Archives de la catégorie 'Région Amhara'

L’église Nakuto Lab

(Autres noms : Naakuto Laab, Na’akuto La’ab, Nakuta Lab)

Construite dans une grotte, l’église est l’œuvre de Nakuto Lab, neveu de Lalibela et dernier souverain de la dynastie des Zagwé dont la légende rapporte qu’il priait allongé sur des épées et serait monté aux cieux corps et âme. Des peintures racontent sa traque du bandit Tsarakems, qui poussait la population à croire en d’autres dieux et qui deviendra finalement évangélisateur après avoir reçu le pardon du roi.

Nakuto Lab, Naakuto Laab, Na'akuto La'ab, Nakuta Lab, Eglise, Church, Ethiopie, Ethiopia

A l’intérieur de l’église, des vasques récupèrent les eaux bénites qui ruissellent depuis l’église Ashetan Mariam et dont les fidèles font consommation pour leurs vertus curatives et leur pouvoir de chasser les mauvais esprits. Parmi les trésors exposés, des couronnes, de très beaux livres enluminés, des croix et un tambour d’or et d’argent.

Certaines peintures montrent clairement une influence byzantine dans le geste des deux doigts dressés en signe de bénédiction.

Accès : A 4 km de Lalibela sur la route de l’aéroport, prendre la piste à gauche, au niveau du panneau, et poursuivre sur 3 km. Entrée : 30 birr.

Source : Le Petit Futé : Ethiopie (Edition 2005/2006)

Voir aussi :

Album photo de l’église Nakuto Lab

Le château de Ras Mikael Sehul

par Grégoire Pourtier

Gondar, Château, Ras Mikael Sehul, Ethiopie, Ethiopia

Ecouter le reportage

Au nord d’Addis Abeba, la ville de Gondar fut la capitale de l’Ethiopie aux 17ème et 18ème siècles, comme en témoigne la fascinante cité royale regroupant six palais. Mais à moins de 300 mètres de là se dresse un autre château, celui de Ras Mikael Sehul, l’un des “faiseur de roi” de l’époque. Construit entre 1730 et 1755, il a depuis traversé l’histoire éthiopienne, quartier général italien pendant l’occupation, résidence de l’empereur Haïlé Selassié lors de ses passages en ville, ou lieu de torture lors du régime du Derg dans les années 1980. En cours de rénovation grâce à un partenariat avec la ville de Vincennes, elle aussi connue pour son château, il devrait rouvrir dans quelques mois sous forme de musée historique et culturel.

Source : RFI, 1er janvier 2013

Les chutes du Nil bleu

Louées au 18ème siècle pour leur beauté par l’explorateur écossais James Bruce et longtemps considérées comme étant parmi les plus belles du continent, voire du monde, les chutes du Nil bleu (appelées Tis Isat, “l’eau qui fume”) ont aujourd’hui perdu de leur superbe. Depuis quelques années, l’alimentation d’un barrage, certes utile mais malencontreusement situé, détourne une grande partie des eaux du fleuve laissant les chutes, de 400 m de long sur 45 m de haut, aux trois quart nues. Le passage du pont portugais, bâti sous le règne de Fasilades (qui marque la frontière entre Gondar et Gojam) et qui n’enjambe plus qu’une profonde faille au fond de laquelle s’écoule un maigre filet d’eau, donne une idée du changement de débit.

Chutes du Nil bleu, Tis Isat, Tiss Issat, Ethiopie, Ethiopia

A partir du parking, 1 km après le village d’où s’amorce la descente vers le pont, il faut compter environ une demi-heure de marche pour accéder au point de vue qui domine les chutes. Un bateau assure théoriquement la traversée du fleuve en amont. Si tel est le cas le jour de la visite, il est possible de faire le tour complet et de rejoindre le village en bateau, sans revenir sur ses pas ou même d’accéder aux chutes dans ce sens.

S’il faut s’attendre à être un peu déçu (à moins d’avoir la chance de tomber un jour de fermeture du barrage), cela ne doit pas remettre en cause cette excursion dans un site majestueux.

A noter que le camping est autorisé sur le site. Une bonne occasion d’assister au lever de soleil sur les chutes.

Source : Le Petit Futé : Ethiopie (Edition 2005/2006)

Voir aussi :

Album photo des chutes du Nil bleu
Vidéos des chutes du Nil bleu
Affiches des chutes du Nil bleu
La région Amhara
La zone Gojam Ouest

Vidéos : Les chutes du Nil bleu

Chutes du Nil bleu (1)

Chutes du Nil bleu (2)

Voir aussi :

Les chutes du Nil bleu
Album photo des chutes du Nil bleu
Affiches des chutes du Nil bleu

RÉGION AMHARA : Sommaire

LA RÉGION AMHARA + +

LA ZONE SPÉCIALE BAHIR DAR

Bahir Dar + +

LA ZONE AWI  +

Le woreda Ankesha

Le woreda Banja

Injibara

Le woreda Dangela

Addis Alem 

Dangela 

Le woreda Faggeta Lekoma 

Le woreda Guangua

Chagni

LA ZONE CHOA NORD  +

Le woreda Angolela Terana Asagirt

Le woreda Ankober

Aliyu Amba 

Ankober  +

Le woreda Antsokiyana Gemza

Majete 

Le woreda Berehet

Le woreda Debré Birhan Zuria

Debré Birhan  +

Le woreda Efratana Gidim 

Karakore 

Le woreda Gera Midirna Keya Gebriel 

Le woreda Geshe Rabel 

Le woreda Hagere Mariamna Kesem

Le woreda Kewet

Choa Robit  +

Le woreda Lay Betna Tach Bet

Le woreda Mafud Mezezo Mojana

Sela Dingay 

Le woreda Mam Midrina Lalo Midir

Le woreda Minjama Shenkora

Le woreda Moretna Jiru

Le woreda Siyadebrina Wayu Ensaro

Le woreda Weremo Wajetuna Midarema

Rema 

LA ZONE GOJAM EST  +

Debré Markos + + +

Le woreda Aneded

Le woreda Awabel

Le woreda Baso Liben 

Yejube +

Le woreda Bibugn

Le woreda Debay Telatgen 

Le woreda Debré Elias

Le woreda Dejen

Dejen +

Le woreda Enarj Enawga 

Debré Werk +

Le woreda Enbise Sar Midir 

Le woreda Enemay

Bichena  + +

Yetmen +

Dima

Le woreda Goncha Siso Enese 

Le woreda Guzamn

Le woreda Hulet Ej Enese 

Mota  +

Sede 

Le woreda Machakel 

Le woreda Shebel Berenta 

Le woreda Sinan

LA ZONE GOJAM OUEST +

Finote Selam + +

Le woreda Achefer Nord

Yesmala +

Le woreda Achefer Sud

Le woreda Bahir Dar Zuria

Le woreda Bure

Bure  +

Le woreda Dega Damot 

Le woreda Dembecha

Dembecha +

Le woreda Goncha

Le woreda Jabi Tehnan 

Le woreda Kuarit

Le woreda Mecha

Le woreda Sekela

Gish Abay  +

Le woreda Wemberma

Shendi +

Le woreda Yilmana Densa

LA ZONE GONDAR NORD +

Le woreda Addi Arkay

Zarima 

Le woreda Alefa

Dengel Ber 

Le woreda Belessa

Le woreda Beyeda

Le woreda Chilga

Le woreda Dabat

Le woreda Debark

Debark  + +

Le woreda Dembiya

Gorgora

Le woreda Gondar

Gondar  +

Le woreda Gondar Zuria

Emfraz 

Le woreda Jan Amora

Mekane Birhan 

Le woreda Lay Armachiho

Le woreda Metemma

Metemma 

Le woreda Qwara

Le woreda Sanja

Le woreda Wegera

LA ZONE GONDAR SUD +

Le woreda Debré Tabor

Debré Tabor  +

Le woreda Dera

Le woreda Ebenat

Le woreda Este

Le woreda Farta

Le woreda Fogera

Wereta  +

Awra Amba 

Le woreda Kemekem

Addis Zemen 

Le woreda Lay Gayint

Sali 

Le woreda Simada

Le woreda Tach Gayint

LA ZONE OROMIA +

Le woreda Artuma Fursina Jile

Senbete  +

Le woreda Bati

Bati  +

Gerba 

Le woreda Chefe Golana Dewerahmedo

Kemisé  +

LA ZONE WAG HEMRA +

Le woreda Dehana

Amde Werq 

Le woreda Sokota

Sokota 

Le woreda Zikuala

LA ZONE WOLLO NORD  +

Le woreda Bugna

Lalibela  +

L’église Yemrehana Kristos +

Le woreda Dawuntna Delant 

Wegeltena 

Le woreda Gidan

Le woreda Guba Lafto 

Le woreda Habru

Le woreda Kobo

Kobo 

Le woreda Meket

Debré Zebit 

Le woreda Wadla

Le woreda Woldiya

Woldiya  +

LA ZONE WOLLO SUD  +

Dessié +

Kombolcha +

Le woreda Albuko 

Le woreda Amba Sel 

Wuchale 

Le woreda Debré Sina 

Mekane Selam 

Le woreda Dessié Zuria 

Le woreda Jama

Le woreda Kalu

Le woreda Kelela

Le woreda Kutaber

Le woreda Legahida

Le woreda Legambo

Le woreda Mehal Sayint

Le woreda Mekdela

Le woreda Sayint

Le woreda Tehuledere

Hayk  +

Le lac Hayk +

Le woreda Tenta

Amba Mariam 

Tenta 

Le woreda Wegde

Le woreda Were Babu 

Le woreda Were Ilu 

Were Ilu 

L’église Bieta Mariam

Cette église, dont le nom signifie “Maison de Marie”, et dont on dit qu’elle aurait été l’église favorite du roi Lalibela, fait encore aujourd’hui l’objet d’une vénération particulièrement intense. Reliée à l’église Medhane Alem par un petit tunnel, elle s’élève au centre d’une fosse comprenant un ensemble de sanctuaires et à l’angle de laquelle se découpe un bassin à l’eau aux vertus miraculeuses, recommandée aux femmes stériles.

L’édifice est entouré de trois porches qui protègent les trois entrées situées à l’ouest, au nord et au sud, donnant ainsi à l’église un plan en croix. Chaque porche constitue une pièce carrée avec en son milieu un pilier à section carrée sans base ni chapiteau.

Bieta Mariam, Eglise, Lalibela, Ethiopie, Ethiopia

L’extérieur présente des décorations et des symboles en bas-relief, notamment des corniches et de nombreuses croix : croix latine, croix de saint André, croix à volutes et croix pattée. Parois, portes et fenêtres sont ornées de têtes de singe en parfait style axoumite. Deux chevaliers sont représentés au-dessus du porche ouest de l’église. Il s’agit clairement d’une représentation de figures humaines à cheval, armées d’une lance et poursuivant des animaux. Les chevaux sont au galop et sur leur tête est sculpté un disque qui pourrait être une auréole ou un bouclier. La lance du chevalier de droite transperce un monstre difficilement identifiable. On distingue devant les pattes du cheval un petit reptile (crocodile ou gros lézard) et, au-dessus, un griffon ou un lion ailé. Un grand oiseau (aigle ou vautour ?) s’appuie sur la queue du cheval. Le deuxième chevalier, dans la même posture, frappe également de sa lance une cible que l’on ne peut plus distinguer, le bas-relief étant détérioré.

Bieta Mariam, Eglise, Church, Lalibela, Ethiopie, EthiopiaLa porte principale ouvre à l’ouest sur un narthex de 3×3 m environ, supporté en son milieu par un pilier carré. Sur le pilier, une belle peinture sur toile représente la Vierge à l’Enfant entourées des archanges Mikaël et Gabriel, surmontée par la Trinité entourée par les animaux symbolisant les quatre Evangélistes. A gauche, une porte avec têtes de singe donne accès à un escalier qui permet d’atteindre la galerie qui se trouve au-dessus des nefs latérales. La galerie est formée de sept petites pièces ouvertes sur la nef centrale, qui symbolise les sept cieux.

L’intérieur de l’église, d’architecture basilicale rectangulaire (13 m x 9 m et haute de 9 m), présente un plan classique à trois nefs. La nef centrale est voûtée et les nefs latérales sont à plafonds plats. Au centre, un pilier isolé constitue un cas unique dans l’architecture des églises rupestres d’Ethiopie. Une interprétation érronée du symbole exprimé par ce pilier s’est malheureusement ancrée au cours du 20ème siècle, due à une confusion entre le mot “And” qui signifie “un” – d’où l’interprétation “pilier de l’unité de la foi” – et le mot guèze “Amd”, qui signifie “pilier”. Le pilier est en effet appelé “Amd Berhan” ce qui signifie “le pilier de la lumière”. Il nous plait de voir dans ce pilier le symbole du Christ Lumière qui descend s’incarner dans le sein de Marie. Les prêtres prétendent que le Saint-Esprit l’aurait touché lors d’une apparition au roi Lalibela et, qu’à cet instant précis, le passé et l’avenir du monde s’y seraient inscrits. Personne ne peut toucher le pilier ni admirer ces inscriptions, car elles sont recouvertes d’un drap et, selon la légende, elles deviendraient invisibles si on les dévoilait.

Bieta Mariam, Eglise, Church, Lalibela, Ethiopie, EthiopiaA l’intérieur de l’église on peut admirer des peintures sur un roc ou des fresques sur mortier de chaux, certainement postérieures à la taille de l’église, représentant dans la nef gauche, la Nativité, la Fuite en Egypte, deux coqs, un boeuf noir et un boeuf blanc (la force du mal et la force du bien). Dans la nef centrale, l’Annonciation, saints et disciples, un aigle bicéphale ainsi que des soleils, symboles du Christ et du Saint-Esprit, l’étoile de David qui porte en son sein la croix, la Multiplication des pains et des poissons et au-dessus du Saint des Saints, la Transfiguration sur le mont Tabor. Dans la nef de droite, Marie-Madeleine et le dîner chez Simon, les puits de la Samaritaine et la Visitation. Une tradition locale dit que les peintures auraient été exécutées sous le règne de Zara Yaqob.

Voir aussi :

Album photo de l’église Bieta Mariam
Lalibela
Les églises de Lalibela

L’église Bieta Medhane Alem

Cette église, dont le nom signifie “Maison du Sauveur du Monde”, est la plus haute et la plus vaste du complexe religieux de Lalibela. Avec ses dimensions de 33,5 m de long par 23,5 m de large et 11,5 m de haut, elle se trouve dans une fosse de plus de 40 m de long qui donne une idée du travail colossal entrepris pour sa réalisation.

Bieta Medhane Alem, Eglise, Lalibela, Ethiopie, Ethiopia

C’est ici, du haut de l’excavation, qu’il faut s’imaginer le creusement des tranchées dans ce mélange de pierres volcaniques et sédimentaires mettant au jour un bloc colossal, tout en respectant une dénivellation indispensable à l’écoulement des eaux. Du mastodonte minéral peu à peu dégrossi se dégage enfin le sanctuaire. Un portique de 34 piliers ceint l’édifice et allège la structure ; depuis les ouvertures, portes et fenêtres, les tailleurs de pierre s’infiltrent pour dégager les nefs, les piliers, les voûtes. Aucune erreur n’est permise et l’unicité monolithe de l’ensemble prouve la justesse des calculs des architectes de l’époque.

Pour certains experts, Medhane Alem pourrait être une copie taillée dans le rocher de l’église originelle de Sainte-Marie de Sion, bâtie à Axoum par le roi Khaleb au 6ème siècle et détruite par les armées de la reine Gudit. On note dans cette construction des influences syriennes et hellénistiques certaines, surtout dans la grande colonnade qui l’entoure.

Les piliers externes sont disposés en rangées de la façon suivante : six à section rectangulaire sur les côtés est et ouest et neuf, également rectangulaires sur les côtés sud et nord. La distance entre chaque pilier est d’un peu moins de 3 m. Seules les colonnes du côté est sont encore originales : une campagne de “restauration” italienne a reconstruit certains des autres piliers en blocs de pierre. On note encore des traces de la couche de peinture rouge avec laquelle on avait alors recouvert l’église, sur l’initiative de la reine Zaouditou, deuxième fille de Ménélik II !

Bieta Medhane Alem, Eglise, Lalibela, Ethiopie, EthiopiaSur chacun des angles, on trouve un pilier à section carrée, rattaché aux deux piliers voisins par un élément en pierre, taillé dans la masse, aux deux-tiers de la hauteur. Dans un seul des angles, au sud-est, cet élément est encore à l’état originel et est décoré de grandes croix. Sur la façade ouest, la porte d’entrée est entourée de quatre fenêtres et surmontée d’une deuxième rangée de cinq fenêtres. Deux autres portes sont ouvertes sur les côtés sud et nord.

Le toit a double pente montre sur chaque versant une arcature sculptée de huit arcades aveugles. Il a malheureusement eu a souffrir de dégradations dues à l’érosion et se trouve aujourd’hui couvert d’une protection en tôle, en attendant le projet de l’Unesco de la remplacer par un vaste panneau transparent.

Trois marche donnent accès à la porte d’entrée du côté ouest, alors qu’à l’intérieur il n’y en a que deux. On pénètre ainsi dans le narthex qui occupe la première travée, ouvert dans sa partie supérieure par des arcs donnant sur les nefs. Les cinq nefs de l’église sont découpées en huit travées dans le sens nord-sud.

L’intérieur, qui paraît plus réduit en raison de l’épaisseur des murs (2 m), dévoile un plan de basilique rectangulaire à cinq nefs, dont celle du milieu, plus élevée que les autres, est surmontée d’une voûte en berceau. Ces nefs sont séparées par quatre rangées de gros piliers, 28 en tout, à section carrée d’environ 1 m de côté et hauts de 4 m, sans base ni chapiteau. Leur longueur est d’environ 18,5 m à l’exception de la nef de droite qui est plus longue (22 m), n’étant pas touchée par le narthex. Les arcs ont pratiquement tous la même proportion, que ce soit dans le sens longitudinal ou transversal.

La nef centrale communique par un arc majestueux avec le mekdes, ou saint des saints, surélevé d’une fondation à trois degrés par rapport au reste de l’église. A sa gauche, trois fosses, parallèles et orientées dans le sens de l’église, symbolisent selon la tradition les tombeaux d’Abraham, d’Isaac et de Jacob. Elles sont vides et découvertes. Elles constituent le seul exemple de fosses tombales taillées à l’intérieur des églises de Lalibela, à l’exception de celle du saint roi, dans l’église de Golgotha qui elle, est recouverte. L’une de ces fosses contient une section d’un tronc d’arbre, longue d’environ 1 m. Selon la croyance locale, celui qui arrive à l’extraire de la fosse d’une seule main et à la maintenir en équilibre sur cette main, le bras tendu, prouve ainsi la pureté de ses sentiments et la véracité de ses dires.

Bieta Medhane Alem, Eglise, Lalibela, Ethiopie, EthiopiaUn escalier, en très mauvais état, mène à une étroite galerie courant sur trois côtés. Espace de rangement, c’est là que sont parfois conservés les trésors de l’église : croix, vêtements de cérémonie, livres enluminés. L’inventaire est remis à jour à chaque changement de prêtre principal qui en assume la responsabilité. Les trois plus illustres croix d’Ethiopie sont celles de Lalibela, d’Axoum et de Gondar. Conservée à Medhane Alem, la croix de Lalibela aurait appartenu au roi lui-même. Elle a été retrouvée dissimulée dans la cavité d’un pilier, après sa mort. Volée en 1997, elle a réintégré le sanctuaire en 1999 ; comme beaucoup d’autres magnifiques croix éthiopiennes, elle est en laiton recouvert d’une fine couche d’or.

L’église entière a été taillée avec grand soin et le tuf ciselé est resté nu, ne présentant aucune trace de revêtement ni de peintures. Seules les deux rangées de fenêtres, dont les motifs très divers sont une constante des églises de Lalibela, apportent une touche décorative à l’ensemble. Cette absence d’ornements et de représentations picturale met en valeur l’architecture extraordinaire de l’édifice.

[Dans le rocher qui entoure l’église, on peut voir plusieurs niches taillées, autrefois tombeaux et maintenant habitées par des moines ermites. Un petit tunnel permet aussi le passage vers une autre excavation au centre de laquelle se dresse l’église Bieta Maryam.]

Sources : Le Petit Futé : Ethiopie (Edition 2005/2006)
Ethiopie : Au fabuleux pays du Prêtre Jean (Edition 2003)
Ethiopie (Guide Marcus)

Voir aussi :

Album photo de l’église Bieta Medhane Alem
Lalibela
Les églises de Lalibela

Photo satellite de Gondar


Agrandir le plan

Voir aussi :

Gondar
La cité impériale de Gondar
Album photo de Gondar
Vidéos de Gondar
Affiches de Gondar

Gondar
ጎንደር

(Autre nom : Gonder)

Gondar (12°36′N, 37°28′E) est une ville autonome qui se situe à 2 207 m d’altitude, dans la zone Gondar Nord de la région Amhara d’Ethiopie.

Gondar, Gonder, Carte, Map, Ethiopie, Ethiopia

Elle est bâtie sur les contreforts du massif du Simien, en surplomb du lac Tana. Animée et commerciale, la ville épouse les courbes du relief.

Prisée pour son climat salubre et pour sa situation stratégique, elle fut la capitale des souverains éthiopiens du 17ème au 19ème siècle. Son architecture reflète la gloire impériale et la colonisation italienne.

Gondar, Gonder

POINTS D’INTÉRÊT

La principale attraction touristique de Gondar est sa cité impériale, classée au patrimoine mondial de l’UNESCO en 1979. Elle abrite quelques richesses architecturales civiles et religieuses qui témoignent du riche passé de la ville.

>> En savoir plus sur la cité impériale <<

HISTOIRE

Gondar, Gonder, Ethiopie, EthiopiaC’est en 1635 que le roi Fasilades (1632-1667) décide de faire de Gondar sa capitale. Contrairement à ses prédécesseurs en perpétuelle migration, le souverain établit la ville comme centre de pouvoir permanent et, pour assurer l’installation de la cour, entreprend un grand programme de construction.

La situation de Gondar, très à l’ouest du pays, s’explique sans doute par le fait que, jusqu’à la fin du 16ème siècle, l’Empire abyssin a eu à subir des invasions multiples sur ses flancs est et sud. Les offensives musulmanes du Gragn (tué près du lac Tana en 1543) puis turques, et la pression oromo ont repoussé les Amhara vers cette région. A Gondar, le pouvoir est proche du lac Tana, centre politique et spirituel majeur depuis la fin du 13ème siècle.

Politiquement, Fasilades accède au trône après une période troublée. Les tentatives de Zarsa Dengel puis de son fils Susenyos de faire allégeance à l’Eglise de Rome et de convertir leurs sujets ont gravement déstabilisé le pouvoir impérial, menacé par des soulèvements populaires. Rétablissant la foi traditionnelle après avoir chassé les jésuites portugais du pays, Fasilades va faire de son règne une époque d’épanouissement culturel sans précédent. A côté de l’enseignement religieux, la pratique artistique se développe, musique, chant, danse, poésie s’épanouissent soutenus par un cercle d’érudits. La construction des résidences impériales attire artistes et artisans locaux mais aussi portugais et indiens.

Cependant, à partir de 1706, l’assassinat de Iyassou Ier, révélant au grand jour les dissensions politiques et ethniques qui minent la cour, ouvre une période de décadence. Complots, conspirations, intrigues se succèdent, dans une course au pouvoir fratricide, connue sous le nom de “période des juges”. Malgré un sursaut sous le règne de Bakaffa (1721-1730), Gondar n’est bientôt plus que l’ombre d’elle-même, le pouvoir central étant laminé au profit des petits potentats locaux. Sortant de la mêlée, l’empereur Théodoros (1855-1869) met définitivement fin à la destinée de Gondar capitale en mettant la ville à sac, avant d’installer son gouvernement à Debré Tabor puis à Maqdala.

Plus tard, la ville aura à subir les pillages des derviches venus du Soudan dans les années 1880, et les bombardements anglais durant la campagne de libération en 1941. Heureusement, les châteaux et bâtiments de la cité impériale ont résisté à ces ravages et se dressent encore aujourd’hui comme les témoins de cette période d’ombre et de lumière.

DÉMOGRAPHIE

D’après les estimations de l’Agence Centrale de la Statistique éthiopienne (CSA) pour 2010, Gondar compte 218 464 habitants (103 463 hommes et 115 001 femmes).

Avec une superficie de 292,80 km², la ville a une densité de 746,1 habitants par km².

INFORMATIONS PRATIQUES

Gondar, Gonder, Ethiopie, EthiopiaBureau du tourisme
Au dessus de la place centrale, par les escaliers. Ouvert du lundi au vendredi de 8h30 à 12h30 et de 13h30 à 17h30.
L’Office propose des excursions en dehors de la ville à des prix intéressants.

Le NTO (National Tour Operator) possède un bureau en ville. Une agence est présente à l’aéroport, les autres dans certains hôtels.

TRANSPORTS

Avion
2 vols quotidiens pour et depuis Addis Abeba. La plupart des vols en provenance de la capitale continuent sur Lalibela et Axoum. Les vols cers Addis s’arrêtent à Bahir Dar.
Bureau d’Ethiopian Airline : Centre-ville, non loin des stations Mobil et Agip. Tel : (08) 11 01 29.

Bus
Addis Abeba (78 birr – 1 jour et demi par Debré Markos), Bahir Dar (20 birr – 4 h), Debark (13 birr – 4 h), Shiré (37 birr – 12 h), Woldiya (51 birr – 2 jours ; arrêt possible à Gashena pour rejoindre Lalibela), Gorgora (8 birr – 3 h).

HÉBERGEMENT-RESTAURANTS

Goha (chaîne Ghion)
Tel : (08) 11 06 34.
Chambres simples (37,5 US$), doubles (50 US$), suites (73 US$).
Comme tous les hôtels de cette chaîne gouvernementale, le Goha dispose du meilleur emplacement sur un promontoire dominant la ville. Restaurant de cuisine internationale. En fin d’après-midi, il faut profiter de la terrasse pour venir y boire un verre.

Fogera
Tel : (08) 11 04 05.
Bungalows pour 2 personnes (de 162 à 215 birr).
Bar et restaurant. Joli jardin où sont immergés les bungalows à l’architecture traditionnelle. Face à l’hôtel, le Mini Fogera propose une cuisine éthiopienne de qualité.

Circle
Près de la place centrale. Tel : (08) 11 19 91.
Chambres simples (80 birr) ou doubles (100 birr) avec douche.
Dans un bâtiment récent. Restaurant très animé et bar avec terrasse sur le toit.

Quara
Tel : (08) 11 00 40.
16 chambres : simples (75 birr) ou doubles (88 birr) avec douche, simples (63 birr) ou doubles (75 birr) avec douche commune.
Situé sur la place centrale, face aux Télécoms, l’hôtel dispose d’une terrasse idéale pour observer les processions de Timkat. La propreté nécessiterait un effort. En revanche, bon restaurant. L’hôtel héberge quelques tout opérateurs qui organisent des axcursions dans le Simien. A proximité, la Delicious Pastry est idéale pour un petit déjeuner.

Gondar, Gonder, Ethiopie, EthiopiaTerara
Tel : (08) 11 01 53.
32 chambres : simples (56 birr) ou doubles (75 birr) avec douche commune, suites avec douche (112 birr).
Situé sur la hauteur, l’hôtel est une vieille bâtisse aux chambres et aux sanitaires plutôt spartiates. Il possède cependant un certain charme et un très agréable jardin, ainsi qu’un bar et un restaurant.

Belegez Pension
Dans la petite rue derrière le Terara. Tel : (08) 11 43 57.
Chambres simples (50 birr) ou doubles (60 birr) avec douche, doubles avec douche commune (50 birr).
Assurément une bonne adresse, d’une propreté irréprochable.

Amba Ras
A l’entrée de la ville en venant de Debark, non loin d’un grand rond-point. Tel : (08) 11 43 43.
20 chambres : simples (60 birr) ou doubles (80 birr) avec douche, simples (40 birr) ou doubles (50 birr) avec douche commune.

Terou Mengetabet Pension
A proximité du grand rond-point, à l’entrée de la ville. Tel : (08) 11 11 03.
10 chambres simples avec douche commune (20 birr).
Une mignonne petite pension, colorée et très bien tenue.

Sources : Wikipedia
Agence Centrale de la Statistique éthiopienne
Le Petit Futé : Ethiopie (Edition 2005/2006)

Voir aussi :

La cité impériale de Gondar
Album photo de Gondar
Photo satellite de Gondar
Vidéos de Gondar
Affiches de Gondar
Gondar : La danse des arches
La région Amhara
La zone Gondar Nord

Photo satellite du lac Hayk


Agrandir le plan

Voir aussi :

Le lac Hayk
Album photo du lac Hayk
Vidéos du lac Hayk

Suivant »

web development