Archives du mot-clé 'Pétrole'

L’Ethiopie veut développer elle-même ses ressources pétrolières

Le gouvernement éthiopien a annoncé ce jeudi 13 septembre son intention de créer une compagnie nationale de pétrole et de gaz. Celle-ci aura pour mission d’explorer et d’exploiter les gisements d’hydrocarbures du pays, en partenariat avec des entreprises privées éthiopiennes ou étrangères.

PétroleL’Ethiopie ne produit pour le moment ni de pétrole ni de gaz, mais dispose de réserves, principalement dans l’est du pays, dans la région d’Ogaden. Cette zone est cependant instable politiquement, puisque des groupes se battent depuis plusieurs décennies pour obtenir leur indépendance. Ils accusent le gouvernement central de dilapider les ressources naturelles.

Les réserves pétrolières du pays ne sont pas connues avec précisions, mais South West Energy, une compagnie privée éthiopiennes, les estime entre deux et trois milliards de barils. Celles de gaz avoisineraient les 25 milliards de mètres cubes.

En juillet dernier, le gouvernement avait annulé des contrats de partage de production que possédait PetroTrans, une firme de Hong Kong, jugeant le développement des gisements pas assez rapide.

L’Ethiopie, le deuxième pays le plus peuplé d’Afrique avec 91 millions d’habitants, consomme 50 000 barils de pétrole par jour, selon le département américain de l’Energie.

Source : Zonebourse, 17 septembre 2012

Un milliard de dollars d’importations de produits pétroliers

La facture annuelle d’importations de produits pétroliers atteint environ 1 milliard $, selon la Société éthiopienne de pétrole (EPE). Ce montant est dû à l’augmentation de la demande pétrolière en raison du développement rapide que connaît le pays. Les importations des produits pétroliers proviennent du Soudan et du Moyen-Orient via le port de Djibouti.

Source : Les Afriques, 17 juin 2009

L’Ethiopie et Epsilon Energy signent un accord d’exploration pétrolière

Le ministère éthiopien des Mines et de l’énergie et Epsilon Energy, une firme transnationale, ont signé jeudi un marché permettant à l’entreprise d’explorer et de produire du pétrole dans les régions Tigré et Amhara, dans le nord de l’Ethiopie.

Selon l’accord, la licence est un droit exclusif pour l’exploration et la production pétrolières sur une surface de 82 000 km2 pendant les huit prochaines années.

A la cérémonie de signature, Alemayehu Tegenu, ministre des Mines et de l’énergie, a indiqué que l’accord montre le soutien accordé par le gouvernement aux investisseurs internationaux pour explorer les ressources naturelles dans le pays.

« L’accord permettra également aux solutions technologiques mondiales disponibles d’être testées dans divers environnements géologiques, du fait que l’effort d’exploration varie d’une compagnie à l’autre », a-t-il expliqué.

Il a espéré que les efforts actuels dans la formation des capacités fournira des professionnels aux différentes compagnies qui en ont besoin.

L’Ethiopie est dotée de ressources énergétiques telles que la houille, le pétrole et le gaz naturel. Les réserves actuelles de gaz naturel sont estimées à 24 millions de m3.

Actuellement, 11 compagnies étrangères travaillent dans le cadre des 20 accords d’exploration pétrolière dans différentes parties du pays de l’Afrique de l’est.

Source : Xinhua, 14 mai 2009

Petronas reprend l’exploration pétrolière

La compagnie malaisienne Petroliam Nasional Bhd (Petronas) a annoncé la reprise des travaux d’exploration pétrolière dans le pays, suspendus depuis avril 2007 suite à une attaque d’un groupe séparatiste somalien, le Front national de libération d’Ogaden (ONLF), sur une plateforme d’exploration chinoise, tuant 65 Ethiopiens et 9 travailleurs chinois.

Les travaux seront repris par le forage de trois puits d’exploration dans le bassin d’Ogaden.

Petronas a engagé une autre compagnie basée à Dubaï pour remplacer la société chinoise, Zhonguyuan Petroleum Exploration Bureau, qui refuse de revenir dans cette région.

Source : Les Afriques, 15 janvier 2009

L’Ethiopie et une entreprise américaine signent un accord sur l’exploration de pétrole

Le ministère éthiopien des Mines et de l’Energie a signé mercredi un accord avec la Trans Global Petroleum Ethiopia Ltd., une entreprise américaine, autorisant cette dernière à explorer et développer du pétrole dans les régions Afar, Tigré et Amhara.

En vertu de l’accord, le ministère a accordé à la Trans Global Petroleum Ethiopia Ltd. un droit exclusif qui permet à la compagnie de procéder à l’exploration et au développement dans la zone autorisée pendant la période définie dans l’accord.

Le terme initial de la période d’exploration doit être de quatre ans, et pourrait être prolongé deux fois, soit une fois tous les deux ans. La période de développement et de production doit être de 25 ans et pourrait être prolongée de façon appropriée.

La compagnie doit assumer tous les coûts nécessaires de ce projet. La zone autorisée d’exploration s’étend sur une superficie de 109 304 km2.

L’Éthiopie est riche en ressources d’énergie telles que le charbon, le pétrole et le gaz naturel. Les réserves du pays en gaz naturel sont estimées à 24 millions de mètres cubes.

Source : Jeune Afrique, 1er octobre 2008

Une société britannique signe un accord de prospection pétrolière

Les autorités éthiopiennes ont autorisé une compagnie britannique, White Nile Limited, à mener des opérations de prospection pétrolière dans le sud du pays, selon un communiqué transmis à l’AFP mercredi.

« Le ministère des Mines et de l’Energie a signé mardi un accord avec White Nile Limited, une compagnie pétrolière basée en Angleterre, qui lui permettra de mener des opérations d’exploration et de développement pétrolier dans la province des peuples du sud de l’Ethiopie (SEPS, sud) », indique le texte du ministère.

« Cet accord prévoit que la compagnie fasse de l’exploration sur une superficie de 29 465 km2 » dans les régions de l’Omo et Chew Bahir, « considérées comme des zones à fort potentiel pétrolier », précise le texte citant le ministre éthiopien des Mines, Alemayehu Tegenu.

L’Ethiopie a signé au total douze accords d’exploration pétrolière ces dernières années avec des compagnies étrangères qui opèrent dans le nord, le long de la frontière avec le Soudan, et dans la région troublée de l’Ogaden (sud).

Source : Romandie News, 16 janvier 2008

Attaque rebelle mortelle contre une compagnie chinoise

par Habibou Bangré

Les autorités éthiopiennes accusent l’Erythrée et promet de poursuivre les coupables.

65 Ethiopiens et 9 Chinois ont été tués, mardi matin, dans l’Est de l’Ethiopie, lors d’une attaque revendiquée par le Front national de libération de l’Ogaden (ONLF). Addis Abeba, qui a ordonné un renforcement de la sécurité, a accusé l’Erythrée de soutenir les rebelles et promis de poursuivre les meurtriers, qui auraient procédé à plusieurs kidnappings.

La colère est vive dans les hautes sphères éthiopiennes et chinoises après l’attaque qui a endeuillé, mardi, l’Est de l’Ethiopie. Vers cinq heures du matin, heure locale, un groupe de quelque 200 hommes armés a attaqué une filiale de la compagnie China Petroleum & Chemical Corporation installée à Abole, dans la région Somali. Les rebelles du Front national de libération de l’Ogaden, qui ont revendiqué l’assaut mardi soir, se sont heurtés à une centaine de soldats chargés d’assurer la protection du site.

L’Erythrée mise en cause

Le bilan est lourd : 65 Ethiopiens et 9 Chinois tués. Le ministère éthiopien de l’Information a ajouté dans une déclaration qu’ils « ont aussi kidnappé des civils chinois et éthiopiens – sept en tout ». L’agence d’information chinoise Xinhua indique pour sa part que « les assaillants ont (…) enlevé 37 ressortissants chinois et plus de 120 employés éthiopiens » après avoir affronté les gardes du site. Quant à l’installation pétrolière, elle est « complètement détruite », assure l’ONLF sur son site.

Le ministère éthiopien de l’Information a condamné ce qu’elle qualifie d’« embuscade de lâcheté » et accuse l’Eythrée d’en être responsable. Il estime en effet que le mouvement indépendantiste, créé en 1984, est « un groupe terroriste qui appartient au front de destruction dirigé par le gouvernement érythréen ». Un gouvernement qui, selon lui, ne supporterait pas de voir son voisin se développer et attirer des investissements directs. Le premier ministre, Meles Zenawi, a ordonné un renforcement militaire dans la région, qui comprend notamment l’envoi d’hélicoptères.

Le silence des Nations Unies décrié

Une nouvelle qui pourrait un peu rassurer la Chine, qui « condamne énergiquement cette atroce attaque armée » et a demandé à l’Ethiopie de prendre des mesures pour assurer la sécurité du personnel et de ses propriétés. Une requête qui permettra peut-être de contrer l’ONLF, qui n’en est pas à sa première agression et avait déjà lancé des menaces contre les investisseurs étrangers par le passé.

L’Ethiopie est en colère contre l’ONLF, contre l’Erythrée et les Nations Unies. « Nous n’avons pas vu les Nations Unies prendre les mesures qu’elle doit concernant son membre, le gouvernement érythréen, qui s’égare. La moindre des choses que l’ONU aurait dû faire pour arrêter ce gouvernement voyou et le punir de ces actions de destruction aurait été de le censurer ». Ne pouvant réparer le mal causé, l’Ethiopie a promis de poursuivre et juger les responsables des tueries.

Source : Afrik.com, 25 avril 2007

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