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L’Éthiopie enregistre des progrès considérables en matière de santé

La route qui mène à Dongore Difurda, une localité (kebele) de la vaste région Oromia, en Éthiopie, s’éloigne de la capitale vers l’est. La circulation y est intense en direction de Djibouti et de la côte. Après environ 125 kilomètres, il faut quitter la route, emprunter une piste non signalée et progresser parmi les chameaux qui ruminent et les charrettes tirées par des ânes pour atteindre le cœur du village, niché au pied d’une colline.

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Une jeune femme du nom d’Etagegn Gebre examine une file de patients au milieu de cases en terre aux toits de chaume coniques. Ceux-ci attendent leur tour devant le petit bâtiment d’un étage abritant le poste sanitaire local pour la voir. Parmi eux, une femme enceinte de plusieurs mois accompagnée d’un enfant en bas âge qui s’accroche à sa robe, un fermier blessé à la main et un homme semblant souffrir du paludisme.

Etagegn fait entrer la femme enceinte dans le centre sanitaire par un rideau rose immaculé. Une fois à l’intérieur, elle examine prestement la patiente et réalise un bilan prénatal en palpant son abdomen. Elle prend également des notes et des mesures. Elle congédie ensuite cette dernière avec des vitamines et quelques mots d’encouragement. À l’extérieur, elle désinfecte et panse une blessure, puis administre rapidement un test de dépistage du paludisme.

« J’aime mon travail, car il me permet de répondre aux problèmes de santé de ma communauté, ce qui est très important », explique Etagegn. « Ce que je préfère, c’est que je peux sauver des vies : je ne travaille pas uniquement pour l’argent. C’est très gratifiant. »

Plus de 35 000 professionnelles de la santé travaillent désormais en milieu rural

Etagegn est une professionnelle de la santé qualifiée : il s’agit de l’une des 35 000 personnes déployées par l’Etat éthiopien ces dernières années pour offrir des soins dans les zones rurales. Tout comme elle, deux femmes ayant terminé l’enseignement secondaire et effectué une année de formation sont affectées à chaque kebele. Elles sont aidées par des bénévoles, des hommes dont le rôle est de leur adresser les personnes souffrant de problèmes de santé.

Des enfants jouent à l’extérieur du poste sanitaire d’Etagegn, mêlant leurs chants et leurs applaudissements à la poussière qu’ils soulèvent du pied dans la chaleur de l’après-midi. Une petite fille, Deratu, observe timidement les plus grands s’amuser d’un peu plus loin.

« Nous soignons au moins 10 à 30 enfants par jour », précise Etagegn en posant sa main sur la tête de Deratu. « Ils viennent pour toutes sortes de maladies : le paludisme, la malnutrition, les diarrhées et d’autres symptômes. Si nous pouvons les soigner ici, c’est ce que nous faisons. Sinon, nous leur prescrivons une consultation chez le médecin».

En voie d’atteindre certains objectifs cruciaux en matière de santé

Le réseau éthiopien de travailleurs de la santé est un atout formidable pour aider le pays à réaliser les Objectifs du millénaire pour le développement (OMD) en matière de santé. À ce rythme, l’Éthiopie devrait déjà en atteindre certains d’ici 2015, y compris en matière de réduction de la mortalité infantile et de lutte contre le VIH/SIDA et le paludisme.

La mortalité des enfants de moins de cinq ans est ainsi passée de 123 décès pour 1 000 naissances vivantes en 2005 à 88 en 2011. Même si le niveau actuel de mortalité infantile reste élevé, la rapidité des progrès observés est particulièrement encourageante.

« L’Éthiopie a réalisé des efforts importants pour améliorer les soins de santé au niveau local », explique M. Ahmed Shide, ministre éthiopien des Finances et du développement économique. « Il reste encore toutefois des défis de taille à relever. Aucune mère ne devrait mourir en mettant son enfant au monde et tous les enfants devraient avoir le droit de vivre pleinement leur vie. »

Les efforts en direction des femmes enceintes et des mères s’intensifient

Le travail d’Etagegn ne se résume pas à informer des groupes de villageoises sur la nutrition et les pratiques d’alimentation. Elle rend également visite aux femmes enceintes chez elles. Équipée d’une grande trousse à pharmacie, elle empreinte maintenant un sentier ombragé pour se rendre chez Dase, âgée de 25 ans et mère de deux enfants.

Ses dernières semaines de grossesse ayant été difficiles, Dase est contente de la voir. Les deux femmes ont une longue conversation à l’intérieur de sa case de deux pièces construite en terre et en bois. L’un des enfants de Dase, une petite fille de deux ans, reste aux côtés de sa mère tout au long de la visite.

« Lorsque j’étais enceinte de mon premier enfant, j’allais à Walanchite pour recevoir des soins », se souvient Dase. « Il fallait que je marche de longues distances et j’ai dû accoucher chez moi. Lorsque je suis tombée enceinte pour la deuxième fois, je devais aller jusqu’à Adama. Ce n’était pas possible alors j’ai accouché à la maison. »

Les accouchements à domicile sont toujours très courants en Éthiopie et contribuent aux chiffres encore élevés de la mortalité maternelle et néonatale. L’engagement du pays vis-à-vis des OMD devrait toutefois se traduire par de nouvelles améliorations de la situation des femmes et des enfants.

Des partenariats avec les donateurs pour renforcer les services vitaux

« Il reste encore beaucoup à faire. Avec l’aide de ses partenaires et donateurs œuvrant pour le développement, le gouvernement va poursuivre ses efforts pour que l’Éthiopie atteigne tous les Objectifs du millénaire pour le développement, en particulier ceux qui concernent la prestation des services de santé », certifie M. Shide, le ministre.

De nombreux partenaires de développement aident en effet l’Éthiopie à renforcer son système de santé et à améliorer ses services vitaux en mettant davantage l’accent sur les résultats. Ensemble, ils contribuent à hauteur d’environ 4,5 milliards de dollars à l’actuel programme de développement du secteur de la santé. Ces fonds s’ajoutent à la somme d’environ 1,5 milliard investie par l’Etat éthiopien.

Approuvé en février 2013, le prêt à taux zéro consenti par la Banque mondiale dans le cadre de son nouveau Prêt-programme axé sur les résultats (PforR) permettra à l’Éthiopie de bénéficier de 100 millions de dollars sous réserve d’obtenir des résultats concrets en matière de santé sur les quatre prochaines années.

« Parmi ces objectifs figurent notamment l’augmentation du nombre de femmes bénéficiant d’examens prénataux et celle du nombre d’accouchements assurés par des personnes qualifiées. Mais il en existe beaucoup d’autres, tous très précis », explique Ramana Gandham, spécialiste en chef de la santé à la Banque mondiale et responsable de l’équipe d’intervention pour le PforR. « Je suis convaincu que l’Éthiopie dispose des structures nécessaires pour atteindre ces résultats. Cette première application du PforR dans le domaine de la santé en Afrique permettra de mettre de côté les intrants et les transactions pour s’intéresser davantage aux résultats tangibles et aux systèmes crédibles permettant de les mesurer. »

« Subordonner le décaissement du prêt à l’obtention de résultats concrets donnera au gouvernement la motivation nécessaire pour travailler sur les goulets d’étranglement, répondre aux problèmes et s’efforcer de mettre au point des solutions durables », ajoute Angela Spilsbury, conseillère principale en matière de santé au Département britannique du développement international (DfID) à Addis Abeba et co-présidente du Groupe de partenaires pour le développement de la santé (HDPG).

Le prêt consenti à l’Éthiopie par la Banque mondiale dans le cadre du PforR sera complété par une subvention de 20 millions de dollars accordée par le Fonds spécial pour l’innovation en matière de résultats sanitaires, financé par le Royaume-Uni et la Norvège. Ce Fonds encourage l’utilisation de financements axés sur les résultats afin d’améliorer la couverture des services de santé fondamentaux pour les femmes et les enfants.

« C’est l’occasion unique de voir comment nous pouvons utiliser l’argent de la manière la plus efficace possible pour obtenir des résultats sur le terrain », révèle Mme Spilsbury. « Nous espérons que les leçons tirées grâce à ce programme pourront nous aider à optimiser nos aides dans le monde entier, et pas seulement en Éthiopie. »

À Dongore Difurda, Dase est ravie du nouveau poste sanitaire qui a ouvert non loin de chez elle et qui lui évitera les longues marches d’antan.

« Désormais, je préfère aller au poste sanitaire pour accoucher », déclare-t-elle. « Je ne veux pas le regretter plus tard. »

Source : News Press, 5 mars 2013

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Combattre la mortalité maternelle en Éthiopie

L’Éthiopie a fait des progrès dans la réduction du taux de mortalité maternelle, mais son système de santé fragile fait que beaucoup de femmes succombent encore à des complications (avant, pendant et après l’accouchement) qui peuvent être évitées.

Mortalité maternelle, EthiopieSelon les estimations du Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA), 25 000 femmes décèdent chaque année des suites de complications pendant l’accouchement et 500 000 autres souffrent de handicaps à long terme du fait de complications liées à la grossesse et à l’accouchement.

« Il y a eu des interventions, mais leur impact n’est pas aussi significatif. Le système de santé est toujours très fragile », a déclaré à IRIN Luwei Pearson, chef de la section Santé du Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF) en Éthiopie.

« Il faut faire des efforts pour s’assurer que les centres de santé ne soient pas seulement accessibles, mais également fonctionnels, en installant l’électricité et l’eau courante, par exemple ».

D’après un rapport de 2010, l’Éthiopie fait partie des cinq pays qui totalisent ensemble 50 % des décès maternels dans le monde. En 2011, le pays a enregistré 676 décès maternels pour 100 000 naissances vivantes, contre 673 décès en 2005. L’Éthiopie veut ramener ce chiffre à 267 d’ici 2015.

Selon l’Enquête démographique et de santé (EDS) menée en Éthiopie en 2011, la proportion de femmes enceintes qui accouchent en présence d’un soignant qualifié est passée de 6 % en 2005 à 10 % en 2011.

Limiter les décès maternels

Des études montrent que les complications liées à l’avortement, la rupture de l’utérus, la septicémie puerpérale, l’hémorragie post-partum et la prééclampsie/éclampsie sont les cinq principales causes de mortalité maternelle en Éthiopie.

Le gouvernement affirme qu’il a pris des mesures pour limiter les décès maternels, telles que l’utilisation d’un tableau de bord pour mesurer l’efficacité du système de santé maternelle et infantile.

« Le tableau de bord est un outil très utile… Cela nous servira à suivre de près les taux enregistrés à l’échelle du centre de santé, de la communauté et du pays. Par conséquent, cela nous permettra aussi de garantir un système de soins médicaux équitable dans tout le pays et d’essayer de réduire les inégalités qui existent dans certains endroits », a déclaré Kesetebirhan Admassu, ministre de la Santé.

Le programme de vulgarisation sanitaire de l’Éthiopie, grâce auquel le gouvernement forme 30 000 agents de santé, doit également améliorer l’accès des femmes aux soins prodigués par un personnel qualifié lors de l’accouchement.

Zones rurales

De nouvelles approches sont particulièrement nécessaires dans les zones rurales, où vit 83 % des 87,1 millions d’habitants que compte la population éthiopienne. Si 45 % des naissances ont lieu en présence d’un personnel de santé qualifié dans les zones urbaines, c’est le cas pour seulement 3 % des naissances en zone rurale.

Dans ces régions reculées, les femmes sont confrontées au nombre limité de centres de santé adaptés et aux pratiques traditionnelles néfastes, telles que le mariage des enfants et les mutilations génitales féminines, qui augmentent les risques durant la grossesse et l’accouchement. La sous-fréquentation des centres de santé existants ne fait qu’aggraver la situation.

« Diminuer les décès maternels, en particulier dans les zones rurales, ne demande pas seulement des soins médicaux, mais aussi une mobilisation de la société. Il est important de limiter les grossesses et les mariages précoces, et faire en sorte que les centres de santé soient accessibles », a déclaré Mme Pearson de l’UNICEF.

Une évaluation de la région rurale du Tigré, réalisée en 2009 par l’université d’Addis Abeba, a révélé que 80 % de l’ensemble des décès maternels avaient lieu à domicile et que 50 % de ces décès étaient dus à un transport tardif vers un centre de santé.

Dans les zones rurales, de nombreuses Éthiopiennes sont encore attachées aux pratiques traditionnelles qui accompagnent habituellement les naissances à domicile, mais qui ne sont généralement pas réalisées dans les centres de santé. Mme Pearson pense que l’intégration de certaines de ces pratiques dans le système de santé officiel pourrait augmenter le nombre d’accouchements en centre de santé.

« Il y a des mères qui voudraient, par exemple, accoucher en présence d’une voisine ou qui souhaiteraient une cérémonie traditionnelle du café. Cela pourrait être intégré afin de convaincre plus de femmes d’accoucher à l’hôpital », a-t-elle expliqué.

Services d’urgence et de planification familiale

L’Éthiopie pourrait aussi grandement améliorer la santé maternelle en investissant davantage dans les soins obstétricaux d’urgence. Une étude de Médecins Sans Frontières (MSF) de 2012, menée en Sierra Leone et au Burundi, a révélé que l’investissement dans des soins obstétriques simples et peu coûteux permettait de diminuer les décès maternels jusqu’à 74 %.

Le recours plus systématique aux services de planification familiale pourrait également réduire le nombre de grossesses précoces et non désirées, limitant à terme les décès maternels. Selon l’EDS de 2011, en Éthiopie, seuls 23 % des femmes ont déjà eu recours à un service de planification familiale dans les zones rurales, contre 53 % dans les zones urbaines.

« Nous avons bon espoir que [l’]objectif [de réduire la mortalité maternelle et infantile] soit atteint… car nous avons constaté une réduction de plus de 40 % de la mortalité infantile [chez les enfants] de moins de cinq ans au cours des cinq dernières années en Éthiopie. Nous avons constaté une réduction de 39 % en Afrique subsaharienne », a déclaré Rajiv Shah, administrateur de l’Agence des États-Unis pour le développement international (USAID), un des principaux partenaires de santé maternelle de l’Éthiopie.

« Nous avons désormais accès à de nouvelles technologies, de nouveaux vaccins, de nouvelles données et de nouvelles approches pour atteindre les populations vulnérables dans leurs communautés, dans les zones urbaines et rurales, et cibler les personnes démunies afin de continuer à améliorer ces résultats ».

Source : IRIN, 5 février 2013

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Ban Ki-moon salue les progrès en matière de santé maternelle et infantile

Lors de sa visite en Ethiopie, le secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, a visité mercredi un dispensaire au nord du pays et a souligné, à cette occasion, les progrès accomplis pour améliorer la santé maternelle et infantile, tout en soulignant la nécessité d’accroître les efforts afin d’éviter des morts inutiles.

Ban Ki-moon a salué l’Ethiopie pour son engagement à améliorer la santé maternelle et infantile, notamment son objectif de multiplier par quatre le nombre de sages-femmes. « L’Ethiopie est un bon exemple de comment on peut sauver de nombreuses vies avec un petit investissement », a-t-il remarqué, répondant aux questions des journalistes présents au dispensaire d’Ambo Mesk à Bahir Dar, dans la région Amhara, au nord de l’Ethiopie.

« J’espère que le gouvernement va essayer de multiplier ces dispensaires, les cliniques, les centres de santé et les hôpitaux », a déclaré le secrétaire général.

Ban Ki-moon a rencontré le personnel fournissant des services de base à des communautés qui en étaient auparavant dépourvues. Il a également visité un centre de santé plus grand, à quelques kilomètres de distance, qui approvisionne le centre d’Ambo Mesk et propose des formations sur le tas. Il s’est entretenu avec les médecins et les infirmières sur leur travail, et a discuté avec quelques patients.

« Former des travailleurs de la santé et des sages-femmes de qualité peut sauver la vie de nombreuses femmes et de nombreux enfants », a-t-il ajouté. « Nous avons vu tant de femmes et d’enfants mourir inutilement de maladies évitables. »

La Corne de l’Afrique, où se situe l’Ethiopie, connaît bien les défis que représente la santé maternelle et infantile. Toutes les 25 minutes, une femme éthiopienne meurt des complications liées à l’accouchement. La plupart d’entre elles vivent dans les zones rurales, loin d’une clinique.

Lors d’un sommet des Nations Unies sur le développement, en septembre dernier, à New York, les participants ont adopté la Stratégie mondiale pour la santé de la femme et de l’enfant, et se sont mis d’accord pour débloquer 40 milliards de dollars afin de sauver les vies de 16 millions de femmes et d’enfants d’ici à 2015. Le chef de l’ONU a ensuite rejoint la capitale éthiopienne, Addis Abeba, où il a assisté à une session extraordinaire de l’Assemblée de l’Union africaine sur la paix et de la sécurité en Afrique.

Source : Afriquinfos, 26 mai 2011

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L’Ethiopie déterminée à réduire drastiquement le taux de mortalité maternelle et infantile

L’Ethiopie est déterminée à réduire drastiquement le taux de mortalité maternelle et infantile au cours des cinq prochaines années, a annoncé le ministère de la Santé.

Ethiopie, Ethiopia, Femme, EnfantLe pays prévoit de réduire le taux de mortalité maternelle de 590 à 276 pour 100 000 en 2014, précise le département de la santé, rappelant que l’Ethiopie a réussi à baisser le taux de mortalité maternelle de 870 pour 100 000 en 2005 à 590 pour 100 000 actuellement.

L’Ethiopie se trouve dans une meilleure phase de la santé maternelle par rapport aux pays subsahariens où la mortalité maternelle est de 620 pour 100 000.

Quant au taux de mortalité infantile, il sera réduit de 101 à 68 ‰ durant les cinq prochaines années, estime le ministère.

Pour parvenir à cet objectif, le ministère de la santé va assurer la formation de 3 000 professionnels de la santé au cours des cinq prochaines années et plusieurs médecins.

Plus de 1 000 médecins devront décrocher leur diplôme chaque année à compter de cette année, ce qui permettra d’augmenter de 5 fois leur nombre. De même, un total de 600 centres de santé sera construit prochainement, ce qui portera leur nombre à 3 200. Ils seront équipés du matériel moderne pour leur permettre de contribuer à la réduction du taux de mortalité maternelle et infantile, souligne le ministère.

L’Ethiopie, un des pays les plus pauvres du monde, est classée au 27ème rang des taux de mortalité maternelle et infantile les plus élevés par l’UNICEF (119/1 000 décès des moins de cinq ans), même si elle a fait baisser ce taux de 40 % depuis 1990.

En 2007, 381 000 enfants de moins de cinq ans sont morts, dont 120 000 au cours du premier mois tandis que 26 000 femmes meurent annuellement suite à des grossesses, indique l’Unicef, précisant que plus de 300 nouveaux nés décèdent chaque jour en Ethiopie, la plupart de causes que l’on peut prévenir.

Selon l’Unicef, en Afrique environ un million de bébés meurent chaque année à la naissance, un demi-million décèdent au cours de leur première journée, et un million de plus meurent avant un mois.

Dans le monde, 500 000 femmes décèdent chaque année en donnant la vie, et la majorité d’entre elles sur le continent africain. Si aucune action n’est entreprise, dans les dix années à venir ce sont 2,5 millions de décès qui seront imputables à la mortalité maternelle et autant à la mortalité infantile. Sans solutions, 49 millions de femmes souffriront d’un handicap post-partum.

Source : Casafree, 24 janvier 2011

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L’Éthiopie lance une campagne pour réduire la mortalité maternelle

L’Éthiopie a lancé lundi une campagne visant à réduire la mortalité maternelle dans le pays dans le cadre d’une campagne mondiale. Cette campagne d’un mois visant à réduire la mortalité maternelle pendant l’accouchement, se tient sous le thème : « Aucune mère ne doit mourir en donnant la vie ».

Mortalité maternelle, Mortalité infantile, Réduction, Ethiopie, EthiopiaEn lançant la campagne, le Président éthiopien Girma Woldegiorgis a prié tous les Éthiopiens de synchroniser leurs efforts pour réduire l’actuel taux de mortalité infantile et maternelle dans le pays. « Les Éthiopiens doivent toujours avoir le devoir d’intensifier leurs efforts en vue de réduire la mortalité maternelle et infantile dans le pays. L’intégration des ressources nationales, la synchronisation des efforts, et la mobilisation du public permettra au pays d’enregistrer des réalisations supplémentaires dans la réduction de la mortalité maternelle et infantile », a déclaré le Président Girma.

Le faible niveau de sensibilisation des femmes sur la disponibilité des services de santé destinés aux femmes et aux enfants, l’absence de visite prénatale et post-natale et d’autres problèmes connexes contribuent à la persistance d’un fort taux de la mortalité maternelle et infantile dans le pays, selon ministère éthiopien de l’Information sur la Santé.

Réduire la mortalité maternelle et infantile est l’un des huit Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) qui doivent être atteints d’ici à 2015.

Diverses activités visant la sensibilisation du public au sujet de la mortalité maternelle et infantile seront menées à travers ce pays pour les 30 prochains jours. L’Éthiopie est dans le lot des pays africains avec un fort taux de mortalité infantile.

Source : Agence de Presse Africaine, 13 janvier 2010

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