Archives du mot-clé 'Energie hydroélectrique'

Le barrage de Gilgel Gibe III a débuté sa production d’électricité

La centrale hydroélectrique de Gilgel Gibe III en Ethiopie a démarré sa production d’électricité. D’une capacité de 1870 MW et d’un coût de 1,8 milliard $, elle a été construite sur la rivière Omo située en amont du lac Turkana.

Energie hydroélectrique, Barrage, Gilgel Gibe III, Ethiopie, EthiopiaDotée d’un réservoir pouvant contenir 14 700 millions de mètres cubes d’eau, Gibe III est la troisième centrale d’une série de cinq que l’Ethiopie prévoit d’installer sur le fleuve. Gibe I et Gibe II, de capacités respectives 184 MW et 420 MW, ont été installées, et Gibe IV et Gibe V devraient bientôt suivre.

La moitié de l’énergie produite par cette centrale sera utilisée pour la satisfaction des besoins de l’Ethiopie tandis que l’autre moitié sera exportée. Le Kenya recevra 500 MW d’énergie provenant de la centrale, le Soudan 200 MW et Djibouti, les 200 MW restant.

Une ligne de transmission de haute tension reliant l’Ethiopie au Kenya et devant permettre cette exportation est d’ailleurs en construction. Elle sera achevée en 2018.

Source : Ecofin, 14 octobre 2015

L’Égypte menace de guerre l’Éthiopie

Le régime a diffusé lundi en direct une réunion au cours de laquelle des responsables islamistes imaginent avec le président Morsi comment détruire le barrage éthiopien sur le Nil Bleu, grand fleuve qui fournit les Égyptiens en eau.

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Plusieurs politiciens islamistes égyptiens, réunis par leur président, Mohammed Morsi, ont envisagé, lundi lors d’une émission en direct sur la télévision publique, tous les actes de guerre susceptibles de stopper la construction du barrage sur le Nil Bleu engagée par l’Éthiopie.

Le président Morsi, membre de la confrérie des Frères musulmans, s’est bien gardé de condamner les suggestions de sabotage ou d’attaques contre l’Éthiopie que ses invités formulaient devant lui. « Nous ne pouvons rien laisser passer qui puisse avoir un impact sur une goutte d’eau du Nil », a seulement déclaré le chef de l’État égyptien.

Que l’Éthiopie ait engagé, le 28 mai, une déviation sur le Nil Bleu, en vue de la construction d’un important barrage hydroélectrique dénommé “Grande Renaissance”, ne semble pas acceptable par l’Égypte. Le Nil Bleu rejoint le Nil Blanc au Soudan, avant de former ce Nil qui irrigue la terre et la culture égyptienne depuis les pharaons.

Le spectre de missiles longue portée

Parmi les responsables de partis islamistes, convoqués lundi par le président Morsi, Younis Makhyoun a proposé d’armer les rebelles en Éthiopie, en jouant sur les dissensions tribales et ethniques, avant, en dernier ressort, de détruire le barrage. L’Éthiopie, a-t-il analysé, est « fragilisée » par plusieurs mouvements de rébellion. « On peut entrer en contact avec eux et les utiliser comme une carte dans la négociation avec le gouvernement éthiopien. Si tout échoue, il n’y aura pas d’autre choix pour l’Égypte que d’utiliser ses services secrets pour détruire le barrage », affirme ce membre du parti Nour, qui a remporté environ 25 % de sièges au Parlement, lors des élections de la fin 2011 et début 2012.

Un autre homme politique, Ayman Nour, a proposé de distiller des rumeurs sur l’achat par l’Égypte d’avions de ravitaillement en vol, afin de suggérer qu’une attaque aérienne contre le barrage était en préparation.

Un intervenant, cité par RFI, a eu l’idée suivante : « Nous devons conclure des accords avec la Somalie, l’Érythrée et Djibouti, pour les utiliser comme bases contre l’Éthiopie, et, comme vous le savez, tout s’achète en Afrique ». « Il faut se doter de missiles de longue portée », a renchéri un autre responsable islamiste, devant le président égyptien, muet et souriant.

Source : Le Figaro, 4 juin 2013

La construction du barrage “Renaissance” et ses enjeux

par Anne-Sophie Sebban

Après l’historique barrage égyptien d’Assouan, voici que se prépare le plus grand barrage d’Afrique, cette fois en amont du Nil, en Ethiopie. Un projet avec de grands enjeux environnementaux et géo-politiques.

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Le 2 avril 2011, le gouvernement éthiopien a lancé les travaux de construction d’un nouveau barrage sur les eaux du Nil Bleu, dans la région Benishangul-Gumuz, située à 40 km de la frontière soudanaise.

L’ampleur du projet et sa position stratégique ont des implications géopolitiques pour la région, d’abord pour l’Éthiopie qui verra son poids s’accroître par rapport à ses voisins, ensuite pour l’Égypte et le Soudan qui craignent une perte de leurs prérogatives sur le fleuve.

Au terme de sa construction – prévu pour 2016, le barrage du “Millénaire” ou barrage de la “Renaissance” sera le premier barrage hydroélectrique d’Afrique et le dixième du monde en termes de puissance. Ses objectifs sont doubles : prévenir les inondations (il permettra de retenir 62 milliards de m3 d’eau), et augmenter la production d’énergie électrique (sa puissance électrique devrait atteindre 5 250 mégawatts).

Pas de soutien international

Ainsi, l’Éthiopie pourra à la fois satisfaire ses propres besoins énergétiques et commencer à exporter de l’électricité aux pays voisins. Le projet s’inscrit dans le plan quinquennal de croissance et transformation (GTP) lancé en septembre dernier par le gouvernement éthiopien : une augmentation de la capacité de production d’électricité de 2 000 à 8 000 mégawatts à l’horizon 2015 (et jusqu’à 10 000 mégawatts d’ici 2018) est prévue, pour un coût total de 14 milliards de dollars.

Le barrage Renaissance, dont la construction a été confiée à la compagnie italienne Salini Costruttori, représente à lui seul 4,8 milliards de dollars. Les organismes internationaux se sont désolidarisés du projet car ils reprochent à l’Éthiopie l’absence de prise en compte des conséquences environnementales : aucun rapport d’évaluation des risques n’a été fourni alors qu’une vaste zone pourrait être inondée et une partie de l’écosystème disparaître. C’est donc l’État éthiopien qui finance entièrement le projet : outre les fonds publics, la Banque éthiopienne de Développement émet des bons du Trésor afin que la population participe également au financement du projet. Il est néanmoins prévu que la Chine finance les turbines et les systèmes électriques pour un total d’1,8 milliard de dollars ; de son côté Djibouti a versé un million de dollars au gouvernement éthiopien en avril dernier, devenant ainsi le seul pays contributeur de la région.

Des inquiétudes en aval

En revanche, l’Égypte et le Soudan, pays d’aval, ne se montrent pas aussi enthousiastes. Pourtant, une rivalité liée au barrage lui-même n’a pas vraiment de sens. Techniquement, un barrage ne barre rien : il retient l’eau, récupère l’eau des crues, et l’énergie de l’eau des crues. Le barrage Renaissance permettra de réduire l’évaporation de l’eau des barrages d’Assouan en Égypte et de Djebel Aulia au Soudan. Il sera bien plus un bienfait qu’un tort causé à ces deux pays.

En réalité, leur frilosité est antérieure à la construction du barrage, et liée à la signature en mai 2010 d’un accord-cadre (CFA) sur le partage des eaux du Nil entre le Rwanda, la Tanzanie, le Kenya, et le Burundi. L’Éthiopie a pris une position de leader pour fédérer les pays de l’amont contre Khartoum et Le Caire, qui voient cet accord comme une atteinte à leurs droits historiques sur le fleuve . Des projets d’irrigation ou de barrages hydroélectriques peuvent désormais être développés sans que le Caire n’ait son mot à dire.

L’Égypte craint pour son autorité sur la région et sur le Nil en particulier, et ne voit pas d’un très bon œil la concurrence grandissante exercée par l’Ethiopie. Dès lors, la visite du nouveau chef de la diplomatie égyptienne Mohamed Amr en janvier dernier à Addis Abeba intervient comme un signal positif pour rompre avec l’ère Moubarak et ouvrir la perspective d’un apaisement des relations entre les deux Etats. Cependant, si la mise en place d’une stratégie “gagnant-gagnant” sur les eaux Nil a été suggérée par les deux parties, la question particulière du désaccord lié au CFA est restée en suspens.

Source : L’Expansion, 12 novembre 2012

Des barrages titanesques

Addis Adeba met le paquet sur sa production hydroélectrique grâce à plusieurs barrages. Celui de la Renaissance, le plus gros du continent, sera livré en 2014.

“Château d’eau de l’Afrique” : de la Guinée à la RD Congo, le titre est revendiqué par plusieurs pays. Mais s’il en est un qui peut légitimement y prétendre, c’est bien ­l’Éthiopie. Le pays, d’une altitude moyenne de plus de 2 000 m, connaît une très généreuse saison des pluies. L’énorme potentiel hydro­électrique qui en découle (estimé à 45 gigawatts-GW) pourrait donc fournir une partie de l’énergie nécessaire à une Afrique de l’Est en plein essor (le continent dans sa totalité consomme 488 GW par an).

C’est toute la stratégie adoptée par Addis Abeba en 2005, et qui devrait lui permettre de multiplier par sept sa production hydro­électrique lors des cinq prochaines années. Le barrage de Gilgel Gibe III, sur la rivière Omo (qui coule des hauts plateaux vers le Kenya, un de ses futurs clients), devrait être achevé courant 2013 et plus que doubler la puissance installée. Les ONG craignent toutefois son impact sur le mode de vie de la population en contrebas, étroitement lié au niveau du lac Turkana qu’il alimente.

63 milliards de mètres cubes

Mais la pièce maîtresse du dispositif éthiopien reste le gigantesque barrage de la Renaissance, sur le Nil Bleu (principal affluent du Nil), à mi-chemin entre Addis Abeba et Khartoum et dont la construction devrait s’achever en 2014. Les chiffres du futur barrage, le plus puissant du continent, donnent le tournis : il devrait avoir une capacité de 6 GW (soit la puissance de près de quatre réacteurs nucléaires de dernière génération), coûter quelque 5 milliards de dollars (4 milliards d’euros, qu’Addis Abeba a prévu de financer seul, s’appuyant notamment sur un grand emprunt), mesurer 145 m de haut et 1 800 m de long, et enfin retenir un bassin de 63 milliards de mètres cubes, soit le double du lac Tana, le plus grand du pays.

Le projet suscite des tensions avec l’Égypte, qui craint que les évaporations d’eau et autres usages agricoles de la retenue ne rognent sur ses “droits historiques” à l’utilisation des eaux. Mais le Premier ministre éthiopien, Meles Zenawi, a affiché sa détermination : « Nous mettrons toutes nos forces et chaque centime de nos économies dans l’achèvement de notre programme ».

Source : Jeune Afrique, 29 août 2012

Poursuite du chantier du Grand barrage de la Renaissance sur le Nil bleu

par Gaëlle Laleix

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Le chantier du Grand barrage de la Renaissance se poursuit sur le Nil bleu, dans la région Benishangul-Gumuz (nord-ouest), à une trentaine de kilomètres de la frontière soudanaise. Les travaux ont été lancés au début du mois d’avril. L’Ethiopie entend construire le 4ème plus important barrage d’Afrique. Les besoins en électricité ont augmenté en moyenne de 25 % par an, ces cinq dernières années. D’ici 2015, l’Ethiopie devrait fournir près de 10 000 mégawatts pour satisfaire cette demande croissante. Le barrage de la Renaissance serait une partie de la solution, mais l’Ethiopie en paie le prix fort.

Source : RFI, 14 juillet 2011

Polémique autour du barrage du Millenium

par Gaëlle Laleix

Ecouter le reportage

L’Ethiopie a lancé, depuis le 2 avril, les travaux de son grand barrage Millenium. Il s’agit de la construction d’un barrage hydroélectrique monumental, sur le Nil bleu, dans la région Benishangul-Gumuz, à 40 kilomètres de la frontière soudanaise. Selon les plans, d’ici quatre ans, le barrage Millénium deviendrait le premier barrage d’Afrique et le 10ème du monde. Mais le projet fait polémique notamment dans les autres Etats du bassin du Nil.

Source : RFI, 28 avril 2011

Voir aussi :

Le partage des eaux du Nil
La construction d’un grand barrage sur le Nil sera “bénéfique” pour les pays en aval
Grand barrage du Millénaire en Ethiopie : Appel à souscription
Le ton monte entre l’Egypte et l’Ethiopie à propos du Nil

La construction d’un grand barrage sur le Nil sera “bénéfique” pour les pays en aval

Le vice-premier ministre éthiopien et ministre des Affaires étrangères, Dessalegn Hailemariam a affirmé que la construction par son pays d’un grand barrage sur le Nil sera « bénéfique » pour les pays en aval de ce fleuve.

« Les pays en aval du Nil, notamment l’Egypte et le Soudan, tireront profit du Grand barrage du millénaire que l’Ethiopie compte construire sur le Nil bleu », a-t-il assuré lors d’une conférence de presse avec les médias étrangers accrédités en Ethiopie.

L’Ethiopie a lancé courant de ce mois les travaux pour la construction d’un grand barrage hydroélectrique d’une puissance électrique de 5 250 MW.

Baptisé le “barrage du millénaire”, cet ouvrage, dont le coût est de 4,8 milliards de dollars (80 milliards de birr), sera financé entièrement par le gouvernement éthiopien.

Le chef de la diplomatie éthiopienne a précisé que la construction de ce barrage aidera à prévenir les inondations et à augmenter la production d’énergie électrique. Elle permettra également de réduire l’évaporation de l’eau dans les barrages d’Assouan en Egypte et de Djebel Aulia au Soudan.

Il a souligné « la nécessité pour le Soudan et l’Egypte de contribuer à la réussite de ce projet qui ne portera pas atteinte aux quotas des eaux du Nil des pays en aval ». « Aucun préjudice aux intérêts de l’Egypte ne se produira de la construction de ce barrage », a-t-il encore assuré.

L’Ethiopie, l’Ouganda, le Rwanda, la Tanzanie, le Kenya et le Burundi ont signé un accord sur le partage des eaux du Nil (CFA), vivement contesté par l’Egypte et le Soudan qui y voient une atteinte à leurs « droits historiques » sur ce fleuve.

Ce nouvel accord est destiné à revenir sur deux traités précédents datant de l’époque coloniale (1929 et 1959) et accordant à l’Egypte (55,5 milliards de m3) et au Soudan (18,5 milliards de m3), soit 87 % au total du débit du Nil.

L’Egypte et le Soudan demandent la préservation de leurs revendications historiques, alors que les autres pays souhaitent l’amendement de l’accord de 1929 signé entre l’Egypte et la Grande-Bretagne signataire au nom de ses colonies africaines arrosées par le Nil, qui accordait au Caire un droit de veto sur les projets construits en amont.

Concernant les relations entre l’Ethiopie et l’Egypte, le ministre éthiopien a souligné qu’un « nouveau chapitre » dans les relations entre les deux pays s’ouvrira avec la prochaine visite du Premier ministre égyptien, Issam Charaf à Addis Abeba.

« Cette visite ouvrira un nouveau chapitre dans les relations entre les deux pays et nous permettra de développer la coopération dans plusieurs domaines et de travailler ensemble pour notre intérêt commun », a-t-il dit.

Source : Aufait Maroc, 22 avril 2011

Grand barrage du Millénaire en Ethiopie :
Appel à souscription

Le gouvernement éthiopien a appelé les citoyens à participer financièrement à la réalisation du projet du “Grand barrage du Millénaire”, soit par l’achat de bons de trésor ou l’octroi de dons.

Barrage, Millénaire, Millénium, Nil bleu, Benishangul-Gumuz, Ethiopie, EthiopiaDes SMS sont transmis par le ministère éthiopien de l’énergie et des mines aux citoyens pour les inciter à contribuer au « succès » de ce projet dont le coût est de 4,8 milliards de dollars (80 milliards de Birr).

Lancé samedi dernier, le Grand barrage du Millénaire en Ethiopie, sera construit sur le Nil bleu dans la région Benishangul-Gumuz et permettra de retenir une quantité de 62 milliards de mètres cubes d’eau.

Cet ouvrage gigantesque pourrait produire 5 250 MW d’énergie électrique, ce qui permet à l’Ethiopie de satisfaire ses besoins et d’exporter l’électricité aux pays voisins.

Selon les estimations du ministère, les deux premières phases de construction de ce projet devraient être finalisées dans 44 mois.

Le Premier ministre éthiopien, Meles Zenawi a souligné que ce grand ouvrage sera bénéfique pour les pays en aval du Nil à savoir l’Egypte et le Soudan.

« L’Egypte doit reconnaitre que la construction de ce barrage ne portera pas atteinte à son quota des eaux du Nil, mais lui sera par contre bénéfique. Aucun préjudice aux intérêts de l’Egypte ne se produira de la construction de ce barrage », a-t-il affirmé.

L’Ethiopie, l’Ouganda, le Rwanda, la Tanzanie, le Kenya et le Burundi ont signé un accord sur le partage des eaux du Nil (CFA), vivement contesté par l’Egypte et le Soudan qui y voient une atteinte à leurs « droits historiques » sur ce fleuve.

Le plan quinquennal de croissance et transformation (GTP), lancé en septembre dernier par le gouvernement éthiopien, prévoit une augmentation de la capacité de production d’électricité de 2 000 MW actuellement à 8 000 MW à l’horizon 2015 et à 10 000 MW en 2018, pour un coût total de 14 milliards de dollars.

Source : Aufait Maroc, 8 avril 2011

Inauguration d’un nouveau barrage hydroélectrique en Ethiopie

Le barrage hydroélectrique Fincha Amerti Neshe dans la région Oromia d’Ethiopie sera bientôt inauguré, a annoncé le ministre éthiopien de l’Eau et de l’énergie, Alemayehu Tegenu.

Construit pour un coût de 138,5 millions de dollars, ce projet devra générer, une fois mis en service, une capacité de production de 97 MW, a-t-il dit, ajoutant que les travaux de construction de cet ouvrage sont à 82 %.

Le plan quinquennal de croissance et transformation (GTP), lancé en septembre dernier, prévoit de porter la capacité de production d’électricité à 10 000 MW en 2018, pour un coût total de 14 milliards de dollars.

La consommation d’électricité per capita est de 50 KWh, un chiffre qui reste bien au-dessous de la consommation par habitant des pays de l’Afrique subsaharienne qui s’élève à 500 KWh. Cependant, la capacité maximale de production de l’énergie électrique d’EEPCO est de 1 200 MW, dont 80 % en hydroélectrique et le reste en géothermique.

Pour pallier ce déficit, le pays a renforcé l’approvisionnement en hydroélectricité avec la mise en service de deux grands barrages permettant au pays d’avoir une grande capacité de production d’électricité.

L’Ethiopie construit également quatre grands barrages avec un investissement de plusieurs milliards de dollars, ce qui devrait aider Addis Abeba à vendre l’électricité aux pays voisins comme le Soudan, le Kenya et Djibouti.

L’Ethiopie, pays pauvre de la Corne de l’Afrique qui compte près de 80 millions d’habitants, a l’un des taux d’électrification les plus bas d’Afrique subsaharienne, selon la Banque mondiale. Moins de 2 % de la population des zones rurales (où vivent plus de 85 % de la population) dispose d’accès à l’électricité.

Source : Aufait Maroc, 9 février 2011

Remise en service de la plus grande station hydroélectrique éthiopienne

« La centrale hydroélectrique Gilgel Gibe II a repris son service après une suspension de ses activités pendant 11 mois », a indiqué EEPco dans un communiqué.

La station hydroélectrique Gilgel Gibe II a été fermée après qu’un imprévu géologique ait provoqué un effondrement avec descente de matériaux sur environ 15 m de tunnel, pour une longueur totale de 26 km, à l’intérieur de l’installation hydroélectrique.

Gilgel Gibe II, le plus grand projet hydroélectrique d’Ethiopie, financé par l’Italie, dispose d’une puissance installée de 420 MW. Il est capable de générer une moyenne annuelle de 1 625 GWh, soit 50 % des besoins en électricité du pays.

Cette centrale va resservir l’eau utilisée par l’installation du Gilgel Gibe I en la canalisant, à travers un tunnel de 26 km de long, jusqu’à la Centrale située dans la vallée du fleuve Omo où, en exploitant une dénivellation géodésique d’environ 500 mètres, l’énergie potentielle est transformée en énergie électrique.

La réouverture de cette station hydroélectrique permettra à l’Ethiopie d’augmenter sa capacité de production d’énergie électrique et de satisfaire les besoins nationaux en électricité.

Le plan quinquennal de croissance et transformation, lancé en septembre dernier par le gouvernement éthiopien, prévoit une augmentation de la capacité de production d’électricité de 2 000 MW actuellement à 8 000 MW à l’horizon 2015 et à 10 000 MW en 2018, pour un coût total de 14 milliards de dollars.

La consommation d’électricité per capita en Ethiopie est de 50 KWh, un chiffre qui reste bien au-dessous de la consommation par habitant des pays de l’Afrique subsaharienne qui s’élève à 500 KWh. Cependant, la capacité maximale de production de l’énergie électrique d’EEPCO est de 1 200 MW, dont 80 % en hydroélectrique et le reste en géothermique.

Pour pallier à ce déficit, le pays a renforcé l’approvisionnement en hydroélectricité avec la mise en service de deux grands barrages permettant au pays d’avoir une grande capacité de production d’électricité.

Le pays construit également quatre grands barrages avec un investissement de plusieurs milliards de dollars, ce qui devrait aider le pays à vendre de l’électricité aux pays voisins comme le Soudan, le Kenya et Djibouti.

Source : Maroc Journal, 28 décembre 2010

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