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CAN 2013 : Sensationnelle Ethiopie !

Dimanche après-midi, l’Ethiopie a décroché son billet pour la CAN 2013 en s’imposant à domicile face au Soudan (2-0). Pourtant battus à l’aller à Khartoum(5-3), les Ethiopiens, sont parvenus à inverser la tendance grâce à des réalisations de Girma (58e) et Said (62e), avant de devoir contenir les assauts adverses pendant près de 10 minutes de temps additionnel. Grâce aux buts inscrits à l’aller, l’Ethiopie arrache une qualification historique pour l’Afrique du Sud.

Football, Soccer, Ethiopie, Ethiopia

Quel match ! Ce dimanche à Addis-Abeba, la sélection nationale éthiopienne a décroché une qualification historique pour la Coupe d’Afrique des nations 2013 qui aura lieu en Afrique du Sud. Avec un handicap de deux buts à remonter au coup d’envoi de la partie, après une défaite à l’aller sur les terres soudanaises (5-3), les Antilopes Walya ont réussi à inverser la tendance et s’imposer sur le score de 2-0.

Il aura cependant fallu attendre la seconde période pour voir les filets trembler. Girma (58e) et Said (62e) se chargeaient de punir les visiteurs et propulser les leurs au prochain rendez-vous continental, trente ans après la dernière participation de l’équipe à la CAN. De son côté, le Soudan pourra longtemps avoir des regrets après avoir pris ces trois buts lors du match aller, mais aussi poussé sans succès pendant toute la partie, et ce malgré les 10 minutes de temps additionnel.

Les buts du match :

Source : Afrik, 14 octobre 2012

L’Ethiopie déploie une force tampon dans la région d’Abyei au Soudan

Le ministère éthiopien des Affaires étrangères a indiqué jeudi que l’Ethiopie a déployé il y a quelques jours des forces de maintien de la paix dans la région controversée d’Abyei au Soudan.

Selon le département des Affaires étrangères, une telle mesure est intervenue après la signature d’un accord entre les dirigeants du Nord et Sud Soudan en vue de démilitariser la région disputée d’Abyei, permettant aux troupes de maintien de la paix de sécuriser la zone.

Le Conseil de sécurité de l’ONU a approuvé le mois dernier à l’unanimité le déploiement d’une force de 4 200 hommes dans cette partie du Soudan.

Ce nouveau détachement onusien, dénommé la Force de sécurité intérimaire des Nations unies pour Abyei (UNISFA), a été mandaté pour stabiliser la région au cours des six prochains mois.

L’Ethiopie se dit optimiste que l’UNISFA ne ménagera aucun effort pour mener à bien sa mission dans l’objectif de satisfaire toutes les parties concernées.

L’UNISFA a pour mission de protéger les civils en instaurant une zone tampon dans le but de rétablir la paix avant l’organisation d’un référendum dans la région pétrolifère d’Abyei. Cependant, il reste à préciser dans quelle mesure et à quelle date le référendum se tiendra.

Le Sud Soudan est devenu officiellement indépendant le 9 juillet 2011, à l’issue d’un vote massif en faveur d’une sécession avec le Nord.

Dans le cadre de la mission hybride des Nations unies et de l’Union africaine au Darfour, les forces éthiopiennes ont pris part à des missions de paix au Rwanda, Burundi et en République démocratique du Congo (RDC).

Source : Afrique Avenir, 15 juillet 2011

L’Ethiopie enverra une mission de maintien de la paix au Soudan

L’Ethiopie va envoyer une mission de maintien de la paix dans la région soudanaise d’Abyei, conformément à l’accord signé, lundi à Addis Abeba, entre le gouvernement soudanais et le Mouvement de Libération des Peuples du Soudan (SPLM) sur la démilitarisation de cette région.

« L’Ethiopie va déployer un contingent de 3.200 militaires après le retrait total des troupes soudanaises de la région d’Abyei », a déclaré le porte-parole du ministère éthiopien des Affaires étrangères, Dina Mufti.

L’accord entre les deux parties prévoit la démilitarisation de la région d’Abyei et le retrait des forces qui y sont déployées actuellement et le déploiement de troupes éthiopiennes sur les frontières entre le Nord et le Sud pour assurer la sécurité et la création des conditions nécessaires en vue d’un retour rapide des personnes déplacées et la protection des civils, ainsi que les étapes vers un règlement définitif du statut de la région.

Il stipule également la reconstitution de l’administration d’Abyei à travers l’élection d’un président qui sera nommé par le gouvernement du Soudan. Il sera également établi un comité mixte qui sera co-présidé par le gouvernement du Sud Soudan, le SPLM et le gouvernement du Soudan et aura la responsabilité d’assurer totalement la sécurité dans la région d’Abyei et de superviser le travail général de l’administration dans cette région.

Source : Casafree, 23 juin 2011

Polémique autour du barrage du Millenium

par Gaëlle Laleix

Ecouter le reportage

L’Ethiopie a lancé, depuis le 2 avril, les travaux de son grand barrage Millenium. Il s’agit de la construction d’un barrage hydroélectrique monumental, sur le Nil bleu, dans la région Benishangul-Gumuz, à 40 kilomètres de la frontière soudanaise. Selon les plans, d’ici quatre ans, le barrage Millénium deviendrait le premier barrage d’Afrique et le 10ème du monde. Mais le projet fait polémique notamment dans les autres Etats du bassin du Nil.

Source : RFI, 28 avril 2011

Voir aussi :

Le partage des eaux du Nil
La construction d’un grand barrage sur le Nil sera “bénéfique” pour les pays en aval
Grand barrage du Millénaire en Ethiopie : Appel à souscription
Le ton monte entre l’Egypte et l’Ethiopie à propos du Nil

La construction d’un grand barrage sur le Nil sera “bénéfique” pour les pays en aval

Le vice-premier ministre éthiopien et ministre des Affaires étrangères, Dessalegn Hailemariam a affirmé que la construction par son pays d’un grand barrage sur le Nil sera « bénéfique » pour les pays en aval de ce fleuve.

« Les pays en aval du Nil, notamment l’Egypte et le Soudan, tireront profit du Grand barrage du millénaire que l’Ethiopie compte construire sur le Nil bleu », a-t-il assuré lors d’une conférence de presse avec les médias étrangers accrédités en Ethiopie.

L’Ethiopie a lancé courant de ce mois les travaux pour la construction d’un grand barrage hydroélectrique d’une puissance électrique de 5 250 MW.

Baptisé le “barrage du millénaire”, cet ouvrage, dont le coût est de 4,8 milliards de dollars (80 milliards de birr), sera financé entièrement par le gouvernement éthiopien.

Le chef de la diplomatie éthiopienne a précisé que la construction de ce barrage aidera à prévenir les inondations et à augmenter la production d’énergie électrique. Elle permettra également de réduire l’évaporation de l’eau dans les barrages d’Assouan en Egypte et de Djebel Aulia au Soudan.

Il a souligné « la nécessité pour le Soudan et l’Egypte de contribuer à la réussite de ce projet qui ne portera pas atteinte aux quotas des eaux du Nil des pays en aval ». « Aucun préjudice aux intérêts de l’Egypte ne se produira de la construction de ce barrage », a-t-il encore assuré.

L’Ethiopie, l’Ouganda, le Rwanda, la Tanzanie, le Kenya et le Burundi ont signé un accord sur le partage des eaux du Nil (CFA), vivement contesté par l’Egypte et le Soudan qui y voient une atteinte à leurs « droits historiques » sur ce fleuve.

Ce nouvel accord est destiné à revenir sur deux traités précédents datant de l’époque coloniale (1929 et 1959) et accordant à l’Egypte (55,5 milliards de m3) et au Soudan (18,5 milliards de m3), soit 87 % au total du débit du Nil.

L’Egypte et le Soudan demandent la préservation de leurs revendications historiques, alors que les autres pays souhaitent l’amendement de l’accord de 1929 signé entre l’Egypte et la Grande-Bretagne signataire au nom de ses colonies africaines arrosées par le Nil, qui accordait au Caire un droit de veto sur les projets construits en amont.

Concernant les relations entre l’Ethiopie et l’Egypte, le ministre éthiopien a souligné qu’un « nouveau chapitre » dans les relations entre les deux pays s’ouvrira avec la prochaine visite du Premier ministre égyptien, Issam Charaf à Addis Abeba.

« Cette visite ouvrira un nouveau chapitre dans les relations entre les deux pays et nous permettra de développer la coopération dans plusieurs domaines et de travailler ensemble pour notre intérêt commun », a-t-il dit.

Source : Aufait Maroc, 22 avril 2011

Le Soudan offre 5 000 tonnes de sorgho à l’Ethiopie

Le Soudan offre 5 000 tonnes de sorgho à l’Ethiopie pour l’aider à améliorer sa situation alimentaire, rapporte la presse éthiopienne.

Ce don, ordonné par le président soudanais Omar Al Bashir, sera acheminé par le Programme alimentaire mondial (PAM).

Le Soudan, l’Ethiopie et le PAM ont signé jeudi dernier un protocole d’accord selon lequel le Soudan va offrir un deuxième lot de 5 000 tonnes de sorgho promis par le président soudanais.

Selon le ministère de l’agriculture, l’Ethiopie a besoin de plus de 226 millions de dollars pour venir en aide à 2,8 millions de personnes menacées par la faim.

« Bien que l’amélioration générale de la sécurité alimentaire dans le pays ait conduit à la réduction du nombre de bénéficiaires pour 2011 -2,8 millions contre 5,2 millions en janvier 2010- cela reste toujours 18 % plus élevé que l’estimation de novembre 2010 », selon le ministre de l’agriculture, Mitiku Kassa.

La moitié des personnes qui ont besoin d’aide alimentaire viennent des régions Somali et Oromia, et 14 % appartiennent à la région Amhara. Dans toutes ces régions, les pluies attendues entre octobre et décembre ont été faibles, une situation attribuée par les experts au phénomène météorologique d’El Nino.

Source : Aufait Maroc, 13 février 2011

Accord de jumelage entre Addis Abeba et Khartoum

L’Ethiopie et le Soudan on signé samedi à Addis Abeba, un accord de jumelage entre les capitales des deux pays, en présence des maires des deux villes qui présidaient la cérémonie.

L’accord devra permettre aux deux villes de coopérer dans les domaines du tourisme, du commerce et des investissements.

Il a été signé par le maire d’Addis Abeba, Kuma Demeksa et son homologue de Khartoum, le Dr. Abdulrahman Elkahdin.

Plus généralement, l’accord vise également à renforcer les liens séculaires entre les peuples des deux pays.

Une délégation soudanaise, conduite par le maire de Khartoum est actuellement en visite dans la capitale éthiopienne, Addis Abeba.

Source : Agence de Presse Africaine, 26 décembre 2010

Les Ethiopiens dans l’attente des largesses du Nil “sacré”

A l’ombre du mont Gish, les sources du Nil sont réputées pour leurs vertus curatives, mais les Ethiopiens estiment que c’est bien là le seul avantage qu’ils gagnent à voir naître le plus long fleuve d’Afrique.

« Ces eaux sont sacrées, elles accomplissent des guérisons miracles », assure Berhanu Melak, un vieux fermier qui remplit un abreuvoir à la source au profit d’une foule en blanc qui fait la queue dès le lever du jour à Gish Abay, à 400 km au nord d’Addis Abeba.

De là, le cours d’eau se jette dans le lac Tana, puis creuse son lit sur plus de 1 600 kilomètres à travers le Soudan, sous le nom de Nil bleu.

A Khartoum, le fleuve rejoint le Nil blanc avant de continuer sa course en Egypte et de se jeter dans la Méditerranée.

« Regardez autour de vous, il n’y a rien ici. Le grand fleuve ne nous nourrit pas », ajoute le paysan, dont la voie est couverte par le brouhaha des baigneurs tout proches.

Ce sentiment d’injustice perdure depuis des siècles en Ethiopie : les terres où le fleuve sacré prend sa source sont constamment ravagées par la sécheresse, alors que les pays où il achève son périple en cumulent les bénéfices.

Dans la région Amhara, d’où proviennent 85 % des eaux du Nil, près de 850 000 personnes dépendent de l’aide alimentaire, selon le Programme alimentaire mondial (PAM). Les récoltes ne peuvent pousser que s’il pleut, aux antipodes de la situation en Egypte, avec ses énormes fermes, voire ses parcours de golf à proximité du fleuve roi.

L’Ethiopie, le Kenya, le Rwanda, la Tanzanie et l’Ouganda, ont signé un accord cette année censé garantir une exploitation plus équitable des eaux du plus grand fleuve du monde avec l’Amazone.

S’appuyant sur ce nouveau document, Addis Abeba compte utiliser ses ressources en eau pour construire des barrages, exporter de l’énergie hydraulique vers les pays voisins et mettre en place des systèmes d’irrigation.

Le Soudan et l’Egypte dénoncent un projet qui réduirait drastiquement, selon eux, le débit du fleuve. « Leurs récriminations sont infondées », affirme à l’AFP le ministre des Ressources hydrauliques Asfaw Dingamo, qui assure qu’à ce jour, toutes les demandes de prêt international présentées par l’Ethiopie pour utiliser ses ressources hydrauliques ont été rejetées en raison des objections égyptiennes et soudanaises.

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L’Ethiopie et le Soudan résistent à la crise

par Jean-Pierre Boris

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« Selon les grandes organisations financières internationales, deux pays africains en particulier devraient réussir en 2009 à surmonter la crise économique mondiale. Ces deux pays sont le Soudan et surtout l’Ethiopie. »

Lors des assemblées générales de la Banque mondiale et du FMI, qui viennent de se tenir à Washington, la situation économique de l’Afrique a été passée au crible. Le continent est atteint par la crise mondiale plus vite et plus fort que prévu. Mais certains pays tirent leur épingle du jeu.

Source : RFI, 28 avril 2009

Les négociations sur la frontière éthiopio-soudanaise à la une à Addis Abeba

Les médias éthiopiens ont mis l’accent, cette semaine, sur les négociations en cours pour résoudre une dispute frontalière entre le pays et le Soudan cette semaine, à la suite de spéculations dans les médias soudanais qu’Addis Abeba avait cédé une partie de son territoire au Soudan.

Dans son principal article de la semaine, le quotidien national, The Ethiopian Herald, a souligné les relations commerciales grandissantes entre l’Ethiopie et le Soudan, tout en notant qu’une dispute frontalière, qui a résulté de la non démarcation de la frontière commune, ne constituait pas une menace sur les relations.

« Des incompréhensions peu fréquentes qui surgissent entre les pays (l’Ethiopie et le Soudan) ne constituent pas un obstacle aux relations de longue date », a écrit le journal dans un article intitulé : « Les liens éthiopio-soudanais, les questions frontalières ».

Le journal a aussi déclaré que même si le problème de la frontière provient d’un accord passé entre les deux états en 1906, dans lequel l’officier militaire britannique avait clairement délimité la frontière entre l’Ethiopie et le Soudan, des désaccords ont émané des groupuscules tribaux autour de la région qui ont fréquemment utilisé les terres appartenant à l’autre état des deux côtés de la frontière.

« Il y a de nombreuses revendications territoriales qui peuvent se faire jour à tout moment, encore qu’elles ne puissent pas être aussi précaires que les problèmes de frontière avec la Somalie et l’Erythrée », a écrit un chroniqueur dans l’édition du 15 janvier qui mettait en exergue les commentaires du Premier ministre Meles Zenawi sur la question.

Le journal a écrit que de vastes zones autour de la frontière restaient n’appartenir a aucun état du fait de l’absence d’administration des deux côtés, ce qui en fait des zones poreuses.

« Comme nous le savons, des rivalités inter-états sont la cause de soulèvements dans le voisinage qui découlent de problèmes économiques et politiques partagés » écrit The Herald.

Ces guerres frontalières, note le journal, sont le fait de communautés de pasteurs utilisant les ressources des deux côtés de la frontière, et qui revendiquent souvent une propriété sur les terres.

Selon le journal, un accord a été trouvé entre l’Ethiopie et le Soudan pour résoudre de tels problèmes, en permettant à ceux qui s’étaient installés le long de la frontière entre les deux pays d’occuper les terres épargnées par le nouvel accord.

« Quand nous disons que nous sommes parvenus à un accord selon lequel les Soudanais peuvent labourer les terres, nous parlons des terres à la frontière soudanaise qui sont clairement démarquées par la ligne de Guyen », a déclaré Mr Meles sur la question.

Le Major Guyen est l’officier britannique qui a délimité la frontière et dont la décision, dit le gouvernement éthiopien, doit être respectée par les deux parties.

Le journal a expliqué que les Ethiopiens qui utilisaient les terres autour de la frontière après que les troupes éthiopiennes ont pris le contrôle de la région seront autorisés à rester propriétaires de leurs terres et ne peuvent pas être déplacés de la zone par les forces soudanaises.

L’accord signé par les deux parties permet aux citoyens des deux côtés de garder leurs terres, même après qu’une nouvelle délimitation sera opérée sur la frontière.

Source : Afrique en ligne, 17 janvier 2009

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