansaient sur ces rythmes latino. Depuis, je n’ai jamais arrêté, j’ai pris des cours et maintenant je participe à la compétition », confie la jeune fille de 23 ans, drapée d’un fourreau noir et blanc et chaussée de talons hauts.

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