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En Ethiopie, un groupe dissident revendique l’enlèvement de plusieurs étrangers

En Ethiopie, le Front uni révolutionnaire démocratique Afar (ARDUF) a déclaré détenir les deux touristes allemands retenus en otage, depuis le lundi 16 janvier 2012. Ils seraient sains et saufs.

Le groupe dissident a revendiqué l’enlèvement dans un communiqué posté sur plusieurs sites d’opposition éthiopiens. Un groupe de 22 touristes avait été attaqué en région Afar, cette région du nord-est de l’Ethiopie, frontalière avec l’Erythrée, faisant cinq morts et plusieurs blessés. Le gouvernement avait quant à lui accusé des terroristes venus de l’Erythrée. Selon l’ARDUF, les militaires éthiopiens seraient responsables de la mort des touristes.

« Les ressortissants européens ont été tués par les soldats éthiopiens qui les accompagnaient », déclare le mouvement ARDUF. Selon les rebelles, le combat aurait commencé par une attaque des militaires éthiopiens contre une de leur patrouille.

Pourtant la version d’une des victimes, blessée dans le combat diffère. Selon elle, le groupe dormait dans des huttes en haut du volcan Erta Alé, quand vers 3 heures du matin, les attaquants ont fait irruption. A peine les touristes étaient sortis de leurs logements qu’on leur tirait dessus avec des fusils AK47. Les rescapés ont organisé leur évacuation seuls. Ils ont descendu le volcan à pied pendant plus de 12h, portant des brancards de fortune pour retrouver les secours éthiopiens le lendemain matin seulement.

L’ARDUF était déjà à l’origine d’un kidnapping de touristes en 2007. Les otages avaient été relâchés au bout de 13 jours en Erythrée. D’ordinaire il n’est pas dans l’usage des rebelles de pratiquer des assassinats sommaires. Dans la région Afar, il se murmure toujours que les agresseurs viennent d’Erythrée. Quant au gouvernement éthiopien, il ne commente pas ces revendications.

Source : RFI, 24 janvier 2012

L’industrie touristique éthiopienne touchée par le meurtre de cinq Européens

Cinq touristes européens ont été tués ce lundi 16 janvier 2011 en Ethiopie dans la région Afar, dans le nord-est du pays. Deux autres étrangers ont été enlevés, ainsi que trois Ethiopiens. Ces touristes étaient de nationalité allemande, autrichienne et hongroise. Deux Belges ont également été blessés. Le groupe de vingt-deux vacanciers se trouvait vers le volcan Erta Alé, une étape classique des circuits dans l’Afar. Cette attaque porte un coup sévère à l’industrie touristique éthiopienne encore balbutiante mais sur laquelle mise le gouvernement pour développer le pays.

Danakil, Somali, Ethiopie, EthiopiaPour l’heure, le tourisme ne représente que 5,5 % du PIB éthiopien. Cinq cent mille touristes ont visité l’Ethiopie en 2010 et d’ici 2020, le pays espère en recevoir le double. L’Ethiopie a plus de quatre-vingts ethnies différentes, une richesse culturelle immense mais aussi une faiblesse politique qui coûte chère au secteur.

En Afar au nord-est du pays, en Ogaden à l’est, en Omo au sud, beaucoup de tribus refusent l’autorité du pouvoir central et se rebellent avec violence. En 2004, un touriste français avait disparu en Afar sans laisser de trace, en 2007 cinq touristes européens y avaient été enlevés.

Voyager dans ces régions devient donc une affaire de têtes brûlées, mais aux portefeuilles bien garnis, car pour voir le désert du Danakil par exemple, il faut louer deux 4×4, un guide, des gardes armés, le tout pour 800 à 1 200 dollars. « Nous avons déjà peu de clients et maintenant nous devons annuler tous nos voyages pour l’Afar car les gens ont peur », explique Omer Tadesse de l’agence de voyage Foot print.

Le gouvernement a l’intention de gagner près de 370 millions de dollars par an grâce au tourisme d’ici 2014 et ne compte pas laisser ces ethnies rebelles l’en empêcher, quitte à user de la force.

Source : RFI, 19 janvier 2012

Touristes tués : l’Ethiopie veut “répondre à l’attaque” attribuée à l’Erythrée

L’Ethiopie a indiqué jeudi qu’elle étudiait comment « répondre à l’attaque » qu’elle attribue à son voisin érythréen, après la mort de cinq touristes européens et l’enlèvement de plusieurs autres près de la frontière avec l’Erythrée.

« Nous étudions comment répondre à cette attaque », a indiqué jeudi à l’AFP Dina Mufti, porte-parole du ministère éthiopien des Affaires étrangères. « Il y a des forces de sécurité (éthiopiennes) dans le secteur », a-t-elle ajouté sans préciser quel pourrait être leur rôle.

L’Erythrée a pour sa part jugé « ridicules » les accusations éthiopiennes, estimant dans un communiqué que Addis Abeba « accusait régulièrement l’Erythrée d’actions militaires menées en fait par ses propres mouvements d’opposition internes ».

Les forces de sécurité éthiopiennes ont fermé l’accès à la région désertique du nord-est, dans la dépression de Danakil, où un groupe de touristes étrangers a été attaqué par des inconnus dans la nuit de lundi à mardi.

Deux Allemands, deux Hongrois et un Autrichien ont été tués par balles, deux ressortissants belge et britannique blessés, et au moins deux autres étrangers enlevés par les agresseurs, selon un recoupement des bilans donnés par Addis Abeba et par les capitales européennes concernées. Un chauffeur et un policier éthiopiens ont également été enlevés, selon le gouvernement éthiopien.

« Nous craignons que les gens qui ont été enlevés aient pu être emmenés de l’autre côté de la frontière, en Erythrée », a indiqué le ministère éthiopien des Affaires étrangères dans un communiqué.

La porte-parole a répété que l’attaque, d’une ampleur sans précédent contre des touristes en Ethiopie, avait été perpétrée selon elle à l’instigation de l’Erythrée, qui a fait sécession de l’Ethiopie en 1993.

« L’Erythrée a fait cela de façon répétée et nous attendons toujours que la communauté internationale réagisse », a-t-elle déclaré.

En 2004, un touriste français avait disparu sans laisser de traces dans la région, où sévissent des bandes criminelles armées. En mars 2007, cinq touristes européens, dont une Française, y avaient encore été enlevés, puis libérés, par un groupe de rebelles.

Une guerre a opposé l’Ethiopie et l’Erythrée entre 1998 et 2000, et les relations demeurent depuis extrêmement tendues. Une instance d’arbitrage internationale avait donné raison à Asmara dans le différend territorial à l’origine du conflit, mais Addis Abeba a refusé depuis de céder le territoire concerné.

Source : Les Echos, 19 janvier 2012

Cinq touristes européens tués et deux autres enlevés

Cinq Européens ont été tués et deux autres ont été enlevés dans une attaque contre un groupe de touristes dans le nord-est de l’Ethiopie, ont annoncé mercredi des responsables éthiopien et européens.

Afar, Ethiopie, Ethiopia

L’Ethiopie a accusé l’Erythrée voisine d’être derrière cette agression qui s’est produite dans la nuit de lundi à mardi, ce que l’Erythrée a formellement démenti.

Selon des informations recoupées auprès de capitales européennes, les victimes sont allemandes, hongroises et autrichienne. « Au total, cinq personnes sont mortes, deux citoyens allemands, deux hongrois et un autrichien », a déclaré Peter Szijjarti, porte-parole du bureau du Premier ministre hongrois Viktor Orban, se fondant sur des informations d’Interpol.

Le porte-parole du gouvernement éthiopien, Bereket Simon, avait affirmé qu’un Italien et un Belge figuraient parmi les personnes décédées, ce que Bruxelles a démenti. La Belgique déplore toutefois un blessé, qui, avec un autre blessé britannique, a été transporté par hélicoptère dans une ville du nord éthiopien. Selon un porte-parole du ministère belge des Affaires étrangères, Michel Malherbe, leur vie ne serait pas en danger.

Selon M. Bereket, quatre autres personnes – deux étrangers et deux Ethiopiens – ont été kidnappées lors de l’attaque. Selon le porte-parole hongrois, les deux étrangers seraient allemands.

Accusations réciproques

Le porte-parole éthiopien a imputé l’attaque à « des groupes terroristes entraînés et armés par le gouvernement érythréen ». Selon lui, ils auraient « passé la frontière pour attaquer » les touristes, dans une volonté de marquer le coup avant un sommet de l’Union africaine (UA) en fin de semaine prochaine à Addis Abeba. L’Ethiopie avait déjà accusé l’Erythrée d’avoir tenté d’orchestrer une attaque contre un sommet de l’UA en janvier 2011.

« L’Ethiopie se réserve le droit de prendre des mesures appropriées pour assurer la sécurité de ses frontières », a poursuivi M. Bereket. « L’Ethiopie réclame que l’ONU et d’autres organismes internationaux prennent des mesures appropriées pour assurer la sécurité dans la Corne de l’Afrique », a-t-il ajouté.

L’Erythrée a immédiatement rétorqué qu’elle « n’avait jamais soutenu et ne (soutiendrait) jamais ce genre d’événement ». « C’est devenu une habitude pour le gouvernement éthiopien d’accuser l’Erythrée de tout ce qui se passe à l’intérieur de l’Ethiopie », a dénoncé le représentant d’Asmara auprès de l’Union africaine, Girma Asmerom.

L’Erythrée n’a obtenu son indépendance de l’Ethiopie qu’en 1993, après 30 ans de guerre. Entre 1998 et 2000, un conflit armé entre Asmara et Addis Abeba avait encore fait au moins 70 000 morts. Il portait sur des questions frontalières toujours non résolues à ce jour, et les deux capitales continuent de s’accuser mutuellement de soutenir des groupes rebelles sur leur territoire respectif.

L’attaque de lundi a été perpétrée dans la région Afar, impressionnante avec ses paysages désertiques et volcaniques et ses lacs de sel. Selon le porte-parole éthiopien, le groupe de touristes visitait d’ailleurs le site du volcan Erta Alé.

L’Afar, d’une superficie d’environ 160 000 km² et qui s’étend de la mer Rouge aux pentes des hauts plateaux éthiopiens, est cependant considérée comme peu sûre du fait de la présence de groupes armés et de nomades se livrant fréquemment à des actes de banditisme. En 2004, un touriste français avait disparu sans laisser de traces dans la région. En mars 2007, cinq touristes européens, dont une Française, y avaient encore été enlevés, puis libérés, par un groupe de rebelles.

Source : AFP, 18 janvier 2012

Ecouter l’interview de Gérard Prunier, ancien directeur du Centre français d’études éthiopiennes

Libération des huit Ethiopiens kidnappés depuis le 1er mars

Huit Ethiopiens kidnappés dans le nord-est de l’Ethiopie depuis le 1er mars, en même temps que cinq Européens qui avaient ensuite été relâchés, ont été libérés dimanche, a annoncé le porte-parole du ministère éthiopien de l’Information.

« Ils ont été libérés aujourd’hui (dimanche). Ils se trouvent toujours dans la zone frontalière entre l’Erythrée et l’Ethiopie », a déclaré à l’AFP Zemedkum Tekle, porte-parole du ministère de l’Information.

Le 1er mars, cinq touristes européens (trois Britanniques, une Française et une Italo-Britannique) et une dizaine d’Ethiopiens avaient été kidnappés dans le nord-est de l’Ethiopie, non loin de l’Erythrée. Les Européens avaient ensuite été libérés en Erythrée le 13 mars mais huit Ethiopiens étaient toujours retenus.

Une rébellion afar anti-éthiopienne, le Front révolutionnaire afar démocratique pour l’unité (ARDUF), avait revendiqué ces enlèvements.

Source : France 24, 22 avril 2007

Les Etats-Unis appellent à la libération immédiate des otages éthiopiens

Les Etats-Unis ont exigé vendredi la libération immédiate et sans condition des Ethiopiens pris en otage par des hommes armés dans a région Afar (nord de l’Ethiopie).

L’ambassadeur des Etats-Unis en Ethiopie, Donald Yamamoto s’est dit dans un communiqué profondément préoccupé par le fait que les otages éthiopiens n’étaient toujours pas libérés, alors qu’un groupe de cinq membres de l’ambassade britannique l’ont été.

Le groupe composé de trois hommes britanniques, une Italo-Britannique et une Française, avaient été enlevés dans la région déserte et éloignée d’Afar, à environ 800 km au nord-est de la capitale éthiopienne d’Addis Abeba, il y a près d’un mois, avec huit Ethiopiens.

Les Européens faisaient du tourisme près de la région frontalière contestée entre l’Ethiopie et l’Erythrée lorsqu’ils avaient été pris en otage.

L’ambassadeur américain a affirmé le soutien de son pays aux efforts en cours pour la libération des Ethiopiens encore en détention.

M. Yamamoto a également apporté son appui à la déclaration commune des ambassadeurs britannique, français et italien appelant à la libération sans condition et immédiate des otages.

Source : Jeune Afrique, 30 mars 2007

Libération des cinq Européens enlevés

Cinq Européens liés à l’ambassade britannique en Ethiopie ont été libérés en bonne santé mardi, deux semaines après leur enlèvement dans la région semi-désertique d’Afar en Ethiopie, dans des circonstances encore mal élucidées.

« Je suis ravie de vous dire que tous les cinq ont été libérés plus tôt dans la journée et remis aux autorités érythréennes, et ils sont juste arrivés à notre ambassade à Asmara », a annoncé la ministre britannique des Affaires étrangères Margaret Beckett.

« Ils ont été libérés avec l’aide du gouvernement érythréen », a-t-elle ajouté, précisant qu’ils étaient apparemment tous en bonne santé et subissaient des examens médicaux.

Un porte-parole du Foreign Office a précisé en début de soirée qu’ils devraient « bientôt » être de retour au Royaume-Uni, mais aucun détail n’était encore arrêté.

« Nous accueillons positivement la libération des otages et remercions les gouvernements d’Ethiopie et d’Erythrée de leur aide pour assurer leur libération », a déclaré de son côté le Premier ministre Tony Blair via son porte-parole.

Peu après, le ministre français des Affaires étrangères, Philippe Douste-Blazy, a déclaré que les personnes enlevées avaient « été retrouvées en territoire érythréen ». « Nous n’avons pas encore d’indications précises sur les circonstances de leur libération », a-t-il poursuivi.

Margaret Beckett a insisté sur l’aide « exceptionnelle » apportée par l’Ethiopie et l’Erythrée dans ce dossier et les a « remerciés de leurs efforts ».

Interrogée sur le lieu de détention des otages et leurs éventuels déplacements, elle a déclaré : « Nous ne savons pas. Il y a différents rapports sur leur lieu de détention. Ce qui est sûr, c’est qu’ils ont été relâchés avec l’aide du gouvernement érythréen ».

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L’Ethiopie “a une idée assez précise” du lieu où sont les otages

L’Ethiopie « a une idée assez précise » du lieu où sont détenus les otages européens et éthiopiens enlevés le 1er mars dans le nord du pays, mais n’a reçu « aucune demande spécifique » des ravisseurs, a déclaré lundi à la presse le Premier ministre éthiopien, Meles Zenawi.

« Nous avons une idée assez précise de l’endroit où ils (les otages) se trouvent », a déclaré M. Meles lors d’un point de presse à Addis Abeba, précisant qu’« ils vont bien ».

« Je ne crois pas qu’ils (les otages) étaient personnellement visés » par leurs ravisseurs, a-t-il estimé, ajoutant : « Ils se trouvaient juste au mauvais endroit au mauvais moment ».

« Nous n’avons reçu aucune demande spécifique d’aucune des personnes impliquées. Je doute qu’elles en aient. Il est possible qu’elles soient allées trop loin, et maintenant il faut qu’elles trouvent le moyen de réparer ce faux pas d’une manière qui ne nuise pas à leurs intérêts », a estimé M. Meles.

Interrogé pour savoir quel était le principal obstacle à la libération des otages, M. Meles a répondu qu’il fallait « convaincre ceux qui contrôlent ces individus qu’il est dans leur intérêt de les libérer ».

« Notre intérêt supérieur est que ces gens soient sauvés. Il y a des tentatives pour contacter les différentes forces qui pourraient être impliquées », a-t-il dit, sans pour autant les identifier.

« Clairement, il ne s’agit pas d’un problème de frontière », a précisé M. Meles, en référence au différend frontalier entre son pays et l’Erythrée depuis la guerre qui les a opposés (1998-2000).

Selon M. Meles, il s’agit d’un « problème humanitaire (…). Nous savons pour l’instant qu’ils (les otages) vont bien et j’ai bon espoir qu’ils resteront sains et saufs ».

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Européens : La police affirme avoir identifié les ravisseurs

Les ravisseurs des cinq Européens liés à l’ambassade britannique à Addis Abeba, enlevés le 1er mars dans le nord-est de l’Ethiopie, ont été identifiés, a annoncé samedi le porte-parole de la police fédérale éthiopienne, Demsash Hailu, qui n’a pas donné d’autres précisions.

« Une équipe (d’enquêteurs de la police) s’est rendue en région Afar et a découvert par qui ils ont été kidnappés, mais je n’ai pas l’information complète et ne peux vous en dire plus », a déclaré à l’AFP à Addis Abeba le porte-parole, se refusant à toute autre précision sur l’identité des ravisseurs.

« Nous n’avons pas encore terminé notre enquête. Notre équipe travaille toujours sur l’affaire et n’a pas encore terminé son rapport », a-t-il ajouté.

Le ministre éthiopien des Affaires étrangères, Seyoum Mesfin, a assuré vendredi que les cinq Européens enlevés sont « en bonne santé » et que le gouvernement poursuivait ses efforts pour obtenir leur libération.

Outre les Européens (cinq Britanniques, trois hommes et deux femmes, une Française et une Italo-britannique), huit Ethiopiens ont également été capturés lors d’une attaque contre leur convoi dans le village d’Hamed Ela (nord-est de l’Ethiopie) le 1er mars.

Situé à une cinquantaine de kilomètres de la frontière avec l’Erythrée, ce village sert de base aux tour opérateurs qui font visiter à des milliers de touristes chaque année la région semi-désertique Afar, réputée pour ses paysages volcaniques et ses lacs de sel situés en dessous du niveau de la mer.

Les captifs travaillent dans des services de l’ambassade de Grande-Bretagne à Addis Abeba, à l’exception de la ressortissante italienne qui est l’épouse du directeur du British Council dans la capitale éthiopienne.

Source : Jeune Afrique, 10 mars 2007

Les otages Britanniques auraient été localisés

par Didier Samson

Le manque d’informations sur certains groupes de touristes européens circulant dans la région Afar, au nord de l’Ethiopie, avait fait craindre le pire, le 2 mars dernier. Mais la thèse de l’enlèvement en masse a fait long feu. Dans la soirée du 2 mars, le groupe de touristes français et leurs accompagnateurs éthiopiens ont fini par donner de leurs nouvelles.

Quant à l’autre groupe, formé de cinq Européens et huit Ethiopiens, il a été repéré : Ils « sont sains et saufs », a déclaré vendredi, à la presse, le ministre éthiopien des Affaires étrangères, Seyoum Mesfin. « Nous savons depuis hier (jeudi) que les captifs sont sains et saufs. Nous ne pouvons révéler l’endroit où ils sont car nous pensons que cela mettrait en danger leur sécurité », a ajouté le ministre.

Après avoir dressé la liste des étrangers européens en villégiature dans la région Afar, autorités éthiopiennes, européennes et agences de tourisme, se sont rendu compte qu’un certain nombre de citoyens britanniques manquaient à l’appel. La collusion des informations avait créé une certaine confusion. Malgré la réapparition d’un groupe de Français et de leurs accompagnateurs, le ministère britannique des Affaires étrangères a maintenu ses interrogations sur la disparition d’un autre groupe de cinq européens, depuis le 1er mars. Il s’agirait de quatre fonctionnaires de l’ambassade de Grande-Bretagne à Addis Abeba : trois hommes, des Britanniques et une Française. Une cinquième personne serait une Italo-britannique, épouse du directeur du British Council a Addis Abeba. Une dizaine d’Ethiopiens seraient portés disparus avec le groupe d’Européens.

Aujourd’hui la thèse de l’enlèvement semble de plus en plus probable. « Nous espérons que ceux qui les détiennent les libèreront sains et saufs, afin qu’ils puissent joindre leurs familles et leurs amis aussi vite que possible », a déclaré Margaret Beckett, la ministre britannique des Affaires étrangères. Ils auraient été kidnappés dans le village d’Hamed Ela, à quelque 50 kilomètres de la frontière érythréenne. C’est également à cet endroit que se tient le marché du sel, très prisé par les touristes européens.

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