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L’Ethiopie à la recherche du temps perdu

par Farid Achache

Mardi 29 janvier, l’Ethiopie affronte le Nigeria pour le troisième match du groupe C. Après avoir mis en échec la Zambie et s’être fait battre par le Burkina Faso, l’Ethiopie reste encore en course pour disputer un quart de finale. Absents de la compétition depuis trente-et-un ans, les Walya pourraient créer la surprise dans ce groupe.

Adane GirmaLa Coupe d’Afrique des nations a vraiment quelque chose de différent par rapport aux autres compétitions internationales. A tout moment, il peut y avoir des surprises. Trois décennies après leur dernière participation, les Ethiopiens ont la possibilité de retrouver leur passé glorieux. Pour cela, ils doivent battre le Nigeria demain soir au Royal Bafokeng Stadium de Rustenburg et espérer que la Zambie ne l’emporte pas face au Burkina Faso.

Retrouver la gloire d’antan

« Le match perdu contre le Burkina Faso est derrière nous (4-0) et nous sommes résolument tournés vers l’avenir », explique le sélectionneur Sewnet Bishaw. « L’ambiance est bonne au sein du groupe et nous seront prêts à défendre les couleurs de l’Ethiopie. Nous voulons quitter l’Afrique du Sud en laissant un belle image de notre pays. »

Malheureusement pour les Walya, deux cadres de l’équipe sont blessés. Si Asrat Megersa Gobena ne pourra pas jouer, Adane Girma, buteur contre la Zambie est encore incertain. « Nous avons peut-être perdu les deux joueurs les plus importants de l’équipe », admet le coach.

Mais peu importe, l’optimisme du sélectionneur reste intact malgré cette lourde défaite face au Burkina. L’Ethiopie semble vouloir soulever des montagnes. Pourtant, pour retrouver une trace d’exploits éthiopiens, il faut largement remonter dans le temps. En 1962, les Walyas avaient remporté la CAN. L’année suivante, cet ancien empire termine au pied du podium. En Afrique du Sud, l’Ethiopie, composé principalement de jeunes, va-t-elle ouvrir une nouvelle page dans l’histoire de son football ?

« La pression sera sur le Nigeria »

« Nous avons déjà ouvert une nouvelle page de l’histoire de notre football en nous qualifiant et nous avons marqué un but contre la Zambie », répond Sewnet Bishaw. Effectivement, après trente-sept ans de disette, Adane Girma a trouvé le chemin des filets pour l’Ethiopie contre les Chipolopolo. Il pourra se targuer d’avoir tenu en échec le tenant du titre. « Nous allons donc nous battre pour continuer le plus loin possible. Je voudrais que le peuple éthiopien soit fier de cette nouvelle génération qui porte haut les couleurs de notre nation. »

Les Walya ont conscience de leur avantage. En effet, les Nigérians, finalistes en 2000, sont au pied du mur. « La pression est énorme pour le Nigeria. Sans une victoire, cette grande nation du football africain sera éliminée. Ils vont être obligés de prendre des risques en attaquants beaucoup. Alors on aura peut-être plus d’espace derrière pour les contrer et marquer. Ils ont donc la responsabilité d’attaquer et de défendre. Alors que pour nous, c’est du “fifty-fifty”. Nous sommes donc dans la peau des outsiders et c’est un avantage », analyse le sélectionneur.

« Je vais demander à mes joueurs de jouer au football. Je veux que l’on sache que l’Ethiopie sait jouer au football. Nos jeunes sont ici pour apprendre et nous ne ferons pas d’anti-jeu. Le Nigeria est une grande nation de football et nous devons en profiter », conclut Sewnet Bishaw. Dans l’enceinte du stade de Rustenburg, les fans éthiopiens seront encore très nombreux à venir soutenir leur équipe. Pour, peut-être, assister à la surprise du jour.

Source : RFI, 28 janvier 2013

CAN 2013 : La sélection de l’Ethiopie

Le sélectionneur de l’Ethiopie, Sewnet Bishaw, a communiqué sa liste de joueurs retenus pour la CAN 2013 qui va débuter le 19 janvier en Afrique du Sud. Une sélection essentiellement composée de joueurs issus du championnat local, puisqu’ils ne sont que trois à évoluer à l’étranger.

CAN 2013Gardiens : Jemal Tassew (Coffee FC), Sisay Bancha (Dedebit), Zerihun Tadelle (Saint George).

Défenseurs : Degu Debebe (Saint George), Biyadglign Eliase (Saint George), Abebaw Butako (Saint George), Alula Girma (Saint George), Seyum Tesfaye (Dedebit), Birhanu Bogale (Dedebit), Aynalem Hailu (Dedebit).

Milieux : Asrat Megersa (EEPCO), Addis Hintsa (Dedebit), Yared Zinabu (Saint George), Shimelese Bekele (Saint George), Behailu Asefa (Dedebit), Minyahel Teshome (Dedebit), Dawit Estifanose (Coffee FC), Yussuf Saleh (Syrianska/SUE).

Attaquants : Saladin Seid (Wadi Degla/EGY), Adane Girma (Saint George), Umed Ukuri (Saint George), Getaneh Kebede (Dedebit), Fuad Ibrahim (Minnesota Stars/USA).

Source : Afrik, 3 janvier 2013

Érythrée-Éthiopie, ce n’est pas que du football

par Léonard Vincent

Dans le cadre des qualifications pour le Championnat d’Afrique des nations 2014, l’équipe de football d’Érythrée est opposée à celle d’Éthiopie. Ce match entre frères ennemis de la Corne de l’Afrique est un événement politique.

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Ce n’est pas simplement du football, à l’évidence. Vendredi 30 novembre, dans l’enceinte du stade Cicero à Asmara, doit se dérouler le match aller du tour préliminaire du Championnat d’Afrique des nations (CHAN) opposant l’équipe d’Érythrée à celle d’Éthiopie.

C’est dans ce même stade que, le 24 mai 1993, une armée de maquisards en sandales avait défilé pour marquer la naissance officielle de ce petit pays de la Corne de l’Afrique, la plus jeune nation du continent. L’Érythrée venait d’arracher son indépendance au colonisateur éthiopien, après trente ans d’une guerre de partisans particulièrement destructrice. Moins de dix ans plus tard, les armées des deux pays se jetaient l’une contre l’autre, au cours d’une épouvantable guerre de tranchées qui a tué 70 000 personnes. C’est aussi dans ce stade que, tous les ans, le 20 juin, le gouvernement érythréen commémore le jour des “martyrs”, autrement dit les frères et sœurs tués par les Éthiopiens.

Les rencontres entre les “Antilopes Walya” (l’Éthiopie) et les “Red Sea Boys” (l’Érythrée) seront donc lourdes de sens, si elles ont lieu, et jusqu’à leur terme. Car rien n’est moins sûr.

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CAN 2013 : Sensationnelle Ethiopie !

Dimanche après-midi, l’Ethiopie a décroché son billet pour la CAN 2013 en s’imposant à domicile face au Soudan (2-0). Pourtant battus à l’aller à Khartoum(5-3), les Ethiopiens, sont parvenus à inverser la tendance grâce à des réalisations de Girma (58e) et Said (62e), avant de devoir contenir les assauts adverses pendant près de 10 minutes de temps additionnel. Grâce aux buts inscrits à l’aller, l’Ethiopie arrache une qualification historique pour l’Afrique du Sud.

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Quel match ! Ce dimanche à Addis-Abeba, la sélection nationale éthiopienne a décroché une qualification historique pour la Coupe d’Afrique des nations 2013 qui aura lieu en Afrique du Sud. Avec un handicap de deux buts à remonter au coup d’envoi de la partie, après une défaite à l’aller sur les terres soudanaises (5-3), les Antilopes Walya ont réussi à inverser la tendance et s’imposer sur le score de 2-0.

Il aura cependant fallu attendre la seconde période pour voir les filets trembler. Girma (58e) et Said (62e) se chargeaient de punir les visiteurs et propulser les leurs au prochain rendez-vous continental, trente ans après la dernière participation de l’équipe à la CAN. De son côté, le Soudan pourra longtemps avoir des regrets après avoir pris ces trois buts lors du match aller, mais aussi poussé sans succès pendant toute la partie, et ce malgré les 10 minutes de temps additionnel.

Les buts du match :

Source : Afrik, 14 octobre 2012

Football : L’Éthiopie rapproche l’avenir du passé

Bien qu’elle n’ait jamais participé à la Coupe du Monde de la FIFA™, l’Éthiopie compte parmi les pionniers du football africain. Elle faisait d’ailleurs partie des trois pays qui ont disputé la toute première Coupe d’Afrique des Nations de la CAF, en 1957, dont elle est sortie deuxième, et cette année marque le 50ème anniversaire de son unique triomphe continental.

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Mais freinés par les luttes internes, le manque d’organisation et la malchance, les Antilopes Walya n’ont accédé qu’à deux CAN depuis 1970. Leur dernière apparition remontant à 30 ans et les Éthiopiens ont dû se contenter depuis de succès dans les compétitions régionales.

Ces dix dernières années, son riche vivier de talents et le dynamisme de ses clubs se sont cependant traduits par une montée en puissance. Avec une seule défaite en 11 matches, la sélection surfe sur une vague de succès qui pourrait la mener tout droit à la CAN 2013, voire à Brésil 2014. Arrivée au deuxième tour des qualifications mondialistes, elle domine le Groupe A devant la République centrafricaine, l’Afrique du Sud et le Botswana.

Parallèlement, son bel état de forme lui a valu de progresser de 11 places au Classement mondial FIFA/Coca-Cola de juillet, dans lequel elle occupe désormais la 119ème position, tandis qu’elle pointe au 34ème rang de la hiérarchie africaine.

Aidés par l’installation d’un terrain artificiel dans le cadre du Programme Goal de la FIFA, les Ethiopiens ont fait un premier pas vers le renouveau avec l’entraîneur anglo-nigérian Iffy Onuora en 2010, année où ils ont vaincu la Zambie sur la route des demi-finales de la Coupe CECAFA (championnat d’Afrique du centre et de l’est). Ils ont franchi l’étape suivante grâce au Belge Tom Saintfiet, qui les a conduits à un remarquable 2:2 à domicile face au Nigeria lors des qualifications pour la CAN 2012. Et ils semblent arrivés à maturité sous la houlette de Sewnet Bishaw, nommé sélectionneur en novembre.

Réaliste et optimiste

Qualifiées pour le deuxième tour des préliminaires de Brésil 2014 grâce à leur victoire sur la Somalie, les Antilopes Walya ont réalisé un début de campagne étonnant. Ils ont ainsi tenu l’Afrique du Sud en échec 1:1 à Rustenburg début juin, et 15 jours plus tard, ils arrachaient le même résultat au Bénin lors d’un match retour de qualification pour la CAN 2013 à Cotonou, damant le pion aux Écureuils à la faveur de leur but à l’extérieur.

Entre-temps, ils avaient dominé à Addis Abeba une République centrafricaine pourtant en forme (2:0), prenant du même coup la tête du groupe avec quatre points. Les rencontres aller-retour prévues l’an prochain contre le Botswana permettront de se faire une idée plus précise de leurs chances d’accéder au troisième tour, voire de décrocher une première participation à l’épreuve reine.

À ce stade, un billet pour la compétition continentale de janvier 2013 semble plus réaliste. En effet, seule une double confrontation face au Soudan l’en sépare encore. Le match aller aura lieu en septembre sur les terres des Faucons de Jediane. Quart de finalistes de la CAN 2012, ces derniers se présenteront en position de force, mais les deux équipes se connaissent bien. Elles se sont affrontées à 14 reprises au cours des 20 dernières années, chacune comptant cinq victoires et quatre nuls à son actif.

Une nouvelle victoire face au vieux rival et l’Ethiopie pourrait continuer à grimper au Classement mondial FIFA/Coca-Cola, et conjuguer à nouveau ses succès au présent.

Source : FIFA, 2 août 2012

Football : Saint-George remporte la Coupe

La finale de la coupe nationale d’Ethiopie a tourné en faveur de Saint-George FC qui a battu Mugher Ciment par 3 buts à 1.

Saint-George a ouvert le score à la 36ème minute grâce à Shimelis Bekele. Mugher a égalisé juste avant la mi-temps par Kibrete Ayele. Shimelis a redonné l’avantage aux siens à la 65ème minute et l’Ougandais Sula Matouvu a corsé l’addition à un quart d’heure du coup de sifflet final. C’est la 13ème fois que Saint-Georges remporte la Coupe qui s’appelle désormais Coupe Mengistu Worku du nom du plus grand joueur éthiopien disparu au mois de mai 2010.

Source : Star Africa, 27 novembre 2011

Football : Onuora viré

L’aventure de l’Écossais Iffy Onuora à la tête de la sélection éthiopienne est terminée. En place depuis l’année dernière, il vient de se faire mettre à la porte par sa fédération. La cause de ce licenciement ? Son présumé mauvais comportement.

Iffy Onuora

« Il a déclaré dans les journaux qu’il devait mettre dehors un troupeau de vaches pour pouvoir s’entraîner. Je ne suis pas au courant que l’équipe s’entraîne là où il y a des vaches » a expliqué le porte-parole de la fédération éthiopienne Melaku Ayele à l’agence Reuters.

L’Ethiopie ne s’étant pas qualifiée depuis 1982 dans une grande compétition, Iffy Onuora n’aurait-il pas plutôt insinuer que les vaches, c’étaient ses joueurs ?

Source : So Foot, 19 avril 2011

Football : Onuora relève le défi éthiopien

Historiquement, l’Ethiopie a été l’un des premiers pays à briller sur la scène footballistique africaine. En 1962, les Walyas remportent la Coupe d’Afrique des Nations de la CAF et s’imposent pendant les années 1960 comme l’une des puissances footballistiques du Continent Mère. Mais où est le lustre d’antan ?

Cela fait plus de trois décennies en effet que l’Ethiopie ne s’est plus qualifiée pour la phase finale du tournoi suprême africain. A tel point que l’équipe nationale semble avoir pris son mal en patience. Pour les qualifications de l’édition 2012 de la CAN, les Walyas ont été placés dans le Groupe B, aux côtés du Nigeria et de la Guinée, qui font figure de favoris. Résignation et âpres combats en perspective…

Une perspective justement qui n’est pas pour déplaire à Ifem Iffy Onuora. D’origine nigériane, ce natif de Glasgow et ancien footballeur de second rang est arrivé à la tête de la sélection éthiopienne plus tôt dans l’année. « Le plus important est le développement », affirme le technicien de 43 ans au micro d’African Football Media pour FIFA.com. « Nous avons commencé au bas de l’échelle, car l’équipe n’avait pas disputé beaucoup de matches. C’est donc comme un nouveau départ pour tout le monde. Le chemin sera long et le défi monumental. Pour moi, cela fait partie du processus. Il va falloir s’accrocher, sans perdre de vue notre objectif ».

Sur la pente ascendante

Onuora a pris la mesure du chemin à parcourir en septembre dernier lorsque son équipe, menant 1:0 chez elle face à une prometteuse sélection guinéenne, a finalement été battue 1:4. Un mois plus tard, l’Ethiopie réagissait en allant s’imposer 1:0 à Madagascar. De quoi mettre du baume au cœur d’une formation amenée à en découdre à l’extérieur avec le Nigeria, en mars prochain, dans le cadre des qualifications pour la CAN 2012.

« Nous avons obtenu des résultats positifs et d’autres un peu moins bons. Cela dit, je pense que n’importe quel observateur en conviendrait : nous sommes sur la pente ascendante », poursuit Onuora, en référence notamment à la courte défaite (1:2) des Walyas cette semaine contre l’Ouganda, champion d’Afrique centrale et orientale. « Nous avons perdu, certes, mais en faisant jeu égal avec eux. Leur entraîneur nous a même complimentés. Ça nous donne confiance pour les qualifications de la Coupe d’Afrique des Nations. C’est très encourageant pour moi de voir que nous ne sommes plus très loin d’équipes comme l’Ouganda. J’ai à ma disposition beaucoup de jeunes joueurs qui commencent tout juste à s’habituer au niveau international ».

Interrogé sur les chances de ses troupes dans la compétition préliminaire de la CAN, Onuora joue cartes sur table : « Nous sommes dans une poule très difficile. Dans chaque tournoi qualificatif, il y a un groupe de la mort. Je crois que cette fois, nous sommes tombés dedans. Nous avons obtenu un excellent résultat à Madagascar et nous sommes toujours en course. En mars, nous nous déplacerons au Nigeria. J’espère que nous réussirons à afficher le plus de confiance possible et à faire bonne figure ».

Le défi de l’Ethiopie

Après avoir été attaquant itinérant dans les divisions inférieures du football anglais pendant de nombreuses années, Onuora a fait ses classes d’entraîneur à partir de 2004. Quand l’opportunité de diriger une équipe nationale s’est présentée, il n’a pas hésité, même si le défi est de taille en ce qui concerne l’Ethiopie. Onuora n’en est pas moins déterminé à exploiter au mieux les ressources qui existent dans le pays. « Techniquement, les joueurs éthiopiens ont un très bon niveau. Ils pratiquent un football fluide, imaginatif et technique. Mais pour progresser en tant qu’équipe nationale, ils vont devoir développer d’autres qualités et améliorer leurs facultés naturelles ».

L’un des chaînons manquants dans le développement du football national est le faible pourcentage de joueurs éthiopiens basés à l’étranger, qui pourraient le cas échéant faire bénéficier l’équipe nationale de leur expérience. Dans ce domaine, Onuora peut faire fructifier ses contacts au Royaume-Uni. « J’aimerais qu’il y ait plus de joueurs éthiopiens à l’étranger. Je pense que pas mal de footballeurs ici ont le potentiel pour s’exporter. Le problème, c’est qu’il n’est pas évident de se faire connaître quand on évolue en Ethiopie. Je possède des contacts et je compte bien les utiliser à un moment ou à un autre. Pour l’instant, nous visons le top 70. C’est notre défi et c’est le minimum pour pouvoir susciter l’intérêt des clubs étrangers. Après, les joueurs pourront glaner de l’expérience un peu partout ».

« L’installation d’une surface artificielle dans le cadre du programme “Goal”, l’année dernière, constitue une aide précieuse pour le football éthiopien », explique Onuora. « Il pleut énormément à Addis-Abeba », précise non sans ironie le natif de Glasgow. C’est d’ailleurs peut-être pour cela qu’il a trouvé une seconde patrie en Ethiopie. Il dit beaucoup apprécier l’endroit : « J’ai tendance à juger un pays non pas d’après ses ressources, mais par rapport à la chaleur de ses habitants. A ce niveau, les Ethiopiens sont tout en haut du classement. Ce sont des gens extrêmement chaleureux et sympathiques. Ils me le montrent sans arrêt. Le défi me passionne et en définitive, mon objectif est de laisser un héritage qui aille au-delà de l’équipe nationale ».

Source : FIFA, 1er décembre 2010

Football : Giuseppe Dossena signe à Saint George

L’ancien international italien Giuseppe Dossena, 52 ans, a signé un contrat de deux ans comme entraîneur du club de Saint George, champion d’Ethiopie.

Dossena, champion du monde en 1982, a été notamment entraîneur du Ghana (1998-2000) avant d’être l’adjoint de Cesare Maldini, sélectionneur du Paraguay lors du Mondial 2002.

Il aura pour principale tâche de permettre au club éthiopien, sacré à sept reprises ces dix dernières années dans le championnat national, de se forger un palmarès au niveau du continent africain.

Comme joueur Dossena avait évolué à la Sampdoria, à l’Udinese et à Bologne.

Source : L’Equipe, 30 août 2010

Football : Un entraineur britannique à la tête de l’équipe nationale éthiopienne

La Fédération éthiopienne de football (EFF), a officiellement signé lundi un contrat d’un an avec un sélectionneur britannique à la tête de l’équipe nationale de football.

Efem Onura, 43 ans, aurait un salaire mensuel de 13 000 dollars, sans compter le téléphone gratuit ainsi que les frais de logement et de transport pendant son séjour en Éthiopie. Il bénéficiera aussi de billets d’avion (Ethiopie – Angleterre) gratuits deux fois par an.

Lors de la signature du contrat, le président de la Fédération, M. Sahilu Gebrewolde, a indiqué que le salaire de l’entraîneur et les autres dépenses seraient prises en charge par Midroc Ethiopia, une société du richissime éthiopien, Sheikh Mohammed Hussein Al Amoudi, qui détient des investissements dans divers secteurs en Éthiopie, notamment l’hôtellerie avec l’Hôtel Sheraton à Addis Abeba.

Le nouveau technicien serait titulaire d’un diplôme d’entraineur de premier degré avec plusieurs années d’expérience.

C’est la première fois que l’équipe nationale éthiopienne recrute un sélectionneur étranger rétribué avec un aussi gros salaire. Les précédents entraîneurs étrangers, même payés beaucoup moins cher, n’ont jamais réussi à relever le niveau du football éthiopien qui court depuis des décennies derrière une qualification pour une phase finale de Coupe d’Afrique des Nations (CAN).

M. Onura a pour mission de qualifier l’Ethiopie pour la CAN 2012 au Gabon et en Guinée Equatoriale.

« Nous avons des entraîneurs professionnels qui méritent d’être à la tête de notre équipe nationale, mais on ne leur accorde pas toute l’attention qu’il faut », a déploré un entraîneur national sous le couvert de l’anonymat. Selon lui, le fait de dépenser autant d’argent pour les services d’un sélectionneur étranger n’aura aucun impact positif sur le football éthiopien. « Je salue les efforts du Sheikh pour la relance du football éthiopien, mais je crois qu’il aurait dû donner cette somme pour les services d’un entraîneur local, qui aurait été plus utile que d’aller chercher un étranger », a-t-il ajouté.

L’Ethiopie a détecté environ 50 joueurs pour la préparation aux éliminatoires de la CAN 2012.

Source : Agence de Presse Africaine, 28 juin 2010

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