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Erythrée | Toi qui viens d'Ethiopie...

Archives du mot-clé 'Erythrée'

Érythrée-Éthiopie, ce n’est pas que du football


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par Léonard Vincent

Dans le cadre des qualifications pour le Championnat d’Afrique des nations 2014, l’équipe de football d’Érythrée est opposée à celle d’Éthiopie. Ce match entre frères ennemis de la Corne de l’Afrique est un événement politique.

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Ce n’est pas simplement du football, à l’évidence. Vendredi 30 novembre, dans l’enceinte du stade Cicero à Asmara, doit se dérouler le match aller du tour préliminaire du Championnat d’Afrique des nations (CHAN) opposant l’équipe d’Érythrée à celle d’Éthiopie.

C’est dans ce même stade que, le 24 mai 1993, une armée de maquisards en sandales avait défilé pour marquer la naissance officielle de ce petit pays de la Corne de l’Afrique, la plus jeune nation du continent. L’Érythrée venait d’arracher son indépendance au colonisateur éthiopien, après trente ans d’une guerre de partisans particulièrement destructrice. Moins de dix ans plus tard, les armées des deux pays se jetaient l’une contre l’autre, au cours d’une épouvantable guerre de tranchées qui a tué 70 000 personnes. C’est aussi dans ce stade que, tous les ans, le 20 juin, le gouvernement érythréen commémore le jour des “martyrs”, autrement dit les frères et sœurs tués par les Éthiopiens.

Les rencontres entre les “Antilopes Walya” (l’Éthiopie) et les “Red Sea Boys” (l’Érythrée) seront donc lourdes de sens, si elles ont lieu, et jusqu’à leur terme. Car rien n’est moins sûr.

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Nouvelles attaques de l’Ethiopie en territoire érythréen


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L’armée éthiopienne a mené samedi de nouvelles attaques en territoire érythréen, malgré les protestations de l’Erythrée auprès des Nations unies à la suite d’une précédente incursion.

« Nous avons mené de nouvelles attaques contre des cibles à l’intérieur de l’Erythrée. Cette fois, c’était dans la section nord autour de Badmé », a déclaré à Reuters un haut responsable du gouvernement éthiopien.

« Nous avons de nouveau été victorieux. Cette frappe fait partie de notre plan de mesures graduées qui comprend des attaques dans le sud-est de l’Erythrée », a-t-il ajouté.

L’Ethiopie avait annoncé jeudi que ses troupes avaient attaqué trois bases militaires en Erythrée, accusant son ennemi de longue date d’entraîner des insurgés ayant mené des raids transfrontaliers. Il s’agissait de la première attaque des troupes éthiopiennes en territoire érythréen depuis la fin de la guerre de 1998-2000 qui a fait 70 000 morts. L’Ethiopie accuse Asmara de soutenir les groupes séparatistes éthiopiens dont un mouvement rebelle, le Front révolutionnaire démocratique uni de l’Afar, qu’il rend responsable de la mort de cinq touristes occidentaux et du rapt de deux autres, le 17 janvier. Le conflit frontalier n’a pas été résolu après la guerre de 1998-2000 et les tensions ont ressurgi en 2005 lorsque les deux pays ont effectué des manœuvres militaires sur cette frontière.

La commission sur la frontière Ethiopie-Erythrée, basée à La Haye, a jugé en 2002 que la localité de Badmé appartenait à l’Erythrée, mais ce village frontalier est toujours en Ethiopie, principal allié des Etats-Unis dans la Corne de l’Afrique. Le Conseil de sécurité de l’ONU a élargi en décembre les sanctions imposées à l’Erythrée pour son soutien persistant aux rebelles islamistes de Somalie. Le gouvernement d’Asmara nie fournir une aide à Al Chabaab ou à tout autre groupe d’activistes en Somalie.

Source : TF1, 17 mars 2012

Après une attaque éclair de l’Ethiopie en Erythrée, Asmara annonce qu’elle ne ripostera pas


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L’Érythrée a annoncé qu’elle ne riposterait pas à l’attaque éclair éthiopienne du 15 mars 2012 contre l’une de ses bases militaires. Asmara a qualifié de « mensonge » les accusations d’Addis Abeba, qui a présenté cette base comme un « camp d’entraînement pour des groupes subversifs », prêts à attaquer l’Éthiopie. Peu auparavant, les États-Unis, alliés traditionnels d’Addis Abeba, et la France avaient appelé les deux pays à faire preuve de « retenue ».

Les forces armées éthiopiennes ont mené, le jeudi 15 mars 2012, une attaque contre une base militaire érythréenne, selon une annonce officielle du gouvernement. Aucun bilan des dégâts et du nombre de victimes n’a encore été fourni. Il s’agirait d’une opération isolée pour détruire un camp d’entraînement d’un groupe rebelle.

Une vieille querelle

Si la tension entre l’Ethiopie et l’Erythrée est quasiment permanente depuis la fin du conflit ayant opposé les deux pays en 2000, c’est la première fois qu’Addis Abeba reconnaît avoir lancé une attaque contre une base érythréenne. Cette attaque visait selon le pouvoir éthiopien à démanteler un camp où sont entraînés des terroristes. C’est aussi une réponse après l’enlèvement d’un groupe de touristes dans le nord de l’Ethiopie, le 18 janvier dernier. Une action au cours de laquelle cinq Européens ont trouvé la mort.

Asmara a plusieurs fois répété n’être nullement impliqué dans cette action, mais le régime éthiopien est convaincu que l’Erythrée arme et entraîne les rebelles afars de l’ARDUF qui, eux, ont revendiqué l’enlèvement. Plus généralement, l’attaque de jeudi traduit le ras-le-bol d’Addis Abeba vis-à-vis du régime d’Issayas Afeworki, le président érythréen accusé par la communauté internationale de soutenir le terrorisme dans la Corne de l’Afrique.

Les rebelles de l’Ogaden, du front Afar mais aussi les shebabs somaliens ont pignon sur rue à Asmara. Et l’ONU a renforcé en décembre dernier les sanctions contre le régime érythréen. En annonçant cette attaque le porte-parole du gouvernement éthiopien a précisé que l’Ethiopie privilégiait toujours la voie pacifique pour régler ses différends avec l’Erythrée, il a aussi averti que d’autres attaques seraient menées si Asmara continuait de menacer sa sécurité.

L’Erythrée joue l’apaisement

Asmara ne répondra pas à l’attaque lancée par des forces spéciales éthiopiennes. On peut y voir un acte de sagesse, alors que les grandes puissances redoutent une escalade. Mais on peut aussi y voir un aveu d’impuissance. Le régime d’Asmara récuse les accusations d’Addis Abeba selon qui les bases attaquées servaient à entrainer des terroristes.

Ali Abdu, le ministre érythréen de l’Information joint par l’AFP, qualifie ces accusations de « mensonge ignoble et grossier », selon lui les groupes rebelles qui agissent en Ethiopie sont le produit de la politique d’exclusion du régime éthiopien envers ses minorités.

Reportage “Attaque éthiopienne contre l’Erythrée”,
par Gaëlle Laleix

« L’Ethiopie refuse pour l’heure de parler d’une guerre et appelle à la négociation. Mais elle prévient qu’elle ne tolérera pas longtemps le jeu de déstabilisation de l’Erythrée. »

Réaction d’Ali Abdou, Ministre de l’Information érythréen

« Toutes les organisations internationales, en particulier l’ONU, qui travaille à la paix et à la sécurité du monde, ont l’obligation morale et légale de prévenir les conflits et de prendre des mesures punitives contre ceux qui violent les règles et la loi. »

Source : RFI, 15 mars 2012

L’Éthiopie affirme avoir attaqué une base militaire érythréenne


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Le gouvernement éthiopien a affirmé qu’il avait attaqué jeudi 15 mars une base militaire en territoire érythréen, où étaient entraînés selon lui des « terroristes spécialistes de l’attaque éclair ».

Shimeles Kemal

« Tôt ce [jeudi] matin, les forces de défense éthiopiennes ont attaqué une position militaire à l’intérieur de l’Erythrée », a déclaré Shimeles Kemal, le porte-parole du gouvernement éthiopien. Il a précisé que cette base se trouve à 16 km de la frontière est entre les deux pays et qu’il n’était pas en mesure de donner un bilan des combats dans les rangs éthiopiens ou érythréens.

M. Kemal a ajouté que ce raid était une réponse à l’attaque menée le 18 janvier dernier. Vingt-deux touristes avaient alors été attaqués en pays afar, une région désertique du nord de l’Ethiopie : deux Allemands, deux Autrichiens et un Hongrois avaient été tués et deux autres Allemands enlevés. Un groupe rebelle local éthiopien, le Front uni révolutionnaire démocratique Afar (ARDUF) avait revendiqué l’enlèvement et a annoncé début mars avoir libéré les deux Allemands. Mais l’Ethiopie persiste à incriminer sa voisine et grande rivale d’être derrière cette attaque.

« La France exprime sa vive préoccupation. Elle invite les deux Etats à éviter toute escalade sur le plan militaire et, plus généralement, tout ce qui est de nature à accroître les tensions », a déclaré le porte-parole du ministère français des affaires étrangères, Bernard Valero. Les Etats-Unis ont eux appelé les deux parties « à faire preuve de retenue et à éviter toute autre action militaire ».

Il s’agit de la première attaque des troupes éthiopiennes en territoire érythréen depuis la fin de la guerre qui les a opposés entre 1998-2000, et qui a fait soixante-dix mille morts. L’Erythrée a obtenu son indépendance de l’Ethiopie en 1991, après trente ans de conflit.

Source : Le Monde, 15 mars 2012

Touristes tués : l’Ethiopie veut “répondre à l’attaque” attribuée à l’Erythrée


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L’Ethiopie a indiqué jeudi qu’elle étudiait comment « répondre à l’attaque » qu’elle attribue à son voisin érythréen, après la mort de cinq touristes européens et l’enlèvement de plusieurs autres près de la frontière avec l’Erythrée.

« Nous étudions comment répondre à cette attaque », a indiqué jeudi à l’AFP Dina Mufti, porte-parole du ministère éthiopien des Affaires étrangères. « Il y a des forces de sécurité (éthiopiennes) dans le secteur », a-t-elle ajouté sans préciser quel pourrait être leur rôle.

L’Erythrée a pour sa part jugé « ridicules » les accusations éthiopiennes, estimant dans un communiqué que Addis Abeba « accusait régulièrement l’Erythrée d’actions militaires menées en fait par ses propres mouvements d’opposition internes ».

Les forces de sécurité éthiopiennes ont fermé l’accès à la région désertique du nord-est, dans la dépression de Danakil, où un groupe de touristes étrangers a été attaqué par des inconnus dans la nuit de lundi à mardi.

Deux Allemands, deux Hongrois et un Autrichien ont été tués par balles, deux ressortissants belge et britannique blessés, et au moins deux autres étrangers enlevés par les agresseurs, selon un recoupement des bilans donnés par Addis Abeba et par les capitales européennes concernées. Un chauffeur et un policier éthiopiens ont également été enlevés, selon le gouvernement éthiopien.

« Nous craignons que les gens qui ont été enlevés aient pu être emmenés de l’autre côté de la frontière, en Erythrée », a indiqué le ministère éthiopien des Affaires étrangères dans un communiqué.

La porte-parole a répété que l’attaque, d’une ampleur sans précédent contre des touristes en Ethiopie, avait été perpétrée selon elle à l’instigation de l’Erythrée, qui a fait sécession de l’Ethiopie en 1993.

« L’Erythrée a fait cela de façon répétée et nous attendons toujours que la communauté internationale réagisse », a-t-elle déclaré.

En 2004, un touriste français avait disparu sans laisser de traces dans la région, où sévissent des bandes criminelles armées. En mars 2007, cinq touristes européens, dont une Française, y avaient encore été enlevés, puis libérés, par un groupe de rebelles.

Une guerre a opposé l’Ethiopie et l’Erythrée entre 1998 et 2000, et les relations demeurent depuis extrêmement tendues. Une instance d’arbitrage internationale avait donné raison à Asmara dans le différend territorial à l’origine du conflit, mais Addis Abeba a refusé depuis de céder le territoire concerné.

Source : Les Echos, 19 janvier 2012

Cinq touristes européens tués et deux autres enlevés


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Cinq Européens ont été tués et deux autres ont été enlevés dans une attaque contre un groupe de touristes dans le nord-est de l’Ethiopie, ont annoncé mercredi des responsables éthiopien et européens.

Afar, Ethiopie, Ethiopia

L’Ethiopie a accusé l’Erythrée voisine d’être derrière cette agression qui s’est produite dans la nuit de lundi à mardi, ce que l’Erythrée a formellement démenti.

Selon des informations recoupées auprès de capitales européennes, les victimes sont allemandes, hongroises et autrichienne. « Au total, cinq personnes sont mortes, deux citoyens allemands, deux hongrois et un autrichien », a déclaré Peter Szijjarti, porte-parole du bureau du Premier ministre hongrois Viktor Orban, se fondant sur des informations d’Interpol.

Le porte-parole du gouvernement éthiopien, Bereket Simon, avait affirmé qu’un Italien et un Belge figuraient parmi les personnes décédées, ce que Bruxelles a démenti. La Belgique déplore toutefois un blessé, qui, avec un autre blessé britannique, a été transporté par hélicoptère dans une ville du nord éthiopien. Selon un porte-parole du ministère belge des Affaires étrangères, Michel Malherbe, leur vie ne serait pas en danger.

Selon M. Bereket, quatre autres personnes – deux étrangers et deux Ethiopiens – ont été kidnappées lors de l’attaque. Selon le porte-parole hongrois, les deux étrangers seraient allemands.

Accusations réciproques

Le porte-parole éthiopien a imputé l’attaque à « des groupes terroristes entraînés et armés par le gouvernement érythréen ». Selon lui, ils auraient « passé la frontière pour attaquer » les touristes, dans une volonté de marquer le coup avant un sommet de l’Union africaine (UA) en fin de semaine prochaine à Addis Abeba. L’Ethiopie avait déjà accusé l’Erythrée d’avoir tenté d’orchestrer une attaque contre un sommet de l’UA en janvier 2011.

« L’Ethiopie se réserve le droit de prendre des mesures appropriées pour assurer la sécurité de ses frontières », a poursuivi M. Bereket. « L’Ethiopie réclame que l’ONU et d’autres organismes internationaux prennent des mesures appropriées pour assurer la sécurité dans la Corne de l’Afrique », a-t-il ajouté.

L’Erythrée a immédiatement rétorqué qu’elle « n’avait jamais soutenu et ne (soutiendrait) jamais ce genre d’événement ». « C’est devenu une habitude pour le gouvernement éthiopien d’accuser l’Erythrée de tout ce qui se passe à l’intérieur de l’Ethiopie », a dénoncé le représentant d’Asmara auprès de l’Union africaine, Girma Asmerom.

L’Erythrée n’a obtenu son indépendance de l’Ethiopie qu’en 1993, après 30 ans de guerre. Entre 1998 et 2000, un conflit armé entre Asmara et Addis Abeba avait encore fait au moins 70 000 morts. Il portait sur des questions frontalières toujours non résolues à ce jour, et les deux capitales continuent de s’accuser mutuellement de soutenir des groupes rebelles sur leur territoire respectif.

L’attaque de lundi a été perpétrée dans la région Afar, impressionnante avec ses paysages désertiques et volcaniques et ses lacs de sel. Selon le porte-parole éthiopien, le groupe de touristes visitait d’ailleurs le site du volcan Erta Alé.

L’Afar, d’une superficie d’environ 160 000 km² et qui s’étend de la mer Rouge aux pentes des hauts plateaux éthiopiens, est cependant considérée comme peu sûre du fait de la présence de groupes armés et de nomades se livrant fréquemment à des actes de banditisme. En 2004, un touriste français avait disparu sans laisser de traces dans la région. En mars 2007, cinq touristes européens, dont une Française, y avaient encore été enlevés, puis libérés, par un groupe de rebelles.

Source : AFP, 18 janvier 2012

Ecouter l’interview de Gérard Prunier, ancien directeur du Centre français d’études éthiopiennes

Guerre froide entre l’Ethiopie et l’Erythrée


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par Gaëlle Laleix

Onze ans après le dernier conflit qui a opposé l’Ethiopie et l’Erythrée, les tensions refont surface. Le régime d’Addis Abeba affirme publiquement qu’il est prêt à tout pour déstabiliser son voisin érythréen.

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Depuis le dernier conflit entre l’Ethiopie et l’Erythrée (1998 à 2000), qui a fait 70 000 morts, les deux pays n’ont connu qu’une paix instable. Depuis des années, ils s’affrontent sur d’autres terrains, comme la Somalie, où l’Erythrée a soutenu les tribunaux islamiques que l’Ethiopie a combattus au nom de la lutte contre le terrorisme.

Ces derniers mois, l’Ethiopie a changé de ton. Plus de pincettes, plus d’accusations détournées ou de reproches à demi-mots. Devant son Assemblée, il y a quelques semaines, Zeles Menawi, le Premier ministre éthiopien, s’est exprimé très clairement : « L’Ethiopie fera tout ce qui est en son pouvoir pour déstabiliser le régime dictatorial de l’Erythrée. »

Soutenir les réfugiés érythréens

Pas de guerre cette fois. Pour parvenir à ses fins, le gouvernement d’Addis Abeba entend s’appuyer sur la communauté de réfugiés qui vivent sur son territoire. Près de 60 000 Erythréens sont regroupés dans les cinq camps de réfugiés des régions Tigré et Afar, au Nord du pays.

« Le changement à Asmara n’arrivera pas par une agression ou une invasion de l’Erythrée mais par le soutien de groupes érythréens qui veulent démanteler ce régime », a confirmé Hailemariam Desalegn, ministre des Affaires étrangères éthiopien.

Le pays voit fleurir des manifestations “pacifistes” de réfugiés érythréens contre la dictature d’Asmara. Ils se retrouvent dans des hôtels par milliers pour se rappeler les mauvais souvenirs du pays, et arborent une casquette en carton sur laquelle est inscrit « Assez ! ». « Le gouvernement éthiopien nous a donné sa pleine autorisation pour mener cette manifestation. Notre démarche est parfaitement légale », explique Mibrom Sibhtu, président de l’Association des réfugiés érythréens urbains.

Le soutien de l’Ethiopie aux dissidents érythréens ne serait que d’ordre idéologique. Selon Mibron Sibhtu, le gouvernement d’Addis Abeba se contente d’autoriser les rassemblements et de favoriser les rencontres : « Nous ne sommes pas des groupes armés, nous sommes de simples réfugiés politiques, des demandeurs d’asile et nous avons un message pour notre pays. Il est possible de protester pacifiquement pour faire tomber le régime. »

Pourtant des rumeurs agitent les rangs. Le gouvernement éthiopien autoriserait la présence sur son territoire de camps d’entraînement militaire de rebelles érythréens. Confronté à la question, Hailemariam Desalegn reste évasif mais ne nie rien : « Je ne suis pas sûr qu’il y ait des camps militaires de réfugiés érythréens. Mais s’il y en a, nous les soutiendrons par tous les moyens. »

Guerre des mots

Les phrases du gouvernement éthiopien sont grandiloquentes et pourtant le conflit ne reste que de l’ordre du discours. Beaucoup de déclarations officielles, de piques diplomatiques, de provocations en conférences de presse.

Pour certains, l’Ethiopie cherche ainsi à effrayer les Nations unies pour qu’elles maintiennent voire augmentent leurs sanctions à l’égard de l’Erythrée. Ces sanctions ont été prises en 2009 en raison du soutien de l’Erythrée aux rebelles somaliens considérés comme terroristes. Par la même occasion, l’Ethiopie s’assure aussi que l’Ouest continue d’isoler son voisin de la communauté internationale.

Pointer du doigt l’Erythrée permet aussi à l’Ethiopie de créer un ennemi commun à l’ensemble de la nation et d’unifier son peuple. A l’heure où l’Afrique du Nord s’agite, l’Ethiopie multiplie les arrestations de dissidents et exalte le sentiment national. Près de 200 opposants oromos ont été mis sous les verrous depuis mars. Le Front de libération oromo (OLF) est un groupe politique séparatiste, accusé de terrorisme par le gouvernement d’Addis Abeba et supposément soutenu par l’Erythrée.

Par peur de remous sur son propre territoire, l’Ethiopie brandirait la menace du terrorisme, qui a fait près de 30 morts entre 2006 et 2010, et le séculaire conflit érythréen pour renforcer la cohésion politique. La stratégie est efficace, deux partis d’opposition éthiopiens se sont déjà ralliés à la nouvelle politique d’Addis Abeba : le Parti démocratique éthiopien (EDP) et la Coalition pour l’unité et la démocratie (CUD). Pour Mushe Semu, président de l’EDP, « il est nécessaire de mettre un terme au rôle destructif de l’Erythrée dans la région et en Ethiopie ».

« Assez ! » Le cri des réfugiés érythréens risque donc de retentir encore longtemps en Ethiopie. Ironie du sort, c’est ce même cri que plusieurs opposants éthiopiens ont choisi sur Facebook pour appeler à la révolution. Plusieurs messages circulent sur le réseau pour organiser des manifestations.

Source : Slate Afrique, 8 juin 2011

La communauté érythréenne d’Addis Abeba


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par Gaëlle Laleix

Ecouter le reportage

Depuis la guerre qui a opposé les deux pays de 1998 à 2000, près de 60 000 réfugiés sont passés sur le territoire éthiopien. Depuis quelques mois, le torchon brûle entre Addis Abeba et Asmara. Chacun multiplie les accusations publiques et accuse son voisin de déstabilisation. En Éthiopie, les réfugiés érythréens font entendre leur voix contre leur régime et le gouvernement éthiopien les laisse bien faire.

Source : RFI, 9 mai 2011

L’Ethiopie arrête trois terroristes présumés, “entraînés en Erythrée”


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Les autorités éthiopiennes ont annoncé jeudi avoir capturé trois hommes, appartenant à l’opposition et accusés de vouloir mener des actions terroristes après avoir été entraînés en Erythrée, a indiqué l’agence éthiopienne d’information (ENA, officielle).

« Un groupe de personnes qui tentaient de s’infiltrer et de commettre des attaques terroristes en Ethiopie a été appréhendé alors qu’il tentait d’entrer en Ethiopie. Les membres de ce groupe avaient été entraînés et armés par le gouvernement érythréen », indique le texte.

L’ENA donne les noms de trois hommes qui « s’étaient organisés dans le cadre de la Coalition pour l’unité et la démocratie (CUD, ancien parti d’opposition), et avaient déjà commis différentes attaques terroristes dans les zones Gondar Nord et Gondar Sud de la région Amhara sous les ordres du Front des patriotes et CUD à l’étranger », ajoutent les autorités.

Selon l’ENA, un des membres du groupe a reconnu que lui et ses camarades « ont reçu un entraînement en Erythrée en vue de commettre des actes terroristes (…) ainsi que des armes du gouvernement érythréen ».

« Plusieurs fusils d’assaut de type kalachnikov et d’autres armes, des lanceurs et des armes lourdes ont été saisies, cachées dans des sacs, ainsi que des mines, des grenades et des munitions », précise l’agence éthiopienne.

« Avant leur départ pour l’Erythrée, les terroristes avaient tenté de détruire des infrastructures et d’assassiner des membres du gouvernement », affirme l’ENA.

Les autorités indiquent que « les terroristes ont été placés en détention le 2 janvier dernier » alors qu’ils tentaient d’entrer clandestinement en Ethiopie à partir du Soudan.

Source : AFP, 7 janvier 2010

L’Éthiopie aurait attaqué l’Érythrée


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L’Érythrée a accusé dimanche son voisin et rival Éthiopien d’avoir lancé une attaque le long de leur frontière commune, dans un communiqué publié sur le site internet du ministère érythréen des Affaires étrangères.

« Aux premières heures du 1er janvier 2010, des soldats du TPLF (Front de libération des peuples du Tigré – au pouvoir en Éthiopie) ont lancé des attaques successives sur le front de Zalambesa et ont été rapidement repoussés », affirme le ministère érythréen des Affaires étrangères.

Les autorités éthiopiennes n’avaient pas réagi dimanche à la mi-journée à cette accusation. « Dix de leurs soldats ont été tués et deux capturés, abandonnant six fusils mitrailleurs AK-47, une mitrailleuse et des équipements de communication », a ajouté le ministère érythréen.

Le TPLF du Premier ministre Meles Zenawi est le principal parti de la coalition actuellement au pouvoir en Éthiopie, le Front démocratique révolutionnaire du peuple éthiopien (EPRDF), et fut allié un temps à l’Érythrée pendant sa lutte contre le régime militaro-marxiste de Mengistu Haïlé Mariam qu’il renversa en 1991.

Une guerre frontalière a ensuite opposé les deux pays entre 1998 et 2000 : 80 000 personnes sont mortes dans ce conflit sanglant, avec tranchées, vastes offensives d’engins blindés et vagues d’assauts de fantassins.

Source : Le Figaro, 3 janvier 2010

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