Warning: Use of undefined constant wp_cumulus_widget - assumed 'wp_cumulus_widget' (this will throw an Error in a future version of PHP) in /homepages/19/d223858152/htdocs/wordpress/wp-content/plugins/wp-cumulus/wp-cumulus.php on line 375
Human Rights Watch | Toi qui viens d'Ethiopie...

Archives du mot-clé 'Human Rights Watch'

La “police spéciale” a exécuté 10 personnes dans la région Somali


Warning: Use of undefined constant wpurl - assumed 'wpurl' (this will throw an Error in a future version of PHP) in /homepages/19/d223858152/htdocs/wordpress/wp-content/plugins/add-to-facebook-plugin/addtofacebook.php on line 53

Une force paramilitaire éthiopienne soutenue par le gouvernement a exécuté sommairement 10 hommes lors d’une opération en mars 2012 dans la région Somali, située dans l’est de l’Éthiopie, a déclaré Human Rights Watch aujourd’hui. Des informations détaillées sur les meurtres et autres exactions commis par la force connue sous le nom de “police Liyu” ne sont apparues qu’à la suite d’une mission d’enquête menée en avril par Human Rights Watch dans le Somaliland, qui jouxte l’Éthiopie.

Le 16 mars, un membre de la police Liyu a abattu un résident du village de Raqda, dans le district de Gashamo de la région Somali, qui tentait de protéger un autre villageois. Ce jour-là, des hommes de Raqda ont riposté en tuant sept membres de la police Liyu, provoquant une opération de représailles lancée les 16 et 17 mars dans quatre villages par des dizaines de membres de la police Liyu. Au cours de cette opération, les membres de la police Liyu ont exécuté sommairement au moins 10 hommes qui étaient sous leur garde, ont tué au moins 9 résidents dans des fusillades qui ont suivi, ont enlevé au moins 24 hommes et pillé des dizaines de boutiques et de maisons.

« L’assassinat de plusieurs membres de la police Liyu ne justifie pas les représailles brutales de cette force de police contre la population locale », a déclaré Leslie Lefkow, directrice adjointe de la division Afrique à Human Rights Watch. « Les exactions de la police Liyu dans la région Somali mettent en évidence la nécessité urgente pour le gouvernement éthiopien de contrôler cette police hors-la-loi. » Le gouvernement éthiopien devrait obliger les responsables des massacres et d’autres exactions à rendre des comptes et prévenir de futures violations par la police, a ajouté Human Rights Watch.

Les autorités éthiopiennes ont créé la police Liyu (“spéciale” en amharique) dans la région somalienne en 2007 quand un conflit armé entre les insurgés du Front de libération nationale de l’Ogaden (ONLF) et le gouvernement a dégénéré. En 2008, la police Liyu est devenue une force contre-insurrectionnelle de premier plan recrutée et dirigée par le chef de la sécurité régionale de l’époque, Abdi Mohammed Omar (connu sous le nom de “Abdi Illey”), qui est maintenant le président de l’État régional Somali.

La police Liyu a été impliquée dans de nombreuses exactions graves contre des civils dans toute la région Somali dans le cadre d’opérations anti-insurrectionnelles, selon Human Rights Watch. Le statut juridique de cette police n’est pas clair, mais des sources crédibles ont informé Human Rights Watch que les membres ont reçu une formation, des uniformes, des armes et des salaires du gouvernement éthiopien par le biais des autorités régionales.

Lire la suite…

Les espoirs déçus des paysans réinstallés


Warning: Use of undefined constant wpurl - assumed 'wpurl' (this will throw an Error in a future version of PHP) in /homepages/19/d223858152/htdocs/wordpress/wp-content/plugins/add-to-facebook-plugin/addtofacebook.php on line 53

Quand le gouvernement éthiopien a proposé à Thwol Othoy de déménager vers de nouvelles terres, il a accepté, séduit par la promesse d’une meilleure vie : une terre à cultiver, non loin d’un centre médical et d’une école pour ses enfants. Mais à Abobo, dans la région occidentale de Gambela, il ne lui a été octroyé que la moitié des dix ares de terres qu’il possédait auparavant et sur lesquels il cultivait du maïs. Et il lutte désormais pour nourrir sa famille.

Rizière, Gambela, Ethiopie, Ethiopia

« Il n’y a pas assez de nourriture », explique Thwol Othoy, 35 ans, assis pieds nus, vêtu d’un short en lambeaux et d’une chemise ouverte sur son torse osseux, près d’une modeste hutte, « on attend que le gouvernement défriche cette terre pour pouvoir la cultiver ».

Thwol Othoy a été réinstallé à Abobo dans le cadre du programme gouvernemental “Commune” qui prévoit de regrouper des communautés rurales éparses afin de leur fournir un meilleur accès aux soins, à l’école et aux moulins.

Environ 1,5 million de personnes au total doivent être réinstallées d’ici 2013 dans le cadre de ce programme, mais des organisations de défense des droits de l’Homme accusent le gouvernement de chasser de force des habitants de leurs terres fertiles au profit d’investisseurs, souvent étrangers.

Selon Human Rights Watch (HRW), ces investisseurs occupent déjà 500 000 hectares de terres dans la région et 1,2 million d’hectares supplémentaires leur sont destinés d’ici les trois prochaines années.

Les autorités éthiopiennes démentent ces accusations: « si une société est éparpillée, il n’est pas possible d’entendre sa voix ou de fournir des services sociaux et économiques. Il est préférable de [créer] des regroupements organisés au sein de ces communautés », se défend le ministre éthiopien des Affaires fédérales, Shiferaw Teklemariam.

Lire la suite…

Les mises en garde ne suffisent pas à dissuader les futurs migrants


Warning: Use of undefined constant wpurl - assumed 'wpurl' (this will throw an Error in a future version of PHP) in /homepages/19/d223858152/htdocs/wordpress/wp-content/plugins/add-to-facebook-plugin/addtofacebook.php on line 53

Les Ethiopiens se déplacent beaucoup. Non seulement les populations rurales viennent s’installer dans les villes, mais le nombre d’Ethiopiens qui quittent le pays a considérablement augmenté au cours des dernières années.

Beaucoup tentent d’atteindre l’Arabie Saoudite en traversant le Yémen ; des milliers d’autres se dirigent vers l’Afrique du Sud, Israël et l’Europe, traversent déserts et océans et mettent leur vie à la merci des passeurs qui pour la plupart ne se soucient guère de leur bien-être.

La plus grande partie des migrations en provenance de l’Ethiopie n’est pas documentée et il est donc difficile de trouver des chiffres exacts. Mais l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) a indiqué en 2010 que, rien qu’au Yémen, près de 35 000 nouveaux arrivants étaient des Ethiopiens, ce qui représentait les deux tiers de tous les nouveaux arrivants sur l’année. Entre janvier et octobre 2011, près de 52 000 Ethiopiens ont réussi à passer au Yémen.

Les réfugiés somaliens suivent des routes semblables et utilisent souvent les mêmes passeurs, mais les motifs qui les poussent à entreprendre ces dangereux voyages sont plus évidents : La Somalie subit un conflit armé depuis deux décennies et se trouve actuellement en pleine famine.

L’Ethiopie, elle, n’est pas engagée dans une guerre civile, et quoique certaines régions aient été durement frappées par la sécheresse, le pays est l’un des plus grands bénéficiaires de l’aide au développement du monde. Cependant, il compte aussi l’une des plus importantes populations de l’Afrique – l’estimation est de 75 millions d’habitants – et souffre d’un taux de chômage croissant parmi les jeunes et d’un manque de perspectives d’emploi.

« La raison principale qui pousse les gens à émigrer d’Ethiopie au Yémen est la nécessité. C’est pour gagner de l’argent qu’ils partent là-bas [en Arabie Saoudite] », a dit Daud Elmi, 28 ans, qui a quitté son village de Lafaisa à l’est de l’Ethiopie (dans la zone Jijiga) en 2006, pour aller chercher du travail en Arabie.

Lire la suite…

Le CPJ demande une enquête sur le brouillage de la radio Deutsche Welle


Warning: Use of undefined constant wpurl - assumed 'wpurl' (this will throw an Error in a future version of PHP) in /homepages/19/d223858152/htdocs/wordpress/wp-content/plugins/add-to-facebook-plugin/addtofacebook.php on line 53

Le Comité pour la protection des journalistes (CPJ) a demandé aux autorités éthiopiennes de faire en sorte que la station radio Deutsche Welle, financée par l’Etat allemand, qui avait été brouillée, soit de nouveau autorisée à émettre librement.

Les journalistes locaux ont confirmé une information donnée par la radio internationale basée à Berlin selon laquelle, ses programmes étaient perturbés depuis vendredi dernier en Ethiopie. La direction de Deutsche Welle a dit au CPJ que l’International Broadcasting Bureau qui fournit un appui technique et en matière de transmission aux diffuseurs non militaires, a confirmé l’interférence sur le signal en ondes courtes de la station vers l’Ethiopie les 3, 6 et 7 avril. Dans un communiqué de presse, la direction de la station a accusé les autorités éthiopiennes d’être impliquées dans ce brouillage en réaction aux informations en langue amharique et à la couverture critique des actions gouvernementales. Aucun autre organisme de radiodiffusion étranger ne serait victime de ces perturbations.

A titre d’exemple, le 3 avril, la station a diffusé un débat populaire au cours duquel les participants ont affirmé que le gouvernement éthiopien craint un soulèvement populaire similaire à ceux vécus en Afrique du Nord, a souligné la direction de la station.

La station a également diffusé un communiqué de l’Organisation Human Rights Watch critiquant le gouvernement pour les arrestations de plus de 200 opposants membres de l’ethnie Oromo.

Les journalistes locaux ont dit au CPJ que le signal de la Deutsche Welle serait bloqué de nouveau durant une manifestation de la société civile prévue le 28 mai baptisée Beka ou “assez”.

Le porte-parole du gouvernement, Bereket Simon, a pour sa part assuré que le gouvernement n’avait pas brouillé le service de la Deutsche Welle, et expliqué que la station avait très peu d’auditeurs, et qu’il était inutile de la brouiller.

La direction de la radio allemande a rejeté cette déclaration et invoqué une étude faite en 2009 selon laquelle la station avait le plus fort taux d’audience parmi les radios étrangères dans le pays, touchant 3 à 4 millions de personnes par jour.

« Les autorités éthiopiennes ont brouillé des diffuseurs internationaux par le passé durant des moments politiques sensibles », a rappelé Tom Rhodes, consultant de CPJ pour l’Afrique de l’Est. « Nous leur demandons maintenant de faire en sorte que toutes les radios étrangères puissent être écoutées », a-t-il ajouté.

Selon ce dernier, le Premier ministre éthiopien, Meles Zenawi, avait ordonné le brouillage de la radio Voice of America deux mois avant les élections de l’année dernière.

Source : Afrique en ligne, 13 avril 2011

Le woreda Warder


Warning: Use of undefined constant wpurl - assumed 'wpurl' (this will throw an Error in a future version of PHP) in /homepages/19/d223858152/htdocs/wordpress/wp-content/plugins/add-to-facebook-plugin/addtofacebook.php on line 53

(Autres noms : Wardher, Wardheer, Werder)

Warder est un des 4 woredas de la zone Warder, située dans la région Somali d’Ethiopie.

Il se trouve à une altitude moyenne de 943 m. Les précipitations atteignent 379,3 mm par an.

La principale ville de ce woreda est Warder.

HISTOIRE

Le woreda fut gravement affecté par les actions militaires éthiopiennes. Selon, Human Rights Watch, en mai et juin 2007, l’armée éthiopienne et les autorités régionales forcèrent les habitants de nombreux villages situés dans un rayon de 60 km autour de Warder (parmi lesquels Aado, Arowela, Daratoole, Dhurwaa-Hararaf, Lahelow, Neef-Kuceliye, Qamuuda, Ubatale, Wa’di, Ubatale, Wafdug et Yo’ub) à quitter leur domicile. Dans les semaines qui suivirent, plusieurs de ces villages furent brûlés : Daratoole à la mi-juin, Lahelow fin juin, Neef-Kuceliye le 23 juin et Aado et Wa’di à la mi-juillet.

DÉMOGRAPHIE

D’après les estimations de l’Agence Centrale de la Statistique éthiopienne (CSA) pour 2010, le woreda Warder compte 60 991 habitants (34 413 hommes et 26 578 femmes).

Avec une superficie de 14 140 km2, le woreda a une densité de 4,31 habitants par km2.

Ces estimations sont basées sur le recensement de 2007. A cette époque, la population était de 57 439 habitants (32 409 hommes et 25 030 femmes), dont 9 113 (15,86 %) résidaient en ville.

La majorité de la population fait partie du clan Darod (groupes Majeerteen et Ogaden).

Sources : Wikipedia
Agence Centrale de la Statistique éthiopienne
Pastoral Community Development Project

Voir aussi :

La région Somali
La zone Warder

Human Rights Watch accuse le gouvernement éthiopien d’utiliser l’aide humanitaire comme arme


Warning: Use of undefined constant wpurl - assumed 'wpurl' (this will throw an Error in a future version of PHP) in /homepages/19/d223858152/htdocs/wordpress/wp-content/plugins/add-to-facebook-plugin/addtofacebook.php on line 53

Le gouvernement éthiopien utilise l’assistance au développement pour réprimer l’opposition politique en faisant dépendre l’accès à des programmes gouvernementaux essentiels du soutien pour le parti au pouvoir, a déclaré Human Rights Watch dans un rapport publié aujourd’hui. Human Rights Watch a exhorté les bailleurs de fonds étrangers à veiller à ce que leur assistance soit utilisée de manière responsable et transparente et ne soutienne pas la répression politique.

Le rapport de 105 pages, “Development without Freedom : How Aid Underwrites Repression in Ethiopia” (“Un développement sans liberté : Comment l’aide contribue à la répression en Éthiopie”), décrit la façon dont le gouvernement éthiopien utilise les ressources et l’aide fournies par les bailleurs de fonds comme un outil pour consolider le pouvoir du Front démocratique révolutionnaire du peuple éthiopien (EPRDF).

« Le gouvernement éthiopien utilise régulièrement l’accès à l’aide comme une arme pour contrôler les gens et écraser toute forme de contestation », a déclaré Rona Peligal, directrice pour l’Afrique à Human Rights Watch. « Si vous ne jouez pas le jeu du parti au pouvoir, vous êtes exclu. Malgré cela les bailleurs de fonds étrangers récompensent ce comportement par des montants d’aide au développement de plus en plus élevés. »

L’Éthiopie est l’un des plus grands bénéficiaires d’aide au développement du monde, avec plus de 3 milliards de dollars pour la seule année 2008. La Banque mondiale et les pays bailleurs de fonds fournissent un soutien direct aux gouvernements de district en Éthiopie pour des services fondamentaux tels que les soins médicaux, l’éducation, l’agriculture et l’eau, et ils soutiennent un programme de “nourriture contre travail” (“food-for-work”) pour certaines des personnes les plus pauvres du pays. L’Union européenne, les États-Unis, le Royaume-Uni et l’Allemagne sont les principaux bailleurs de fonds bilatéraux en Éthiopie.

Les autorités locales refusent systématiquement le soutien gouvernemental aux partisans de l’opposition et aux militants de la société civile, notamment les habitants de régions rurales en grand besoin d’aide alimentaire. Les programmes de “renforcement des capacités” financés par l’aide étrangère visant à améliorer les compétences qui pourraient aider au développement du pays sont utilisés par le gouvernement pour endoctriner les écoliers dans l’idéologie du parti, intimider les enseignants et purger de la fonction publique les personnes ayant des opinions politiques indépendantes.

Lire la suite…

Le gouvernement nie toute “manipulation” politique de l’aide alimentaire


Warning: Use of undefined constant wpurl - assumed 'wpurl' (this will throw an Error in a future version of PHP) in /homepages/19/d223858152/htdocs/wordpress/wp-content/plugins/add-to-facebook-plugin/addtofacebook.php on line 53

N’ayant récolté que 50 kilos de céréales, l’an dernier, sur le petit lopin de terre qu’il cultive dans un coin aride de la région Amhara, en Ethiopie, Asmenaw Keflegn savait qu’il devrait solliciter de l’aide.

Mais lorsqu’Asmenaw, 44 ans, membre du Parti pour l’unité de tous les Ethiopiens, un parti d’opposition, a demandé au chef de son village de l’inscrire sur la liste des bénéficiaires potentiels de l’aide alimentaire d’urgence financée par les bailleurs de fonds internationaux, celui-ci a refusé. « Demande à ton parti de t’aider », lui a-t-il dit.

Aux élections de mai, le Front révolutionnaire et démocratique du peuple éthiopien (l’EPRDF, parti au pouvoir du Premier ministre Meles Zenawi) et ses alliés ont remporté 545 sièges sur 547 au Parlement, malgré les récriminations de l’opposition, rejetées par le gouvernement ; l’opposition accuse en effet le gouvernement d’avoir mené une campagne générale de harcèlement, d’intimidation et de coercition, entre autres un refus systématique d’accorder une aide alimentaire aux partisans de l’opposition. En dépit d’une croissance économique annuelle de plus de 7 % ces cinq dernières années, environ 13 millions d’Ethiopiens – près d’un sixième de la population – reçoivent une aide étrangère, sous une forme ou une autre.

Le parti au pouvoir a fermement nié ces informations et accusé l’opposition d’inventer ces preuves de toutes pièces pour discréditer les élections et déstabiliser le gouvernement. Ces accusations sont « scandaleuses et stupides », a déclaré Meles Zenawi à la presse. « Il n’y a pas de système de ce type. Il n’y en aura jamais ».

« A ce stade de développement, le gouvernement n’a pas besoin de prendre des mesures de coercition [pour] être élu », a dit Bereket Simon, ministre de la Communication. « En ce qui concerne la gouvernance, en ce qui concerne le développement social, le peuple éthiopien sait sans l’ombre d’un doute que l’avenir de l’Ethiopie est entre les mains de ce gouvernement ; nous n’avons donc nul besoin d’avoir recours à des moyens anti-démocratiques pour gagner ».

Toutefois, selon un rapport publié en mars par l’organisme new-yorkais Human Rights Watch, intitulé A Hundred Ways of Putting Pressure [Cent moyens de pression], les services publics, notamment les distributions alimentaires, sont des « outils utilisés pour décourager l’opposition aux politiques gouvernementales, pour priver l’opposition d’un espace politique et punir ceux qui ne suivent pas la ligne du parti ».

Lire la suite…

Un scrutin irrégulier, estime le chef des observateurs de l’UE


Warning: Use of undefined constant wpurl - assumed 'wpurl' (this will throw an Error in a future version of PHP) in /homepages/19/d223858152/htdocs/wordpress/wp-content/plugins/add-to-facebook-plugin/addtofacebook.php on line 53

Des dizaines de milliers de partisans du parti au pouvoir se sont réunis mardi dans la capitale éthiopienne pour célébrer la victoire du Front démocratique révolutionnaire du peuple éthiopien (FDRPE) aux élections nationales, alors que le chef des observateurs de l’Union européenne (UE) a qualifié le scrutin de dimanche d’irrégulier.

« L’important volume et la nature de ces plaintes est un sujet de préoccupation », a estimé Thijs Berman, le chef des observateurs de l’UE, faisant référence au grand nombre de plaintes pour violence et harcèlement. « Ces défaillances nous amènent à la conclusion que le processus électoral ne répond pas à certains engagements internationaux », a-t-il ajouté.

Hailu Shawel, un des chefs de l’opposition, a contesté les résultats provisoires publiés lundi par la Commission électorale éthiopienne, dénonçant un scrutin irrégulier et « contrôlé à 100 % par le parti au pouvoir ».

L’organisation de défense des droits de l’Homme Human Rights Watch a elle aussi critiqué le vote de dimanche, disant que les électeurs avaient été menacés de perdre leur aide alimentaire, leurs emplois du secteur public, leurs prêts et leurs opportunités éducationnelles si ils votaient contre le parti au pouvoir.

Les partisans du FDRPE et de ses alliés se sont réunis sur la place principale d’Addis Abeba pour célébrer la victoire de leur coalition aux législatives. Le Premier ministre Meles Zenawi est arrivé en milieu de matinée et s’est adressé à la foule en langue amharique, entouré de centaines de policiers en uniforme.

Les responsables électoraux éthiopiens ont dit n’avoir été témoins d’aucune irrégularité au cours des élections. Le porte-parole du gouvernement Bereket Simon a également estimé que les élections avaient été libres et équitables. « C’est triste d’entendre qu’alors que les responsables électoraux ont dit que les Ethiopiens avaient voté de façon démocratique, Human Rights Watch, qui n’a rien à voir avec l’observation de l’élection a estimé notre élection frauduleuse », a-t-il dit. « Le peuple d’Ethiopie a voté et personne ne va leur retirer leur vote ».

Lundi, le président du Bureau Merga Bekana a précisé que le Front démocratique révolutionnaire du peuple éthiopien (FDRPE) et ses alliés s’étaient imposés dans les 9 régions ayant communiqué des résultats, sur un total de 11 régions. Il a ajouté que le parti au pouvoir était également en tête pour 20 des 23 sièges parlementaires d’Addis Abeba, la capitale, les résultats n’ayant pas encore été diffusés pour deux d’entre eux. Les résultats définitifs devraient être annoncés fin juin, selon des responsables.

Source : Le Nouvel Obs, 24 mai 2010

Elections : Meles Zenawi favori


Warning: Use of undefined constant wpurl - assumed 'wpurl' (this will throw an Error in a future version of PHP) in /homepages/19/d223858152/htdocs/wordpress/wp-content/plugins/add-to-facebook-plugin/addtofacebook.php on line 53

Le Premier ministre Meles Zenawi, au pouvoir depuis 19 ans, a toutes les chances d’être reconduit à l’issue des législatives de dimanche en Ethiopie, l’opposition et des défenseurs des droits de l’Homme dénonçant de leur côté un climat général d’intimidation après les violences du précédent scrutin de 2005.

L’opposition – qui avait enregistré le meilleur score de son histoire – et les observateurs de l’Union européenne avaient alors dénoncé des irrégularités dans le décompte des voix. 193 opposants avaient trouvé la mort suite à la répression des manifestations ainsi que sept policiers, selon un rapport parlementaire.

Les principaux opposants avaient été condamnés à de lourdes peines de prison avant d’être graciés. Seule la jeune dirigeante emblématique de l’opposition Birtukan Mideksa a été remise en prison fin 2008 pour avoir renié son pardon, selon le gouvernement.

Pourtant, selon l’organisation Human Rights Watch, le parti au pouvoir a multiplié les pressions et menaces pour diminuer l’influence de l’opposition, museler la presse et la société civile, « consolidant son contrôle sur les administrations (…) depuis les élections locales d’avril 2008 qui ont abouti à (sa) victoire avec 99,9 % des voix », l’opposition ayant boycotté le scrutin.

Donné largement favori dimanche par tous les observateurs, M. Meles joue sur son bilan économique avec une croissance autour de 10 %, une inflation maîtrisée, et des exportations en hausse. Le pays est aussi le point d’appui dans la région de la lutte contre le terrorisme.

Pour l’expert français de l’Ethiopie René Lefort, la population rurale – 83 % des 80 millions d’habitants – « se désintéresse profondément » du scrutin, « sûre que les jeux sont faits ».

Source : Le Figaro, 20 mai 2010

Le pouvoir musèle toute opposition à l’approche des élections


Warning: Use of undefined constant wpurl - assumed 'wpurl' (this will throw an Error in a future version of PHP) in /homepages/19/d223858152/htdocs/wordpress/wp-content/plugins/add-to-facebook-plugin/addtofacebook.php on line 53

Le gouvernement éthiopien a multiplié ces dernières années les pressions et menaces pour diminuer l’influence de l’opposition et museler la presse et la société civile, a accusé mercredi l’organisation de défense des droits de l’Homme, Human Rights Watch (HRW).

Cette campagne vise, selon HRW, à s’assurer de la victoire aux élections législatives du 23 mai, tout en évitant les violences post-électorales de 2005.

Ces élections, marquées par une ouverture démocratique et une percée de l’opposition, s’étaient soldées par une victoire de la coalition au pouvoir depuis 1991. Les violences post-électorales avaient fait plus de 200 morts, essentiellement des manifestants de l’opposition tués par les forces de l’ordre.

Dans un rapport intitulé “100 manières de mettre la pression : violations des libertés d’expression et d’association en Ethiopie”, HRW décortique les pratiques du Front révolutionnaire et démocratique des peuples d’Ethiopie (EPRDF) – coalition au pouvoir.

L’ONG estime notamment que l’emprisonnement de figures de l’opposition, à l’image de Birtukan Mideksa depuis décembre 2008, constitue la partie visible d’un travail de sape de l’opposition par le parti au pouvoir.

Celui-ci se joue dans l’Ethiopie rurale, qui concentre 85 % de la population. Nombre de témoins interrogés par HRW ont expliqué que l’obtention de semences, d’engrais ainsi que l’accès à la santé ou aux programmes de travail contre nourriture, sont conditionnés dans les campagnes à l’adhésion au parti au pouvoir.

« On dit aux gens que s’ils ne votent pas pour l’EPRDF, alors, pas d’engrais, pas d’hôpital », affirme à HRW un responsable de l’opposition Bulcha Demeksa.

Devant la percée de l’opposition en 2005, le parti au pouvoir a, selon HRW, renforcé son assise dans le pays à la faveur des élections locales de 2008 et d’une vaste campagne de recrutement, passant « de 760 000 membres en 2005 à plus de quatre millions, trois ans plus tard ».

Ainsi, enseignants et fonctionnaires sont priés d’assister à des sessions d’informations organisées par le gouvernement, au cours desquelles leur sont distribués des formulaires d’adhésion au parti du Premier ministre Meles Zenawi.

Un fonctionnaire de Gondar décrit ainsi son expérience lors d’une récente conférence : « la vérité, c’est que c’est de l’endoctrinement (…) Après la réunion, ils nous ont distribué des documents, des formulaires pour adhérer au parti et nous ont dit comme s’il s’agissait d’un ordre : “remplissez ça” ».

Le rapport d’HRW détaille également les tracasseries administratives imposées aux partis d’opposition et dénonce l’échec de la “diplomatie silencieuse” des puissances occidentales face à leur principal allié dans cette région particulièrement instable.

« Les gens oublient qu’en pratique et en théorie, ce gouvernement est une sorte de régime communiste qui ne croit pas aux droits de l’individu. Il croit au droit de l’Ethiopie de se développer », confie un diplomate à HRW.

Interrogé par l’AFP, le porte-parole du gouvernement, Bereket Simon, a qualifié ces accusations de « rididules », alors « qu’au contraire l’Ethiopie progresse sur tous les fronts ».

« Le fait qu’ils (HRW) critiquent ces progrès démontrent que tout cela n’a rien à voir avec les droits de l’homme ou la démocratie », a estimé le porte-parole.

Source : AFP, 24 mars 2010

Suivant »

web development